Documents de la IVe Internationale

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La revue › nouvelle série n° 13 (n° 64)

Pour que la France ne soit pas le Chili. 2. Le PCF et l'armée

Quatrième Internationale, nouvelle série n° 13 (n° 64) · janvier-mars 1974 · p. 8-11 · 3 125 mots

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La confiance que le Parti communiste chilien faisait à l'armée chilienne était partagée par le Parti communiste trançais. Pendant trois ans, on n'a pas la moindre trace d'un doute exprimé par l'un ou par l'autre. Le meilleur témoignage en est l'étonnement avec lequel ils accueillirent le coup de force; le 29 août 1973, soit 13 jours avant le putsch, le correspondant de l'Humanité, Etienne Gilbert, câblait de Santiago un article dont l'avant-dernier paragraphe disait : « Cependant, la fermete des forces populaires tait retlechir la réaction dans la mesure ou elle ne peut disposer de l'appui des principaux secteurs de l'armée ». On doit peser tout le poids et mesurer la portée d'un pareil aveuglement.

Mais l'expérience une fois faite de la préparation traîtresse de la pire répression anti-ouvrière depuis celle d'Indonésie, PC chilien comme PC français, n'en changent en rien leur position à l'égard du probleme des armées bourgeoises. Nous avons vu que le PC chilien n'en tire pas la conclusion qu'il faut rompre avec la poursulte des « voies pacifiques » et préparer la lutte armée (Rouge, n.237); plus : il dénonce la perspective de la lutte armée ! Tout se passe pour le PC français comme si pour lasse pour le PC français comme le corps des officiers de l'armée francaise n'était pas fondamentalement le plus spécitique instrument de répression de l'Etat de classe, mais un outil neutre, susceptible, à peu de réformes 1at gare ni ingue ate contingent. près, de servir un pouvoir socialiste. Dans e Programme Commun, on parle de l'ar

Centre contingent d'une part, et corps des officiers, armée de métier de l'autre. On peut y lire, p.172:

« Dans le cadre de ses tâches de Défense Nationale, l'armée sera exempte de toute mission de maintien de l'ordre intérieur ou d'intervention extérieure de caractère colonialiste ou impérialiste ».

Cela est bel et bon ! « L'armée sera... » L'armée chilienne aussi devait étre... Qu'est-ce qui garantira que l'armée se paiera de mots quant à « tout agresseur éventuel quel qu'il soit ? » Cette armée est préparée à affronter « l'agresseur » soviétique, le cas échéant avec l'aide des « libérateurs » américains. Que se passe8 rait-il si l'agresseur était l'impérialisme américain, ce grand protecteur de l'ordre social mondial? Il y a fort peu d'officier d'une armée bourgeoise quelconque dans le monde qui ne bave pas du désir de mettre de l'ordre dans la pagaie de ces satanés civils, comme cela se fait d'Indonésie au Pérou, et de Grèce au Chili, sans parler des copains du Pentagone qui ne cessent d'en faire à leur tête loin des rives du Potomac.

Certes, la même page du Programme Commun promet bien un « contrôle parlementaire sur la Défense Nationale,» et l'abandon de « l'orientation vers une armée de métier », mais toute l'expérience de passé prouve que les contrôles parlementaires sont un cautère sur une jambe de bois, et rien n'est dit sur la prévision d'une dissolution des corps d'armée de métier actuels, quasi aussi importants en quantité que le contingent. Et que veut dire : « Les conditions assurant aux cadres professionnels leur dignité matérielle et morale seront créées » ? Cela s'éclaire à la fin du chapitre : « Le gowernement comptera sur le loyalisme sans faille des officiers et sous-officiers. Ceux-ci bénéficieront, en dehors du service, de tous les droits civiques; leurs intérêts matériels et moraux seront défendus. Leur reconversion éventuelle dans la vie civile sera garantie ». On sent bien là-dedans la puérile tentative de séduire la main armée de la classe ennemie, opération « charme » qui a eu au Chili le succès que l'on a vu plus haut.

