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La revue › n° 45

Nouvelles formes de la structure dualiste de l'économie japonaise (fin)

Tatsuo Tomahika · Quatrième Internationale, n° 45 · septembre 1970 · p. 41-48 · 6 022 mots

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Suite du N° 44

VI. - LE CHANGEMENT DE STRUCTURE DU DUALISME

DANS LE SYSTEME DE L'EMPLOI

La présence d'une contradiction fondamentale dans la structure dualiste est révélée par le fait que la différence du niveau de salaire par échelle de firmes diminue

TABLEAU 2 : différences de salaires et maintenant en contraste avec l'augmentation relativement lente de la productivité des petites et moyennes entreprises (voir tableau 2) : de productivité dans l'industrie japonaise de de 1000 personnes = 100)

Différences de productivité en

1966 pp. 8-9)

valeur valeur

1960 aioutée par personne ajoutée par personne

1966

1963 générale ‹ aventuriste ». Selon la politique du soi-disant Front Uni Démocratique National, défendue par le P.C. japonais et le P.C. chinois, les travailleurs japonais devaient serrer les coudes avec les patrons « démocratiques › des petites et moyennes entreprises « opprimées » par le capital monopoliste soutenu par l'impérialisme amé. ricain. D'autre part, la veille du 17 avril, la direction du Sohyo obtint un compromis avec le patronat et ordonna l'annulation de la grève, tout en reprochant sévèrement la trahison du P.C. japonais, tentant ainsi de cacher sa propre position opportuniste aux yeux des travailleurs.

Quant au P.C. japonais, il a largement perdu son influence passée sur le mouvement ouvrier organisé du Japon à cause de sa tactique honteuse contre la grève du 17 avril 1964, et il a été obligé d'adopter un caractère davantage petit bourgeois. Quelques-uns des dirigeants responsables du parti dans le mouvement ouvrier furent exclus du parti en étant traités de « révisionnistes ». (C'était la deuxième plus grande affaire d'exelusion du P.C., suivant celle des dirigeants militants du Zengakuren sur une ligne de pensée trotskyste dans la derfabrication par taille

Taille des firmes en| nombre d'ouvriers nombre d'ouvriers

Plus de 1000

300-999

100-299

30-99

10-29

4-9

:

1960

(plus

1963

Dès 1964, la classe ouvrière japonaise en a donné la preuve vivante par ses actions. La « lutte de printemps » en 1964 des syndicats conduits par le Sohyo porta un coup supplémentaire aux petites et moyennes entreprises à une époque où la politique monétaire restrictive contre la situation difficile de la balance des paiements les faisait entrer en crise. Pour la première fois depuis la lutte contre le Traité de sécurité nippo-américain en 1960, des syndicats adoptèrent une attitude aggressive envers l'inquiétude des patrons, car il n'y • avait pratiquement pas de grosse différence de grandeur entre les revendications salariales avancées par les syndicats des petites et moyennes entreprises, et celles avancées dans les grandes compagnies. Ceci reflétait la pénurie de main-d'œuvre qui s'était révélée après la rapide absorption de toute la force de travail du pays par l'industrie urbaine en expansion.

Comme stratégie générale de cette lutte du printemps 1964, la direction réformiste du Sohyo allait préparer une grève générale pour le 17 avril. Mais le P.C. japonais alors sous la forte influence du P.C. chinois lança une campagne pour empêcher la grève

Différences de salaire

Différences de salaire

(Cyusho Kigyo Hakusho, année fiscale 1968,

QUATRI nière moitié des années 50). Après cela, les exclus organisèrent indépendamment et séparément, grossièrement parlant, trois groupes, basés sur les principes d'une « réforme de structure » semblable aux idées du Parti communiste italien représenté alors par Togliatti.

Ces groupes partisans de réformes de structure reflétaient indirectement la croissance rapide des grandes industries japonaises et avaient une petite influence — principa lement idéologique — dans le mouvement ouvrier dirigé par Sohyo, alors que le P.C. avait fait des efforts supplémentaires pour représenter les points de vue des secteurs prémonopolistes, conservateurs et des firmes des firmes

1960 1964 1966 plus de 500 100 100 100

100 - 499 93.5 101.8 99.4

30 - 99 87.7 102.0 97.6 10 - 29 101.6 96.3

Le système traditionnel de paiement des salaires dans les grandes entreprises était sujet à la pratique de lier les gains à l'ancienneté plutôt qu'à la fonction. Les jeunes travailleurs, vivement conscients de la demande croissante dont ils sont l'objet, remettent en question cependant ce système établi de paiement des salaires. Et le mur solide qui sépare le marché du travail pour les grandes entreprises de celui des plus petites que nous mentionnons dans le chapitre 3 est en train de s'écrouler. La mobilité des jeunes travailleurs s'élève d'une compagnie à une autre pour de plus hauts salaires, inconsidérément de la taille de l'entreprise.

