Dans un contexte de sombres intrigues, de complots, de crimes même des forces réactionnaires, impérialistes et indigènes, et d'attente fébrile des masses remplies, selon la couche sociale donnée, d'ouvriers, des paysans ou de petits bourgeois préparent les cinghalaise ou tamile, d'impatience d'agir, d'inquiétude, ou Nous publions plus loin des informations détaillées élections parlementaires à Ceylan, pour mars 1960. sur les événements qui de encore de confusion, se de langue l'assassinat du Premier Ministre Bandaranayke ont amené la dissolution du Parlement.
Du tableau confus et en constant changement que présente depuis lors la situation politique du pays, certains traits émergent cependant clairement : le pays traverse une crise pré-révolutionnaire ou qui murit rapidement et qui doit se dénouer bientôt de manière radicale, Les forces sociales se polarisent autour des représentants les plus dynamiques de l'extrême-droite et de l'extrême-gauche, amenant la disparition pratique des formations intermédiaires.
Dans un tel climat l'issue parlementaire, même si elle s'avère être respectée, ne saurait être qu'une étape dans la recherche d'un pouvoir fort appuyé sur des forces extra-parlementaires. La réaction, l'impérialisme et la bourgeoisie compradore, hésitent encore entre la tentation de tenir les élections et de miser sur la victoire de l'United National Party et de faire un coup d'Etat final, consolidant la dictature de fait du gouvernement actuel que préside Dahanayake, dernier « homme fort » en train d'être fabriqué. Les résultats des élections communales partielles tenues récemment à Colombo et ailleurs semblent favoriser la perspective d'une victoire possible de l'United National Party.
Mais quelle serait l'ampleur d'une telle victoire ?
Seule une victoire écrasante du parti en question pourrait permettre à la réaction d'asseoir un pouvoir à façade parlementaire, mais suffisamment fort pour briser à une étape ultérieure les organisations ouvrières de l'Opposition et éviter que la lutte décisive décisive ne se transporte du Parlement dans les rues, les docks, les bureaux, les plantations.
Si la réaction arrive à douter d'une telle possibilité à travers les élections, elle pourrait infléchir à nouveau son choix en faveur d'un coup d'Etat instaurant un pouvoir ouvertement dictatorial.
L'opposition révolutionnaire doit être sérieusement préparée pour toute éventualité, aussi bien avant qu'après d'éventuelles élections. Car de toute manière les jours de la démocratie parlementaire bourgeoise sont désormais comptés dans l'ile, cette « Suisse de l'Extrême-Orient ». Cette opposition est fondamentalement représentée par le LANKA SAMA SAMAJA PARTY, la section ceylanaise de la IV: Internationale.
Avec la disparution de fait du parti centriste de Bandaranayke, et le recul marqué aussi bien du groupe de Philip Gunawardene, que du Parti communiste, le L.S.S.P.
devient le pôle d'attraction, d'organisation et d'action des forces révolutionnaires du pays qui se dressent contre la réaction menaçante. Il faut espérer que les formations se réclamant de la classe ouvrière feront front avec le L.S.S.P. pour écarter ce danger.
La victoire de l'opposition révolutionnaire sera le résultat d'une mobilisation et d'une organisation des masses, à la fois sur les terrains parlementaire et extraparlementaire, en vue d'un gouvernement ouvrier et paysan appliquant un programme de classe hardi et inaugurant ainsi la Révolution ceylanaise prolétarienne et socialiste. Jamais l'enjeu de la lutte engagée n'a été objectivement plus clairement défini : dictature pro-impérialiste et capitaliste, ou gouvernement ouvrier et paysan.
L'opposition révolutionnaire ne manquera pas de clarifier pour les masses ce sens de la lutte, et de les appeler à se mobiliser et à s'organiser de toutes les façons, pour affronter la réaction et la battre.
L'organisation, y compris militaire des masses, dans des milices ouvrières et des corps paysans qui sauront éventuellement commencer une guerre de partisans, en cas de coup réactionnaire, devient une nécessité impérieuse.
Dans le combat décisif dans lequel est actuellement engagé le L.S.S.P., il bénéficie de la solidarité active de toute l'avant-garde marxiste révolutionnaire internationale, et particulièrement de la IV* Internationale.
Le S.I. de la IV* Internationale renouvelle son appel à toute l'avant-garde marxiste prolétarienne internationale, et particulièrement aux sections de l'Internationale, afin d'aider matériellement et moralement la lutte du L.S.S.P. pour le pouvoir ouvrier et paysan à Ceylan, Que notre solidarité internationale se manifeste par des actes amples et prompts !