Documents de la IVe Internationale

Conférences, congrès et résolutions, dans leur texte français

La revue › n° 49

Les luttes ouvrières en Europe

Antonio Moscato · Quatrième Internationale, n° 49 · mai 1971 · p. 22-26 · 3 231 mots

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La 3ème conférence ouvrière de la IVème Internationale n'a plus seulement pour but de faire connaitre et d'interpréter les premiers symptomes de la reprise impétueuse des luttes ouvrières, comme nous l'avons fait à Paris en novembre 1969, ni d'identifier les analogies et les problemes communs entre les différents secteurs de luttes, pour poser les bases d'une coordination europeenne entre les ouvriers révolutionnaires du secteur sidérurgique et celui de l'automobile, comme à Liège en juillet 1970.

A Turin, les ouvriers révolutionnaires et les militants qui dirigent l'intervention ouvrière des sections de la IVème Internationale se rencontrent pour faire le bilan de la première phase de lutte, surtout pour tirer les premières conclusions théoriques des nouvelles expériences de contrôle auvrier, et pour concrétiser au niveau des masses la thématique des objectifs transitoires, qui, dans ces dernieres annees, ont trouvé ont trouvé pour la première fois la possibilité de passer du plan de la propagande à celui de l'initiative politique, tout au moins pour quelques situations pilotes.

Le tableau a changé en faveur de la classe ouvrière. Nous assistons à une synchronisation — encore spontanee el inorganisée du fait de l'insuffisance numérique de l'avant-garde léniniste -entre les luttes ouvrières dans tous les pays d'Europe. En 1969, la première conférence de Turin avait enregistre une substantielle stagnation des luttes en Belgique, tandis qu'en France, le contrôle appareils bureaucratiques semblait avoir rétabli « l'ordre » après la vigoureuse explosion de Mai 68. En Angleterre, en Suède, en Suisse, se sont dessinés de faibles symptômes de reprise des luttes, après des années, parfois des décennies, de stagnation ou de paralysie.

Aujourd'hui tous les pays européens ont connu de puissantes vagues ouvrières, échappant au contrôle étouffant des appareils bureaucratiques,. et nous assistons à la radicalisation croissante de la lutte des classes, même dans le pays Etats-Unis, ou les travailleurs des PTT, de les l'auto (General Motors) et d'autres grands groupes capitalistes, tel la General Electric, ont soutenu victorieusement des luttes très dures.

Le processus qui a commencé avec Mai oo en France continue a se répandre et a travailler en profondeur. Dans l'explosion de vagues croissantes de luttes ouvrières convergent différentes causes. A côté de celles liées à la crise objective des rapports de production (tensions, desequilibres sectoriels, etc., gul aggravent insecurité ouvriere), pesent remarquablement celles qui sont liées à la crise des equilibres politiques a l'intérieur de la bourgeoisie, à l'incertitude que celle-ci montre face aux premières manifestations de la reprise de la combativité ouvrière et de la crise des mécanismes de stabilisation sociale. Dans cette situation, il ressort non seulement que les succès donnent à classe ouvrière une confiance croissante dans ses forces, mais aussi que l'expansion rapide des premières expériences victorieuses, et l'élargissement en tache d'huile, empechent, ou rendent de toute façon beaucoup plus difficile pour la bourgeoisie, le recours aux méthodes dures contre les secteurs les plus avancés.

Dans un certain sens, cette mutation des rapports de forces en faveur du Interato de Prevent sa songie internationale. plus difficile pour un groupe capitaliste multinational Ford, Pirelli (comme (comme Fiat, Michelin, etc.) de recourir au déplacement massif de la production d'un Pes soin ts les e, us combatpa. Ce des cage pays à l'autre, possibilité n'a été réduite que par les explosions spontanées de luttes auxquelles on assiste dans presque tous les pays capitalistes, alors qu'il serait indispensable de passer rapidement à la phase d'organisation d'une solide coordination au niveau européen, et pas seulement européen. Pensons par exemple à la présence des camarades argentins du PRT dans la lutte de Fiat à Cordoba. Mais, en tous cas, la situation aujourd'hui est déjà telle au niveau objectif qu'elle détermine dans plusieurs pays le passage plus ou moins spontané de la lutte pour objectifs purement économiques, salariaux, à la lutte pour des objectifs politiques. Dans plusieurs situations on a assisté à des expériences plus ou moins claires de contrôle ouvrier, à des mobilisations autour d'objectifs qui s'approchent de ceux plus classiques du programme de transition, découvrant les acquisitions fondamentales du marxisme révolutionnaire, après des décennies pendant lesquelles il semblait que le stalinisme pouvait réussir à casser définitivement la continuité historique du mouvement ouvrier, à effacer par un rideau de mystifications toute trace d'élaboration des premières années de l'Internationale Communiste.

