Le 9 novembre 1918, la République était proclamée en Allemagne et l'empereur Guillaume II s'enfuyait avec son fils aux Pays-Bas, emporté par la houle révolutionnaire qui déferlait sur son pays et qui allait, par vagues, créer et recréer des situations révolutionnaires jusqu'en 1923. L'objet de cet article n'est pas de retracer l'histoire de la révolution allemande de 1918 à 1923. Il est, plus modestement, de réaffirmer la nature so. cialiste de cette révolution et de caractériser les forces politiques et sociales qui en étaient les acteurs. Au moment où, à l'occasion d'une commémoration, l'armée des sycophantes se réveille afin de reprendre son travail de déformation de l'histoire, un tel projet n'est jamais inutile.
La révolution allemande était le pro. duit direct de l'effondrement militaire de l'empire et non contrairement à
Ice que les chefs de l'armée, tel le général Groener (1), ont tenté de le faire croire par la suite, sa cause. C'est le caractère intenable de la situation militaire en septembre-octobre 1918, après la contreoffensive française, les victoires de chars anglais, le rejet du front allemand jusqu'à la ligne Siegfried, qui poussa l'amirauté à vouloir provoquer une bataille déci. sive contre la flotte anglaise et à vouloir jeter 80.000 hommes dans un affrontement désespéré, fin octobre 1918. ce qui fut la cause immédiate de la révolte des marins de Kiel (2) La mise aux fers d'un millier de marins qui refusaient la guerre a eu pour conséquence un mouve. ment de solidarité de leurs camarades qui avaient derrière eux l'expérience de la révolte des marins de mars 1917 (3). Bientôt le mouvement s'étendit à tous les centres de la flotte, en particulier à Hambourg (4) et à Brême, tandis qu'à Kiel même, des conseils de soldats, puis d'ouvriers se formèrent.
De la côte, le mouvement s'étend au pays où la jonction entre les soldats et les travailleurs qui en ont assez de la guerre et la misèrè (5) se fait encore plus vite.
Le 7 novembre 1918, des conseils d'ou. vriers et de soldats prennent le pouvoir à Cologne, Hanovre, Brunswick, Brême, Hambourg, Wittmund, Wilhelmshaven, Cuxhaven, Brensbüttelkong, Lochsted, Rendsburg, Kiel, Lübeck, Altona, Rostock, Scwherin, Lehe, Gestenmünde et Mu. nich (6). Ces conseils d'ouvriers et de soldats n'étaient pas une création spon. tanée surgie arbitrairement : en recourant à cette forme d'organisation, les travailleurs et les soldats suivaient l'exemple de la révolution russe ainsi que Texemple donné par leur propre ex. périence des grèves d'avril 1917 à Leipzig et à Berlin, menées par les « hommes de confiance révolutionnaires » et les « socialistes indépendants », et des grèves de janvier 1918 à Kiel et à Berlin (7).
Dans la nuit du 7 au 8 novembre 1918, la République est proclamée à Mu. nich (8).
Berlin n'est atteint par le mouvement qu'en tout dernier lieu, et ce n'est que le 9 novembre 1918 que le Conseil des ouvriers et des soldats y proclame la grève générale, la décision ayant été constamment repoussée à plus tard sous la pression de la direction centriste du parti social démocrate indépendant (9). Cette décision est aussi le coup de grâce pour l'Empire : le prince Max de Bade remet ses pouvoirs de Chancelier au social-dé. mocrate Ebert, dont le parti S.P.D. représente la seule force qui peut freiner le mouvement révolutionnaire, l'empereur doit abdiquer.
Le noyau de l'action à Berlin est cons. titue par les « hommes de confiance ré volutionnaires » (Revolutionære Obleute) ; un réseau de délégués d'avant-garde qui s'est formé pendant la guerre et qui joue un rôle de « détonateur » dans toutes les grandes actions du prolétariat berlinois depuis lors (10).
