La révolution cubaine est arrivée à un point crucial de son développement. A la suite des progrès déjà réalisés, elle a largement dépassé les limites bourgeoises démocratiques en adoptant des mesures qui portent atteinte au régime capitaliste même.
En s'appuyant sur la mobilisation des paysans, commencée avant la chute de Batista, elle n'a pas seulement réalisé la réforme agraire, mais a aussi organisé la production sur la base de coopératives paysannes. En ce sens, elle est allée plus loin que la révolution guatemaltèque et la révolution bolivienne, qui se sont limitées à la répartition de la terre, arrêtant ainsi la réforme à mi-chemin.
révolutionnaire, phabétisme, de construction de maisons d'habitation, d'élévation du niveau de vie du peuple. Sous la pression de l'encerclement impérialiste et de la contre-révolution à l'inagricoles américaines (avec des indemnisations à long terme), l'expropriation des grands térieur, a pris des mesures telles que l'expropriation des grandes propriétés hotels, propriété américaine, la confiscation des journaux financés par le gouvernement de Batista, l'amorce d'un monopole du commerce extérieur (par une orientation des importations vers les articles plus nécessaires pour le développement du pays à cette étape), etc... ont accentué leur rôle politique, ainsi qu'il apparaît des résolutions du congrès de la C.T.C. (centrale syndicale) ; Les syndicats, de leur côté, ils ont organisé leurs milices paysannes, ouvrières et estudiantines (en dépit de l'hostilité initiale de Castro a un tel élargissement de l'armement populaire) et affirmé les principes du contrôle ouvrier, comme c'était le cas pour les syndicats des typographes et des journalistes quotidiens. Certes, tout ce développement, qui va au-delà des limites bourgeoises, a été réalisé sous une direction petite bourgeoise, avec une structure et une idéologie bourgeoise et non socialiste, telle que la direction de Fidel Castro.
En ce moment, la révolution est arrivée à une phase où, la réforme agraire ayant été réalisée, le paysan cesse de jouer un rôle d'avant-garde et ce rôle est transféré aux révolution du point de vue du marché, du point de vue de ce que la ville va donner villes, au prolétariat. Le paysan, maitre de sa terre, va commencer à considérer la en échange de ses produits. De ce facteur va dépendre de plus en plus l'ampleur de son soutien. Le problème de l'industrialisation du pays passe donc au premier plan. Dans un pays arriéré et sous les attaques de l'impérialisme, les tâches du prolétariat passent cette industrialisation et dans les mesures et les méthodes pour la propulser dans à leur tour au premier plan. La révolution cubaine doit entamer un programme d'étatisation des principales industries et des banques, d'administration ouvrière, de contrôle ouvrier, de planification du développement industriel sur la base du monopole étatique du commerce extérieur et des rapports équilibrés entre les prix des produits industriels et les prix de la palspion des en pres a madst imposite de la se ce ne retrandi aire La réalisation d'un tel programme est impossible sans une expansion produits agricoles. extraordinaire l'économie, des entreprises, des plans de développement. La direction de Fidel Castro avance sur ce terrain d'une façon empirique. Elle fait des pas en avant sous la pression des masses, mais elle reste prisonnière de sa conception de « capitalisme humaniste». Il y a une contradiction permanente entre contradiction permanente entre sa conception au fond paternaliste à propos de la participation des masses, et l'impulsion d'en-bas par les mêmes masses qui voudraient contrôler et diriger l'économie A ce niveau, lorsque le centre des tâches de la révolution se déplace de la campagne aux villes, il est évident que l'armée révolutionnaire ne peut pas être la seule source de cadres pour la révolution, le seul « parti » qui organise les masses.
Ainsi se pose d'une façon aigie la nécessité d'une direction ouvrière, de cadres prolétariens dotés d'une idéologie prolétarienne et révolutionnaire, d'organes du type soviétique, afin de fixer et d'accomplir les tâches de la révolution. Dans le « Mouvement du 26 juillet », il y a toute une tendance qui s'oriente dans cette direction, qui une combinaison consciente des mesures bourgeoises démocratiques avec les mesures socialistes pour faire progresser la révolution. non consciente, déterminée par le caractère permanent de la révolution cubaine qui a Cette combinaison a été amorcée, mais sous une forme élémentaire, empirique, commencé comme une campagne de moralisation administrative menée par un groupe petit bourgeois idéaliste et qui a débouché dans une transformation révolutionnalre de toute la vie du pays. compris le développement permanent de la révolution : ce qui explique encore des commentateurs impérialistes qui comparent Castro L'impérialisme a fondamentalement la violence extrême de ses attaques. à Nasser et réclament une attitude visant à le neutraliser, la direction consciente de l'impérialisme a compris que l'évolution de la révolution cubaine échappe à tout contrôle possible par sa dired répercussions dans toute l'Amérique latine sont énormes et révolutionnaires, que l'exemple des coopératives agricoles, des milices armées, etc..., des milices armées, etc.... se propage compréhension empirique permanente qui ne peut s'arrêter à une étape donnée et, par conséquent, sa politique et sape les bases de l'impérialisme Cuba il dans l'Amérique latine. s'agit d'une manifestation de L'impérialisme a une révolution est de l'écraser et non de négocier avec sa direction actuelle.