Mais, si la crise du stalinisme a rendu moins efficace le rôle de frein des bureaucraties dans plusieurs pays, le prix payé par l'avant-garde reste néanmoins très lourd, à cause de son manque d'expérience, et pour l'approche empirique du contrôle ouvrier, des conseils d'usines, des objectifs transitoires.

Dans plusieurs pays, comme l'Italie, la prévalence des conceptions spontanéistes, d'abord parmi les avant-gardes jeunes, et à l'intérieur de plusieurs syndicats importants, a rendu particulièrement contradictoires les progrès réalisés, surtout rendu difficile la compréhension

ONALE 23 par de larges couches ouvrières qui ont été les protagonistes d'importantes expériences de luttes anticapitalistes, de nature transitoire des conquetes partielles taites dans ces secteurs, et, de fait, la nécessite de consolider conquêtes en déplaçant toujours davantage la lutte sur le terrain politique global.

Il est aujourd'hui très important de tirer un premier bilan, surtout de l'expérience italienne, tout en représentant sur le plan objectif la crise la plus aigüe qu'on ait jamais connue dans un pays capitaliste dans les deux dernieres années, s'est étirée en longueur sans aujourd'hui phase délicate, et à différents points de vue, dangereuse.

Le premier paradoxe de la situation italienne est représenté par le fait que beaucoup d'ouvriers combatifs, qui ont introduit de fait dans leurs usines contrôle ouvrier sur les cadences et sur les différents aspects de l'organisation du travail, qui ont paralysé et détruit le mécanisme du travail aux pièces par l'autolimitation des cadences, qui ont empêché les chefs d'ateliers et les chefs personnel d'exercer leur pouvoir disciplinaire, empêchant par là plusieurs cas de licenciement (méme apres de graves actes d'indiscipline), qui ont pris dans autant accord (ainsi celle de quitter d'importantes libertés jamais inscrites après avoir pointé, pour se rendre dans d'autres ateliers pour discuter pendant les heures de d'autres ouvriers), qui ont imposé l'embauche de nouveaux ouvriers dont le travail auparavant était fait par. un nombre de personnes inférieur, ignorent même le terme de contrôle ouvrier.

Des embryons de contrôle ouvrier sont une réalité dans plusieurs usines italiennes, mais bien des fois les ouvriers agacés repoussent la conception du contrôle ouvrier qui jouit du privilège d'être combattue en même temps par le PC et par les bureaucrates syndicaux, par ultra-gauches spontanéistes (qui confondent avec la co-gestion et la prise en charge de co-responsabilités par rapport à l'entreprise), par les mao-staliniens qui le considèrent comme une abjecte invention trotskyste.

Au moment même où il est repoussé en paroles, le contrôle ouvrier se fait remarquer plus fréquemment. Il n'est donc pas une invention d'intellectuels, mais une exigence objective de la classe ouvrière, et nait des exigences de la lutte de s classes dans _une crise prérévolutionnaire. En effet, la contradiction fondamentale de la situation italienne est due • à la totale insuffisance des formulées durant ropositions politiques propositions politiques cette phase par les réformistes et par les plus importantes organisations révolutionnaires à base

QUATRI estudiantine. Cette situation a poussé plusieurs ouvriers qui s'étaient radícalisés en ces dernières années à refuser non seulement de militer dans le PC ou dans un groupe d'extrême-gauche, mais toute étiquette politique en se cantonnant dans l'activité syndicale.

Pour la plus grande partie des ouvriers, les premières expériences de lutte sont de thèmes essentiellement économiques, se heurtant bureaucratie syndicale sur les méthodes de lutte et le type d'augmentations demandées (demande d'augmentations égales pour tous, ou même inversement proportionnelles, pour combattre conséquences de décennies l'augmentations proportionnelles qui avalent énormément fait croitre les différences de salaires). La bureaucratie avait su céder avant d'être défaite.

