Dans notre précédent numéro, nous avions annoncé les sentences 15 mois de prison prononcées au procès d'Amsterdam contre nos camarades Pablo et Santen. Etant donné que le procès avait lieu après plus d'un an de détention préventive faite par nos camarades, une telle sentence, si injustifiée soit-elle, traduisait cependant une sorte de désaveu par le tribunal des poursuites engagées par les autorités. Nos camarades devaient être libérés dans la première quinzaine de septembre. Cela ne fit aucune difficulté pour le camarade Santen, de nationalité hollandaise. Mais, en ce qui concerne le camarade Pablo, de nationalité grecque, il apparut, peu de jours avant sa libération, qu'un complot avait été ourdi, visant à le faire passer de Charybde en Scilla. Le gouvernement grec refusa de renouveler son passeport, sauf pour un retour en Grèce — et on sait que cela voulait dire le bannissement dans un camp, quelque part dans une ile. Le gouvernement hollandais ne voulait le laisser sortir pour un autre pays que la Grèce, que s'il disposait d'un passeport en bonne et due forme. Malgré le peu de temps dont on disposait, une campagne fut reprise, notamment en Hollande ; des protestations furent à nouveau adressées aux autorités hollandaises. Enfin, un passeport ayant été obtenu, notre camarade Pablo a pu quitter la Hollande et se rendre dans un pays africain. Au cours de son voyage, faisant escale en Angleterre, il fut consigné dans l'aéroport de Londres. Ainsi, il apparaît très nettement qu'il existe une sorte de consigne à toutes les polices européennes pour écarter le camarade Pablo du continent européen. Nous tiendrons nos lecteurs au courant des actions qui seront entreprises contre cette atteinte au droit d'asile. Nous publions ci-dessous des extraits de la déclaration faite au procès par le camarade S. Santen.
Le droit d'asile bafoué
Texte lu par machine sur le scan (relu en 2026 colonne par colonne) : il peut contenir des fautes de lecture. Pour citer, reportez-vous au scan de la page.