IV° Internationale
Quelle corvée fastidieuse que de devoir suivre la « vie internationale » des lambertistes et de leurs amis ou ex-amis ! Il faut s'imposer la lecture de la correspondance internationale, un « bulletin de discussion » rempli de textes à peu prés illisibles et dépourvus d'intérét. Il faut tout de même le faire pour suivre ce qui advient à eux qui, depuis bienTôt vingt ans prétendent reconstruire la IVème Internationale. On se souvient qu'en 1971 se produisit une rupture entre l'OCI-AJS (Lambert) et la SLL d'Angleterre (Healy), les premiers voulant « reconstruire » la Quatrième Internationale, tandis que les seconds voulaient la « construire », tous deux s'accusant mutuellement de « pablisme » (1). Il en résulta l'existence de deux « comités internationaux » rivaux. En juillet 1972 s'est tenue une « préconférence internationale » du comité constitué par Lambert et ceux qui étaient restés avec lui après la scission d'avec Healy. A cette conférence fut votée une résolution politique générale. Le vote de celle-ci se fit en dissociant certains chapitres, de sorte qu'on arriva au résultat suivant : - le chapitre concernant l'Amérique Latine n'a pas été voté par des latino-américains, - le chapitre concernant la Palestine n'a pas été voté par les Israéliens. (2). On apprend, dans le numéro suivant, que , les militants en provenance de pays de l'Europe de l'Est n'avaient pas voulu pousser leurs divergences sur le plan politique. On verra aussi plus loin que ce comité n'est engagé - et encore - que par les décisions prises en commun. Dans le numéro 6 de la Correspondance Internationale qui rapportait les votes de cette préconférence, se trouvait aussi un article particulièrement violent de Just contre la Ligue des Révolutionnaires Socialistes Hongrois (LRSH) et le Comité d'organisation (CO) des communistes d'Europe de l'Est. Dans le N° 7 de ce bulletin qui vient de paraître, on lit : « Les positions politiques développées par Varga et le CO de l'Europe de l'Est comme leur pratique... représentent une capitulation ouverte devant le stalinisme, une rupture totale avec le programme et les principes de la IVème Internationale »... (L'OCI) a pris la responsabilité de rompre toutes relations politiques avec la LRSH et le CO D'Europe de l'Est. » (page 2). Ce numéro contient deux articles, l'un de Just « Un passeport politique » dénonçant avec virulence le groupe mentionné et plus particulièrement son porte-parole, Varga, qui était également membre du Comité Central et du Bureau Politique de l'OCI, l'autre de Varga intitulé « Pour le maintien du Comité International ». (3) Rebaptiser un comité bidon. La polémique entre Lambert et Healy portait sur certaines divergences politiques concernant le front unique ouvrier, les candidatures aux élections, la politique de Lora en Bolivie), additionnées d'une sauce philosophique introduite par Healy. Par contre, dans la polémique entre Just et Varga, il est littéralement impossible de trouver la moindre expression d'une divergence - que ce soit sur la situation économique et politique internationale Dans son ensemble ou sur un point quelconque de celle-ci, ou sur la politique que l'un ou l'autre propose de suivre. Le monde extérieur n'existe pas pour eux. Dans ces articles on ne traite que des rapports réciproques entre les membres du comité, du fonctionnement de celui-ci, du mal « pabliste » (dont nous reparlerons plus loin) qui le ravagerait. Le débat tourne autour du fait suivant : la pré-conférence a décidé de remplacer le comité international qui l'avait convoquée par un « comité d'organisation pour la reconstruction de la IVème Internationale », composé des mêmes éléments (moins le groupe de Varga à la suite de la rupture ; Varga, Par contre, s'affirme pour le maintien du « comité international ». Les nombreuses pages que tous deux consacrent sur ce point permettent de voir confusément que Varga est partisan d'un comité moins large que ne le désire Just, mais rien de plus.
