(Chiffres du Yearbook 1956-1957 et du Rapport Tomlison 1956)
a) Ensemble de la terre cultivée, régions blanches et bantou, quand toute la terre pour les Africains a été acquise en vertu des Land and Native Trusts Acts de 1936, les termes europeennes occuperont 86,2 % ; les « régions Bantou » occu peront 13,8 %.
b) Présentement, les tenants de fermes se répartissent comme suit:
BLANCS :
101 480,108 morgeps de terre (cest-edire
571.014 Blancs possèdent, louent, etc....
21,6 % de la population blanche ou 10 % de toute la population de toute l'Afrique du Sud).
AFRICAINS :
a) « Régions indigènes » où les gens vivent comme paysans, dans des conditions tribales : 17,5 millions de morgens sont occupée par 3.306.234 personnes, c'està-dire 42,6 % de toute la population africaine.
b) 2.336.714 personnes, c'est-à-dire 24,3 % de la population totale, travaillent dans les fermes tenues par les Blancs. se t se trouvent dans des régions gouverne- c) 6 % de toute la population africaine mentales, des équipes de construction et des fermes possédées par des gens de couleur ou des Asiatiques.
Ainsi, dans toutes les zones rurales, 101,5 millions de morgens sont possédés par 571.614 Blancs et 17,5 millions de margens sont laissés à 6,25 millions d'Africains. Ceci tient compte d'une population rurale de 6,25 millions. Mais, suivant le rapport Tomlinson, sur les 2,33 millions d'Africains qui vivent dans les zones urbaines, seulement 1,5 million sont établis de facon permanente. Le reste, c'est-à-dire 828.534 sont des travailleurs nomades et ce nombre doit donc être ajouté à la population rurale en ce qui concerne la distribution de la terre. Il est intéressant de noter que, suivant le recensement de 1951 du peuple africain urbain, 645,350 se répartissent, ainsi : • Réserves industrielles Réserves municipales .. .. 142.277 29.019
Réserves des mines .. .. 474.060
645.350 c) Nature de la terre de toutes les " zones bantou » : 11 % : pays entièrement montagneux 23 % : très montagneux ou très accidenté 20 % : en collines ou accidenté
46 % : pente douce ou plat.
Par exemple : au Transkei, 10% plat (population 1.269.277) - Au Natal, 23 % plat (population 1.810.102).
Cela signifie que, sur les 17,5 millions de morgens de terre dans les zones bantou sur lesquelle sont établis 42,6 % de la population noire totale, moins de la moitié, c'est-à-dire 46 % de 17,5 millions de morgens peuvent être utilisés pour la culture.
Outre la nature du terrain se pose la question de l'érosion du sol. Au Transkei, 30 % des zones bantou sont très érodées, 44 % modérément, 26 % sans érosion.
d) Recensement de 1951 : 27,1 % d'Africains dans les zones rurales 42,6 % dans les zones bantou 30,3 % dans les fermes européennes et autres zones rurales (dont 24,3% dans les fermes et 60 % dans les zones rurales). Population de facto dans les « zones bantou » : 3.633.000. Population de jure en ajoutant les nomades (c'est-à-dire 569.000 paysans migrants) : 4.202.000. Habitants permanents des villes : 1.500.000 environ.
e) Revenu annuel des paysans.
Revenu annuel d'une famille, parmi les familles de fermiers dans les zones bantou : 43 livres sterling (22 f d'exploitation de la ferme et 21 f de travail extérieur).
Familles effectuant du travail pastoral : 49,4 livres sterling.
Le revenu « réel » produit dans les Ré serves est demeuré inchangé depuis 1936 et le revenu par tête a baissé.
Suivant le rapport Tomlinson, une famille de fermiers africains a besoin de 52,5 morgens de terre pour réaliser un revenu global de 70 livres sterling par an. Ainsi, toutes les zones Bantou peuvent faire vivre 307.000 c'est-à-dire 51 % de la population présente. Donc, la moitié de cette population devra partir et chercher un emploi en dehors de l'agriculture.