D'un autre côté, quelques-unes des firmes de pointe ont décidé déjà d'entrepren-

La proposition de fonder la Shin-NipponSeitetsu (Nouvelle Compagnie Japonaise de l'Acier) par la fusion de Yahata Steel et de Fuji Steel a soulevé de chaudes discussions parmi les usines, les administrateurs et les économistes. La Shin-Nippon-Seitetsu de. vrait prendre la deuxième place dans le monde pour la production de l'acier, et une

EME INTERNATIONALE lourdement opprimés, de l'économie japonaise, et ne possédait pas de politique industrielle propre.

Nous devons maintenant réexaminer le problème crucial de la pénurie de maind'œuvre au milieu des perspectives de libéralisation de l'importation de capitaux et de tarif préférentiel. Le niveau des salaires pour les nouveaux employés est quelquefois plus élevé dans les petites et moyennes entreprises que dans les grandes, à cause des efforts plus soutenus des premiers pour attirer de jeunes travailleurs qui étaient peu nombreux sur une base compétitive par rapport aux derniers. (Voir tableau 3.) 1968 1960 1964 1966 1968 100 100 100 100 100 100.1 91.2 95.2 98.0 94.898.3 86.3 94.5 97.4 91.8 96.5 91.2 95.3 88.1 dre des études de poste dans leurs usines afin de se préparer à l'institution d'un système moderne de paiement des salaires déterminé par l'évaluation du poste let non par le nombre des années de service, tandis que sa mise en place est plus ou moins ajournée par l'opposition des syndicats traditionnels qui jugent défavorable aux vieux travailleurs l'introduction de ce principe de paiement selon les résultats. En dépit de quelques soupçons de résistance, il est tout à fait sûr que la structure traditionnelle du dualisme est en train de s'effondrer au profit d'un autre type de structure déterminé par la tendance inévi. table à la pénurie de main-d'œuvre, au début d'industrialisation des nations de l'ExtrêmeOrient, et à d'autres facteurs qui seront étudiés dans le chapitre suivant. part invincible du marché japonais de lacier.

Les administrations de grandes firmes et les bureaucrates du ministère de l'Industrie et du Commerce extérieur saluèrent cette fusion géante en pensant qu'elle pourrait éviter une duplication des investissements et financer en les utilisant efficacement de

TABLEAU 3 : disparité des niveaux de salaires pour les nouveaux employés dans les industries de fabrication.

(plus de 500 employés = 100)

Diplômés des hautes écoles

Diplômés des lycées

Dimension

(Cyusho Kigyo Hakusho, année fiscale 1968, pp. 37).

VII. - CONCENTRATION INDUSTRIELLE

ET LIBERALISATION DE L'IMPORTATION DE CAPITAUX

TABLEAU 3 : disparité des niveaux de salaires pour les nouveaux employés dans les

(plus de 500 employés = 100)

Diplômés des hautes écoles

(Cyusho Kigyo Hakusho, année fiscale 1968, pp. 37).

VII. - CONCENTRATION INDUSTRIELLE

ET LIBERALISATION DE L'IMPORTATION DE CAPITAUX vastes sommes pour la recherche technologique et ainsi renforcer la puissance compétitive de l'industrie de l'acier au Japon, qui se trouve sous une forte pression provenant de la libéralisation de l'importation des capitaux. Au contraire, les administrateurs de la Fair Trade Commission et quelques secteurs « progressistes » parmi les économistes modernes s'opposèrent à la fusion, proclamant qu'elle créerait une domination monopoliste de la Shin-NipponSeitetsu et limiterait la concurrence entre de multiples entreprises privées, dont ils pensaient qu'elle avait été le facteur essentiel de la croissance extraordinaire de l'économie japonaise d'après guerre. Le P.S. et le P.C. sont aussi opposés à la fusion, pas seulement en raison de leur crainte de l'exploitation monopolistique, mais hélas en raison de leur inclination conservatrice envers la partie la plus arriérée de la structure dualiste et contre sa domination par le secteur le plus développé.

Malgré ces résistances, cependant, la tendance à la concentration industrielle et à la concentration des capitaux au niveau interindustriel se poursuivra sur une plus large échelle. La croissance récente de l'économie japonaise avec son énorme Produit National Brut qui suit ceux des EtatsUnis et de I'U.R.S.S., a exigé la réorganisation de sa structure de telle sorte que s'établisse une nouvelle hiérarchie de sociétés correspondant au rapide progrès technologique.

De telles sociétés dans différentes industries, par exemple l'industrie pétrochimique et l'industrie du fer et de l'acier, ont été combinées régionalement, techniquement et financièrement, en un système intégré qu'on appelle souvent « combinat ». Et, en même temps, l'échelle d'unité d'implantation ou d'équipement devient de plus en plus large. Dans l'industrie pétrochimique, l'échelle optima de production s'est élevée de 100.000 tonnes à 300.000 tonnes de pétrole par an, et dans l'industrie d'affinage de l'aluminium, l'échelle unité d'affinage dépassera bientôt les 100.000 tonnes par an.