"BIDON En tout cas, hier Lambert et Healy ont rompu sur la question de savoir s'il fallait « construire » ou « reconstruire » la IVème Internationale ; aujourd'hui Just et Varga rompent sur la question de savoir s'il faut maintenir le « comité international » ou le rebaptiser. Querelles byzantines de sectaires repliés sur eux-mêmes ! Qu'a fait ce « comité international », objet de ces disputes ? Lisez ce que Just lui-même en dit : « Il (le CI, Comité International) n'a jamais fonctionné et n'a jamais été organisé comme doit l'être la IV eme Internation ale. Au mieux, il fonctionnait de façon fédérative ; il n'y avait pas de congrès, pas d'exécutif, pas de budget. En principe, la discipline se limitait à l'application des décisions prises en commun, qui n'étaient pourtant pas toujours respectées... Il faut constater ce qui est : le CI n'a jamais été un centre dirigeant, une direction internationale centralisée et centralisante... Après que le SWP ait rallié en 1963 le SI et formé avec lui le SU - la SLL s'est dérobée progressivement, elle a entravé le fonctionnement du CI et elle a fini par perpétrer la scission en entraînant la moitié des organisations du CI... » (page 21). Qui pourrait, mieux que Just en ces lignes, démontrer que, quel que soit son nom ou son objet (la construction, le reconstruction ou la re-reconstruction de la IVème Internationale), ce comité n'a été et ses successeurs ne seront que des comités bidons. La psychose du « pablisme › Nous n'aborderons pas ici les accusations réciproques d'ordre organisationnel qui, de l'extérieur, sont invérifiables, et nous glisserons sur les insultes réciproques qui sont des plus nombreuses. Un thème central traverse tout de même la discussion : une fois encore, c'est le «pablisme ». Tout comme Lambert et Healy le faisaient moins d'une année auparavant, Just et Varga s'accusent mutuellement de « pablisme ». «... La constitution d'un super-parti de 26 les scivionnistes et nol
Camarades, Le Bureau International du Comité d'Organisation pour la Reconstruction de la IVème Internationale, réuni à Paris du 20 au 23 avril 1973, a procédé à un examen sur la situation internationale des organisations se réclamant de la lVème Internationale. Cette situation qui, vous le savez, est caractérisée par des divergences sur toute une série de questions, tourne autour de la question centrale non résolue dans chaque pays: les problèmes soulevés par la construction de partis révolutionnaires dirigeants dans l'application des principes du Programme de Transition. Chacun est à même de le constater, les divergences sur cette question centrale se recoupent plus ou moins nettement à l'intérieur des différents regroupements se réclamant de la IVème Internationale. Le Bureau International a discuté en particulier des documents soumis au Xème Congrès Mondial de votre organisation internationale. Il a constaté, en ce qui concerne les « deux lignes » s'opposant sur la place du « guerillerisme » dans la construction des partis révolutionnaires de la lVème Internationale en Amérique Latine, que les divergences « se sont étendues au-delà du cadre de ce continent » et sur « d'autres questions diverses, quoique liées.... portant essentiellement sur la manière de construire des partis révolutionnaires de masse dans la situation actuelle où se trouve la IVème Internationale ». Le Bureau International, en relation avec l'analyse de la situation mondiale et des problèmes soulevés par la lutte pour la IVème Internationale dans les conditions présentes de la situation des organisations se réclamant de la lVème Internationale, déclare que les organisations regroupées dans le Comité d'Organisation pour la Reconstruction de la IVème Internationale sont prêtes à participer au Xème Congrès de votre organisation internationale.
Cette proposition est motivée par toute une série de considérations dont nous exposons ici les principales :
1) Les conditions objectives, particulièrement favorables à la construction de sections nationales puissantes de la / Vème
Internationale, ne suffisent pas en ellesmêmes à résoudre la question centrale de la direction révolutionnaire du prolétariat.
Pour ne prendre qu'un exemple, la grève générale de mai-juin 68 n'a pas atténué les différends entre les organisations se réclamant du trotskysme en France. Bien au contraire, ils se sont approfondis sur la ligne même des problèmes soulevés dans la préparation de votre Xème Congrès.