C'est justement sur le plan international que les progrès de la révolution cubaine ont été jusqu'ici plus spectaculaires et les coups au prestige et à la domination impérialistes plus lourds. Cuba a démontré qu'il est possible de résister à l'impérialisme, « dans la gueule du monstre », comme le dit un journaliste français. Cuba a répondu coup pour coup aux attaques impérialistes. Cuba s'est lancé dans une lutte pour rompre l'encerclement économique et l'étouffement du commerce extérieur outre le retrait des aides reçues par Batista, en établissant des relations diplomatiques et commerciales avec les Etats ouvriers et les pays semi-coloniaux d'Asie.
Au boycottage du sucre cubain (de la vente duquel dépend l'économie de l'ile) Etats-Unis, Cuba a répondu en acceptant un crédit de 100 millions de dollars l'Union Soviétique et en signant avec celle-ci un accord pour la vente annuelle d'un million de tonnes de sucre pendant cinq ans (20 % seront payés en dollars et 80 % en marchandises, parmi lesquelles du pétrole soviétique). Il a signé un accord avec le Japon, vendant 450.000 tonnes de sucre contre l'achat de marchandises japonaises pour 18 millions de dollars. Il est en train de traiter avec la R.A.U., la Tchécosous les Etats ouvriers; la Chine populaire ouvre à Cuba son agence de presse. Tout la Yougoslavie, l'Inde, la Pologne et l'Indonésie. Il envoie des délégations cela sous le nez de l'impérialisme yankee. C'est un exemple qui fait une impression énorme sur tous les peuples de l'Amérique latine. Il est sûr que si l'impérialisme n'est pas intervenu militairement à Cuba, c'est parce qu'il sait qu'il déclencherait une tempête révolutionnaire de conséquences incalculables dans toute l'Amérique latine.
Cuba reçoit ce soutien populaire en dépit de l'hostilité ouverte de tous les gouvernements bourgeois latino-américains, même si quelques-uns d'entre eux, comme celul du Vénézuela, sont obligés de modérer leurs critiques pour ne pas se heurter aux masses Pendant le dernier voyage d'une délégation cubaine en Amérique latine, le président de Cuba, Dorticos, a pu vérifier la chaleureuse réception populaire dans tous les pays et l'accueil officiel, froid et hostile, de la part des gouvernements d'Argentine, d'Uru du Brésil, qui n'ont pas évité des attitudes diplomatiques désobligeantes contre la délégation cubaine.
Toutes les bourgeoisies latino-américaines se sont unies à l'impérialisme dans une crainte commune des répercussions révolutionnaires dans leurs propres pays de révolution cubaine. Une ligne de division très nette, qui se confond de plus en plus avec la ligne anti-impérialiste et de classe, partage toute l'Amérique latine dans la question du soutien à Cuba. Le cri des masses latino-américaines : à la cubaine ! effraye les bourgeoisies et leurs alliés.
L'évolution internationale accentue l'urgence des tâches ouvrières de la révolution. La reconnaissance diplomatique prochaine de la Chine, l'invitation à Khrouchtchev et à Chou-En-Lai de visier Cuba, marquent, sur le plan de la politique internationale, le glissement objectif de la révolution vers des taches proletariennes. Car il est indéniable que toutes ces attitudes ont une signification beaucoup plus profonde en pleine Amérique latine, à peu de kilomètres des Etats-Unis et avec la conscience des très lourdes sur la base même de l'impérialisme yankee, qu'en Asie ou au Moyen-Orient.
Dans le « Mouvement du 26 juillet », dans les syndicats, il y a une tendance de gauche qui s'oriente vers une compréhension du tournant auquel la révolution est en train d'arriver. Cette tendance se pose comme tâche de construire, sur des bases marxistes-révolutionnaires, une direction qui applique d'une façon consciente un programme contradictions nationales et internationales de la révolution et d'assurer une issue latino-américaine à la révolution cubaine : P'alliance organisationnelle et militante avec tout le mouvement ouvrier et anti-impérialiste de l'Amérique latine et la perspective des Etats-Unis Socialistes de l'Amérique latine.
L'action du Parti Ouvrier Révolutionnaire (section cubaine de la IV° Internationale) a pour but d'aider le développement de cette tendance, d'accélérer la construction d'une direction ouvrière pour la révolution et d'orienter par un programme ouvrier le cours de la révolution et la formation des cadres dirigeants de la prochaine étape. En même temps, elle soutient toutes les mesures progressives du gouvernement cubain et appuie la résistance et les mesures anti-impérialistes.
Le soutien international à la révolution cubaine en ce moment doit être un soutien ses faisons ateec les mats ouvriers et esc le mouvement oser international de actif à sa lutte anti-impérialiste, à ses mesures anti-capitalistes, u renforcement d au développement de son aile marxiste-révolutionnaire, dont va dépendre de plus plus le sort de la révolution.