Documents de la IVe Internationale

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La revue › n° 40-41 (XIIIe Congrès mondial)

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Tendance de gauche de la IVe Internationale · Quatrième Internationale, n° 40-41 (XIIIe Congrès mondial) · avril-juin 1991 · p. 183-187 · 1 474 mots

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1) Pour la constrution de la IVe Internationale comme direction mondiale du mouvement ouvrier et des masses opprimées, pour la construction en tant que partis de masse de ses sections dans tous les pays du monde.

Le programme trotskyste est le seul valable pour développer la perspective de la révolution socialiste mondiale. L'Internationale doit rejeter la perspective illusoire de la construction d'une nouvelle Internationale révolutionnaire et de partis révolutionnaires similaires à l'échelle nationale, sur la base d'un mélange confus de positions trotskystes et centristes.

2) Pour une attitude léniniste face aux mouvements de masses et à leurs directions.

La tâche des organisations trotskystes est de jouer un rôle d'avant-garde dans les mouvements de masses et non de s'aplatir devant leurs limites et leurs illusions ou de se confondre avec leurs directions et de s'adapter à elles. Le bilan de l'Internationale à ce sujet est négatif. Au nom de la dynamique objective des processus révolutionnaires on s'est adapté à des directions opportunistes (par exemple, Pologne, Iran et Afrique du Sud). Il faut revenir à la politique marxiste de lutte pour contester dès le début la direction du mouvement révolutionnaire à toutes les autres forces politiques

3) Pour la défense du programme du socialisme à l'échelle mondiale et de la théorie de la révolution permanente

Le but de notre programme est la construction de la république mondiale des conseils des travailleurs. La théorie générale sur laquelle se base cette perspective est celle de la révolution permanente, qui ne représente pas uniquement un schéma d'analyse d'un processus objectif, mais indique la stratégie de lutte pour le pouvoir prolétarien. Il est nécessaire de réaffirmer ces conceptions face aux attaques dont la théorie et la stratégie de la révolution permanente est la cible dans l'Internationale (par exemple, par rapport à l'expérience du Nicaragua)

4) Non à la capitulation face aux forces nationalistes radicales

Les forces nationalistes radicales ont une nature et un programme petit-bourgeois, opposé au programme de la révolution socialiste. Par conséquent, la politique des marxistes révolutionnaires ne peut être que celle du front unique anti-impérialiste alors qu'en général nous sommes des adversaires politiques du nationalisme radical.

5) Non à l'adaption aux directions nationalistes bourgeoises

Notre politique doit être d'opposition intransigeant aux directions nationalistes bourgeoises. Contre l'impérialisme et ses agents il est possible d'adopter une politique d'accords tactiques ponctuels, mais il faut rejeter tout bloc ou alliance de longue haleine. Au nom de la dynamique de la révolution, la direction de l'Internationale a commis sur ce terrain des erreurs graves.

6) Non à l'adaptation aux directions réformistes du mouvement ouvrier

Les partis réformistes, aussi bien sociaux-démocrates que d'origine stalinienne, représentent des agences de la bourgeoisie au sein du mouvement ouvrier. Notre opposition à leur égard doit être nette. Nous pouvons mener à leur égard des actions de front unique, mais seulement sur le terrain d'une tactique liée à des obejctifs politiques précis (y compris d'une ampleur considérable) et non sur le terrain stratégique.

7) Pour une bataille politique claire contre le centrisme et le réformisme de gauche, non à l'unité des révolutionnaires et au parti à la gauche de la gauche, oui au regroupement révolutionnaire sur la base du programme trotskyste

Seuls des partis basés sur le programme trotskyste peuvent être révolutionnaires d'une manière conséquente. Nous devons rejeter la perspective de la soidisant unité des révolutionnaires selon laquelle les partis révolutionnaires pourraient naître de fusions sur des programmes et des stratégies de médiation entre trotskysme et centrisme. Nous devons nous refuser de considérer le réformisme de gauche comme une expression légitime de la classe ouvrière et de ses intérêts historiques et donc rejeter l'approche selon laquelle notre objectif est la construction d'un parti unitaire des tendances légitimes du mouvement ouvrier. Quelles que soient les étapes momentanées (confluence dans des partis de masse re tant de la dion en de la to internationale doi ses section en deve au nouvelle direction du mouvement ouvrier et des masses opprimées

8) Pour la révolution politique contre tout régime stalinien

Il faut réaffirmer l'exigence d'une véritable révolution politique contre tous les régimes des Etats ouvriers dégénérés ou déformés, y compris Cuba, aussi bien que notre programme de démocratie prolétarienne, basé sur le pouvoir des conseils des travailleurs.