Le mouvement des hommes de confiance est né dans la métallurgie. Il a pour dirigeant principal Richard Müller, dirigeant de la section des tourneurs du syndicat berlinois des métallos. La quasitotalité de ses membres — pas plus d'une cinquantaine à l'origine — est composée d'ouvriers, à l'exception des députés sociaux démocrates indépendants Daumig et Ledebourg. Ses moyens d'action sont la grève et la manifestation de rue - c'est ce qui les différencie du parti social. démocrate indépendant (U.S.P.D.), dont il forme l'extrême-gauche. Sa caractéristique est la liaison avec les masses prolétariennes dont il est le représentant par excel. lence - c'est ce qui le différencie de la majorité des Spartakistes. Ce n'est que le 26 octobre 1918 que trois membres du groupe Internationale, Liebknecht (qui venait d'être libéré trois jours plus tôt), Wilhelm Pieck et Ernst Meyer furent cooptés à 'la direction des « hommes de confiance » (11). Insérés profondément dans la classe ouvrière berlinoise, ce sont
QUATRI les « hommes de confiance » qui déclenchent la grève générale du 9 novembre. Sur leur initiative est décidée l'élection des conseils d'ouvriers et de soldats dans tout Berlin qui a lieu le 10 novembre, sur la base d'un délégué pour mille travailleurs ou d'un délégué par batail. lon, et que se réunit le même jour l'assemblée plénière des Conseils des ouvriers et des soldats du Grand-Berlin au Cirque Busch.
C'est pourtant la même assemblée plénière des Conseils des ouvriers et des soldats du Grand.Berlin qui, tout à la fois, met en place un conseil exécutif qui devient, avec l'assemblée plénière elle-même, la forme organisationnelle per. manente du pouvoir des conseils, et installe le conseil des ministres (appelé conseil des commissaires du peuple) composé de trois S.P.D. (Ebert, U.S.P. (Haase, Scheidemann, Landsberg) et de trois Barth, Dittmann) qui venait de se former le matin même. Le parti social démocrate avait tout fait pour obtenir la participa. tion des indépendants avant la réunion des conseils de façon à ce que ceux-ci n'aient qu'à entériner sa composition.
Le conseil exécutif nouvellement élu (présidents, Richard Müller U.S.P.D.; Molkenbuhr S.P.D.) était composé de façon rigoureusement paritaire (6 U.S P.D., 6 S.P.D., 12 soldats) et ceci sous la pression du S.P.D. qui a obtenu une majorité écrasante chez les soldats. C'est aussi sous la pression des soldats que l'U.S.P.D. a cédé et est entré au gouvernement d'Ebert (12). A l'assemblée plénière, les Spartakistes avaient essayé d'ob. tenir que l'on écarte les sociaux-démocra. crates, mais ils avaient à peine réussi à se faire entendre. Quand aux hommes de confiance, ils étaient prisonniers du léga. lisme de l'U.S.P.D.
Les Spartakistes - qui s'appellent for. mellement encore « Gruppe Die Inter. nationale » jusqu'au 11 novembre date à laquelle leur conférence tenue à la gare d'Anhalt, à Berlin, change le titre du groupe qui devient « Spartakusbund » (13) ne forment qu'une tendance assez res. treinte. On pense que les militants actifs du Spartakusbund n'étaient pas plus de mille au début du mois de novembre; des groupes existaient à Stuttgart, Brunswick, Düsseldor et Berzin. Dans beausboude Chemnitz, Duisbourg villes allemandes il n'existait pas encore de groupes. . Dans la grève générale de janvier 1918. les Spartakistes n'avaient joué qu'un rôle marginal (14).
Il peut sembler paradoxal qu'alors que l'extrême-gauche organisée dans le groupe Spartakus était si faible et que le poids du S.P.D était prédominant, la classe ouvrière ait participé à une révolution, imposé des organes de type soviétique comme l'étaient les conseils, et inauguré une période de dualité des pouvoirs qui était symbolisée dès le 9 novembre 1918 par le fait qu'au moment où le S.P.D. Scheidemann proclamait la République du balcon du Reichstag, Karl Liebknecht proclamait au Palais impérial à un kilo. mètre de là, la République socialiste.
Le S.P.D. était toujours majoritaire. Ses objectifs étaient atteints et même dépassés, le 9 novembre. En octobre déjà, la nomination du gouvernement du Prince Max de Bade à participation S.P.D. avait signalé l'avènement d'un système parle. mentaire de type bourgeois. Ce n'est que le 31 octobre que le quotidien du S.P.D., le Vorwærts, s'était prononcé pour le départ de l'Empereur. Ce départ acquis le 9 novembre, la révolution continuait sur son élan. La révolution de novembre 1918 avait été le fruit du soulèvement spontané des soldats et des ouvriers contre la continuation de la guerre. C'était une révolte contre une situation devenue insupportable. Mais en continuant la révolution, les soldats et les ouvriers qui suivaient la majorité social démocrate ne faisaient-ils pas dans un certain sens la révolution contre eux-mêmes ?
