On sait que le peuple kurde, réparti entre l'Irak, l'Iran et la Turquie, aspire à son autodétermination et qu'il lutte depuis des annees, au prix de grands sacrifices, pour y parvenir. Tous les marxistes révolutionnaires doivent lui accorder leur soutien sans réserve.
La lutte du peuple kurde se mène principalement en Irak sur le territoire duquel vit la plus grande partie de ce peuple. Aucun des gouvernements irakiens qui se sont succédé n'ont en fait accordé la moindre concession au peuple kurde.
Nous reproduisons ci-après la prise de position d'un groupe de marxistes révolutionnaires irakiens qui publient dans leur pays un organe intitulé Drapeau ouvrier. Cette déclaration a été reproduite dans une revue marxiste révolutionnaire Révolution arabe, en langue arabe, paraissant en Angleterre.
Le mouvement national kurde vient d'entrer dans une étape importante de de son développement. Cela rend nécessaire pour tous les mouvements révolutiornaires et démocratiques d'aller audelà d'un soutien général aux revendications du peuple kurde, et de prendre position sur les aspects spécifiques du problème.
Les principes du socialisme scientifique reconnaissent le droit à l'autodétermination de toutes les nations passant par le stade du réveil natioral. Il n'y a pas de doute que le peuple kurde constitue une nation distincte à laquelle doit être accordé le droit à l'autodétermination.
nassérienne en Egypte doit être remarquée. Elle croit à une solution du problème de la question kurde sur des bases similaires à celles de la Fédération de Yougoslavie. La grande majorité de ceux qui soutiennent le « nassérisme », en Irak ne sont pas d'accord avec cela. La direction nassérienne s'est vue demander de faire état de ses positions ouvertement et d'user de son influence, en exerçant une pression sur le gouvernement irakien, pour l'établissement de l'autonomie pour les Kurdes).
La reconnaissance du droit des Kurdes à l'autodétermination doit signifier un soutien inconditionnel au mouvement national kurde, quelque critique qui puisse être faite de ses structures et de sa politique. Mais cela ne devrait pas signifier que la critique ne doit pas être faite des positions erronées qui pourraient être prises par certaines tendances au sein du mouvement. L'appel à l'autodétermination n'implique pas esser.tiellement la sécession à tout prix. L'étape actuelle de la révolution démocratique en Irak et la nécessité d'unifier les luttes des masses kurdes et arabes contre l'impérialisme et la réaction, nécessite d'abandonner la question de la sécession. Et, en effet, le mouvemert national kurde ne l'ignore pas.
Ayant ces considérations à l'esprit, la meilleure solution de la question kurde tion.
L'attitude des forces et bourgeoises en Irak a été, haine absolue qui prer.d fascisme, soit celle d'une des tendances soit celle d'une les formes du fluctuation vague et de mollesse envers le problème. A cause de cela, la solution radicale de question kurde ne peut être acquise et maintenue sans la victoire des masses révolutionnaires de l'Irak entier, er. lutte pour la conquête du pouvoir et l'établissement d'une démocratie populaire. Cependant, il est nécessaire pour le mouvement national kurde de s'allier fortement aux forces de la gauche révolutionnaire irakienne.
Cette alliance devrait être l'axe de sa politique. (La positior. de la direction qui puisse être suggérée est l'autonomie du peuple kurde au sein d'une Républi que démocratique kurde. Le développement des événements ayant mis à l'ordre du jour la rédaction de plans spécifiques par le gouvernement irakien et la direction kurde, il est nécessaire de définir en termes généraux la nature nécessaire de l'autonomie.
A notre avis, le gouvernement local autonome, devrait se charger du développement économique, des services sociaux, de la sécurité intérieure, de la justice, de la culture, de l'éducation, et devrait être dirigé par un conseil représentatif élu contrôlant son propre budget, le revenu provenant de l'impôt local et de l'aide du gouvernement central. Cette aide devrait être institutionnalisée par la Constitution. Il ne devrait y avoir aucune objection contre une milice pour le maintien de la sécurité intérieure ; en revanche, les forces centrales de sécurité devrait avoir le droit d'intervenir, après autorisation soit du gouvernement local, soit de l'autorité législative centrale. (Ce système est utilisé en Inde, en Yougoslavie, en Union Soviétique, et même aux Etats-Unis). Les pouvoirs du gouvernement central devraient s'étendre à la défense, aux affaires étrangères, à la planification économique générale, et à la politique financière et monétaire.
Deux objections au plan de la direction kurde sont les suivants:
1. La demande de la division de l'armée suivant les races, d'une part les Arabes, de l'autre les Kurdes ; est audelà de l'autonomie, et concerne l'unité intérieure de l'Etat irakien.
2. Le degré d'indépendance économique et financière réclamée pourrait être un obstacle à la planification centrale et à la croissance économique de tout le pays.
Exceptés ces deux points, le plan kurde pourrait former la base de l'autonomie.
Quant au plan gouvernemental, 11 est ridicule, et devrait être rejeté dans sa totalité.
Les objections au plan kurde ne Justifient pas un attitude hostile à l'encontre du mouvement national kurde, et ne devraient pas être utilisées comme une excuse pour ne pas défendre le mouvement contre les attaques du chauvinisme arabe.
Pour parfaire cette solution, un travail devrait être mené à l'intérieur du mouvement national kurde et devrait prendre la forme d'un dialogue et d'une polémique persuasifs. Le soutien que nous offrons au peuple kurde ne devrait pas dépendre de l'acceptation ou du re jet, par la direction kurde, de la solution proposée.
Les tentatives d'altération du mouvement national kurde, se servant de tendances droitières prétexte, ne sont recul en face de la chauvinisme arabe, justification de sa kurde.
et chauvines comme en réalité, qu'un bourgeoisie arabe, du et constituent une répression du peuple
Aujourd'hui, le chauvinisme arabe est le danger principal, et doit être combattu comme tel. Toute tendance chauvine au sein du mouvement national kurde ne peut être traitée que par la lutte active des masses kurdes pour conquérir leurs droits. Les conditions fondamentales pour éliminer de telles tendances reposent sur la reconnaissance pratique du droit du peuple kurde à l'autonomie dans le cadre d'une république démocratique iraquienne.