Nous devons lutter contre les illusions à l'égard du parlementarisme de type occidental et les positions centristes qui prônent des combinaisons confuses de parlementarisme de type bourgeois et des conseils.

Il est nécessaire, en outre, de développer une claire polémique non seulement contre le socialisme de marché, mais aussi contre les illusions à propos de l'autogestion. Il faut opposer à la planification bureaucratique du socialisme dans un seul pays une planification démocratiquement centralisée et la perspective du développement international de la révolution. socialiste.

9) Pour l'utilisation de la méthode du programme de transition dans notre intervention dans les mouvements de masses

Il existe dans l'Internationale une tendance à perdre de vue la signification générale de la méthode des objectifs de transition, alors qu'il est nécessaire d'élaborer et d'utiliser constamment des objectifs de transition aussi bien, si possible, sous forme d'agitation, que sous forme de propagande.

10) Pour une politique léniniste de front unique

Le front unique a pour nous un caractère tactique (bien que central) et non stratégique. Un aspect central de la tactique de front unique est la lutte pour l'hégémonie trotskyste dans le front unique lui-même. Le front unique doit se développer sur des objectifs concrets ou des programmes d'action ; il ne doit devenir dans aucun cas un bloc propagandiste.

11) Pour la construction d'oppositions lutte de classe et révolutionnaires avec un programme d'objectifs de transition dans les syndicats et les autres organisations de masses

Le but des marxistes révolutionnaires en ce qui concerne les syndicats des travailleurs et de toutes les organisations de masses des couches opprimées et exploitées de la société est celui de les transformer en des instruments auxiliaires de la révolution socialiste. C'est pourquoi il est nécessaire de construire dans ces organisations des courants lutte de classe basés sur un programme d'objectifs de transition.

12) Pour la pleine reconnaissance de l'oppression sociale à l'égard de la majorité de l'humanité en partant de celle des femmes, pour l'intervention dans les secteurs particulièrement opprimés, avec la méthode du programme de transition

La majorité de l'humanité souffre de formes d'oppression particulières, qui ne peuvent pas être réduites à l'oppression de classe pure et simple. Dans le but d'unifier le prolétariat, de créer une alliance stratégique entre le prolétariat et tous les secteurs opprimés, de créeer les conditions pour la libération de l'humanité dans son ensemble, il est nécessaire de développer une action aussi bien spécifique dans les divers seceturs opprimés, que générale sur leur problématique propre. Une telle action doit se baser non sur une economicisme minimaliste ou sur simple solidarisme, mais sur la méthode de transition.

13) Pour une politique électorale léniniste

Selon le marxisme, les élections constituent un moment où le parti révolutionnaire doit s'efforcer de présenter son programme et ses propositions d'ensemble aux secteurs de masses les plus amples. Cela implique, en ligne générale, la présentation de listes indépendantes des partis de la IV Internationale. Si cela est impossible, on peut donner un soutien critique à une liste ou à plusieurs listes de partis réformistes, centristes ou nationalistes petit-bourgeois. En revanche, on ne doit pas envisager de se présenter avec d'autres forces (sauf dans le cas de notre intégration dans d'autres partis du mouvement ouvrier) sur la base de programmes de médiation. En effet, cela aurait comme conséquence de supprimer aux yeux des masses l'identité programmatique alternative du parti marxiste révolutionnaire.

14) Pour un centralisme démocratique réel

Le centralisme démocratique est un principe politique et organisationnel qui s'applique également à l'échelle internationale. Dans l'Internationale, surtout lors du congrès de 1985, a été proclamé avec force le concept d'une Internationale des sections. En opposition à cela, il est nécessaire que le prochain congrès mondial réaffirme avec force, en le traduisant dans des termes organisationnels et statutaires, le caractère de l'Internationale comme Internationale des militants, tous organisés sans des sections nationales et tous avec les pleins droits démocratiques et la même subordination aux décision de l'Internationale. En même temps, il est nécessaire que soit pleinement respectée la démocratie dans l'Internationale, notamment les droits des tendances et fractions internationales.

15) Pour une politique de regroupement révolutionnaire trotskyste

Intent prenaie, licte d'unespement darationain danition ele dela Il faut prendre acte d'une situation de décomposition organisationnelle de la nistes dans ses rangs. En fait, aucune organisation internationale peut prétendre être la IV* Internationale. Aujourd'hui la IVe Internationale vit, mais elle vit par le truchement de ses différentes fractions organisationnellement séparées. Il faut développer une action explicite pour mettre fin à une telle situation et déboucher sur la réconstruction organisationnelle de la IVe Internationale, qui ne peut pas être séparée de sa régénération politique.

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