Documents de la IVe Internationale

Conférences, congrès et résolutions, dans leur texte français

La revue › n° 51 (29e année)

Déclaration de la camarade Jenness, candidate présidentielle du Socialist Workers Party, sur les mesures économiques de Nixon

Quatrième Internationale, n° 51 (29e année) · septembre 1971 · p. 54-57 · 2 343 mots

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La décision soudaine de Nixon d'imposer un gel des salaires pour une période d'au moins associée à sa tentative d'abroger le droit de est une agression directe contre les conditions de vie et les droits des

Pour riposter effectivement à américains.

mouvement ouvrier a

Fait oratous des hommes polit vue d'élaborer un programme d'action de lutte contre le

Congrès, soi-disants amis ou républicains, Nixcoment par les soi-disants amis du Travail au Congrès, compris par les l'administration fardeau des graves problèmes économiques auxquels le capitalisme pauvres le tout, Nixon entend faire payer par la américain population laborieuse des

Etats Unis une partie encore plus grande du cou le la sale et injuste guerre que Washington poursuit en Indochine.

politiques capitalistes des deux grands partis,

Tous les hommes stations éméttrices sont journaux et les stations éméttricest sta cause de Pintlaticopager le mythe que

C'est le contraire les augmentations de salaires à lutter pour obtenir des augmentations de qui est vrai: les ouvriers ont eu prix et leurs salaires réels ont salaires face à la montée galopante des diminué. La paye moyenne d'aujourd'hui a un pouvoir d'achat inférieur à celle d'il y a 5 ans.

cause d intation ation aboie que les matiards et les milia. ds de dolars C'est la population laborieuse que l'inflation frappe le plus. La principale que Washington gaspille dans ses dépenses militaires, avant tout dans les milliards dépensés pour la guerre d'Indochine. Tout véritable programme de lutte contre l'inflation doit commencer par exiger l'arrêt immédiat de cette guerre, avant qu'un Vietnamien de plus soit assassiné, et par stopper ce Vietnamien gaspillage des ressources de la nation.

Mais Nixon n'a pas l'intention de le faire. Dans le où il expose sa nouvelle politique économique, Nixon conçue pour répondre aux « défis de la paix ». C'e politique de Nixon est conçue pour poursuivre la guer la population laborieuse par des prix et des impôts mettre fin à la guerre, Nixon a, depuis le discours une augmentation des bombardements au Vietnam.

discours du 15 Aout, dit que celle-ci a été st un mensonge. La re et la faire payer à Plus eleves. Loin de lu 15 Août, ordonné C'est la preuve que l'inflation continuera, quoi que Nixon puisse dire sur un « gel des prix ».

Le « gel des prix » de Nixon est une fraude. Le gouvernement n'a pas même créé d'institution pour tenter de contrôler les prix et, l'aurait-il fait, ne serait ni capable, face de peux montants tandis de fely salaires reste Ont prix, et les travailleurs seront en gelés.

n'est besoin d'aucune institution particulière pour appliquer le gel des salaires. Tout employeur, soutenu par le décret gouvernemental, Nixon est trop désireux d'agir comme agent du pouvoir en gelant les salaires. donné à chaque firme une formule pour augmenter les profits, pour soutirer argent des poches des travailleurs et comme l'a dit Leonar pour « le mettre par contre dans leurs par contre dans leurs

Woodcock, Automobile Workers (syndicat des ouvriers de l'automobile).

Le gel des salaires signifie que les travailleurs ne sont pas autorisés Sensement de saie a gone mo e de col de la he dourn de salaires, même pour prix ouvriers qui bénéficient de clauses jouir de ces clauses. Ainsi le gouvernement intervient pour détruire des conventions contenant des clauses gagnées dans la lutte par les travailleurs et il bloque le processus de négociations collectives au bénéfice des patrons.

De même, des conventions déjà signées qui donnaient des augmentations de salaires pour la période couverte par le gel des salaires ont été annulées par le gouvernement capitaliste. Ce pietinement des droits des syndicats e les negociations collectives a été renforcé par la tentative de Washington de dénier aux travailleurs le droit de grève, tentative jusqu'à présent repoussée par les syndicats. Cette tentative de supprimer le droit des ouvriers d'utiliser leur arme la plus fondamentale est un signe inquiétant pour tout ouvrier et toute ouvrière.

Le gel des salaires frappe davantage les ouvriers les plus pauvres et les plus mal payes. Toute tentative par les Noirs, les Chicanos, jeunes, les inorganisés, les non privilégiés, d'améliorer de quelque façon leurs salaires, a été déclarée illégale par Washington qui a gelé le fossé qui existe plus opprimés et ceux des autres ouvriers. les mesures économiques de Nixon comportent un licenciement d'environ 100.000 fonctionnaires fédéraux et des réductions de secours aux pauvres.