Quant à l'autre face de la médaille, le contingent : les revendications à son -compte sont dérisoires, trés en retrait de ce qu'exigeait la jeunesse en mars 1973. Le droit à l'organisation politique des soldats n'est pas évoqué. Et pourtant ! Nous venons de lire que le Programme Commun promet plus de droits politiques (civiques) aux officiers. Pourquoi pas, en « dehors du service », c'est à dire, en dehors des heures strictes consacrées à l'apprentissage des armes, les mêmes droits politiques pour le troufion ? Et ces tribunaux d'exception que sont les cours de justice militaire, cette loi hors et au-dessus de la loi ? Pas un mot pour en annoncer l'abrogation ! cet abrogation •

Le Programme Commun est, sur cette • Danamme Commun det de notto question cruciale de l'armée, du plus pâle réformisme, préservant aussi les structures de l'Etat bourgeois dans son « ultime recours », son appareil militaire.

Cela était écrit avant le Chili. Mais, le 7 novembre 1973, la leçon chilienne mûrement réfléchie, Georges Marchais vide son coeur dans... Le Figaro (imaginons ce que l'on entendrait si Krivine en faisait autant) : « Il faut à la France une véritable défense nationale et une armée... Notre pays a besoin d'une armée totalement et exclusivement au service de la nation... Une Défense nationale authentique doit servir exclusivement à défendre la nation toute entière.»

On continue à ne pas savoir contre quel agresseur mystérieux les prolétaires seraient appelés à défendre, au nom de la «nation », toute entiere, les cottres-forts des banquiers bien de chez nous. En conséquence, le problème de la nature des guerres possibles étant évacué selon le style de Debré-Galley et Cie, les réactions de classe à ces guerres n'ont pas à être envisagées.

Georges Marchais confirme le Programme Commun dans la lutte correcte contre l'armement nucléaire (tourné contre "URSS), mais il ignore que larmee «conventionnelle», elle, est tournee contre la classe ouvrière française, que son programme, ses armements, ses manoeuvres sont ceux d'une armée de guerre civile. La bourgeoisie française ne nomme pas publiquement ses « agresseurs éventuels », mais elle connait trés bien ses ennemis : à l'échelle internationale, ses ennemis éventuels - qui ne la préoccupent pas outre mesure actuellement -, les pays où l'économie est collectivisée; à l'échelle intérieure, l'ennemi immédiat, les travailleurs tendus en masse vers le socialisme. Marchais croit-il tromper l'ennemi de classe en employant son langage ?

En tout cas les travailleurs conscients réfléchissent au Chili, et cette réflexion ne peut pas ne pas leur faire mesurer le creux du Programme Commun.

LE PARTI SOCIALISTE « COMPLETE » LE PROGRAMME COMMUN

On se souvient du mot de Miterrand : « La majorité des officiers (français) n'éprouve aucun sentiment d'allégeance à l'égard du capitalisme ». Ces propos rappellent irrésistiblement (mais pas pour Miterrand) ceux qu'il nous ressassa trois ans durant sur l'armée chilienne qui était neutre dans la lutte de classes. Mais qu'on ne s'y trompe pas; il ne s'agit pas d'une bourde d'ancien ministre de l'Intérieur, mais du point de vue socialiste, développé et théorisé pas Chevènement; pas le point de vue de la majorité de droite, mais de quasi tout ce parti (à la seule exception explicite de l'ERIS de Poperen).

« Frontière », revue de la gauche « CERES », à la veille du coup d'état chilien, le 9 septembre précisément, publiait un dossier significativement intitulé « L'arme à gauche ». Une intéressante étude d'Alain Joxe sur « la crise générale de la stratégie » se terminait platement par cet espoir :

« Tout au plus faut-il en profiter (du débat de la bourgeoisie française sur les problèmes de défense) pour que les forces socialistes ouvrent leur propre débat en laissant voir clairement qu'il ne peut s'agir du même. C'est aussi le seul moyen à terme pour attirer à elles, mais dans une problématique complètement retournée, les éléments du corps des officiers qui ne sont pas partie prenante dans une conception de la défense axée sur la répres. sion des forces populaires et le maintien du système capitaliste ».

