L'évolution comme l'état général de la situation au lapon demeurent assez obscurs pour les consciences occidentales. Le camarade Sakaï, membre de la direction de la section japonaise de la Quatrième Internationale, la Ligue Communiste Révolutionnaire, nous a donné les grandes lignes de la situation actuelle de son pays. Cela parle de soi et le Japon pourrait bientôt être le théâtre
INTERVIEW DU CAMARADE SAKAI propos receuillis par G. Vergeat on situation en Asie orientale.
Comment caractériser ce plan ou cette doctrine NixonKissinger, en fonction de quelles conditions a-t-il été tracé ?
Ce plan est conçu en fonction de trois axes qui ne sont finalement que des hypothèses. Le premier est l'instauration de la politique de coexistence pacifique entre la Chine et les Etats-Unis et entre la Chine et le Japon. Le second est de faire décroître la tension en Indochine. Et le troisième de faire ouvrir des relations entre tous les gouvernements néo-colonialistes de la région avec l'impérialisme japonais, ce qui rend nécessaire le cadre de coexistence pacifique pour cette partie du monde. Tels sont les trois axes inscrits dans ce plan.
de luttes sociales comme en Europe.
Comment définis-tu le contexte international dans lequel se meut présentement le capitalisme japonais?
La visite de Nixon à Pékin en 1972 avait pour but de passer des accords de coexistence pacifique avec la Chine qui soient valables pour l'Asie entière. Le gouvernement japonais a emboité le pas et établi des relations diplomatiques avec Pékin. La fonction immédiate de ces opérations était d'accélérer la venue du cessez-le-feu au Vietnam. L'intérét de la Chine était de voir se retirer les troupes US du Vietnam. En même temps, Nixon mobilisait à b ten temps, coton mobasan c 22 la fois Moscou et Pékin pour faire pression sur les Vietnamiens afin qu'ils cessent toute confrontation avec le régime de Saigon. La Chine obligea les forces révolutionnaires à accepter le cessez-le-feu. Dans toute l'Asie orientale, de nouvelles relations furent établies sur la base de cette soi-disant coexistence pacifique entre la Chine et le Japon et entre la Chine et les Etats-Unis. Le plan Nixon-Kissinger constitue le cadre général de la nouvelle politique impérialiste américaine dans la région après la défaite de Washington en Indochine. Ce plan est maintenant en sérieuse difficulté du fait même du cours actuel de la
Les conditions d'application de ce plan semblent plutot mauvaises ?
En Indochine en ce moment, les Accords de cessez-le-feu ne sont pas réalisables. La situation évolue dans le sens d'une nouvelle guerre civile ou d'une guerre prolongée entre le peuple vietnamien et le régime Thieu; et au Cambodge la situation demeure très sérieuse. Dans toute l'Asie du Sud-Est, nous pouvons voir la grande majorité des peuples se dresser contre l'impérialisme japonais. Ainsi, il n'y a qu'un seul des trois axes de ce plan qui repose sur des bases stables : les relations entre la Chine et les Etats-Unis et entre la Chine et le Japon. Tout le reste est dans un état d'instabilité totale. Pour le capitalisme japonais, après que l'impérialisme US eut reçu des coups terribles en Indochine, les perspectives néoimpérialistes ne peuvent se concevoir que dans ce cadre de coexistence pacifique, du fait même de la faiblesse militaire et politique de l'impérialisme japonais. La seule manière de pénétrer dans cette région pour les impérialistes japonais est de se glisser dans ce cadre de coexistence pacifique. Or ce cadre est lui-même maintenant très branlant. Le développement objectif de la situation a démontré le caractère vraiment très instable d'une telle structure de coexistence pacifique pour la région. Cette instabilité concerne aussi la situation interne en Chine où les conflits au sein du pouvoir bureaucratique sont des éléments à prendre en considération, bien que secondaires par rapport aux autres. La nature réactionnaire de la politique étrangère chinoise apparaît en toute clarté à la lumière du soutien qu'elle apporte indirectement à la bourgeoisie japonaise en Asie. C'est une situation très intéressante. Ceci constitue lechangement des conditions politiques en Asie, et luisemble n'apparit pas très favorable aux mouvements de l'impérialisme japonais.