Ces attaques cinglantes contre les ouvriers et les pauvres, sont accompagnees de reductions d'impôts pour les firmes, appelées par euphémisme des « incitations _appela cela fort justement une « remise criante d'impôts au d'emploi ». George. président TAFL-CIO, grand capital ».

Nixon a présenté le programme des patrons et des banquiers: agressior contre le niveau de vie de toute la population laborieuse et abrogation de droits syndicaux, surtout du droit de grève. Les riches qui dirigent le pay voient , dans le pincation de fel des graine Selon les re cun test de pteront comment

Selon les réactions, reaser au mieux leur programme aprés cette période.

Dans de nombreux svndicats on a adressé à la direction de l'AFI-CIC une demande Cette demande est opportune. Si les sommets du mouvement syndical lancaient à un moment quelconque au cours de ces 90 jours un ordre de grève de 24 heures, ce ce mot d'ordre serait soutenu par toutes les organisations ouvrières du pays par des millions d'ouvriers inorganisés. De cette façon, les travailleurs et les travailleuses donneraient une réponse appropriée au gel des affaires de Nixon et à ses tentatives d'interdiction des grèves. Ils démontreraient la puissance des travailleurs organisés. renforceraient leur propre confiance dans leur capacité d'action et stimuleraient tous ceux qui sont les plus frappés par le gel des salaires et l'inflation.

Pour donner la plus grande signification à la grève générale, celle-ci devrait être liée à un appel pour un Congrès du Travail.

Face au programme du grand capital, la classe ouvrière dans son ensemble doit présenter son propre programme en vue de défendre ses intérêts et de sortir la nation de la crise actuelle.

Déjà des syndicats locaux organisent des réunions pour discuter que faire à l'échelle locale. L'United Automobile Workers a prévu un congrès extraordinaire pour le 20 novembre qui pourrait examiner les prochaines mesures prises par le gouvernement capitaliste contre la classe ouvrière à la fin de la période de 90 iours Beaucoup de travailleurs qui étaient en grève ont jusqu'à présent retuse reprendre le travail malgré les appels de Nixon pour qu'ils « fassent des sacrifices » pour le « bien de la nation ».

Mais, de même que le patronat n'engagea pas son agression contre les syndicats et la population laborieuse dans son ensemble, de facon fragmentaire, entreprise par entreprise, mais utilisa le pouvoir centralisé du gouvernement qu'il contrôle, de

•défaire cette attaque, se mobiliser convenablement tragmentairement, syndicat par syndicat

Woodcock a correctement qualifié le programme de Nixon de « guerre » contre la classe ouvrière. Pour y répondre, il faut une mobilisation de la puissance totale de toute la classe ouvrière par un Congrès du Travail largement représentatif. Un tel Congrès devrait inclure non seulement le mouvement syndical organisé mais aussi être représentatif de tous les ouvriers inorganisés.

Tous les secteurs de la classe ouvrière et tous les mouvements luttant contre les être représentés afin de mobiliser toute leur du capitalisme devraient y puissance contre le Programme de Nixon.

Pour mobiliser les masses populaires contre l'agression de Nixon, un tel Congrès et ses alliés auraient à inclure et à soutenir tout mouvement des opprimés et des exploités, et à élaborer un programme pouvant sortir toute la nation de l'actuelle crise économique et sociale.

Que pourrait être un tel programme? Voici quelques-unes des revendications centrales qu'il devait soulever. 1) J ne clause d'échelle mobile protégeant tous les ouvriers.

Contre le pseudo « gel » des prix de Nixon, nous proposons que le niveau de vie des ouvriers soit protégé contre la hausse vertigineuse des prix par augmentations automatiques en fonction du coût de la vie.

Nixon ne s'est pas occupé d'établir un système gouvernemental de contrôle des prix. Me établie dans leurs intérêts, ne pourrait et ne voudrait imposer le contrôle l'aurait-il fait qu'aucune agence gouvernementale, contrôlée par les des prix. L'expérience faite avec de telles agences, par exemple au cours de la 2ème « exceptions » qu'accurde l'agence, par les milliers de voies non officienar des guerre mondiale, montre que les prix continuent à monter, à la fois lesquelles les firmes et les commerces peuvent se soustraire à toute contrainte et par des opérations de marché guerre mondiale, les prix s'élevèrent de 30 % au cours d'un prétendu « gel des prix ».

Le contrôlé des prix ne peut être effectivement imposé que par des comités bien organisés de consommateurs ayant le pouvoir de saisir les marchandises vendues au-dessus des prix établis. Ceci exige un mouvement de masse indépendant de tout li un tel office de contrôle des prix établi par le gouvernement des patrons et oppose 2) J ne réduction des heures de travail sans réduction des salaires afin de supprimer le chômage.