Au moins, Alain Joxe ne vise-t-il pas tout le corps des officiers mais seulement certains de ses éléments.

Mais cet article était suivi d'un « entretien » avec des officiers qui, pour avoir accepté de s'exprimer là, étaient sans doute des éléments parmi les plus à gauche que « Frontière » avait pu trouver. Or les réponses de ces officiers au questionnaire de la revue sont fort inquiétantes. Sur ce qui se passerait en cas de venue au pouvoir de la gauche, cela va du loyalisme affirmé parce qu'il n'y aurait pas de « profond bouleversement dans l'organisation de l'armée et de la défense nationale », c'est à dire parce que le Programme Commun, comme les autres, contient « une part de promesses démagogiques », jusqu'à la perspective de « désordres » créant une situation où la légalité ne serait pas claire et donc... L'éventail de ces officiers de gauche va donc de Prats à Pinochet. La deuxième question éclaire les réponses à la première : l'armée doitelle assurer des fonctions de service d'ordre ? Les réponses s'étagent du : « c'est parfaitement normal à un degré de gravité donné » (mais lequel ? et qui en juge ? ) jusqu'à l'aveu de l'obéissance aux ordres d'en haut... à contrecoeur. NOuvel éclairage : Comment jugent-ils les manifestations de mars 1973? Quatre réponses : « ne comprend pas »; « c'était une manoeuvre politique »; « c'étaient des ennemis »; un, tout de même pense qu'il faut changer le service militaire. Toujours plus loin : tous admettent que leur « vocation » les lient aux « valeurs conservatrices », à la droite. Enfin, si la plupart se sentent « exclus », surgit l'idée « qu'on est un pilier » et que les autres s'écroulent. L'aveu du sentiment de malaise, de l'incompétence et de la médiocrité du gros du corps des officiers, de leur absence de but, et de ce que les soldats de métier sont des « clochards effrayants » (sic) ne contrebalance pas les premières affirmations. L'ensemble est la manifestation de l'existence d'un terreau pour le fascisme.

Le PS n'est d'ailleurs pas seul avec le PC à se donner comme objectif, pour régler la question de l'armée, la conquête de ces officiers. Michel Rocard a tiré les mêmes conclusions du coup d'état chilien. Répondant à Isabelle, de CharlieHebdo, qui l'avait étrillé à ce propos, et s'efforçant avec une maladresse ridicule à singer le style propre à ce journal, il a écrit :

« Qui c'est les militaires ? Bon, ça va, on sait... Répressif, affreux, autoritaire, voire tortionnaire (tous ? ). Ouais. Victimes de la structure et de la culture où ils sont. Quoi. Mais on a avec eux un point commun, un seul, mais décisif : c'est pas des hommes à fric. Et les hommes à fric les trompent. Là est la seule clé qu'on ait pour ouvrir le dialogue avec eux. Qu'estce que vous défendez les gars ? »

Le marxiste Rocard, croit que la division des classes est celle des riches et des pauvres. Cela aurait fait rire même Proudhon. Il a trouvé un précédent pour sa ligne de politique militaire : Trotsky, ni plus ni moins ! Nous voilà bien coincés ! « Après tout, pour gagner en 17, le père Trotsky avait embauché quarante mille officiers tzaristes. Ils devaient le prendre au sérieux ! » Pas de doute que Trotsky était plus crédible que ne l'est Rocard qui n'est en rien le fils d'un tel « père » ! Mais l'ex-secrétaire général de PSU connait aussi mal l'histoire que la théorie marxiste des classes. Il confond la prise du pouvoir et la guerre civile. Si d'anciens officiers tzaristes se sont mis au service de l'Armée Rouge à partir de 1918, c'est que les comités de soldats avaient décomposé l'armée tzariste en 1917. Rocard, comme Miterrand et Chevènement, voudrait bien conquérir le pouvoir en faisant l'écono mie de la révolution : il suffirait de connvaincre l'ennemi de classe que ce serait beaucoup mieux comme ça, et le tour serait joué. Le tort d'Allende en somme, c'est de n'avoir pas su les convaincre. Il faut trouver de meilleurs arguments.