A plus longue échéance nous devons noter la nouvelle perspective apportée par la libéralisation de l'importation des capitaux et son rapport particulier avec la structure dualiste. L'économie japonaise d'après guerre était caractérisée par son isolement du capital étranger. Bien qu'il fut rapidement nécessaire de combler le retard technologique et la pénurie de capitaux dans le processus de reconstruction, la politique traditionnelle du gouvernement japonais fut d'introduire la technologie sur la base de licence ou d'achat de brevets plutôt que par l'échange, par participation égale du capital étranger dans les compagnies japonaises. Contre l'investissement direct par des étrangers, le gouvernement s'appuyait sur une

LONALE 43 politique restrictive pour défendre les petites et moyennes entreprises, alors qu'il possédait un plan à long terme pour « liquider l'économie dualiste». L'entrée sans restriction du capital étranger, avait-il été dit, provoquerait la banqueroute des entreprises domestiques arriérées et par suite le désordre social. Mais maintenant, le gouvernement japonais ne peut éluder la puissante exigence d'une libéralisation de l'importation des capitaux par les partenaires de l'OCDE. Les premières mesures de libéralisation d'importation des capitaux entrèrent en vigueur en juillet dernier, et les secondes au milieu de 1969. La fin de 1971 est la date limite rectifiée pour une libéralisation presque complète. Pendant qu'il prend ces mesures, le gouvernement a l'intention d'étendre la libéralisation complète à une large gamme d'industries, depuis celles des conserves, régies par de petites entreprises arriérées, aux plus récentes industries technologiques (automobiles, pétrochimie, ordinateurs ou autres nouvelles industries électroniques). Comme on l'a vu ci-dessus, la politique industrielle du gouvernement est contradictoire, comme c'est le cas de la politique agricole. Elle hâte le renforcement de la puissance compétitive des grosses industries d'une part, mais elle ne voudrait pas entreprendre la réforme complète de la structure dualiste traditionnelle à cause de la faiblesse qui demeure de la bourgeoisie japonaise.

Examinons maintenant de plus près l'effet de la libéralisation de l'importation des capitaux du point de vue du système de l'emploi. Comme nous l'avons souvent dit, une grande expansion de l'industrie japonaise a largement dépendu de la production en sous-traitance par de petites et moyennes entreprises fabriquant des pièces détachées ou des matières travaillées et des produits semi-finis pour les grandes firmes.

Afin de renforcer leur puissance compé titive dans les domaines de la technolo• gie el du capital, certaines vastes entreprises mères exigent maintenant que les firmes sous-traitantes réduisent leurs coûts des pièces ou des traitements et en élèvent la qualité. L'installation de firmes étrangères au Japon résultant de la libéralisation de l'importation des capitaux conduira les grandes firmes indigènes sur cette voie.

Ainsi nous pouvons observer le fait que, dans quelques entreprises comme la Yahata Steel Company, un système mixte d'emploi de travailleurs réguliers et de travail. leurs irréguliers est introduit au sein même d'un atelier ou d'une usine. Le niveau normal des salaires pour les travailleurs réguliers employés par Yahata n'est pas applicable aux travailleurs de sous-traitance ou aux travailleurs temporaires entreprenant d'autres sortes de travaux que les travailleurs

QUATRI réguliers, bien que les uns et les autres travaillent dans le même atelier ou la même usine de Yahata.

Le pourcentage entre travailleurs réguliers et irréguliers est de 50-50 dans quelques usines de Yahata. Ceci n'est pas négligeable. Le terme « structure dualiste» a souvent été utilisé industrie par industrie ou firme par firme, mais, dans ce cas, la structure dualiste de l'emploi existe à l'intérieur même d'une seule usine. Aujourd'hui, de plus en plus de femmes mariées, libérées de leurs travaux ménagers à cause de l'introduction de l'appareillage électro-ménager et du développement des kindergarten pour familles qui en ont les moyens, grâce à des revenus plus élevés, cherchent des emplois à temps partiel dans les industries de fabrication. Elles fourniront une source massive de travailleurs temporaires et de sous-traitance. Une autre source de travailleurs temporaires de l'in. dustrie est et sera le secteur agricole. • L'observation historique nous BOuS enseigne que, dans le milieu des années 30, la part des revenus non agricoles dans le revenu total de la communauté agricole était d'environ 20% et qu'elle tomba à 10% immédiatement après la seconde guerre mondiale, mais au milieu des années 50, elle s'éleva de nouveau à environ 40 %.