Ajoutons que ceci n'est en rien limité à la
France. (
2) Nous proposons de participer à votre congrès parce qu'à notre avis, pour la première fois depuis 1952-53, la discussion actuelle qui englobe tous les principaux problèmes de principe, de stratégie et de tactique, signifie la possibilité de reprendre sur de nouvelles bases et sur une expérience internationale considérablement enrichie, le débat qui a entrainé la scission de la IVème Internationale proclamée en 1938, reconstituée en 1943-46. La IVème Internationale a été poussée à l'impasse par le pablisme. C'est le sentiment de cette impasse, c'est l'existence de cette impasse qui ouvre inéluctablement la voie à la discussion et à l'analyse de toutes les questions à la base des divergences qui ont dépassé les frontières des organisations se réclamant de la IVème Internationale. Ceci témoigne de la nécessité d'examiner à nouveau tout le champ du mouvement ouvrier international, de tenir compte des modifications survenues, d'apprécier justement les nouveaux groupements et. dans ce cadre, de procéder à un examen des divergences ayant surgi dans la l Vème Internationale en 1950-53 et qui, depuis, se sont considérablement élargies. 3) Une expérience longue de prés d'un quart de siècle pour certains d'entre nous atteste qu'il ne saurait être question de renier nos positions ou d'un ralliement à une méthode, le pablisme, que nous considérons toujours comme étrangère au marxisme. Nous n'abandonnons évidemment rien de nos idées tout en étant préts à apprendre à travers l'expérience de la discussion menée en commun. Nous lutterons pour nos idées et nos positions sur la base du respect de la démocratie ouvrière, en observant le cadre de l'ordre du jour que vos instances dirigeantes ont elles-mêmes fixé. 4) En vous proposant notre participation à votre Xème Congrès mondial, nous déclarons être prêts à discuter, à votre convenance, toutes les questions, y compris celles soulevées par l'activité et les positions des organisations adhérant au
Comité d'Organisation pour la
Reconstruction de la IVème Internationale.
5) Nous considérons que dans la conjoncture actuelle il est possible de poser clairement, dans un contexte autre que celui qui a conduit à la scission de 1952-53 et à sa consolidation, la discussion de principe sur les divergences.
En conséquence, le Bureau International propose de participer à votre Xeme
Congrès Mondial en qualité d'observateur.
Le Bureau International du Comité d'Organisation pour la Reconstruction de la IVème Internationale
P.S. : Nous nous déclarons prêts à . rencontrer une délégation pour discuter des modalités de notre participation et, bien évidemment, à assurer les charges matérielles de notre participation.
re X° Congrès mondial
Camarades.
Camarades, Le Secrétariat Unifié de la IVème Internationale a examiné la demande faite par vous de participer au prochain congrès mondial de la IVème Internationale. Nous constatons d'abord que cette démarche de votre part contraste fortement avec les nombreuses attaques calomnieuses que vous avez lancées publiquement contre notre mouvement et ses membres : nos camarades de la Ligue Communiste présentaient des « candidats crypto-staliniens propulsés par la bourgeoisie », le camarade Gonzales Moscoso était « soupçonné » de « travailler pour le compte du gouvernement bolivien », les camarades du SWP étaient des « valets de l'ennemi de classe dont les actions les ont placés hors du camp du trotskysme et de la classe ouvrière ». Votre démarche contraste aussi avec le fait que, lors de votre rupture avec Healy, vous lui reprochiez d'avoir pris des contacts avec nous. Dans votre lettre où il n'est plus question de telles calomnies, vous découvrez au contraire que « chacun est à même de le constater : les divergences sur cette question. centrale se recoupent plus ou moins nettement à l'intérieur des différents groupements se réclamant de la IVème Internationale ». Autrement dit, vous paraissez oublier les calomnies que vous lanciez à la cantonnade pour vous placer sur le plan des divergences politiques qui pourraient être normalement debattues. Ceci constituerait de votre part un pas en avant tout à fait louable si, en même temps, vous désavouiez publiquement les attaques calomnieuses que vous avez répandues à maintes reprises contre les