On ne peut comprendre le développement de la situation sans examiner de plus près les forces qui s'affrontèrent dans le mouvement ouvrier et sans voir quel gouffre existait, dans toutes les tendances du mouvement ouvrier, entre les directions et la base. Le mouvement ouvrier allemand, en novembre.décembre 1918 n'était pas divisé en deux tendances (S.P.D. et U.S.P.D.) ni même en trois (le Spartakusbund, encore formellement à l'intérieur de l'U.S.P.D. jusqu'au congrès de fondation du parti communiste K.P.D., 30, 31 décembre 1918 et ler janvier 1919). En fait, le mouvement ouvrier était globalement divisé en six courants.
Premièrement, il y avait les cadres politiques du S.P.D. avec Ebert et Scheidemann, et à l'extrême-droite des hommes comme David et Noske engagés depuis des années dans une collaboration étroite avec la bourgeoisie, dont l'accord secret conclu dans la soirée du 10 novembre entre le général Groener et Ebert n'était que la continuation (15). C'est ce groupe dirigeant du S.P.D. qui, par son alliance avec l'armée, a empêché que la révolu. tion de novembre, que l'on peut qualifier, en utilisant le terme russe, de « révolution de février», ne débouche sur une « révolution d'octobre » victorieuse.
En deuxième lieu, il y avait la masse des membres de base S.P.D. qui voyaient dans les conseils d'ouvriers et de soldats qu'ils avaient aidé à créer (le S.P.D. de Kiel participa à la révolution dès les premiers jours) un instrument pour établir une Allemagne socialiste, côté d'autres instruments, tel que conseil des commissaires du peuple (conseil des ministres) S.P.D. - U.S.P.D. La plupart de ces travailleurs ne percevaient pas encore, en novembre et en décembre 1918, la contradiction qui existait entre la politique de leurs dirigeants, et leurs propres aspirations.
Troisièmement, il y avait lieu de distinguer une minorité dans le S.P.D. et les dirigeants politiques du parti indépendant, qui théorisaient la coexistence des conseils ouvriers et de l'Assemblée nationale constituante dont le S.P.D. réussit à imposer la convocation comme un système origi.
nal qui pourrait assurer la transition vers une Allemagne socialiste (16).
La gauche du parti indépendant repré sente, avec les « hommes de confiance», une quatrième tendance qui se prononce sans équivoque pour le système des conseils ouvriers (17). Cette tendance represente lavant-garde de la classe, les ouvriers radicalisés qui, en octobre 1918, lançaient dans quelques usines de Berlin l'idée d'un gouvernement Haase-Ledebour (18). Au congrès des conseils des ouvriers et des soldats du Reich, qui se tint du 16 au 21 décembre 1918 à Berlin, Richard Müller exprime dans son discours d'ouverture leur espoir que « fondements de la République socialiste : alle. mande seront jetés ». Mais ils sont battus à ce congrès, où les soviets se font « harakiri », en décidant de déléguer le pouvoir législatif et exécutif aux commissaires du peuple, et en confiant également à ces derniers le commandement de l'armée et de la marine et en décidant l'élection de TAssemblée constituante pour le 19 janvier.
Une cinquième tendance est représentée par la direction spartakiste — Rosa Luxembourg, Paul Levi et Leo Joguiches surtout - qui voient la révolution devant assurer la victoire des conseils ouyriers, comme une suite de combats très durs et très violents pour lesquels il faut se préparer. En témoigne cet extrait du programme de Spartakus, présenté par Rosa Luxembourg au congrès fondation du Parti Communiste : «La Ligue Spartakus se refusera de même à accéder au pouvoir à la place des diri. geants actuels, lorsque Scheidemann — Ebert auront fait leur temps et pour la simple raison que les Indépendants, par leur politique de collaboration, se seraient perdus dans l'impasse. Elle décline de devenir leur associé ou de leur succéder. Si Spartakus s'empare du pouvoir ce sera sous la forme de la volonté claire, indubitable de la grande majorité des masses prolétariennes dans toute l'Allemagne, et pas autrement que comme la force de leur consciente adhésion aux perspectives, aux buts et aux méthodes de lutte préposés par la Ligue Spartakus. La révolution prolétarienne ne peut se frayer un chemin vers la pleine clarté et la pleine maturité que degré par de. gré, pas à pas, sur le long chemin de souffrance de ses expériences propres et soutirance de ses expériences propres et par une série amère de défaites et de victoires. La victoire de Spartakus ne se situe pas au commencement, mais à la fin de la révolution » (19).