On voit souvent dans les zones rurales du Japon que de nombreux paysans et leurs fils font du travail temporaire dans l'industrie urbaine ou le secteur commercial pendant que leurs femmes et grands parents cultivent leur petit lopin de terre. Dans ce cas typique, les membres de la famille ne peuvent entrer dans l'in. dustrie complètement à cause de l'absence de politique financière du gouvernement pour le garantir, laissant intacte la petite culture inefficace. L'immobilité de la terre subsiste en dépit des clameurs répétées

Bien que les exportations du Japon aient démarré après un retard prolongé du à la reconstruction d'après guerre, elles se sont étendues à un taux annuel de 14,6% de 1956 à 1966. Pendant cette décennie, le taux de croissance des exportations japonaises était plus du double de celui du commerce mondial. La part des exportations du Japon dans les exportations totales du monde atteignit 5,5 ou 6 %. La supériorité du Japon dans sa compétitivité des prix due à sa main-d'œuvre bon marché a rendu possible cette grande expansion des exportations. Les produits nécessitant beaucoup de travail constituèrent la majorité des marchandises exportées jusqu'à présent. Nous pouvons faire ressortir le caractère dualiste de son commerce dans le sens où le poids des produits nécessi-

EME • INTERNATIONALE des administrateurs en faveur d'une échelle optima de la culture ; c'est pourquoi les sources de travailleurs temporaires el de sous-traitance de l'industrie urbaine ne tariront pas. Ceci coexiste avec la pénurie de jeunes travailleurs.

La libéralisation de l'importation des capitaux, liée au récent développement des pays de l'Asie du Sud-Est, créera une situation grave pour la classe ouvrière japonaise, à travers la création de directions d'un nouvel ordre comme cela est mentionné ci-dessus. La traditionnelle structure dualiste est maintenant transformée dans des conditions de pénurie de main-d'œuvre, pendant qu'un nouveau type de structure dualiste se crée, avec l'extension de son assise en direction des pays asiatiques en voie de développement.

Enfin, il est nécessaire de mentionner le mouvement international de la main-d'œuvre distinet de celui du capital. Le Japon d'après-guerre a été et est encore fermement protégé contre l'importation de main-d'œuvre étrangère bon marché, ce qui est tout à fait différent de la situation des nations de la CEE qui sont l'objet d'un afflux massif de main-d'œuvre bon marché en provenance du Sud de l'Europe, de la Yougoslavie, du Maghreb, de la Turquie et même de la Corée du Sud. Malgré le fait souvent observable de l'entrée illégale de travailleurs coréens cherchant de plus hauts salaires au Japon, le gouvernement japonais interdit le mouvement direct de maind'œuvre étrangère, ce qui reflète sa crainte d'un éventuel conflit national. Dans ce sens, la structure dualiste externe qui entoure le Japon ne se forme pas seulement maintenant à l'intérieur du pays même, mais à travers l'exportation de capitaux, avec la combinaison directe du capital japonais et de la main-d'œuvre bon marché dans les pays de l'Asie orientale sur les lieux. tant beaucoup de travail était exporté de façon écrasante vers les pays développés alors que les biens nécessitant beaucoup de capital étaient surtout exportés vers les pays en voie de développement.

Vers la fin des années 60, cependant, la situation a complètement changé. Les biens provenant de beaucoup de capital ont rapidement remplacé ceux avec beaucoup de travail dans les exportations en raison de l'élévation du coût de la main-d'œuvre. En 1966 la part des premiers dans les exportations totales vers les nations industrialisées s'éleva à 49,6% par rapport à 32,2% en 1961. Et la part des petites et moyennes entreprises dans les exportations japonaises de produits industriels tomba de 55,1% en 1963 à 43,1% en 1967 et 40,6 % en 1968.

VIII. - POTENTIEL D'UNE COOPERATION SOVIETO-JAPONAISE

VIII. - POTENTIEL D'UNE COOPERATION SOVIETO-JAPONAISE

Mais, dans la perspective du commerce extérieur japonais, les conditions ne semblent pas être aussi favorables pour les exportations. Depuis l'écroulement du système féodal, les Etats-Unis ont été le plus important partenaire commercial du Japon. Dans la période d'avant-guerre, ses plus grandes exportations, surtout vers les EtatsUnis, étaient les textiles et des articles divers. Aussi surprenant que cela puisse être, les rapports actuels complémentaires Japon avec les Etats-Unis peuvent être exprimés par le fait que, dans le domaine des marchandises lourdes et chimiques, cette description s'applique encore avec une légère révision seulement. Les biens dominants exportés sont les produits caoutchoutés, les produits de verre, les vêtements, les chaussures et du matériel léger tel qu'équipement de bureau, les appareils électriques et les instruments optiques. Et nombre d'entre eux sont les domaines même dans lesquels d'autres pays asiatiques concentrent leurs efforts pour s'industrialiser et rivaliser avec le Japon comme nous l'avons mentionné dans le chapitre 4.

