La tendance de la direction du P.C.I., qui est oppsée à la direction Dange, fait circuler actuellement, en vue de sa discussion, un « Projet de Programme » du parti.
Ceci est la plateforme politique de ce qui est connu comme l'aile gauche du P.C.l. et si la scission qui menace se réalise, ce document peut, avec quelques modifications, constituer la base politique du nouveau parti communiste de l'Inde. Le projet a ainsi une signification politique immense pour l'évolution politique future du pays et comme tel, mérite une étude
STRUCTURE
La structure d'un programme révolutionnuaire doit refléter l'approche marxiste des problèmes qui doivent être discutés dans ce programme. Le programme doit commencer par une discussion du point de départ — c'est-à-dire la structure socialoéconomique du pays — pour arriver ensuite aux solutions de base de cette politique : le rôle des diverses classes sociales dans ce pays. Ce n'est qu'en s'appuyant sur cette analyse basée sur l'approche idéologique que l'on a, qu'on peut arriver logiquement à l'élaboration d'un programme détaillé des exigences de la Révolusérieuse de la part de toutes les tendances politiques du pays.
Dans une « Introduction » à ce programme, M. Basavapuniah prétend que ceci est le premier programme d'ensemble que le P.C.l. va discuter et adopter, dans sa longue existence de 4 décennies ; auparavant, la politique du parti était guidée par des thèses et des résolutions politiques occasionnelles mais « aucun de ces documents n'avait un caractère de support pour toute l'étape de la révolution », et « notre effort actuel de préparer ce projet est précisément de tenir compte de ce besoin ressenti depuis longtemps ». DU PROJET ne remplit pas complètement les exigences d'un véritable programme mais il en contient les éléments à côté d'aspects caractéristiques d'une thèse politique ou d'une résolution.
La forme est très souvent amorphe, vague et les paragraphes ne se suivent pas toujours dans un déroulement logique. Quelquefois, le même sujet est éparpillé dans différentes sections, alors que des choses qui auraient dû être discutées séparément sont groupées ensemble. Ainsi, une analyse économique est mélangée à des développements politiques, sociaux et même culturels dans la même phrase. Tout ceci rend le Projet quelquefois non adéquat, inégal en qualité et superficiel.
Même un examen rapide du contenu du Projet confirmera ceci. Il y a onze sections dont les sections V et XI ont un titre portant sur un sujet spécifique, alors que les chapitres | et IV n'ont pas d'en-tête, sans raison apparente. Les titres des chapitres V et XI sont ainsi conçus :
Chapitre V : Réforme agraire : VI : Conditions du Peuple ; VII : Bilan du Planning : VIII : Politique étrangère : IX : Structure de l'Etat et Démocratie sous le règne du Congrès ; X : Programtion qui vient. Le cuper de tous les de vue généralisé e explique sa stabilité programme doit s'ocproblèmes d'un point t fondamental, ce qui et sa validité, même après une longue durée, les facteurs d'importance secondaire, locale ou transitoire, pouvant se discuter dans des résolutions politiques, mais ne trouvant pas leur place dans un programme. En outre, les formulations du programme doivent être serrées, adéquates et se suivre dans une suite logique, menant inexorablement aux conclusions que le programme met en avant.
Jugé d'après ces critères marxistes exposés ci-dessus, le Projet de Programme me de la démocratie du peuple ; XI : Etablissement du Front Démocratique du Peuple.
Les quatre premiers chapitres traitent des sujets suivants : le chapitre | traite de la situation nationale et internationale qui amena le transfert du pouvoir en Inde et les principales caractéristiques de l'époque actuelle avec les possibilités offer-
NALE 51 dans un tel projet. On devrait le remplacer par un chapitre analysant les classes sociales indiennes et leur rôle politique. Le titre du chapitre VIII et son contenu démontrent une confusion idéologique ; dans un programme marxiste-léniniste, la politique internationale et les perspectives des marxistes indiens auraient dû être traitées dans un chapitre convenable ; sauf dans certaines larges généralités, on ne les discute nulle part dans le projet. Par contre, dans le chapitre VIll, la politique étrangère du gouvernement indien est analysée en détail ; ceci peut être exposé adéquatement dans le chapitre consacré aux classes sociales indiennes, sous le rôle de la bourgeoisie indienne. Le chapitre IX est aussi trop à répétition, et son contenu pourrait être plus logiquement inclus dans divers autres chapitres.