Et maintenant, passons à la situation intérieure Japonaise. Tout récemment, la direction de la bourgeoisie japonaise a eu des accents alarmants en ce qui concerne la situation économique. Qu'en est-il?
Comme vous devez le savoir, de la fin des années 50 à la fin des années 60, l'économie japonais a connu une très forte expansion. II se trouve maintenant que cette expansion démentielle a épuisé les réserves potentielles du Japon, telles qu'elles étaient au cours des années 50. Il en résulte aujourd'hui un manque de main d'œuvre et, du fait du développement anarchique du capitalisme, l'énorme concentration d'industries sur la côte pacifique du pays a créé des problèmes considérables de pollution, tout particulièrement dans les villes traditionnelles comme Osaka et Tokyo. Dans ces deux villes en plus, l'état de la circulation est devenu insupportable. En hiver, par exemple, lorsqu'il neige fortement, toute la circulation est paralysée pendant deux ou trois jours.
Ainsi, les 10 ou 15 années d'expansion économique débridée ont créé une situation où la bourgeoisie japonaise a épuisé ou sur-utilisé la structure traditionnelle des villes du pays qui n'étaient pas grandes, mais furent le théâtre d'une très forte concentration d'industries et de population.
C'est le spectre de la saturation générale qui se profile à court terme ?
La bourgeoisie japonaise s'est affolée devant cette situation. Elle est prise d'un côté par la nécessité de maintenir l'expansion pour affronter la concurrence internationale et d'un autre côté par des problèmes intérieurs de plus en plus délicats.
Ainsi, vers la fin des années 60, ses dirigeants ont réalisé l'importance des difficultés qui pointaient. Récemment mis en place, le gouvernement Tanaka a défini un plan pour remodeler en totalité les fles japonaises, avec entre autres de nouvelles lignes de chemin de fer ultra-rapides, de nouvelles autoroutes, de nouvelles cités industrielles, de nouvelles villes d'habitation populaire, etc. Un gigantesque projet historique. Le but réel de ce projet est l'industrialisation de tout le pays, des régions rurales et sous-développées, afin d'assurer la continuation de l'expansion économique. Or, si ce plan n'est pas appliquable, il ne peut y avoir une telle poursuite, surtout avec les mêmes taux astronomiques ; et leur maintien requiert le remodelage économique de tout le pays.
Mais, à la fin de l'année passée, le gouvernement Tanaka s'est vu obligé d'abandonner ce plan. Plusieurs facteurs sont à l'origine de cet abandon. Le premier est la pression économique concurrentielle des Américains qui veulent limiter l'expansion japonaise à tout prix. Le second est l'opposition militante de la population à tout accroissement de la pollution. Ce projet est donc très vite devenu impopulaire. Les populations urbaines et agricoles ont organisé des manifestations de protestation quand ce plan a été rendu public.
Par exemple, les capitalistes japonais manquent d'énergie électrique pour leurs usines. Ils veulent construire de nouvelles centrales électriques. Les populations directement concernées s'y opposent, obligeant les plans à demeurer sur le papier. Un cas identique a été fourni par les mobilisations de paysans contre la construction et la mise en activité de l'aéroport géant de Sanrizuka à quelque 70 kilomètres de Tokyo. Ces résistances populaires sont très fortes.
Un troisième coup a été porté au plan par la soi-disant crise du pétrole. Une augmentation très forte des prix du pétrole en a résulté sur le marché. Ce fut le coup de grâce pour le plan Tanaka. C'est à dire qu'en définitive la bourgeoisie japonaise a été obligée d'abandonner sa réalisation. Ce qui signifie l'arrét des taux d'expansion antérieurs.