Il est certain que, dans les années récentes, le capitalisme japonais a été fier d'avoir réussi à introduire du matériel électro-ménager aux Etats-Unis. Le fait a été accepté comme preuve à la fois de la capacité inventive et de la puissance compétitive du Japon. C'est ici qu'apparaît pourtant un facteur qui assombrit les perspectives d'exportation dans ce domaine. En fait, il existe un déclin graduel des dépenses militaires pour la production électronique aux EtatsUnis, et cette tendance sera stimulée s'ils se retirent du Sud-Vietnam. Ayant été occupés par les exigences militaires dans le passé, les industriels américains n'ont pas résisté à la concurrence japonaise dans le domaine du matériel ménager. Mais à l'avenir ils ne céderont aucune part du marché intérieur américain' si facilement, l'administration Nixon qui a succédé à celle de Johnson encouragera une telle résistance. En même temps, il deviendront des concurrents plus dangereux pour les producteurs japonais également sur les marchés du Tiers-Monde.

Au contraire, le potentiel croissant 'du commerce entre le Japon et les Etats ouvriers doit être cité, non seulement à cause de ses implications politiques mais aussi en raison du fait que, s'il se réalise, « l'échange de produits agricoles et industriels bruts pour des biens de production représenterait une sorte de complémentarité commerciale, que le Japon n'a pas encore réa. lisée avec succès sur une échelle substantielle avec aucune autre région et qui serait un facteur dynamique dans le développement du Japon aussi bien que de la Chine continentale et de la Sibérie orientale > comme l'a écrit Léon Hollerman dans son analyse précise La dépendance du Japon de

IONALE 45 l'économie mondiale. Aujourd'hui, le degré d'adaptation des exportations de machines japonaises à l'U.R.S.S. et au bloc de l'Europe de l'Est s'élargit, passant de 90 (1956), à 106 (1961) et 112 (1966) alors que celui de IU.R.S.S. aux pays de l'Europe de l'Est montre un déclin considérable dans la dernière décennie.

Ceci permet de supposer une coopération fructueuse croissante entre le Japon et les Etats ouvriers à un niveau très élevé et la nécessité urgente de réorganiser le système traditionnel du COMECON qui n'a été rien d'autre qu'une version étendue du « socialisme dans un seul pays » dirigé par le Kremlin et coupé de la dynamique de l'économie mondiale. • De plus, on doit se rappeler que, bien que la dépendance des exportations du Japon vis-à-vis de la Chine, énorme marché potentiel pour le Japon, soit faible (3,2% en 1966) en terme de degré d'association, la dépendance du Japon était relativement élevée (0,36 en 1961 et 3,56 en 1966), immédiatement après l'Asie du Sud-Est, car le poids de la Chine dans le commerce mondial était très faible (0,9 %). Parmi les pays capitalistes avancés, le Japon est le plus grand partenaire commercial de la Chine en exportations et importations.

Les rapports éventuels du Japon avec les Etats ouvriers ne s'arrêtent pas aux affaires commerciales. L'.U.R.S.S. affronte maintenant un problème important qui est de répartir ses forces productives croissantes d'une façon harmonieuse régionalement. Cela dépend d'un développement plus rapide de l'industrie énergétique. Mais. la fourniture d'énergie pour un élargissement supplémentaire des forces industriel. les est limitée dans le cadre de la partie européenne de l'U.R.S.S. La nécessité du développement de la Sibérie provient de ce fait. La Sibérie possède des richesses pratiquement illimitées de charbon, de gaz naturel, de pétrole, de bois de construction et d'eau pour la production d'électricité. Afin d'utiliser ces ressources au maximum, pourtant, il doit y avoir' une forte demande pour elles et une énorme masse de capitaux investis.

Selon la conférence de Nekrassov, président du Comité de Planification pour l'allocation des forces productives du Gosplan de l'U.R.S.S., tenue devant la Nippon-KeizaiShinbun Company le 28 février 1969, on attend de l'économie japonaise hautement développée qu'elle investit son capital en expansion dans le développement des ressources de la Sibérie orientale, tandis que les ressources de la Sibérie occidentale seront envoyées directement à la partie européenne de l'U.R.S.S. Nekrassov considère que le gaz naturel et le pétrole, dans leur forme originelle, et le charbon, après avoir été transformé en électricité, pourront être transportés de la Sibérie orientale au Japon

QUATRI directement par pipe-lines sous la mer du Japon, en tant que puissante fourniture d'énergie à l'industrie japonaise. Selon les dernières nouvelles, la création de ces pipe-lines commencera cette année même sur des bases publiques et privées entre IU.R.S.S. et le Japon respectivement. Quant au charbon, Mitsui, Mitsubishi et Marubenilida étudient avec la Fuji Steel Company un grand plan de développement des mines de Sibérie. Comme l'Economist de Londres l'a écrit : « Le Japon fournirait des machines et l'équipement, depuis le logement jusqu'au matériel de construction des chemins de fer, et importerait du coke en retour. » Cela signifie certainement . le premier craquement de la glace sibé rienne ». Le rêve tracé par N. Khrouchtchev dans les années 50 de développer les terres vierges de Sibérie pourrait prendre un visagée réel avec l'aide de la technologie et du capital japonais.