organisations trotskystes dont vous êtes politiquement séparés. Nous ne pouvons, quant à nous, accepter les mœurs des politiciens bourgeois qui s'insultent à la tribune du Parlement et vont ensuite à la buvette. Nous avons, pour notre part, toujours mené le débat politique avec toutes les tendances du mouvementt ouvrier en vue de clarifier les divergences et avec celles se revendiquant du trotskysme éventuellement pour voir s'il y avait une possibilité de renforcer la IVème Internationale. Il en résulte des termes suivants de votre lettre que tel n'est pas votre objectif : « Nous proposons de participer à votre congrès parce qu'à notre avis pour la première fois depuis 1952-1953 la discussion actuelle qui englobe tous les principaux problèmes de principe, de stratégie et de tactique signifie la possibilité de reprendre sur de nouvelles bases et sur une expérience considérablement enrichie le débat qui a entrainé la scission de la IVème Internationale proclamée en 1938, reconstituée en 1943-46 ». Vous pensez donc que les conditions sont propices pour faire une plus grande et plus profonde scission de la IVeme Internationale. Cet objectif scissionniste est d'ailleurs clairement avoué dans la résolution que vous avez adoptée à la session même où vous avez décidé de faire une demande de participation au prochain congrès mondial de la IVème Internationale : «Nous devons baser notre perspective de travail sur l'ouverture de discussions avec les meilleurs éléments qui prennent conscience de la trahison du stalinisme, de la social-démocratie, du nationalisme petit-bourgeois et du pablisme (vous entendez notre mouvement sous cette dernière appellation)... Notre tactique souple vis à vis de tous les courants qui se prononcent pour l'Internationale, cherche à dissocier les groupes s'orientant ou susceptibles de s'orienter vers le programme de la IVème Internationale... » (La Vérité, avril 73, pages 148-149). Nous avons une conception totalement différente de la vôtre. Vous recherchez des tribunes pour consolider et élargir les scissions. Vous voulez tenir des « conférences ouvertes » qui, apparemment, vous ont valu quelques déboires (scission avec la SLL: scission avec Varga) au lieu d'apporter la scission chez les autres. Nous préparons nos congrès au travers de débats démocratiquement menés, avec la volonté d'aboutir au renforcement de notre organisation et à une orientation commune pour l'ensemble de la IVème Internationale. Le débat que vous voulez mener, il vous est loisible de le faire par votre presse ; nous y répondrons de la façon que nous jugerons la plus appropriée pour nous. Mais il n'est pas question de vous accorder la tribune du congrès mondial pour aider votre entreprise scissionniste. Nous serons prêts à reexaminer cette décision si vous renoncez à vos déclarations scissionnistes et si votre activité s'avérait conforme à un tel changement d'orientation. Salutations communistes internationalistes.
Le Secrétariat Unifié de la IVème Internationale
LES
COMITES
BIDON l'Europe de l'Est, de la révolution politique. Ce qui n'est rien d'autre que la reprise sous une autre forme des vomissures du pablisme... » (Just, Bulletin N° 7, page 10). « ...L'OCI reste encore contaminée par ce passé (pabliste de la IVème Internationale)...» (Varga, Bulletin N°7, page 54). Chacun décrit un « pablisme » (sans Pablo devenu fantomatique) qui aurait d'abord détruit la IVème Internationale en tant qu'organisation unifiée, centralisée en 1952, puis qui continuerait avec acharnement ses méfaits au sein de ce « Comité International » créé pour le combattre et pour poursuivre l'existence et l'œuvre de la IVème Internationale. Le « pablisme » aurait abouti d'abord au départ du SWP, puis à la rupture avec Healy, enfin à celle de Varga... Ce « pablisme » s'arrêtera-t-il un jour? Le « pablisme » pour ces gens est une hantise, une obsession. Leurs discussions - et c'est ce qui rend ces textes illisibles — ne sont qu'une sorte de course perpétuelle à le définir : « Réformisme, stalinisme, pablisme ne sont que des formes particularisées de la « pression » de l'impérialisme (de la bourgeoisie) sur le prolétariat... La bureaucratie du Kremlin est une couche sociale particulière, mais elle est organiquement liée à la bourgeoisie mondiale... elle incarne la contrerévolution bourgeoise inachevée au sein de l'Etat ouvrier... La théorie des épicentres de la révolution chère aux pablistes...» (Just, pages 11-12). « Nous ne pouvons pas accepter que la racine du pablisme soit une « conception », une attitude subjectiviste-objectiviste devant l'histoire. le pablisme n'est concevable qu'en fonction de ce combat historique et mondial entre le bolchevisme et le stalinisme... Il est donc l'agent du stalinisme parce qu'il est le produit naturel de l'œuvre destructrice de celui-ci contre le bolchevisme... Le texte de l'OCI arrive à dire que « le pablisme ne compte pas pour grand chose comme force politique ». Ce