Ainsi, il est clair, d'après la discussion ci-dessus, que si les communistes de gauche veulent construire en Inde un parti révolutionnaire, basé sur l'idéologie marxiste léniniste, ils devront procéder à une transformation considérable de la structure du présent projet. Il est probable que quelques-uns de ces défauts sont dûs à une formulation trop hâtive et seront rectifiés pendant les phases de discussion. Cette déficience a d'ailleurs été reconnue dans l'introduction au Projet. Malgré que ce projet ne corresponde pas à ce qu'exige un réel programme marxiste-léniniste, il représente un progrès certain sur les documents politiques antérieurs du P.C.l. ,du moins depuis la deuxième guerre mondiale.
En comparaison avec ces documents, la supériorité du Projet - en ce qui concerne son étendue , sa clarté idéologique, etc. — est incontestable. Même sous sa forme actuelle inadéquate, le projet peut devenir une arme idéologique dans les mains des cadres et des masses tournés vers un acte radical. le monde d'une part et de l'histoire passée, d'autre part.
Du point de vue du marxisme révolutionnaire ,les aspects positifs du programme signifiant une phase unique de la pensée politique du P.C.I. peuvent être brièvement résumés comme suit :
1) Le projet caractérise correctement le transfert du pouvoir en 1947 comme un accord entre les impérialistes et la bourgeoisie autochtone dans leur intérêt mutuel sous la pression de révoltes des masses sans précédent.
2) Le projet définit le caractère de clasde l'Etat indien émergeant comme « l'organe du règne de la classe de la bourgeoisie et des propriétaires conduits par la grande bourgeoisie ». Selon le protes aux pays sous-développés. Il est consacré à l'échec d. geoisie moderne pour parfaire de la révolution démocratique malgré l'évolution favorable de internationale. Le chapitre ll
Le chapitre e la bourles tâches bourgeoise, la situation analyse le double rôle de la bourgeoisie nationale — opposition et compromis en relation avec l'impérialisme - et sa tendance toujours présente d'arriver à un accord avec l'impérialisme. Le chapitre IV s'occupe surtout des développements économiques en Inde après le transfert du pouvoir.
Ainsi, on peut voir que les chapitres IV et V couvrent la discussion relative à la structure économique de la société indienne, mais l'exposé n'est ni très systématique, ni englobant tous les problèmes. D'importants aspects ont été négligés, il n'y a pas d'informations indiquant la force relative du secteur de l'Etat et du secteur capitaliste privé, ni de discussion des trois plans de 5 ans et leur influence sur la structure économique du pays, l'influence du capitalisme sur l'économie agricole et rurale a été pratiquement ignorée et l'on n'a pas tiré les conclusions nécessaires qui en découlent.
Le chapitre VIl contient surtout des répétitions et son contenu aurait dû être incorporé au chapitre VI. Les conclusions principales devraient toujours s'appuyer sur des données économiques suffisantes, ce qui n'est pas toujours le cas de ce projet.
Le chapitre Vl est un fourre-tout et, dans sa forme actuelle, il n'a pas sa place
Ce n'est qu'en examinant les perspectives du programme sous l'angle du passé politique du P.C.I., que ses points forts ressortent dans un contraste violent et que ses déficiences pourraient être aussi comprises. Tout parti politique dépasse son passé et même s'il répudie ce passé, il peut souvent transposer des vestiges du passé dans le présent. Le projet, avec ses points forts et ses points faibles, son approche directe de classe à des conclusions liées à une confusion idéologique sur d'autres points, son penchant « révolutionnaire » joint à une illusion persistante concernant les « moyens pacifiques » et « la démocratie parlementaire » pourrait être compris entièrement dans le contexte de la nouvelle marée révolutionnaire dans
ASPECTS POSITIFS DU PROJET
ASPECTS POSITIFS DU PROJET
QUATRIEME jet, « ce caractère de classe détermine essentiellement le röle et les fonctions de l'Etat dans la vie du pays ». (Chapitre IX, Paragraphe 72, p. 30).