Non seulement l'U.R.S.S., mais aussi les pays de l'Europe de l'Est cherchent des possibilités de coopération avec les entreprises japonaises en développement à la suite de la libéralisation de l'importation des capitaux au Japon. Récemment, Rudo-Metal, le groupe bulgare import-export d'acier, a décidé de prendre une participation dans la Nichitale Trade Company du Japon avec 50 % du capital de cette nouvelle société mixte. Le groupe roumain des produits

IX. - LA MINORITE

Indépendamment de ses efforts pour aménager les conditions de la libéralisation de l'importation des capitaux, le gouvernement japonais et le ministère du Travail hésitent à introduire une main-d'œuvre étrangère bon marché, bien que encouragement à le faire grandisse actuellement sous la pression récente due à la pénurie de maind'œuvre domestique. Du point de vue historique, le capitalisme japonais n'a pas réussi à assimiler la minorité coréenne. Elle a été surtout exelue des offres d'emploi par les industries japonaises. Beaucoup de Coréens sont engagés dans des activités improductives, coupées même de la partie inférieure de la structure dualiste.

Ce fait montre l'incapacité du Japon à utiliser la main-d'œuvre étrangère pour son expansion industrielle. En outre, il semble certainement dangereux d'agir ainsi pour la structure fragile de la politique japonaise, en raison de la situation critique provoquée par la guerre du Vietnam, de la tension entre la Corée du Nord et la Corée du Sud et d'autres problèmes cruciaux liés à la pauvreté de l'Asie. Aux yeux du régime conservateur du Japon, l'entrée de main-d'œuvre étrangère peut apparaître comme une importation de germes de

EME INTERNATIONALE chimiques et l'Ataka-Sangyo du Japon vont lancer une entreprise commune 50 % - 50 % à Tokyo, avec un plan d'exportation de marchandises roumaines vers d'autres marchés. La Bulgarie, la Roumanie, la Hongrie et le Nord-Vietnam proposent de mettre sur pied des firmes communes avec le capital privé japonais dans les domaines du matériel électrique, des machines-o rils, des produits chimiques, des textiles, ete. La Tchécoslovaquie est aussi avide de coopérer avec le Japon.

Bien que ces exemples ne sont encore qu'épisodiques, il n'y a aucun doute que les Etats ouvriers sont fortement enelins à recevoir l'aide des forces productives croissantes et de la technologie sans cesse améliorée du Japon. La seule chose qui détermine le rythme lent d'une coopération remplie d'espoirs entre le Japon et les Etats ouvriers est le fait même que celuici a un mode de production capitaliste el que les bureaucrates sont trop timides pour prendre en considération une économie socialiste internationale libérée de la doctrine stalinienne du « socialisme dans un seul pays ». Mais le point le plus crucial sur ce problème est le fait qu'au Japon, tous les groupes de gauche, même les étudiants radicalisés, n'accordent aucune attention au potentiel montant d'une telle coopération économique planifiée russo-japonaise. COREENNE AU JAPON conflits politiques en provenance de l'Asie capitaliste déchirée. Ainsi, le problème de la minorité coréenne dans le Japon d'aujourd'hui doit être reconsidéré dans ce contexte de libéralisation économique, avec la formation d'une structure dualiste extérieure, aussi bien que du point de la poli tique asiatique dans son ensemble. Dans ce chapitre, nous examinerons sommairement la position historique de la minorité coréenne comme premier pas en direction d'un tel réexamen.

A la fin de la Deuxième Guerre mondiale, il y avait environ 2,4 millions de Coréens vivant au Japon, qui y étaient venus depuis la conquête de la Corée en 1910 à cause des emplois et de salaires plus élevés. Bien que le rapatriement des Coréens chez eux ait été effectué sur une large échelle après la reddition du Japon en 1945, il en resta environ 600 000, dont 300 000 à 400 000 avaient immigré au Japon avant 1930 et s'y étaient installés définitivement. Pen dant la croissance rapide de l'économie japonaise des années 50 et 60, presque tous ont été confinés à la partie la plus basse de la structure dualiste de l'industrie. Quelquefois ils en ont même été exelus et sont sans emploi productif. La vie économique des résidents coréens a à peine changé de celle des jours misérables d'avant-guerre. Concentrés dans les quartiers les plus peuplés de Tokyo et d'Osaka, beaucoup ont été et sont sans emplois, la majorité de ceux qui ont eu la chance d'être employés sont des travailleurs non qualifiés. Les gens les plus à l'aise tiennent des dancings, des salles de billard, des cinémas et des restaurants. En raison de la condition marginale de leur vie économique et de leur condition sociale très opprimée, le taux de criminalité coréen au Japon est six fois plus élevé que celui des Japonais.