Il faut ajouter à tout cela l'augmentation des prix des biens de consommation courante, due à une inflation qui est l'une des plus fortes parmi les pays impérialistes. Les effets en sont très durs sur la population en général.
Les perspectives sont assez sombres pour le capitalisme japonais. Le changement des conditions politiques en Asie doublé de celui des conditions économiques internes donnent une idée des difficultés que doivent affronter la bourgeoisie japonaise et, en contre-coup, les autres classes sociales.
Comment s'expriment dans le pays les effets et les réactions à cette situation pour le moins inquiétante ?
Aujourd'hui, le gouvernement Tanaka et le parti libéral démocratique dont il est issu sont soumis à des luttes de fractions très dures. Le Seirankai, fraction dure d'extrêmedroite de ce parti, a lancé une campagne violente contre l'orientation du gouvernement à l'égard de la Chine, en l'accusant de faire trop de concessions et de sacrifier Taiwan. Le ministre des Affaires Ftrangères a dû se démettre de son deuxième secrétaire après cette campagne. Parallélement, l'orientation du gouvernement Tanaka en Asie a suscité une violente opposition. Au cours de l'année qui vient de s,écouler, Tanaka a fait une tournée de visites en Asie du Sud-Est qui fut une accumulation de disgrâces pour la bourgeoisie japonaise. En Indonésie, à Djakarta, des émeutes se produisirent lors de son passage, une quinzaine d'étudiants furent tués et 600 ou 700 arrétés. En Thailande, à Bangkok, son passage provoqua des manifestations et plusieurs milliers d'étudiants encerclèrent son hôtel.
Et la classe ouvrière japonaise par rapport à tout cela ?
Nous avons connu une radicalisation étudiante isolée de la classe ouvrière en 68-70 et, à cause de leur isolement, les étudiants perdirent leur potentiel et arrétèrent leurs mobilisations. Ce n'est qu'après cette première vague que des couches entières de la population japonaise commencèrent à bouger, accumulant des forces militantes. 24
Ainsi, l'an passé au printemps, nous avons eu de facto une grève générale des ouvriers des transports. Or, il leur est interdit, comme aux autres travailleurs du secteur public, de se mettre en grève. Des lois existent à cet effet. Au cours des 5 ou 6 années passées l'augmentation des prix des biens de consommation a été de 15 % à 20 %. Il se produit d'un côté une rapide élévation du degré de mobilisation des ouvriers et de l'autre une inflation galopante. Le gouvernement japonais pense que le taux de croissance de cette année sera de l'ordre de 2,4 % et des Instituts de recherche en économie estiment qu'il sera de l'ordre de 1,4 %. Tout au long des dix dernières années la bourgeoisie japonaise a pu subvenir aux revendications salariales du fait des taux de croissance de l'économie. Mais cette année, les perspectives sont très sombres en meme temps que les revendications sont très élevées. La revendication moyenne est de 20.000 à 30.000 yens par mois sur une base salariale moyenne de 100.000 yens dans la classe ouvrière japonaise. Chaque année, avant l'habituelle campagne de printemps pour l'augmentation des salaires, chaque syndicat tient un congrès pour déterminer les augmentations. Cette année, toutes les propositions faites par les directions ont été rejetées par la base. Ceci s'est manifesté nettement dans les syndicats du secteur privé où nous assistons à l'émergence de phénomènes nouveaux chez les travailleurs. Cela produira très prochainement des confrontations sociales.