3) En ce qui concerne essence politique de la politique économique et autre du Gouvernement du Congrès, la bourgeoisie régnante procéda au développement de l'économie du pays sur la base du capitalisme, en vue de fortifier davantage sa position de classe dans la société (paragraphe 1, p. 6). Rejetant l'idée que l'extension du secteur de l'Etat signifie automatiquement un pas vers le socialisme, il dit « que ce plan n'a rien à faire avec une planification socialiste » (paragraphe 21, p. 2) et que « le secteur étatique lui-même en Inde est un instrument de la construction capitaliste ». (Paragraphe 24, p. 9).
4) En ce qui concerne la politique agraire du gouvernement le projet est d'avis que « le but et la direction de sa politique agraire ne sont pas d'abattre les chaînes féodales ou semi-féodales de nos terriens, mais de transformer des propriétaires terriens féodaux en propriétaires capitalistes, et de créer une couche de riches paysans... qui peuvent constituer la base politique principale de la classe dirigeante dans la campagne ». (Paragraphe 32, p. 16.)
5) Sur la base de son analyse économique complète, le projet en arrive à la conclusion catégorique « que dans la période de la crise générale du capitalisme... il est futile, pour des pays sous-développés, de chercher à se développer selon les chemins capitalistes. (Påragraphe 62, p. 25).
6) Répudiant la ligne politique étrangère suivie par la direction du P.C.I. pendans la dernière décennie, le projet résume sa position dans les termes suivants :
« La politique étrangère de tout Etat et de son gouvernement, en analyse finale, n'est rien d'autre que la projection de sa politique intérieure... La politique étrangère du Gouvernement de l'Inde reflète naturellement le double caractère de notre bourgeoisie, d'opposition et aussi bien de compromis et de conciliation avec l'impérialisme. Différant de la bourgeoisie monopoliste des pays impérialistes, la bourgeoisie moderne a besoin de la paix mondiale pour son développement même. » (Paragraphe 63, p. 26).
Le projet distingue trois différentes phases dans l'évolution de la politique
DEFICIENCES „En dépit des éléments positifs relatés ci-dessus, et de nouvelles considérations dans le projet, il existe aussi un grand nombre de déficiences politiques et idéoétrangère du gouvernement indien. Dans la première période après l'indépendance... le gouvernement indien montra des tendances très marquées à succomber au chantage du camp impérialiste. » (Paragraphe 64). « Plus tard, avec la débâcle de l'armée impérialiste en Corée, et au Viet-Nam, avec l'accroissement de la force économique et militaire du monde socialiste... avec le nouveau soulèvement sans précédent dans la lutte de libération en Asie et en Afrique... commença une nouvelle phase dans la politique de non-alignement du gouvernement indien. » (Paragraphe 65). L'orientation ouvertement pro-impérialiste de la politique étrangère du gouvernement indien, qui devient de plus en plus évidente dans la période récente, est attribuée dans le « projet » à la dépendance de plus en plus grande de son plan quinquennal à l'aide: des pays occidentaux, surtout des U.S.A. L'incapacité du gouvernement à résoudre les problèmes fondamentaux auxquels fait face le peuple indien, et le contraste avec des pays où les travailleurs au pouvoir ont construit en peu de temps une économie socialiste stable ; la croissance et l'accentuation des contradictions sociales dans le pays dues à la politique économique du gouvernement... (cette) nouvelle phase provient du véritable caractère de classe du gouvernement actuel (paragraphe 68, p. 29). Le projet pose la nécessité d'une révolution démocratique du peuple, et insiste sur le rôle de la direction de cette révolution par la classe ouvrière. || expose la faiblesse de la bourgeoisie pour entreprendre les tâches de la révolution démocratique bourgeoise qui n'est pas terminée et montre que la direction de la révolution peut alors passer aux mains du prolétariat. Le projet relie la révolution démocratique et la révolution socialiste parce que le prolétariat, en dirigeant la révolution, ne peut s'arrêter au milieu du chemin.