La politisation ultérieure a été contradictoire et, en substance, canalisée par la gauche de la bureaucratie syndicale, qui a su d'une façon habile « chevaucher le tigre »; se rattachant à un vieux modèle anarcho-syndicaliste. Une bureaucratie instruite par l'expérience de Mai, 1968 en France, suffisamment agile pour tolérer une frange de contestation anarchique et vélléitaire et des positions réellement révolutionnaires, à condition qu'elles soient limitées au niveau d'une usine ou au maximum de syndicats provinciaux, est arrivée rapidement à avoir raison de groupes qui, pendant quelques temps, avaient suscité des sympathies dans d'importants secteurs de jeunes ouvriers, et qul les ont perdues aussi rapidement par incapacité à fournir des indications concrètes. Très souvent il ne s'agissait pas d'ouvriers révolutionnaires, mais simplement de couches marginales à faible qualification, furieuses contre la dureté de l'exploitation à laquelle elles étaient soumises, ou de vieilles recrues de base du PC, nostalgiques perdants des années des heurts de rue de 1950, et par cela même en contradiction morale avec les actuels dirigeants du Parti et du Syndicat, mais non avec la stratégie qui avait fait faillite dans l'immédiat après-guerre.

Les avant-gardes ouvrières entrées dans le syndicat pendant ces deux ans, ont effectué les premières vérifications et trouvé la plus dure résistance à toute tentative de généraliser et de coordonner nationalement les premiers conseils de délégués, d'étendre la démocratie intérieure au syndicat en passant de la pure et simple ratification plébiscitaire des décisions déjà prises à la circulation de propositions alternatives ; elles ont vérifié que, sur les problèmes politiques généraux, les bureaucraties syndicales ne roulaient meme pas ouvrir une consultation à la 1 base et traitaient directement avec le gouvernement sur le type de solution à apporter aux

EME INTERNATIONALE problèmes du logement, des impôts, de la santé, et que, même après avoir retenu assez longtemps le mouvement, dans l'espoir d'importants succès sur le terrain des « réformes », il n'y avait aucune réaction, même pas une heure de grève. Ces avant-gardes, lors de la première mesure gouvernementale anti-ouvrière de réforme fiscale, ont réagı pour la plupart en se, retranchant sur le terrain qu'elles pensaient être le plus solide, celui des uttes à l'intérieur de l'entreprise, etant convaincues qu'elles réussiraient à neutraliser le rôle de frein joué par les bureaucraties.

Mais ce calcul ne tenait pas compte, par manque d'expérience, du changement de la situation politique. Les conquêtes faites à l'intérieur des usines ne pouvaient être définitives si elles restaient isolées, cio serits seulement gu ligues taines soit parce qu'elles — car les seuls organes de coordination nationale sont aux mains de bureaucraties - soit qu'elles ne se déplaçaient pas ultérieurement sut le terrain du pouvoir, 'et laissaient donc aux mains des capitalistes tous les instruments nécessaires à la contre-attaque. Pendant cette phase, la lutte en Italie pour porter les affrontements sur un terrain plus avancé, s'est polarisée sur le problème des instruments, c'est-à-dire sur la fonction des Conseils.

Les premiers Conseils ouvriers sont nés usines-clé, comme dans quelques

Fiat-Mirafiori, naturellement er opposition aux organisations syndicales traditionnelles (en particulier aux commissions internes devenues avec le temps des organes de collaboration avec le patronat). Dans la première phase les Conseils ont été accueillis avec prudence par les bureaucraties syndicales, q ui cherchèrent à les enfermer dans des accords patronaux, tandis que les groupes spontanéistes qui, en 1969, étaient nettement hégémoniques c hez les étudiants (activement présents dans les usines) se retournaient contre les Conseils qu'ils qualifiaient d' « instrume nts du patronat et du syndicat » (chose pour eux identique).