En 1960, environ 440 000 Coréens résidant au Japon ont décidé de se déclarer citoyens de la République Populaire Démocratique de Corée (Corée du Nord), et environ 160 000 citoyens de la République de Corée (Corée du Sud). Du point de vue politique, les premiers sont sous l'influence du Zainichi Chosenjin Sorengokai, ou Chosoren

IONALE 47 hebdomadaire pour l'Unification de la Corée), ses membres furent éminemment actifs dans les luttes contre les effets du Traité entre le Japon et la Corée du Sud en 1965. Leur organisation politique, ayant son centre à Tokyo, la Ligue Nationale pour l'auto-unification de la Corée du Sud possède un programme d'action fondé sur l'unification pacifique et indépendante de la patrie coréenne, par l'autodétermination nationale et l'application rapide d'élections générales pan-coréennes pour une unification conforme aux principes démocratiques. Ils se sont intéressés aux mouvements d'émancipation du tiers-monde et ont publié des traductions japonaises du programme politique du F.N.L. sud-vietnamien, la résolution de l'O.L.A.S. sur le problème coréen, ete., dans les pages du « Tong Il Choseon Shinmoon ».

On doit remarquer, cependant, que cette ligue est un mélange de modérés et de personnes radicalisées, ou de personnalités pro-Park et de diverses variétés de socialistes. Cette hétérogénéité conduisit à une scission grave en son sein. En mars de l'an dernier, la tendance opposée à la position neutraliste du rédacteur en chef du « Tong Il Choseon Shinmoon » construisit sa propre fraction de gauche et commença la publication du « Min-Jok Tong Il » ( Minzoku Toitsu Shinbun, journal pour une unification de la nation). La différence fondamentale entre le groupe « Tong Il Choseon Shinmoon » et celui du « Min-Jok Tong Il » réside dans leur attitude envers l'unification de la Corée. Alors que le premier présente une vague idée d'homogénéisation du système capitaliste de la Corée du Sud et du système socialiste de la Corée du Nord, correspondant à la soi-disant « théorie de la convergence » de Jan Tinbergen, le second vise à résoudre le problème de l'unification en s'attaquant à la contradiction fondamentale existant entre les systèmes sociaux différents et appelle au rejet des forces américaines de la Corée du Sud et à l'élimination des partisans de la politique américaine par la volonté propre de la nation coréenne. Des articles récents du « Min-Jok Tong Il » valent la peine d'être remarqués en raison de leur attitude positive envers la politique du Parti pour une Révolution Unifiée, le Toitsu Kakumei To (parti clandestin en Corée du Sud ayant un programme en quatorze points en faveur de la lutte armée pour l'émancipation de la Corée du Sud. Il s'écroule à présent, à la suite de la condamnation à la peine capitale de ses dirigeants par le régime de Park).

La politique des groupes japonais de gauche au milieu de l'internationalisation accélérée de l'économie sera jugée selon leur attitude envers ces mouvements coréens au voisinage même de leur vie n.i. tique.

(Fédération Générale au Japon), contrôlé du Nord, alors que l'influence du Zai

Kyoryumindan, ou des Résidents Coréens par le gouvernement les derniers sont sous nichi Daikanminkoku

Mindan (Communauté des Résidents Coréens au Japon) soutenu par le gouvernement du Sud. Depuis sa fondation en 1948, le Mindan fut la plus faible des deux organisations. Sa direction, un groupe conservateur et relativement prospère issu des classes moyennes, ne s'identifiait plus avec la majorité des Coréens. Cette direction, manquant de l'arme idéologique si victorieusement employée par le Chosoren, armé de la « pensée de Kim Il Sung », se trouva incapable d'obtenir le soutien chaleureux de la majorité des Coréens.

Dans cette situation critique, un groupe nationaliste radicalisé, opposé au gouvernement militaire de la Corée du Sud aussi bien qu' au stalinisme, s'est développé au sein du Mindan même, sous le grand impact de la révolution d'avril 1960 en Corée du Sud. La Révolution d'Avril provoqua la démission du président Syngman Rhee et ouvrit la voie à la revendication massive de l'unification des deux Corées. Effrayés par la montée sans précédent d'un courant d'unification, des éléments de l'armée du. Sud firent un coup d'Etat à Séoul et s'emparèrent du contrôle du gouvernement civil dirigé par le Premier ministre Chang Myung en mai 1961. De nombreuses personnalités qui étaient à la tête du mouvement d'unification furent arrêtées et condamnées à mort. Mais certains réussirent à s'évader de la Corée du Sud et, au Japon ils rejoignirent les étudiants coréens alors radicalisés dans les universités et les lycées japonais, formant un troisième mouvement, très réduit en nombre, parmi les organisations coréennes du Japon.