Voici ce que le projet dit sur cette question vitale : « notre révolution est une révolution démocratique dans une époque complètement nouvelle de l'histoire du monde, quand le prolétariat et son parti politique est destiné en ne permettant pas que la classe bourgeoise trahisse au milieu... » (paragraphe 10, p. 47) et « la direction de la classe ouvrière... assurera que la révolution indienne ne s'arrêtera pas à l'étape démocratique, mais passera rapidement sur l'étape qui envisage les transformations socialistes » (paragraphe 126, p. 55). DU PROJET logiques ; certaines ont une signification politique grave, d'autres sont de moindre importance. Un aspect de ces déficiences - spécialement, celles relatives à la struc- ture du programme et son exposition — a déjà été traitée. Nous proposons ici de limiter la discussion au contenu du programme.
Dans Dans ses meilleurs aspects, comme nous nous l'avons constaté, le projet énonce clairement une approche de classe, mais dans beaucoup d'autres endroits, la netteté de l'approche de classe n'est pas tellement
NALE 53 de classes possible dans le Front Démocratique du Peuple, les rédacteurs du programme oublient cette vérité élémentaire, à savoir que la contradiction entre la bourgeoisie rurale et la bourgeoisie industrielle est relative, cepen envers le prolétaria est absolue. Les lo élevés des march élevés des peuvent pas briser sans riches et la amener les fermie des simples paysan cratique •
La même sorte et non-marxiste adoptée dans le taine et hypothét nalé n'ayant aucu étranger ou avec indien et qu'on s' pathiser avec les ol et anti-féodaux du Peuple. (Paragraphe chose pour un par la contradiction et férentes couches de est une autre de co le « caractère ob de la bourgeoisie › semer l'illusion à des masses. De 1 reflètent sérieusem tion, sont destinée de la révolution et dans les rangs de révolution, comme passé, dans beauco
Dans la lutte gauche à l'intérieu nière accuse sans réformisme et de attendu de ce proj l'attitude marx dant que leur hostilité it et le semi-prolétariat urdes taxes et les prix indicee industriolloc no indises industrielles ne le lien entre les paybourgeoisie urbaine et rs à devenir les alliés s dans le Front Démode point de vue irréel caractérise l'attitude, ›rojet, envers une cerque bourgeoisie nation lien avec le capital le capital monopoliste ttend ainsi à voir sym›jectifs anti-impérialistes Front Démocratique du : T13, p. 51). C'est une prolétarien d'exploiter la rivalité dans les dif: la bourgeoisie, et c'en instruire une théorie sur jectivement progressiste › (p. 51) et ainsi, de son sujet dans l'esprit elles théories, si elles ent des éléments d'acs à rejeter les principes à causer des déceptions s meilleurs amis de la ce fut le cas dans le ap de pays. entre la droite et la • du PCI où cette dercesse la première de révisionnisme, on aurait et une claire définition iste-léniniste envers les de l'attitude marxiste-léniniste envers les institutions démocratiques bourgeoises. Les marxistes-léninistes ont une double attitude envers « le parlementarisme bourgeois » : tout en défendant, jusqu'à un certain point, la démocratie bourgeoise contre les attaques fascistes, ils défendent aussi les classes laborieuses contre les attaques de la démocratie bourgeoise, puisque, malgré sa façade démocratique, la démocratie bourgeoise ne représente que la dictature du capital sur le travail. Comme tels, les marxistes-léninistes ne cachent pas et ne peuvent cacher leur but : à savoir la destruction du parlementarisme bourgeois, quand le prolétariat est prêt à installer son propre appareil d'Etat.