Il arriva donc que les ouvriers qui avaient été à la tête des premières phases de lutte (avant l'acceptation p ar les syndicats des revendications émanant de la base) et qui étaient liés — surtout à Turin - aux étudiants spontanéistes, restèrent en dehors des Conseils, facilitant ainsi les efforts des bureaucrates pour les récupérer. Les Conseils sont en premier lieu un terrain fertile aux heurts entre la conception révolutionnaire et la conception retormiste, et leur t onction est déterminée par les rapports de forces entre les deux tendances à un moment donné. Même ces Conseils qui s ont nés sous l'impulsion d'ouvriers révolutionnaires, ne sont pas à l'abri de régression et de manœuvres bureaucratiques, tout spécialement s'ils restent isolés. Une des manœuvres pour les isoler et les neutraliser, a été de les propager immédiatement dans un grand nombre d'usines, mais sous une forme apprivoisée : on proposait l'élection sur la de listes électorales ayant une ETATSIDER Tare de et a pistais trois syndicats autres usines) ; on dissimulait une des caractéristiques essentielles des délégués, la révocabilité, etc.

)n essavait surtout de contondre le onctions du Consel avec celles des coteriesse, ns indisperset les commissione commissions internes et, phase internes en plaçant de droit leurs membres dans le Conseil d'usine ou dans le Conseil exécutif.

Les vrais Conseils d'usines surgirent de a pression ouvrière et couvraient depuis e début olusieurs fonctions. Ils étaient de la sorte rongés de l'intérieur par la resen ce des réformistes, par 'absentéisme d'une partie des ouvriers combatifs eux-mêmes (les spontanéistes), tandis qu'à l'extérieur ils se trouvaient encerclés par toute une série d'organismes yul portaient la même étiquette mais avec les fonctions et des caractéristiques tres différentes. Un des plus importants membres du mouvement syndical italien, CARNATI, secrétaire du F.I.M.-C.I.S.L., a parlé d'environ 100 conseils « spontanément » contre plus de 1500 organisés par ce syndicat. Les syndicats ont empêché jusqu'à maintenant toute coordination directe au niveau national et, partout où cela a été possible, au niveau provincial, entre les conseils.

Les Conseils, même lorsqu'ils sont nés d'une manière artificielle sur initiative syndicale (pour parer à une formation mais dès le début sous d'expériences plus avancées) PEUVENT DEVENIR UN TERRAIN DE HEURTS ENTRE LES OUVRIERS REVOLUTIONNAIRES et les bureaucraties syndicales. En effet, tout en étant bureaucratisés, ils représentent articulée, tres liée a la base eccontrôlée toujours une structure beaucoup par celle-ci, donc moins manipulée par les vieilles sections svndicales. Ceci avant tour parce que les délégués sont élus par de petits groupes homogènes d'ouvriers (30 à 40 environ) qui se connaissent bien et gui se classent sur la base de leur expérience directe et non sur des

›ressions extérieures. Le fait que le heurt entre les ouvriers les plus combatits et les bureaucraties réformistes soit resté en Italie sur le terrain de la nature et de la fonction de ce de caine dier plutôt que le mouvement des Conseils et de renouer en même temps avec les expériences classiques.

A cause de cela, les embryons de contrôle ouvrier n'ont pas pu se développer et sont toujours plus exposées à la contre-offensive de la bourgeoisie, d'autant plus dangereuse que la majeure partie des prenaient pe la pe caracase partie des travailleurs ne la prévoient pas, comprennent transitoire et exceptionnel d'une situation embryonnaire de double pouvoir.

La plupart des ouvriers ne comprennent pas que le danger qui menace même ce qui parait en Italie oleinement acquls, a savoir le contrôle sur es cadences réalisé soit à travers l'autolimitation, soit à travers le refus de la présence des chronométreurs dans les ateliers) et le contrôle sur la structure des salaires (refus de l'élargissement de la courbe des salaires, refus des primes individuelles, augmentations inversement proportionnelles qui absorbent une partie des ‹ augmentations au mérite » individuelles, etc.), ou la forme élémentaire de ontrôle sur le personnel qu'est le refus de toutenre de licenciement. En effet ces trois formes de ontrôle limitent déjà la « liberté » capitaliste, et c'est plus que e que le patronat peut supporter. La réaction déjà éprouvée dans plusieurs cas, est celle typique du lock-out, ou de la répression contre les avant-gardes, avec la collaboration des organes d'Etat.