La solution proposée par Nixon contre le chômage est d'alimenter l'industrie de dons considérables, selon ce que Meany a appelé l'« infâme théorie de versement » et de ramener les ouvriers au travail avec des salaires inférieurs et de longues heures de travail. Ceci augmenterait les profits des magnats qui dirigent le pays, afin d'améliorer leur position compétitive en face des autres grandes puissances capitalistes.

Contre le programme de Nixon d'encouragement à des emplois à des salaires gelés, nous proposons d'amender la loi sur les salaires et l'emploi pour que soit mise en application immédiatement la semaine de 30 heures pour tous les travailleurs sans réduction de salaire. En outre, nous demandons pour tous les chômeurs une compensation immédiate à plein tarif syndical aussi longtemps qu'ils restent en chômage, indépendamment du fait qu'ils aient été préalablement employés ou non.

3) La défense du droit de grève.

Le droit de grève est un droit fondamental qui ne peut être abrogé d'aucune restreignant le droit des fonctionnaires d'Etat de faire grève — doit être élíminée.

4) Rappel immédiat de toutes les troupes du Sud-Est asiatique

La guerre en Indochine est une guerre injuste et immorale, menée seulement pour les ambitions des riches. Les travailleurs et les pauvres sont contraints de paver cette sale guerre par le sang de leurs fils, sur des impôts et des prix élevés, et par la détérioration de leurs conditions essentielles d'existence. La fin de la guerre ne serait pas seulement un obstacle à l'inflation, elle signifierait la fin de ce massacre insensé d'Américains et de Vietnamiens.

Le mouvement ouvrier doit être mobilisé derrière les actions du mouvement anti-guerre, notamment dans les marches du 6 Novembre qui auront lieu dans 15 villes du pays.

5) Démantelement de la machine de guerre et utilisation des milliards maintenant dépensés dans la guerre pour répondre à nos besoins sociaux domestiques pressants.

Aussitôt après le discours de Nixon du 15 août, le Secrétaire à la Défense, Laird a annoncé qu'il voulait 3 milliards de dollars de plus pour 1973, élevant à 80 milliards de dollars l'épuisement annuel qu'est la production de guerre sur notre économie. Ce n'est pas seulement une dépense gouvernementale inflationniste, c'est une diversion criminelle de ressources énormes qui, au lieu d'aller aux hôpitaux, écoles et autres nécessités des larges masses américains, vont dans le gaspillage de la dominer le men ge enti prévue seulement pour servir les ambitions des riches de 6) Pour un Labour Party

Le programme de gel des salaires de l'administration Nixon a été approuvé à lorsqu'ils critiquaient d'autres aspects du prename de et Sans ception, les democrates et républicains, même dirigeants du Parti démocrate se sont alignés sur le décret de gel des salaires de Nixon, l'accusant même de constituer « trop peu et trop tard ».

La politique des dirigeants syndicaux de soutien des démocrates, versant des millions de dollars dans des campagnes pour de prétendus amis du Travail parmi les hommes politiques capitalistes, s'est clairement montrée être une faillite totale. Pas un seul de ces « amis du Travail » n'a élevé la voix contre le gel des salaires.

Les partis démocrate et républicain se sont tous deux montrés être des partis capital ce pratis neiteurent artis dernes retour le ran partis pour le grand

Ces partis ne section des opprimés et des exploités dans cette société.

L'agression de Nixon contre les travailleurs prouve on ne peut plus clairement qu'il ne suffit pas de combattre les patrons sur le front économiaue seulement. Les patrons ont à leur disposition les puissantes ressources du gouvernement américair qu'ils contrôlent au moyen des deux grands partis. Ils utilisent ce pouvoir politique les travailleurs e

By compris dans les questions économiques, prouvent les décrets Washington. Les questions centrales - tout comme les questions de la guerre, de l'oppression des femmes, de l'oppression des nationalités - sont des questions politiques. Si les travailleurs veulent s'en occuper d'une manière effective, ils doivent avoir leur propre instrument politique, leur propre parti.

Leonard Woodcock de l'UAW avait raison de dire que « la main de M. Nixon tenait le poignard, mais le poignard y avait été mis par les démocrates dirigeant le Congrès qui préconisaient une loi instaurant des restrictions » aux salaires.

Les syndicats doivent rompre avec cette politique sans issue de soutien des « amis du Travail » chez les deux partis capitalistes, et organiser un parti à eux pour combattre en faveur des travailleurs et de tous les opprimés.

Le Socialist Workers Party luttera dans la campagne présidentielle pour ces revendications et pour d'autres revendications destinées à mobiliser tous ceux qui souffrent de l'oppression, de la discrimination et de l'exploitation sous le régime capitaliste, dans une lutte contre les grandes firmes et les banques qui gèrent malheureusement le pays. Ceux qui veulent défendre un programme de combat pour le Travail et pour tous les mouvements d'amélioration et de changement social se joindront à nous pour que cette campagne atteigne le plus grand nombre d'Américains.

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