Le mardi 15 juin 1971, les gtandes organisations bureaucratisées ont organisé une grande manifestation de soutien au président Echeverria en manière d'hommage. Durant la matinée, le président assista de son balcon au défilé de 300 000 personnes (dans leur majorité des employés des organismes gouvernementaux). A sa gauche se tenait le régent (maire) de la ville de Mexico, Alfonso Martinez Dominguez. Quelques heures plus tard, ce dernier présentait sa démission. Cet événement provoqua un grand scandale qui constituait la première grande conséquence du 10 juin ( agression de la manifestation étudiante)
A la différence de 1968, la crise du 10 juin 1971 trouvait de cette manière une conséquence concrète dans les hautes sphères gouvernementales. La chute d'un des hommes politiques les plus importants de l'« establishment » mexicain bouleversa profondément l'opinion publique qui vit là plus clairement le niveau atteint par la crise gouvernementale. La manifestation réprimée du 10 juin commençait à élargir devant l'opinion publique les brèches au sein du gouvernement. A la suite de la démission de Martinez Dominguez vint celle du chef de la police et des autres fonctionnaires qui entouraient l'ex-régent.
Le mouvement étudiant avait exigé comme première réaction après le massacre fasciste du 10 juin, la destitution du régent Martinez Dominguez. Cinq jours plus tard, Echeverria se voyait obligé de l'exiger à son tour. Au cours de son son discours aux manifestants du 15 juin, le président fit allusion tant aux « petits groupes d'activistes clandestins » qu'à « l'intolérable provocation et à la répression » menée par d'autres groupes, évidemment pro-gouvernementaux. Cette critique publique, la première depuis des décennies, faite par un president contre les méthodes répressives, a constitué sans aucun doute le catalyseur de la démission.
Mais il ne suffit pas de le constater pour saisir la logique de la crise des hautes sphères gouvernementales. En premier lieu il est nécessaire de bien établir que la colère et L'indignation de l'opinion publique amplement reflétées dans la presse du pays, ne laissent pas à Echeverria une plus grande marge de manoeuvre. L'apparition devant les yeux de millions de Mexicains d'un groupe paramilitaire fascisant avait été claire, et la coordination de la passivité de la police face au massacre perpétré par ces éléments était tellement grande que logiquement Echeverria se voyait obligé de trouver un bouc émissaire. Ce fut le régent, dont la version des évènements avait été la plus grossière. On peut également supposer qu'en oeuvrant de cette façon Echeverria tentait d'arrêter la critique tumultueuse de l'ensemble de son gouvernement, après six mois à peine de ce régime avec toutes les espérances que sa politique était en train de semer dans le pays. Après la chute de Martinez Dominguez, l'enquête ordonnée par Echeverria au procureur général de la République, aurait dû contrôler les archives du Département du District Fédéral contre lequel étaient dirigées les accusations de beaucoup de journalistes et d'étudiants qui le considéraient comme la source de financement du Groupe des Faucons.
Quelle va étre la logique de l'enquête? Sa conclusion? A part le fait que l'existence de groupes paramilitaires ait été la cause directe du scandale et de la crise, il faut signaler que l'enquête n'allait être faite que du point de vue financier et juridique. On n'assiste pas à une enquête politique comme le déclara Echeverria lui-même quand il affirma qu'il ne croyait pas que le régent démissionnaire ait la possibilité d'être atteint par cette enquête.
Avec la chute de Martinez Dominguez beaucoup de problèmes ont acquis une plus granulation de la pole de Merie et dans le précision pour l'opinion publique. La moindre mesure celle du pays, parvint à comprendre que la rébellion étudiante était fondée et qu'elle était parvenue à diviser les secteurs gouvernementaux. A la différence du 2 octobre 1968, la presse, unanimement, donna une information conforme à la vérite des évènements, bien que cela ne signifie pas qu'elle soit en accord avec les étudiants.
A la suite de la démission, comme on pouvait l'espérer, cette même presse, ses commentateurs et ses éditorialistes se mirent à jubiler en disant que Echeverria était le sauveur de la Patrie etc, etc. « L'espoir perdu le 10 juin a été retrouvé » tel était l'argument essentiel de ces écrivassiers qui voyaient s'ouvrir devant eux l'horizon du réformisme, pour le moins plus clairement que le 9 juin.