Malheureusement, le projet de programme cherche à répondre, de manière propagandiste et défensive, aux accusations de « subversion des institutions démocratiques » contre les communistes. Selon ce tiques » contre les communistes. Selon ce projet, « la menace envers le système parlementaire et la démocratie ne vient pas des travailleurs... la menace vient des l'approche de class évidente. De vagu marxistes sont très sion idéologique et et, quelquefois, les classes et aux idéo tionalisme) ont pour contradictions. Mais d'amplifier toutes présente discussion, requise sur les aspe jet. A l'égard de la démocratique du P tion démocratique d projet est significati sûr, le projet est e la direction de la c
Cela nous mène à tradictions. Dans le c a caractérisé la paysa la principale bénéficia du gouvernement et Etat, la présentant a cipal soutien de la bc pagne ; mais dans le graphe H4, p. 50), soudainement : « ils p blement, être amenés cratique et gardés co Révolution Démocratiq projet n'explique pas doivent leur être fait au front. ni comment nest ps tellement es formulations nonrépandues : la conful'ambiguïté abondent, concessions faites aux logies (comme le na• résultat de flagrantes il n'est pas possible ces critiques dans la l'attention devant être quelques autres conhapitre V, le projet innerie riche comme ire de la législation d'autres aides de insi comme le prinpurgeoisie à la camchapitre XI (para-
, le projet déclare euvent aussi, probadans le front démomme alliés dans la ue du Peuple ». Le les concessions qui es pour les amener le conflit entre • les au front, ni comment le contlit entre les couches exploiteuses et les paysans pauvres et sans terre peut se régler. Dans
Idur impatience de la coopération de plus
Etat ; parfois l'exposition semble indiquer que cet Etat est équivalent à un gouvermement d'ouvriers et de paysans ou même un Etat ouvrier par exemple, « Les demandes premières sont le remplacement du présent Etat de bourgeois-terriens et du gouvernement par un Etat du peuple travailleur et un gouvernement conduit par la classe ouvrière sur la base d'une forte alliance ouvrière-paysanne », (paragraphe 22, p. 32) cependant que par ailleurs, le projet parle de la nécessité d'amener certaines sections des classes exploiteuses -telles que la paysannerie riche et une partie de la bourgeoisie nationale — à s'allier avec le Front Démocratique du Peuple, ce qui signifie que l'Etat Démocratique du Peuple ne serait pas un Etat d'ouvriers. Les rédacteurs du projet devraient savoir que, selon le marxisme-léninisme, il ne peut pas exister une autre variété d'Etat entre l'Etat bourgeois et l'Etat prolétarien, et qu'aussi un Etat reposant sur une multiplicité de classes est une absurdité.
Acts principaux du procruciale issue de l'Etat euple, que la Révoluu Peuple annoncera, le vement silencieux. Bien mphatique au sujet de :lasse ouvrière dans cet Etat ; parfois l'exposition semble indiquer que cet Etat est équivalent à un gouvermement d'ouvriers et de paysans ou même un Etat ouvrier par exemple, « Les demandes premières sont le remplacement du présent Etat de bourgeois-terriens et du gouvernement par un Etat du peuple travailleur et un gouvernement conduit par la classe ouvrière sur la base d'une forte alliance ouvrière-paysanne », (paragraphe 22, p. 32) cependant que par ailleurs, le projet parle de la nécessité d'amener certaines sections des classes exploiteuses -telles que la paysannerie riche et une partie de la bourgeoisie nationale s'allier avec le Front Démocratique du Peuple, ce qui signifie que l'Etat Démocratique du Peuple ne serait pas un Etat d'ouvriers. Les rédacteurs du projet devraient savoir que, selon le marxisme-léninisme, il ne peut pas exister une autre variété d'Etat entre l'Etat bourgeois et l'Etat prolétarien, et qu'aussi un Etat reposant sur une multiplicité de classes est une absurdité.