Il y a quelques jours, une grève générale d'un jour a éclaté en réaction à des menaces formulées par le gouvernement à l'adresse des travailleurs. Interdiction de faire des grèves illégales pour les travailleurs du secteur public! La grève générale d'un jour fut la riposte et maintenant un Comité de Coordination des 4 fédérations syndicales nationales a été mis sur pied, comprenant : le Sohyo (orientation social-démocratie de gauche), le Domei (confédération droitière) principalement basé dans le secteur privé, un autre syndicat basé dans le secteur privé et un syndicat indépendant. Ce comité de coordination a lancé un appel pour une semaine de grève générale pour l'augmentation des salaires. Parallélement, le Sohyo a lancé un appel à la grève générale aux travailleurs non syndiqués. La signification politique de cet appel est très importante. Quelle en est la raison ? La situation inflationniste a trouvé ses premières victimes chez les travailleurs non syndiqués qui ne sont pas concernés par les accords qui sont passés entre les directions syndicales et les patrons ou le gouvernement. Tout ceci peut déboucher cette année sur la plus grande grève générale de toute l'histoire du Japon.
Le Sohyo et les autres syndicats voudraient passer un accord global avec le gouvernement sur les salaires. C'est le seul moyen qu'ils ont pour contenir nationalement la pression des travailleurs. Nous pouvons dire qu'en ce moment nous assistons aux manifestations d'un profond et rapide changement des relations entre la bourgeoisie et la classe ouvrière, et surtout entre la base et les directions bureaucratiques. La période de cette activité syndicale soi-disant normale arrive à son terme. Nous entrons maintenant dans une période transitoire.
Que font les camarades de la section japonaise dans cette situation "
Nous sommes engagés dans un travail d'entreprise portant sur plusieurs plans. D'abord, le pro- blème du contrôle ouvrier qui va devenir une question centrale avec les luttes qui s'annoncent. Puis le travail de coordination entre les travailleurs syndiqués et non syndiqués, et la question de l'autodéfense qui se pose avec acuité aux travailleurs des entreprises moyennes à cause de la situation économique précaire de ces usines qui rejaillit sur les travailleurs. La situation y est très sérieuse et des affrontements violents s'y sont produits. Des jaunes et des briseurs de grève interviennent constamment. Dans de telles entreprises, les travailleurs doivent avoir leur propre système d'auto-défense. Nous sommes très actifs dans de telles luttes, tout particulièrement dans le Nord, dans la région de Sendaï où nous avons des bases solides chez les travailleurs.
On voit aussi dans certains cas qui s'étendent la bureaucratie syndicale se mettre sur la défensive. Ainsi, à Tokyo, chez les travailleurs des postes, il n'y a plus de direction syndicale depuis la fin de l'année passée ; la direction a démissionné à cause de son rejet par la base. Dans le secteur privé où les syndicats sont sous le contrôle d'éléments sociaux-démocrates de droite, qui sont en même temps des syndicats limités à l'entreprise, les travailleurs qu'ils organisent sont sans traditions d'organisation ou politiques. De ce fait, au sein de la structure syndicale japonaise, les travailleurs du secteur public représentent l'avant-garde ouvrière. C'est naturellement dans ce secteur que nous sommes principalement présents. Mais maintenant, dans le secteur privé, y compris dans le cadre de leurs congrès syndicaux, les travailleurs de la base commencent à émettre leur point de vue et à mettre en question, ce qui se traduit par des revendications de salaires plus élevées et formulées de manière combative. Dans plusieurs cas, des directions syndicales de droite furent battues. C'est dans la chimie, l'électricité, la métallurgie que nous enregistrons nos gains dans le secteur privé. Principalement dans les entreprises de taille moyenne.
Comme dans plusieurs pays d'Europe, le Japon connait maintenant une période d'instabilité politique et sociale qui a pénétré les rangs de la bourgeoisie elle-même. Des élections vont avoir lieu cette année pour renouveler une des Chambres. cela risque-t-il de provoquer des changements au sein du camp de la bourgeoisie et, en ce qui nous concerne, que faisons-nous ?
Une telle situation a rassemblé les conditions pour l'éclosion d'une sérieuse crise politique. la direction de la bourgeoisie en place n'est pas très accoutumée à de tels développements. cela fait vingt ans, il me semble, que ce parti libéral démocratique est au pouvoir sans interruption, affirmant une domination complète.