Enfin, sixièmement, il faut compter la base de Spartakus ainsi que le groupe des « communistes-internationalistes» de Brême, qui penchent vers des initiatives révolutionnaires immédiates et refusent la participation aux élections pour l'Assemblée Constituante lors du congrès de fondation du K.P.D., par 62 voix pour le boycott, contre 23 seulement en faveur de la participation, ce qui conduit Paul Levi à vouloir refuser d'entrer au Comité Central, tandis que Leo Joguiches se demande s'il fallait rester dans le nouveau parti à peine créé. Il fallut toute la persuasion de Rosa Luxembourg pour convaincre Clara Zetkin d'y adhérer (20).
Autrement dit, la guerre, cette formidable accélératrice de l'histoire, avait don. né pour tâche à une classe ouvrière allemande qui ne disposait pas d'un parti révolutionnaire, de passer de «février» à « octobre », sans la direction aguerrie et reconnue dont disposait la classe ouvrière russe, et qui aurait seule pu forcer les événements ou les freiner selon les néces. sités du moment et le degré d'impréparation de l'ensemble de la classe. Au contraire, la classe ouvrière allemande suivait encore en majorité le S.P.D., « le facteur le plus contre révolutionnaire de l'histoire mondiale », selon le mot de Léon Trotsky (21).
C'est pourquoi l'avant-garde ouvrière se laissa provoquer et entama ce qu'on a parfois appelé « la bataille de la Marne » de la révolution, les journées de janvier 1919, après la destitution du préfet de police socialiste indépendant Eichhorn. Ce député socialiste indépendant avait remplacé, pendant les journées de novem. bre, le chef de police de Berlin, Von Oppel. Le S.P.D. déclencha, début jan. vier 1919, une campagne de calomnies contre lui, en lui reprochant d'avoir détourné des fonds publics. Le 3 janvier, le gouvernement exigea sa démission et, ne l'ayant pas donnée, il fut révoqué le 4, La destitution d'Eichhorn était une véritable provocation qui n'avait pour objectif que de pouvoir entamer la répression contre le K.P.D. (Ligue Spartakus) et la gauche de I'U.S.P.D. (22).
L'U.S.P.D., le K.P.D. et les « hommes de confiance » appelèrent les travailleurs à manifester leur soutien à Eichhorn, le 5 janvier. Devant le succès de la manifestation, le comité d'action révolutionnaire dirigé par Liebknecht, Ledebour et Scholze décida d'entamer une lutte frontale contre le gouvernement Ebert pour prendre le pouvoir. C'était la bataille prématurée que le gouvernement espérait.
La situation en ce début janvier 1919 pouvait être caractérisée de la façon sui. vante : fin décembre, les éléments révolutionnaires de la « Volksmarinedivision » (division de la marine populaire) qui tenaient Berlin depuis novembre avec d'autres forces d'avant-garde avaient perdu leur position dominante, face à l'armée «régulière » introduite Berlin par Ebert : au congrès des soviets aui s'était
Ebert ; au congr tenu du 16 au révolutionnaires pouvoir remis au le plan militaire la gauche révolu pouvoir. Mais, d du parti indépen rapide se faisait abandonner le go bre. Le calcul donc à profiter donnaient les d is des soviets qui s'était 21 décembre, les forces avaient été battues et le gouvernement. Tant sur que sur le plan légal, tionnaire avait perdu le autre part, à l'intérieur dant une différenciation : les ministres devaient uvernement le 29 décemdu gouvernement visait de l'avantage que lui eux premiers éléments pour empêcher que la gauche indépendante ne se renforce et ne fasse la jonction avec les Spartakistes.
Dans un tel contexte, tout l'art d'une direction révolutionnaire aguerrie aurait
46 QUATR consisté à éviter un affrontement prématuré en janvier 1919, comme les bolcheviks avaient réussi à le faire en juillet 1917, Mais Karl Liebknecht et les « Obleute » entraînèrent le CC du K.P.D: avec eux. Ce n'est que le 8 janvier, alors qu'il est déjà trop tard, que la direction, sans Liebknecht ni W. Pieck, décida que le K.P.D. ne pouvait plus cautionner l'action du comité révolutionnaire. L'article publié le 8 janvier par Rosa dans la Rote Fahne « Evincer le gouvernement Ebert.Scheidemann, ce n'est pas se lancer à l'assaut de la chancellerie du Reich et chasser ou arrêter les quelques personnages qui s'y trouvent, c'est en premier lieu s'emparer de toutes les positions de force réelles et les utiliser » sonne plus comme une polémique à l'adresse de Liebknecht que comme un appel à l'action.