QUATRIEME classes exploiteuses... Les communistes dé-
En ce qui concerne l'Inde, le projet dit forme de la dénom bourgeoisie, l'actuel de l'Inde contient le peuple. Il lui of défendre ses inté en vue de la lutte cratie et le progrès nous) (paragraphe • Le projet ne dit les marxistes vont lementaire à leur de ce fait. cette ir vertus du « système comme l'assurance communiste envers cratiques peuvent conséquences, abais gique des cadres r donnant aux masse démocratie bourgeo grave erreur du pro manale aussi Il manque aussi problème de la con PC de l'Inde s'effor blissement de la d de la transformati moyens pacifiques (paragraphe 120, P contre-balancer cet jet dit dans le parag dant il faut toujou classes dirigeantes volontairement le nécessaire pour les d'être vigilantes et de manière à faire tualités. » Il faut l'équivoque et le aucune place dans u léniniste. Au lieu d dû exposer claireme la : K inati sys auss fre rêts.. Inod
SOC 37). rien lier ictivi nsist: : par abso les avoi sant adica P Si ise. jet. do démocratiques et orcent de les prépper pour que la entière pour tous? graphe 88, p. 35). « démocratie » de « démocratie » de Tout en étant une on de classe de la tème parlementaire i une avance pour certains moyens de : la paix, la démoet le mobilise ial », (souligné par de la manière dont leur activité parté révolutionnaire ; ance sur les seules lementaire indien » sue de la fidélité institutions démor de dangereuses le niveau idéoloux du PCI, et en es illusions sur la C'est là une très darté concernant la nistes voulaient passer du capitalisme au soci de « la paix ou de la v pas de leur volonté. L' la nécessité de la viol ment de l'existence de révolutionnaire organisé lutionnaires devront do pire éventualité et ne F l'alternative la plus fa
• Le projet s'écarte a ternationaliste qui est de façon pacifique alisme, la question jolence » ne dépend histoire prouve que ence vient préciséla violence contree. Les forces révonc se préparer à la seuvent compter sur vorable. ussi de l'esprit inl'essence même du marxisme. Il contient de nombreuses références à « notre grand pays », « notre grand peuple », au « patriotisme » du peuple et la nécessité de soulever l' « enthousiasme patriotique » des masses. Cette inutile concession au nationalisme, c'est-àdire au retard politique des masses, est étrangère à l'esprit du marxisme-léninisme. L'une des tâches majeures d'un parti marxiste-léniniste, c'est d'éduquer ses cadres non dans l'esprit patriotique mais dans l'esprit de l'internationalisme prolétarien.
Le Manifeste Communiste demandait à tous les communistes de ne jamais oublier « que les travailleurs n'ont pas de pays; on ne peut leur enlever ce qu'ils n'ont pas ».
Le projet passe complètement sous silence les brûlantes questions internationales qui font actuellement l'objet d'une sérieuse et âpre controverse dans les rangs du mouvement communiste international, à savoir, la question de la guerre et de la paix, la signification de la coexistence pacifique ,l'attitude envers Staline et la période stalinienne, l'attitude envers la bourgeoisie nationale des pays nouvellement indépendants, la nature du passage du capitalisme au socialisme et son corollaire, le problème de la voie parlementaire au socialisme et la nature du passage à la reconstruction socialiste.
Le projet déclare son adhésion aux deux déclarations de Moscou de 1957 et 1960, mais cette déclaration de fidélité n'éclaircit en rien le point de vue des rédacteurs sur les points de discussion mentionnés ci-dessus. Comme il a déjà été dit, le projet contient certaines déclarations prudentes et voilées sur deux seulement des précédentes questions : la voie pour la conquête du pouvoir et l'attitude envers la démocratie parlementaire, mais même ici, le projet n'est pas très clair. La structure particulière du programme qui ne laisse aucune place à la définition de la politique internationale du parti, a techniquement aidé les rédacteurs à éviter ces controverses idéologiques mais, de cette façon, il a aussi considérablement abaissé le niveau idéologique du projet de programme. En politiquem révolutionnaire, l'abstentionnisme n'est jamais une qualité.