Hernu s'en occupe. S'étant avisé que le Programme Commun était un peu léger sur le sujet militaire, il en remplit les vides. Pour ce faire, il modifie d'abord allegrement un détail : la perspective de liquidation de l'arme nucléaire et la reconversion de l'industrie atomique à des fins civiles. Distinguant entre armes nucléaires stratégiques et tactiques, il relève que les armes tactiques ne sont pas mentionnées spécifiquement dans le Programme Commun et feint qu'il les autorise. Ce sont elles, qui, à son avis (qui est celui du PS) doivent garantir un « délai d'alerte raisonnable de 24h à 48h » permettant une « disponibilité souple et diversifiée » des forces armées. Ces dernières, réorganisées par un « service national rénové » feront « participer les jeunes... au consensus patriotique ». Là encore, la réforme du service militaire apparait comme une « concession intelligente » faite aux jeunes travailleurs, moyennant laquelle on escompte qu'ils seront prêts à accepter comme par le passé de couvrir de leurs poitrines les capitaux de leurs exploiteurs.

Hernu va plus loin. Il propose d'organiser « autour de la gendarmerie... une garde nationale de 300 à 500.000 hommes, formée par des jeunes réservistes ayant fait leur service, et qui seraient capables d'aider les forces territoriales pour le recueil des renseignements, la détense des points sensibles et l'organisation d'une activité permanente de guerilla pour la résistance active à un envahisseur. Les arm-e ments destinés à cette garde seraient conservés par la gendarmerie ». 10

Stupidité ou scélératesse, un tel projet est contre-révolutionnaire.

1) On subordonne la « garde nationa le » à un corps de répression, et c'est lui qui dispose des armes.

2) La logique d'une telle garde la mettrait entre les mains des forces de droite qui disposent de temps et bénéficieraient de toutes les complaisances de l'encadrement dont on ne nous dit rien.

3) La tâche de « recueil de renseignements » existe déjà, c'est l'espionnage des organisations (partis et syndicats surtout) de gauche et d'extrême-gauche.

4) L'adversaire est toujours un X. Le PS comme le PCF participent et contribuent à la mystification bourgeoise. LEUR GUERRE... ET LA NOTRE

Répétons-le, malgré le vague de son langage, la bourgeoisie sait trés bien contre qui elle prépare ses troupes à se battre. Le mouvement ouvrier doit le dire, et proclamer que, lui aussi, sait contre qui il doit se préparer à se battre :

1.- Contre les forces de répression bourgeoises spécialisées (CRS, brigades spéciales, gardes mobiles, etc) et milices profascistes du capital (SAC, CDR, GAP CFT, et autres « ordres nouveaux »); contre aussi les Bigeard-Pinochet de tous grades, qui comme le dit Alian Joxe, sont « partie prenante d'une conception de la défense axée sur la répression des forces populaires et le maintien du système capitaliste. »

2.- contre les forces des impérialistes et, avant tout, contre celles de l'impérialisme américain, gendarme supréme du système bourgeois.

De ce point de vue, les questions cessent d'être abstraites. L'ennemi une fois bien désigné, les expériences instructives ne manquent pas.

1) La guerre atomique ?