Cette année auront lieu les élections générales pour le renouvellement de la Chambre Haute (1). Il est très possible que ce parti perde la majorité. Plusieurs indications vont dans le sens d'une perte de son assise parlementaire. De toute manière, on assiste à la fin de son régne. Il est traversé par une crise intérieure profonde que j'ai déjà mentionnée. L'aile d'extrêmedroite s'oppose à une direction sans perspectives politiques claires.
Dans ce contexte, il faut mentionner l'augmentation de l'influence du parti socialiste et du parti communiste. Aux dernières élections, le parti communiste a enregistré des gains importants et le parti socialiste avait regagné ce qu'il avait perdu. Dans cette situation, il apparit évident que le parti communiste est la force la plus militante et la plus apte à profiter de la crise qui mûrit. L'orientation du parti communiste est tout à fait classique, c'est celle des fronts populaires. Son plan est la formation d'une coalition avec le parti socialiste, la droite socialdémocrate et le Komeito, le parti boudhiste petit-bourgeois. Nous pensons que le parti communiste ira même jusqu'à accepter des éléments des partis bourgeois traditionnels. Il n'a rien dit sur ce point à ce jour, mais en cas de développement d'une crise intérieure, le parti communiste acceptera cette solution. Le parti socialiste marchera lui aussi dans cette perspective d'un gouvernement de front populaire, bien qu'il ne s'exprime pas d'une manière aussi tranchée que le parti communiste sur cette question.
Allez-vous intervenir dans les élections ?
Notre intervention est déjà préte. Elle répond à la nécessité d'intervenir pour accentuer le cours ascendant des luttes et en méme temps combattre politiquement l'orientation droitière de front populaire présentée par les réformistes. Il est très important de démystifier le sens de l'opération politique de ces réformistes. Plus concrètement, nous allons participer directement à la campagne électorale par la constitution d'un front révolutionnaire pour le soutien à la candidature du président de l'Association des Paysans de Sanrizuka (2), I. Tomura. Ce front est composé de notre organisation, qui est la seule à participer à ce front, de militants syndicaux très combatifs qui se sont ralliés et bien sûr de l'Association des Paysans elle-même.
La campagne pour I. Tomura ne se borne pas à une circonscription bien délimitée géographiquement, mais c'est une campagne nationale. Et notre presse sera utilisée comme celle de cette campagne. Il y a encore un peu plus d'un an, sur le terrain méme, c'est à dire à l'endroit de l'aéroport de Sanrizuka, nous étions inférieurs en nombre et en force à un autre groupe, le Chukaku. Aujourd'hui, la situation s'est renversée du fait d'erreurs sectaires et d'affrontements internes; cette organisation est en déclin rapide et connait des manifestations de désintégration. Notre prestige est assez fort chez tous ceux qui sont liés ou ont été liés aux luttes de Sanrizuka.
Parmi les mots d'ordre de cette campagne, il y a la solidarité avec les peuples d'Asie en lutte contre l'impérialisme japonais. Et aussi le front unique de l'ensemble de la classe ouvrière en opposition à l'orientation de front populaire du PC et du PS.
Nous sommes bien préparés et très confiants dans les résultats de cette campagne. (1) La Chambre Haute correspond approximativement à un Sénat comme il en existe aux Etats-Unis. La durée du mandat d'un élu à la Chambre Haute est de six ans. Mais tous les trois ans, une moitié de cette chambre est réélue. (2) Cette association s'est constituée à partir des populations agricoles menacées d'expulsion par la construction de l'aéroport ou directement touchées économiquement par les conséquences de cette entreprise. Cette association a bien vite débordé le cadre paysan de son origine pour devenir un symbole politique dans tout le pays des luttes contre le caractère brutal et anarchique de l'expansion du capitalisme japonais. Des luttes intenses se sont produites sur la surface de l'aéroport qui est supposé devenir le plus important du pays. C'est au cours de ces luttes que les camarades de la section japonaise ont tissé des liens avec l'Association des Paysans de Sanrizuka.