Ceci est particulièrement vrai en ce qui concerne la question de Staline. Ce problème n'est pas un simple problème d'histoire ou de réajustement de certains faits historiques ; il a une sérieuse répercussion sur le mouvement ouvrier contemporain. Les théories et les pratiques de Staline ont influencé et influencent encore, - en mal ou en bien, un large secteur de directions ouvrières dans le monde, malgré la condamnation purement formelle de l'homme durant ces huit dernières années : si les théories et les pratiques de la période stalinienne sont définies comme du stalinisme, il devient de ce fait parfaitement clair que Staline est mort mais que le problème du stalinisme est d'une grande actualité pour nous. Le stalinisme a deux grands aspects, l'un concernant sa façon de manier les affaires intérieures soviétiques (comprenant les problèmes de la
55) ; et comme pour e affirmation, le pro,raphe suivant « Cepenrs se rappeler que les n'abandonnent jamais pouvoir... Il est donc forces révolutionnaires d'orienter leur travail face à toutes les évenbien comprendre que t act diplomatique n'ont n programme marxistee cela, le projet aurait int que si les commufendent les institutions parlementaires. Ils s'eff server et de les dével démocratie soit réelle et (souligné par nous) (par En ce qui concerne la de clarté concernant le quête du pouvoir. « Le ce de parvenir à l'étaémocratie populaire et on socialiste par des (souligné par nous), 55) ; et comme pour e affirmation, le pro,raphe suivant « Cepenrs se rappeler que les n'abandonnent jamais pouvoir... Il est donc forces révolutionnaires d'orienter leur travail face à toutes les évenbien comprendre que act diplomatique n'ont n programme marxistee cela, le projet aurait int que si les commu- démocratie prolétarienne et le rôle de la bureauratie dans un Etat ouvrier, spécialement durant la période de construction socialiste) et l'autre concernant sa façon de conduire les affaires internationales, à la fois à l'intérieur du mouvement commumiste international et vis-à-vis des différehts pouvoirs impérialistes (ceci comprend également un certain nombre de problèmes d'une grande importance théorique et pratique, comme l'attitude envers les impérialistes, la théorie de la coexistence pacifique exposée pour la première fois par Staline, la question de savoir quelle politique internationale doit appliquer un Etat ouvrier, la nature de la révolution dans les pays sous-développés avec les trois théories suivantes : la théorie de Staline de la révolution par étapes, celle du « bloc des 4 classes » de Dimitrov, et la théorie de la démocratie populaire de Mao Tsétoung, etc.).
Un parti prolétarien doit clarifier sa position sur les deux questions fondamentales, soulevées par le stalinisme aujour-
Si l'on juge du strict point de vue marxiste-léniniste, le projet de programme dans sa forme actuelle, peut être considéré comme un programme centriste,
Use situant entre le réformisme et la révolution prolétarienne.
Une part de la confusion idéologique du programme vient sans aucun doute du poids de l'inertie, de la vieille politique erronée du PCI et de l'héritage idéologique de l'ère stalinienne. C'est ce que montre son attitude envers la bourgeoisie nationale et la riche paysannerie comme futurs alliés d'un front démocratique populaire, ainsi que son imprécision sur le caractère de classe de l'Etat démocratique populaire.
En même temps, le silence du projet sur les problèmes soulevés par la controverse Moscou-Pékin ainsi que sa position équivoque sur d'autres questions, sont dûs en partie à l'incapacité des rédacteurs à parvenir jusqu'ici à une conclusion clairement définie et aussi à l'existence de diférents groupes idéologiques parmi les opposants de Dange.