Mais nous posons la question: quelles possibilités réelles a le réformisme dans le pays tel qu'il est actuellement? Très peu si ce n'est aucune.
Le massacre du 10 juin est évident. La presse fut brutalement traitée par les faucons, et la manifestation était trop importante pour qu il puisse être possible de faire le silence sur le niveau de répression qui avait été nécessaire pour la disperser. A la différence du 2 octobre 1968, le massacre du 10 juin fut perpétré à 1968, le massacre du 10 juin fut perpetre a froid, en contradiction avec les affirmations de base d'Echeverria sur sa politique réformiste.
Sans aucun doute, en tenant compte de la structure du pouvoir au Mexique, le président était au courant de l'existence des bandes de faucons. Les événements le placèrent devant l'alternative suivante : admettre implicitement que le massacre était justifié, couvrir les coupables et organiser la chasse aux sorcières comme au temps de Diaz Ordaz, ou bien réaliser l'ouverture de quelques soupapes de sécurité pour permettre un jeu plus souple, ce qui impliquait la gui le Laverait de touelque fonctionnaire responsabilité.
On a dit à plusieurs reprises au sein du mouvement étudiant que les faucons avaient été créés pour s'attaquer à ce secteur rebelle de la population qu'il représentait. Parmi les étudiants, on connaissait très bien l'existence de ces groupes de choc : ils avaient déjà mitraillé la place de Tlatelolco en 1968, en 1969 ce fut au tour d'un meeting au Casco de St Thomas à l'occasion du premier anniversaire du mouvement, en 1970 deux manifestations furent attaquées par eux, des manifestations qui toutefois étaient beaucoup plus petites et moins bien organisées que celles du 10 juin.
Le dilemne face auquel se trouvait Echeverria le 10 juin lui laissait aucune issue favorable. Laisser à la manifestation le loisir de se dérouler normalement aurait signifié que quelques minutes après être sortie de la zone universitaire, la manifestation allait être rejointe par de nombreux groupes qui n'attendaient que le moment de se joindre à elle une fois commencée. Face au monument de la Révolution il aurait été facilement possible de réunir plus de 700 000 personnes pour le meeting final. Cette possibilité était d'autant plus redoutable qu'en tenant compte de la combativité élevée dont la manifestation fit montre dès le début, son indépendance absolue des groupes gouvernementaux, son déroulement opportun a un moment particulièrement
ALE 27 propice chute de Elizondo, crise du mouvement étudiant à la suite de la libération des dirigeants du Comité National de Grève de 1968 qui entrèrent en contradiction avec de nombreux groupes sectaires retranchés dans les comités de lutte, surtout celui de l'Institut Polytechnique, son caractère manifestation non pétitionnaire, etc. tous ces éléments concourraient à en faire un grand coup au gouvernement.
L'autre terme de l'alternative offerte au gouvernement était le suivant : la répression de la manifestation. Quelle fut l'erreur de Martinez Dominguez dans ce cadre ? De ne pas avoir réalisé ce travail avec efficacité, d'avoir provoqué un scandale d'envergure et de ne pas avoir réalisé une habile manoeuvre d'explication des use la version la plus grostres genialoir événements, au contraire devait en faire les frais, ce devait être lui.
Quelles sont ainsi possibilités de réformisme dans le pays? Déjà de nombreux intellectuels ont fait de la chute de Martinez Dominguez le fondement d'appréciations hâtives et impressionnistes. Dans le journal Excelsior, qui a joué un rôle important comme porte-parole des libéraux les plus connus du régime, Carlos Fuentes, Octavio Paz, Ricardo Garibay, Froylan Lopez Narvaez, commencent encenser soi-disant nouveau cours réformiste du régime. L'impressionisme et la précipitation ont pu permettre à ces intellectuels de tirer des conclusions dans lesquelles leurs aspirations se confondent avec la réalité. Pourtant, d'un point de vue plus mesuré et objectif il n'est pas possible de ne pas signaler la contradiction profonde par laquelle le régime a été débordé et qui n'a rien à voir avec la contradiction que ces intellectuels considèrent comme fondamentale : démocratie du régime dictature militaire.