LES
COMITES "BIDON qui est faux, car il est l'agent du stalinisme et sa vie est liée à ce dernier qui n'est pas encore mort ». (Varga, pages 41 et 43). Il en est ainsi sur des pages entières. Le pablisme est pour eux un démon. La réalité est totalement perdue de vue, et leur « pensée » détachée de la réalité tourne sur ellemême. Les Just et les Varga qui veulent reconstruire « la IVème Internationale» sont devenus prisonniers d'un « pablisme » mythique qu'ils s'emploient à retrouver dans les élucubrations respectives au moyen desquelles ils se pourfendent chaque fois que des désaccords apparaissent dans leurs rangs. Est-ce encore de la politique ? Ne voyons-nous pas là des manifestations d'une psychose de type paranolaque ? A chacun, sa place historique. La maladie - car maladie il y a - se retrouve également dans la tendance de chacun d'eux à se croire le nombril du monde. Pour Varga, le « Comité International » commencé à être vraiment trotskyste que le jour où, le SWP ayant rompu avec ce comité, le groupe de Varga y est entré : « Cette période s'est conclue par un changement qualitatif du CI en 1962-63. Il était marqué par deux événements importants. Le premier fut la rupture avec le SWP ayant rejoint, en 1962, les pablistes pour former avec eux le « Secrétariat Unifié » à un congrès de « réunification ». D'un autre côté, parallélement à cette clarification et à sa conclusion, en 1963, la LRSH est entrée au CI. Le changement fut très important. Il y avait une compréhension plus profonde du pablisme et, sur cette base, une modification dans la lutte internationale... Le changement qualitatif s'est produit ». (Varga, page 48). Pour Just, la vérité ne peut être que toute autre : « l'histoire a donné une place centrale à l'OCI quant à la reconstruction de la IVème Internationale » (page 29). Pis encore, Varga n'aurait jamais été un trotskyste ; il n'aurait fait que « camper.. 28 à l'intérieur de l'OCI » où il n'œuvrait jamais à visage découvert. « L'OCI, le CI devaient être utilisés, ils devaient étre mis au service de cette élite ve. nue des « pays qui ont exproprié le capital ». Si dure qu'elle soit, il faut se rendre à la réalité, au fond pour eux l'OCI, c'était la volaille à plumer. Il était normal qu'un jour ou l'autre ils rompent avec elle, qu'elle devienne l'ennemi déclaré après avoir été la vache à lait que l'on utilise. » (pages 28-29). Cette volaille à plumer qui était une vache à lait ! Terminons avec ce seul moment de joie que Just nous ait procuré dans son cuvre de « reconstruction » de la IVème Internationale.
Le 20 mars 1973. Pierre FRANK Post-scriptum : - Depuis que ces lignes ont été écrites, les lambertistes ont poursuivi leurs attaques contre Varga. Mais ils ont quitté le plan des arguments politiques si extravagants soient-ils pour lancer contre Varga l'accusation infâmante d'être un agent du KGB. Dans ce domaine, il faut soit apporter des preuves irréfutables soit procéder à un raisonnement rigoureux basé sur une abondance de faits, comme le fit Marx dans « Herr Vogt ». On ne trouve ni les unes ni l'autre chez les lambertistes, ils ont tout simplement passé de l'accusation de capitulation devant le stalinisme à celle d'agent stalinien, un pas de plus dans leurs polémiques débridées, mais quel pas ! Toutefois l'emploi du poison avec tant de légèreté risque d'avoir pour eux un jour des répercussions très graves. (1) Voir Quatrième Internationale, N° 2, avril 72, P. Frank « La scission entre Lambert et Healy ». (2) Voir la Correspondance Internationale, N° 6, (octobre 1972). (3) Pour simplifier, dans la suite de l'article nous écrirons Varga lorsqu'il s'agit du CO de l'Europe de l'Est et de la LRSH.