L'exemple du Vietnam est probant. Malgré ses formidables moyens de génocide, de terreur, de destruction, l'impérialisme le plus puissant du monde a été battu sur le terrain par des forces révolutionnaires terriblement moins armées mais soutenues par tout un peuple. Seule la bombe atomique aurait permis à l'impérialisme de parvenir à ses fins. Elle n'a pas été utilisée. Cela aurait entrainé des conséquences trop graves pour lui-même. Mais si les Vietnamiens avaient eu à leur disposition des bombes atomiques, fussent-elles tactiques, il y a peu de doute que ce pays ne serait plus qu'un désert sur la carte. En ce domaine, l'argumentation du PCF est irréfutable : l'infériorité économique et technique de la France jointe à l'exiguité de son territoire rendent criminellement stupide l'éventualité d'un duel atomique avec une grande puissance. Les bases fixes auraient les plus grandes chances d'être détruites avant même d'avoir tiré. Les bases mobiles (surtout les sous-marins) sont comme le sabre de Prudhomme, elles ont plus de chance de servir a bombarder un Etat ouvrier français qu'à le défendre. Les armes nucléaires tactiques font l'objet de conceptions militaires puériles qui ne tiennent pas suffisamment compte des forces et des moyens •de l'adversaire.

Une des leçons paradoxales du Vietnam, c'est que, tout au moins, dans l'état présent de contradictions d'équilibre des puissances, le seul moyen d'échapper à l'écrasement nucléaire, c'est de n'en pas posséder.

C'est par la guerre subversive que la révolution vaincra militairement.

2) La guerre subversive

Le premier devoir d'un pouvoir populaire, c'est de désarmer l'ennemi de classe intérieur en brisant immédiatement ses forces armées spécifiques, c'est à dire, d'abord, en dissolvant tous les corps mercenaires, en épurant le corps des officiers et en le soumettant à un corps de commissaires politiques. L'armée ne doit pas être composée de citoyens appelés à un service militaire modifié selon les normes revendiquées par le mouvement des jeunes de mars 73; les officiers n'étant que des instructeurs professionnels, et la discipline étant réduite à celle des exercices militaires. Le service militaire effectué dans la région d'origine des appelés garantirait l'implantation locale, c'est à dire la capacité à mener la lutte contre les envahisseurs contre révolutionnaires. Cette armée devrait être doublée par les milices d'entreprises dont l'armement serait sous le contrôle des syndicats. Comités de soldats et comités ouvriers, en contact constant, devraient étudier tout ce qui concer-

LE CHILI ne la guerre anti-subversive des brigands impérialistes en même temps que les théories de la guerre révolutionnaire (Trotsky, Mao, le Che, Giap, ...) afin de l'adapter aux besoins des pays avances.

Seule une telle politique peut permettre à un pouvoir populaire de transition de ne pas finir misérablement sous la botte sanglante d'un Pinochet; et de faire face éventuellement à un débarquement de marines ou de « bérets verts », voire des «,sauveteurs de la Tchécoslovaquie ».

Et les officiers qui « penchent à gauche » ? Ne venons-nous pas de leur faire peur et de les perdre ? Nous disons que seules les perspectives de guerre réelles, bien posées, feront mürir la crise actuelle au sein du corps des officiers, noyé dans les brumes mystificatrices positivement pour la minorité et qui ne se prépare pas à la guerre anti-subversive; que seule la hardiesse révolutionnaire du pouvoir qui se réclame du peuple travailleur peut insuffler la même hardiesse aux Toukhatchevski français aujourd'hui perdus dans la masse réactionnaire, ralliera les hésitants et jugulera les ennemis avant qu'ils aient reconquis (comme ils l'ont fait en trois ans au Chili) les moyens de leur « revanche ». C'est à ce prix que, demain, la France ne sera pas le Chili.

Que ceux qui dégustent quotidiennement l'opium du Programme Commun et de ses variantes y pensent. C'est d'eux surtout que dépendra demain ce qui se passera chez nous. Ce n'est pas trop tôt quoique, ici, il ne soit pas encore trop tard.

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