Il n'a jamais existé au Mexique d'Etat démocratique. Le gouvernement « révolutionnaire » fut un gouvernement despotique, avec de profondes caracteristiques bonapartistes, surtout dans ses premieres années, avec une façade démocratique. Depuis l'époque de Lopez Mateos, et surtout à partir de l'arrivée au pouvoir du sexagénaire Diaz Ordaz son caractère despotique a délabré de manière toujours plus accélérée la façade démocratique. Ce phénomène est la conséquence d'un autre phénomène plus profond : l'érosion des fondements politiques de base qui avaient permis le libre fonctionnement de l'« establishment » de la famille révolutionnaire. Quels sont-ils ? Ses piliers sont les suivants :
a - Le contrôle des masses par l'intermédiaire des organisations intégrées, coordonnées politiquement par le PRI (Parti Révolutionnaire Institutionnel).
b - Une croissance économique considérable qui permettait à ces organisations intégrées de satisfaire partiellement les revendications économiques vitales des masses travailleuses : répartition des terres, sécurité sociale, droit de grève, hausse des salaires dans le cadre d'une économie sans indice élevé d'inflation, etc.
Les bases de ce réformisme sui generis,
UA TR fondements de la famille révolutionnaire, se sont beaucoup ressenties ces dernières années de l'évolution de la structure économique vers un haut niveau de concentration, vers la monopolisation de l'économie.
En 1968, la réaction gouvernementale vécut sa première crise historique, certes annoncée dix années auparavant par les événements de Vallejo. L'oligarchie eut recours à une répression jamais vue depuis l'époque
EME INTERNATIONALE toute la dégénérescence qui y est liée, c'est un mot d'ordre qui reflète un sentiment populaire non niable exprimant une authentique lutte populaire qui eut dans ses principales étapes un net caractère anti-impérialiste et qui est aujourd'hui d'une brûlante actualité.
Le régime de la famille révolutionnaire se trouve en crise ouverte parce que la réalité de sa politique et les « objectifs historiques » de la révolution mexicaine (dont beaucoup n'ont pas été atteints comme quiconque qui lira les articles 27, 123 et d'autres de la constitution pourra s'en rendre compte) se trouvent en contradiction ouverte et il est chaque fois plus difficile d'expliquer cette contradiction et de vivre en son sein.
Le dignale de ces tia elect des beral Le dilemne d'Echeverria n'est donc pas celui d'Excelsior et de Siempre : Démocratisation et Dictature Gorille. Le dilemne est le suivant : maintenir à tout prix un système despotique avec sa façade démocratique traditionnelle ou bien sa transformation en une dictature ouverte avec de claires visées fascistes. Aux intellectuels dont nous avons parlé et à leurs acolytes, notre formule paraîtrait beaucoup moins littéraire que la leur qui est également beaucoup plus ssimple : démocratie ou dictature. Bien plus, les contradictions de la politique réelle sont loin d'être les lieux communs et les évidences que ces gens-là comprennent et manient si parfaitement.
Il est urgent pour Echeverria d'essayer de maintenir la stabilité des trois dernières décennies. Mais l'évolution objective de la société capitaliste mexicaine s'oppose chaque fois plus au réformisme bourgeois et pousse à sa transformation en simple démagogie, empêchant toute tentative de rééditer un quelconque cours politique à la Cardenas. La marge de manœuvre limitée explique fondamentalement l'élément essentiel nouveau de là crise actuelle: l'apparition pour la première fois depuis des décennies d'un clair Passation du régime, d' plutot dese pardie phénomène fasciste, d'un processus centrale de ce régime.
