Documents de la IVe Internationale

Conférences, congrès et résolutions, dans leur texte français

La revue › n° 45

Déclaration du Secrétariat Unifié de la IVe Internationale au sujet de la demande de G. Healy de discussion des possibilités d'unification

Quatrième Internationale, n° 45 · septembre 1970 · p. 10-10 · 332 mots

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A la fin du mois d'avril, Gerry Healy, secrétaire national de la Socialist Labour League, demanda à s'entretenir avec Pierre Frank, membre du Secrétariat Unifié de la IVe Internationale

Dans les semaines qui suivirent eurent lieu deux entretiens avec la participation d'autres membres des deux organisations.

Le camarade Healy souleva la question d'organiser une discussion commune qui pourrait ouvrir la voie d'une unification de la Socialist Labour League (S.L.L.) et de son organisation française sœur, l'Organisation Trotskyste (O.T.), avec la Quatrième Internationale.

Il y a lieu de noter que cette démarche du camarade Healy contraste fortement avec les attaques calomnieuses qui ont constamment paru dans la presse de la S.L.L, et de l'O.T. contre des membres de la Quatrième Internationale, avec le refus systématique d'engager des actions communes en Grande-Bretagne et en France, même pour la défense de victimes de la répression impérialiste ou stalinienne, et avec leur prétention de • reconstruire * la Quatrième Internationale.

En outre, il y a lieu de noter que, sur toute une série de questions politiques. la S.L.L. et l'O.T. n'ont pas modifié les divergences très vives qu'ils ont exprimées pendant des années envers la Quatrième Internationale.

Dans ces conditions, l'unification n'est pas une perspective réaliste. La Quatrième Internationale est évidemment en faveur de l'unification des forces révolutionnaires partout où cela est possible sur une base principielle. Elle est par conséquent prête à réexaminer la question de l'unification de la S.L.L. et de l'O.T. avec la Quatrième Internationale si des données objectives montraient que cela était faisable.

La S.L.L. et l'O.T. pourraient bien entamer ce processus en commençant à discuter divergences théoriques d'une facon franche, entre camarades, sans utilisation de calomnies ou de falsifications des positions que nous défendons, et en commençant à engager des actions communes sur des questions aussi élémentaires que la défense des victimes de la lutte de classe.

5 juillet 1970.

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