Dans tous les cas, le mouvement serait perdu si on n'arrive pas à opposer aux manœuvres patronales unitaire qui une large mobilisation refuse les arguments capitalistes des difficultés de la production. de la nécessité de rétablir l'ordre pour sauvegarder les sociétés de la crise, en demandant de vouloir contrôler la réelle situation de l'entreprise.

Il est bien évident que, même lorsque cette demande ouvrière peut initialement motivée par le droit des ouvriers de connaitre le sort de l'usine pour se défendre. en réalité cette demande nrésente un caractère révolutionnaire car elle souligne possibilité pour les ouvriers de prendre conscience de la réelle appropriation capitaliste de la plus-value. Naturellement oar « contrôle réel de la situation de l'entreprise » on n'entend pas donner l'accès quelques représentants syndicaux aux registres mystifiés par les conseils d'administration, mais les nesures classiques du contrôle ouvrier ouverture des livres de compte vérification du stock de marchandises, contrôle de la nature des investissements, contrôle des coûts de production effectifs, etc.). Dans cette phase collaboration des employés administratifs et surtout des techniciens de production est décisive. Déjà, pendant l'expérience turinoise et surtout lors de l'occupation des usines en 1920, une élite d'ingénieurs et de cadres s'était placée aux côtés des ouvriers révolutionnaires mettant à leur disposition leurs connaissances techniques. dégagées de la discipline imposée par l'organisation capitaliste.

26 QUA Aujourd'hui où le développement technologique a imposé un important élargissement des couches techniques et administratives avec, comme conséquence la prolétarisation de leurs couches inférieures, le phénomène prend une

BORLETTI SIEMENS, , la lutte un rôle moteur). Mais cette phase pose surtout des problemes politiques plus généraux, le contrôle ouvrier dans l'usine, embryon de double pouvoir par rapport au capitaliste isolé se heurtant à tout le système de domination politique et économique du capitalisme dans son ensemble. Le contrôle des investissements fait ressortir la présence de l'Etat dans l'économie, ou, comme dans le cas de ARMCO-PITTSBOURG, se heurte a la dimension internationale du grano capital.

Encore une fois on se trouve à un carrefour : revenir en arrière jusqu'à perdre les conquêtes partielles acquises ou déplacer la lutte pour le contrôle er Se pose nt une deme sion plus ame dis travailleurs du secteur bancaire nationalisé et privé du secret bancaire.

Evidemment, pendant cette phase, on fait ressortir aux ouvriers moins conscients, le problème de l'auto-défense, de l'organisation alternative de la production et des services, et, en définitive, le problème de la conquête du pouvoir. Les étapes ne seront pas parcourues automatiquement. Beaucoup d'expériences nous rappellent que la ou a manqué une direction révolutionnaire cohérente reconnue par les masses, une situation objectivement pré-révolutionnaire s'est constamment détériorée jusqu'à déterminer de lourdes régressions réactionnaires. Notre tâche actuelle n'est pas seulement de proposer le développement du contrôle ouvrier dans l'usine, mais de lutter aussi pour l'hégémonie parmi les forces de la gauche révolutionnaire en luttant pour l'affirmation d'un programme de transition qui puisse répondre aux exigences les plus urgentes et les plus protondes des masses, en les dirigeant sur des objectits anti-capitalistes. Le controle ouateries en mansion et le piste d'ent essentiel pour l'éducation des masses. Au cœur des luttes de classes, à travers des expériences rattachées constamment à leurs précédents historiques, l'issue de la crise qui bouleverse en même temps. la société capitaliste et les solutions les forcess ne peut être montrée que par

Sont su traduire dans le présent les doctrines du marxisme révolutionnaire, et éviter les dangers du réformisme en s'insérant dans chaque faille du système pour le démanteler.

L'éclosion spontanée et confuse de cette thématique, même là où le stalinisme a exercé le plus profondément son œuvre néfaste de destruction du patrimoine théorique du mouvement révolutionnaire, et où de fausses avant-gardes s'opposaient à l'élévation du niveau de conscience de la classe ouvrière, témoigne que l'exigence du contrôle ouvrier surgit des contradictions objectives de la société capitaliste. A nous de réussir à faire faire au mouvement le saut de la spontanéité à la conscience, pour concentrer les efforts des masses sur les obiectits essentiels d'une stratégie révolutionnaire.

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