C'est dans ce contexte que nous devons comprendre les contradictions intra-capitalistes qui sont produites par les croissantes contradictions du régime même et non l'inverse. Ce sont les secteurs les moins compromis avec la tradition réformiste de l'appareil gouvernemental qui ont logiquement réagi de la manière la plus dure et la plus intransigeante. Tout le monde a dénoncé le groupe industriel de Monterrey comme un des plus importants promoteurs d'un cours politique plus à droite : mise en place de l'« assemblée du peuple » à l'Université de Nuevo Leon, ses liens avec Martinez Dominguez, etc. Cela est très faisable si on tient compte de l'histoire de ce groupe de capitalistes, , le plus vieux du pays, fortifié durant la période révolutionnaire alors que les autres groupes s'affaiblissaient ou disparaissaient, hostile aux réformes de Cardenas, allié, étroitement à l'impérialisme pour des considérations géo-politiques, etc.
Ce qui ne doit pas être apprécié de manière trop mécanique, c'est la liaison de Martinez Dominguez avec ce groupe. Sans nier des liens révolutionnaire. Les canaux de neutralisation « politique » s'étaient usés. Durant l'années d'une dictature personnelle cooptation et de des conflits
1968, le spectre
(sans qu'il soit important qu'à sa tête se trouve un civil ou un militaire) se matérialisa pour la première fois dans le pays.
Mais une dictature gorille ouverte aurait au Mexique des conséquences différentes d'en Argentine ou au Brésil. Le régime capitaliste mexicain a surgi et s'est consolidé directement dans un contexte de système politique apparemment « médiateur », ou encore, comme il est plus correct de l'appeler, « bonapartiste ». Il faut laisser aux organisations de masse, certainement contrôlées avec fermeté par le gouvernement, une certaine marge de manoeuvre pour obtenir des concessions économiques pour leurs adhérents, ce qui, combiné avec la campagne de dépolitisation générale entretenue par la société bourgeoise, a amené à une intégration partielle de ces comme le montrent les conflits à la base qui organisations (mais qui ne fut jamais complète n'ont jamais cessé de faire s'affronter certains secteurs des masses avec le gouvernement tout au long des dernières décennies).
Le régime mexicain a compté aussi avec une grande capacité de mobiliser les masses qu'actuellement en Amérique latine seul le gouvernement d'Allende a pu égaler, si ce n'est dépasser.
Une dictature militaire romprait inévitablement avec les prémisses politiques médiatrices, bonapartistes du régime. Les confrontations dans les conditions d'une telle dictature militaire seraient directes, sans le tampon constitué par l'appareil syndical intégré. Une dictature militaire ouverte montrerait plus clairement les faiblesses de la classe au pouvoir qui, jusqu'à aujourd'hui, a seulement pu attirer et compter avec une base sociale de masse grâce, précisement, a cet appareil syndical intégré contrôlé par le gouvernement. Paradoxalement, le despotisme gouvernemental au Mexique a beaucoup plus besoin de ce réformisme sui generis qu'il n' paraît à première vue. Cela est facile expliquer en tenant compte de l'origine, de l'évolution et de la consolidation de cette superstructure du système politique mexicain. Cette origine remonte a l'époque de la Révolution Mexicaine, 'son évolution connut un point critique durant la présidence de Lazaro Cardenas, et sa consolidation se fit au cours d'une conjoncture politique favorable au développement du capitalisme sous-développé et dependant, durant les annees quarante et le debut des annees cinquante.
Le recours du gouvernement au mot d'ordre de la « révolution mexicaine » n'est pas seulement du ressort de la démagogie. Avec évidents, il faut reconnaitre que le « groupe de Monterrey » n'est pas celui qui détient privilège de la réaction dans le pays. Il existe d'autres groupes également réactionnaires et pro-impérialistes qui sont aussi puissants que le groupe de Monterrey : le groupe de Puebla (Espinoza Iglesias y Alarcon), le groupe de Guadalajara, les divers groupes hégémoniques dans le district fédéral (la capitale) comme celui de Miguel Aleman, celui de Azcarraga, le groupe surgi autour de la chaine de radiodiffusion « Nucleo Radio Centro » qui s'est étendu à la télévision et à d'autres branches de « l'industrie des loisirs », les groupes industriels de l'Etat de Mexico, etc. Tous ces groupes ont leurs instruments de pression au sein du gouvernement et du PRI, comme dans les institutions para-étatiques et culturelles. Le chef du Département du District Fédéral ne pouvait donc dépendre ainsi d'un seul et unique groupe et encore moins d'un groupe qui n'est pas hégémonique au sein du Département. De de plus le groupe faucons tut cree par corona del Rosal au cours du mandat de six ans au président Diaz Ordaz. C'est pour cette raison qu'il faut considérer l'existence de ce groupe de ce groupe de choc comme l'héritage général de la « révolution mexicaine faite gouvernement ».
