Au début de juillet, un ouvrier révolutionnaire grec, G. Psaradellis, a été condamné à 15 ans de travaux forcés par le tribunal militaire d'exception d'Athènes. Il était accusé d'avoir volé du plastic. Au cours de la session publique rendu a été publié par la presse d'Athènes et la presse d'émigration notamment celle du P.C. « libéral » appuyé par Théodorakis), on a pu lire le dialogue suivant :
Psaradellis : « Je me considère ici comme le représentant de tous les
Je lutte pour tous les exploités et opprimés du monde. Je suis un ouvrier. Je suis membre de la IV° Internationale. »
Président : « Pourquoi f'a-t-on expulsé de Bulgarie ? » Psaradellis : « Vous n'avez pas le droit de vous mêler de cela. C'est une question qui sera réglée entre la bureaucratie bulgare, les travailleurs bulgares et moi-même ! »
Psaradellis aurait été arrêté en avril 1969, mais avait pu s'évader. Il s'était rendu expulse pouvoir en en bateau en Turquie et de là en Bulgarie. La bureaucratie stalinienne au
Bulgarie a refusé de lui accorder le droit d'asile politique du pays.
Lorsqu'il a voulu retourner en Turquie, il a été arrêté par la police bulgare qui l'a remis aux autorités grecques.
Les bureaucrates de Sofia portent ainsi toute la responsabilité de l'arrestation et de la condamnation de ce militant révolutionnaire par la dictature grecque. Toute l'avant-garde révolutionnaire et ouvrière internationale doit élever une protestation vigoureuse contre les mœurs infâmes des bureaucrates staliniens bulgares.