Documents de la IVe Internationale

Conférences, congrès et résolutions, dans leur texte français

La revue › n° 18

A la suite de la dissolution formelle du Katanga comme « Etat indépendant »

Quatrième Internationale, n° 18 · mars 1963 · p. 77-78 · 420 mots

In English: Fourth International Statement on the Congo (The Internationalist No. 1, 5 February 1963).

Texte lu par machine sur le scan (relu en 2026 colonne par colonne) : il peut contenir des fautes de lecture. Pour citer, reportez-vous au scan de la page.

Dix-huit mois après l'accession du Congo à l'indépendance formelle. le peuple congolais n'est toujours pas maître de ses destinées. gouvernement légalement élu de Lumumba fut renversé par des agents impérialistes; vrais assassins de [umumba sont toujours libres. Le pays est divisé en zones d'influence par les trusts internationaux. L'impérialisme américain pénètre de plus en plus profondément, dirigeant effectivement le gouvernement central au moven de conseillers de l'O.N.U et des forces militaires de TO.N.U. La corruption regne. La liberté politique est déniée aux organisations nationalistes révolutionnaires, dont les leaders sont en exil ou en prison comme Gizenga. Les masses deviennent chaque jour plus conscientes qu'elles ont encore à conquérir une indépendance réelle.

Malgré leur désintégration rapide, les forces de Tchombé n'ont pas été complètement désarmées, et Tchombé est maintenu comme un fantoche pour gouverner la province du Katanga et on propose même qu'il rejoigne le gouvernement central.

Ces faits confirment une fois de plus que l'O.N.U. a utilisé le mandat qui lui avait été donné par l'Assemblée générale en vue d'éliminer la sécession katangaise et restaurer l'unité du Congo, pour encourager la balkanisation du pays, empêcher les forces armées du gouvernement central d'écraser completement les fantoches impérialistes comme Tchombé et Kalonji, et maintenir et protéger les grands domaines des trusts impérialistes dans le pays. Le but de l'intervention de l'O.N.U. au Katanga de préserver le gouvernement Adoula contre une renaissance du mouvement de est masse lumumbiste authentiquement nationaliste révolutionnaire.

Le Secrétariat International appelle le peuple du Congo à lutter dans les conditions actuelles pour :

l'arrestation et la mise en jugement de Tchombé et de tous les complices dans l'assassinat de Lumumba et d'autres leaders nationalistes, y compris les complices qui se trouvent dans le gouvernement Adoula. la libération immédiate de Gizenga et de tous les révolutionnaires nationaux arrêtés ou exilés. 3) la désarmement complet et le licenciement de la « gendarmerie » de Tchombé.

la nationalisation de l'Union Minière et des autres grands trusts belges et internationaux. 5) le retrait des forces de I'O.N.U.

Le Secrétariat International appelle les peuples et les gouvernements des Etats indépendants d'Afrique, comme l'Algérie, le Ghana, l'Egypte, la Guinée, le Tanganyka, etc. à répondre aux appels des forces populaires du Congo pour fournir au peuple congolais l'assistance matérielle et militaire qui lui permettrait de former un gouvernement de son propre choix, libre. Le Secrétariat International fait appel à toute la classe ouvrière internationale pour qu'elle soutienne ces revendications.

27 janvier 1963.

Une erreur sur cette page ?