Armé d'un organe, le Tong Il Choseon Shinmoon (Toitsu Chosen Shinbun, journal

CONCLUSIONS

La lutte du printemps 1969 se termina par une augmentation considérable des salaires, en moyenne supérieure de 15 % aux augmentations de l'année passée, dans les grandes entreprises. Un grand nombre de syndicats ont participé au mouvement de grève et obtinrent quelquefois une augmentation de salaires plus élevée que prévue.

Désormais, le coût aceru de la maind'œuvre, en raison de sa pénurie, pousse le patronat à changer son mode traditionnel d'investissement. Si nous divisons les investissements d'équipement en investissements nécessaires pour une augmentation du travail sous le même taux de capitaltravail (simple investissement d'expansion) el en investissements nécessaires pour une augmentation du taux capital-travail, et si nous divisons encore le dernier en investissement provoqué par une avance en valeur relative de travail (investissement pour l'économie de la main-d'œuvre) et en investissement pour l'expansion de l'échelle de production (investissement d'expansion d'échelle), on voit que le taux d'investissement de simple expansion venant de l'augmentation de la force de travail a décliné en 1966 et 1967 pendant que le taux d'investissement pour l'économie de main-d'œuvre s'est considérablement élevé.

Ce changement d'objet des investissements accompagnera la forte offensive menée par les patrons contre les travailleurs prenant la forme de réallocation de la main-d'œuvre, de licenciements, de contrôles administratifs du niveau des salaires (politique des revenus), etc.

Du point de vue de la classe ouvrière, pourtant, cette tendance d'investissement intensif de capitaux pour économiser la main-d'œuvre, dans la mesure où elle garantit une augmentation de la productivité, pourrait signifier une possibilité grandissante à la fois d'une augmentation de salaire sur une large échelle par ouvrier et une réduction des heures de travail.

En contraste avec cette situation concernant la partie supérieure de la structure dualiste, les petites et moyennes entreprises, à court de jeunes travailleurs à bon marché, affronteront de plus en plus de difficultés SOUS la concurrence sévère des pays en voie de développement de l'Asie orientale. L'économie japonaise, tenue par le mode de production capitaliste, sera incapable de liquider la structure dualiste intérieure, mais s'orientera sur une expansion de la partie la plus basse de sa structure dualiste vers l'Asie orientale, avec le soutien d'organisations internationales pour le développement, tant sur des bases gouvernementales que privées. Maintenant, après le dé clin de la domination monopolistique des compagnies américaines dans le monde, un capital multinational commence une fonction expérimentale d'accélération de l'industrialisation et de développement de la production agricole dans le tiers-monde. Cette possibilité est en cours d'expérimentation dans de nombreux pays de l'Asie orientale, particulièrement en Corée du Sud et à Formose. Le Japon, avec sa riche capacité productive, mais avec sa pénurie de main-d'œuvre el de ressources, doit jouer un rôle important dans le développement asiatique avec la coopération internationale.

Ainsi, une politique industrielle pour la liquidation totale de la structure dualiste dépend exclusivement d'un front uni des travailleurs des grandes et des petites entreprises, et doit être combinée avec un programme radical pour le développement de l'Asie, distinet du timide plan du gouvernement japonais pour étendre la structure dualiste de l'échelle nationale à l'étranger. La classe ouvrière japonaise doit prendre l'offensive. Elle doit exiger la publication intégrale des documents patronaux, la nationalisation du sol urbain, une échelle optimum de culture agricole comme éléments d'un programme de transition. De plus, lorsqu'on considère la tendance croissante du système dualiste de l'emploi au sein d'un atelier ou d'une usine, cela ne doit pas être analysé seulement du point de vue économique des différences de salaires, mais aussi du point de vue politique et social de la conscience de classe, produite par la discrimination entre les travailleurs réguliers et les employés temporaires ou de sous-traitance.

Enfin, nous devons noter que le changement structurel de l'industrie japonaise a rendu possible un rapport complémentaire élevé avec le développement économique de l'U.R.S.S. et des autres Etats ouvriers. En plus des potentialités du commerce, nous devons signaler des signes variés d'association directe du Japon et des Etats ouvriers par un mouvement international de capitaux et de technologie, bien que ceci soit étroitement limité pour des considérations politiques. La réalisation de cet'e gigantesque possibilité ne dépend pas des capitalistes du Japon et des bureaucrates conservateurs des Etats ouvriers, mais de la classe ouvrière des deux parties. Le peuple chinois, déprimé par « Révolution culturelle » de Mao, pourrait aussi trouver son espoir dans cette perspective.

Osaka, le 21 mai 1969.

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