Les contradictions entre groupes capitalistes doivent être appréciées de manière réaliste et en tenant compte du dénominateur commun qui définit tous ces groupes en lutte : comment préserver au mieux le système dominant. De cette manière, aussi bien la bureaucratie politique que l'initiative privée nationale et internationale ne sont pas en crise pour des questions stratégiques de fond. Ce qui les divise, ce sont des questions de tactique : comment préserver au mieux le système en vigueur, au moyen de groupes fascistes ou en conservant les vieilles formules. Se fasciser ou non, telle est la question.
Avoir une grande clarté politique à ce propos est vital, surtout pour le mouvement etudiant. La majorité des groupes révolutionnaires, depuis plusieures décennies, avant tout à cause de l'héritage stalinien, ont traité cette question de manière irresponsable, en se montrant toujours disposés à réaliser de vagues alliances progressistes » bourgeois pour « lutter contre avec les groupes « nationalistes et l'impérialisme » Le mouvement étudiant doit clarifier ce problème aussi pour se préserver de l'erreur des ultragauches, qui, partant des mêmes prémisses staliniennes, parviennent à une conclusion « radicale ». Pour eux tout mouvement a derrière lui, opérant comme un « deus ex machina », une lutte entre clans de la bourgeoisie. Selon cette méthode d'interprétation les événements de 1968 furent
ONALE 29 le produit d'une provocation entre le clan de Martinez Manatu et celui de Corona del Rosal. Actuellement cette méthode d'interprétation a été poussée jusqu'à l'absurde en considérant le mouvement universitaire de Monterrey comme manipulé en sous-main pour nuire à Elizondo et, ce qui est encore plus monstrueusement erroné, en considérant le massacre du 10 juin comme étant monté par les ennemis de Martinez Dominguez pour le renverser.
Sans clarté sur le rôle des luttes au sein de la bourgeoisie, on ne peut apprécier le véritable rapport qui les lient au mouvement de masse, sa dialectique objective qui lui permet d'approfondir le mouvement révolutionnaire. Ce n'est pas pour rien que Lénine signalait comme une des principales prémisses de la révolution la division interne de la classe dominante. La métaphysique paralysante et confuse de l'idéologie de certains groupes à propos des « luttes au seinde la bourgeoisie » doit être rejetée comme une conception erronée de la crise actuelle. A cette métaphysique nous opposons l'analyse matérialiste du marxisme qui explique dialectiquement la crise en partant de la structure socio-économique et des réactions que répercutent sur celle-ci les superstructures affectées par cette crise première et essentielle.
Un réformisme qui impliquerait nécessairement une relative participation des masses est à rejeter au Mexique. Les « modifications » qui s'imposent au pays sont celles de nature à menacer le fonctionnement même du système, et pas seulement ses phénomènes résultats de indices qui compte supestructurels marginaux. Les
I'« enquête » seront les premiers montreront dans quelle direction s'orienter Echeverria.
Les
« modifications » du système sont si nombreuses et si urgentes que l'auto-préservation de toutes les structures s'imposeront comme unique solution. Déjà dans la période immédiatement postérieure à la crise, tout l'establishment oligarchique, par sa propre inertie, se montrait disposé à marcher contre les « communistes » L'action d'Echeverria, elle-même très limitee par l'appareil réactionnaire qui l'entoure, treine partiellement l'attaque contre la gauche. Mais il ne pourra pas aller beaucoup plus loi, car le système ne tolèrera jamais plus comme aujourd'hui la démocratie syndicale, la démocratie politique, la liberté de la presse, l'union des ouvriers et des étudiants. Pour que tout cela existe, il faut une révolution profondément démocratique qui, dans les conditions actuelles, converge nécessairement vers la révolution socialiste.
18 Juin 1971