Mais le gouvernement est maître de la situation. Le 15 janvier, Liebknecht et Rosa sont arrêtés dans leur dernier refuge du quartier Wilmersdorf, et leurs
(1), W. Groner Lebenserinnerungen, Jugend, Gene-
EME INTERNATIONALE cadavres tracèrent une ligne de sang entre le S.P.D. de Ebert.Noske-Scheidemann et les travailleurs révolutionnaires (23).
Aux élections à l'Assemblée nationale constituante du 19 janvier, [U.S.P.D. obtint seulement 7,6 % des voix, moins du cinquième de celles du S.P.D. (37,9 %). Ensemble, les deux partis obtinrent 45,5 % des voix, Si l'on tient compte du fait que le K.P.D. s'était prononcé contre la participation aux élections et que beaucoup de soldats n'avaient pas eu l'occasion de s'exprimer, on peut conclure qu'une majorité absolue de la population active et du peuple allemand se prononça en janvier 1919 en faveur de partis qui se revendiquaient du socialisme. Mais le pouvoir n'était pas dans les urnes, il était dans les usines et dans la rue. Pour le conquérir, il fallait forger un parti révolutionnaire de masse. C'est a cette tâche que se consacra la direction du K.P.D. au travers des luttes des années qui suivirent.
(10) Peter von Oertzen, Betriebsræte in der Novemberrevolution, Droste-Verlag, Düsseldorf, 1963 (page 71 et suivantes).
(11) Voir article cité de W. Pieck.
(12) Ouvrages cités de Pieck et Kolb.
(13) Hermann Duncker, Ein Geleitwort zum 9.November dans • Die Novemberrevolution und die deutschen Gewerkschaften (page 21) et l'arti- -et cle de W. Pieck.
(14) E. Kolb, ouvrage cité (pages 47, 48 et 59).
(15) W. Groener, ouvrage cité (p. 467).
(16) Voir le rapport de Cohen dans Allgemeiner Kongress der Arbeiterund Soldatenræte Deuschlands,
Berlin 1919.
(17) Voir rapport de Daumig dans le même compte rendu.
(18) E. Kolb, ouvrage cité (page 29).
(19) A. et D. Prudhommeaux, Spartacus et la Commune de Berlin, Paris 1949 (page 98).
(20) Paul Levi, Was ist das Verbrechen?, Berlin 1921 (page 41) et G. Badia, Les spartakistes (Coll. Archives, page 227).
(21) L. Trotsky • Une révolution qui traîne en longueur > (Pravda, 23 avril 1919).
(22) Emil Eichhorn, Die Januar-Ereignisse, Berlin 1919.
(23) E. Hannover-Drück und H. Hannover, Der
Mord an Rosa Luxembourg und Karl Liebknecht, Frankfurt 1967 ; W. Pieck, article cité.
ralstab, Welterieg., Gottingen. et suivantes.)
(2) Bernhardt Rausch : Am Revolution. Die Kieler Matrose 1918.
(3) Icarus The Wilhelshaven Freedom Press 1914, 1 Illustriert
957 (Page 466
Springquell der
Kiel, nerhebung,
London,
Revolt,
Geschiche der deutschen Revolution I.A.C. Berlin, 1929 (pages 158-159).
(4) Richard A. Comfort, Revolutionary Hamburg, Labour Politics in the early Weimar Republic, Stanford (California), 1966 (pages 37-38).
(5) Voir J. Kuczynski, Die Geschichte der Lage der Arbeiter unter dem Kapitalismus, Volume 15, Akademie - Verlag, Berlin, 1963 (pages 4, 5 et 19).
(6) « Illustrierte Geschichte », page 191.
(7) Eberhard Kolb, Die Arbeiterræte in der deutscher Innenpolitik 1918-1919. Droste-Verlag, Düsseldorf 1962 (pages 57-58), Die Novemberrevolution 1918 und die deutschen Gewerkschaften (Errinerungen von Veteranen der deutschen Gewerkschaftsbewegung an die Novemberrevolution).
(8) Allan Mitchell, Revolution in Bayern, 19181919, (Die Eisner-Regierung und die Rate-Republik), Verlag C. H. Beck, Munich 1967 (pages 67-92).
(9) Article de W. Pieck dans Die Novemberrevolution und die deutschen Gewerkschaften (pages 28-34).