Il serait incorrect de considérer le projet comme un document rigide, statique, terminé ou de juger de sa signification politique sur le simple passé politique ou les anciennes affiliations idéologiques des rédacteurs.
Ce projet est une indication sur le courant de pensée qui traverse actuellement le secteur du PCI qui en est son promoteur ; celui-ci étant, à son tour, le sousproduit de l'agitation sur la scène politique indienne et de la crise dans le mouvement communiste international.
NALE 55 d'hui : à savoir, s'il choisit la voie bureaucratique supercentralisée ou la voie de la démocratie prolétarienne, durant la période de construction socialiste ; deuxièmement, si, au cours de son activité révolutionnaire, il va limiter le développement de la révolution en lui imposant des barrages artificiels, sur la base de la théorie de la révolution par étapes (d'abord démocratique, puis socialiste) ou s'il va développer la révolution de façon ininterrompue depuis son niveau le plus bas jusqu'au plus élevé, sur la base de sa tendance interne et de ses potentialités, et non sur la base de n'importe quel schéma théorique.
Le projet a implicitement rejeté le schéma stalinien de la révolution par étapes, mais sur l'autre question du stalinisme — bureaucratie ou démocratie prolétarienne? - le projet reste volontairement silencieux. Cet abstentionnisme ne peut qu'affecter les possibilités pour le projet d'attirer non seulement le secteur avancé des cadres de la classe ouvrière, mais aussi le secteur radicalisé de l'intelligentzia.
Une plus grande maturation de cette crise sur le plan national et international provoquera certainement dans ce secteur du PCI une plus ample évolution qui entraînera obligatoirement l'évolution de son programme.
L'approfondissement du processus de la révolution mondiale sous toutes ses formes (destruction du colonialisme, transformation constante des luttes de libération antiimpérialiste en révolution sociale, tendance universelle à la propriété sociale des moyens de production, et poussée irréductible vers une plus grande démocratie pour les masses laborieuses dans tous les pays), tout ceci exercera certainement une influence salutaire sur les cadres militants de la gauche du PCI. Dans ces conditions, ils seront poussés vers une véritable orientation révolutionnaire, du moins en ce qui corcerne les problèmes essentiels. Le développement de la lutte de classe les obligera à revoir la plupart de leurs vieilles hypothèses et théories et à éliminer leurs faiblesses actuelles. Le projet de programme actuel sera alors considéré comme un passage dans le processus de cette évolution.
L'aile opposée à Dange dans le PCI, ou plus précisément son secteur gauche, est déjà devenu un élément déterminant dans notre politique nationale. La première chose nécessaire à un parti révolutionnaire, c'est sa capacité à résister aux pressions de sa « propre » bourgeoisie. La gauche du PCI a clairement manifesté cette capacité à une grande échelle lors de la pire phase d'hystérie nationaliste dans ce pays. Pour ceux qui connaissent l'histoire
UNE APPRECIATION GENERALE
UNE APPRECIATION GENERALE des partis communistes des différents pays, la soumission d'un large secteur du PCI à la bourgeoisie indienne ne sera pas une surprise ; mais ce qui est nouveau et encourageant pour eux, c'est le refus d'un secteur important de ce parti, de se prosterner devant cette ligne de collaboration de classe. La position de la gauche du PCI, ses liens evec les mas es et la jeunesse radicalisée, son militantisme général et ses penchants révolutionnaires, révèlent pour la première fois, sur le fond d'un monde révolutionnaire ,la nécessité, dans un proche avenir, d'un parti marxisterévolutionnaire de masse en Inde. Aucun marxiste révolutionnaire en Inde ne peut rester le simple spectateur d'un tel phénomène. Qu'il travaille à l'intérieur ou à l'extérieur du PCI, il a le devoir d'essayer d'influencer ce processus de façon à ce que soit forgée dans le minimum de temps l'arme de la révolution indienne, c'est-àdire, un parti de masse basé sur l'idéologie marxiste-léniniste et qui aura fait ses preuves dans une série de sérieux combats de classe.