Nous avons appris la triste nouvelle que, tôt dans la matinée du 1ºr mars, Javier de Varona, jeune intellectuel cubain de grande valeur, a mis fin à ses jours.
Il avait étudié le droit, était un écrivain et sa montrait un professeur de philosophie prometteur. Les raisons de son suicide n'ont pas été données.
Il avait rejoint l'aile gauche du Mouvement du 26 juillet dans les jours difficiles de la lutte contre la dictature de Batista. A la suite d'exceptionnelles expériences de lutte révolutionnaire et d'études acharnées il était devenu un marxiste léniniste de grande valeur.
Tout en appartenant au « tiers-monde », il avait compris l'importance de la lutte révolutionnaire dans les pays capitalistes avancés, et suivait son développement avec un intérêt très considérable.
En tant qu'intellectuel d'un pays socialiste, il était profondément préoccupé dans ses dernières années par l'important problème des déformations bureaucratiques dans ces Etats.
Lorsqu'il mourut à l'âge de 34 ans, il était arrivé à un faite de sa puissance intellectuelle. I étudiait des problèmes comme la nécessité historique de la révolution cubaine et la véritable histoire de cette révolution. | se concentrait sur le concept de la révolution en tant que processus continental. D'autres sujets occupaient également son attention.
A ceux qui le connaissaient bien, il laisse le souvenir vivace d'une insatiable curiosité, d'un constant échange d'idées et de sa dévotion passionnée à la cause de la révolution prolétarienne.
Sa mort prématurée constitue une perte cruelle pour la vie intellectuelle marxiste de son pays.