A l'approche des élections présidentielles, la polarisation des forces se fait autour de deux candidatures : d'un côté, la candidature.
Salvador Allende présentée par le F.R.A.P. (Front d'Action Populaire), soutenue par de larges masses de la classe ouvrière, des paysans et de la petite bourgeoisie pauyre. Basée sur le front unique P.C.-P.S., la candidature Allende s'inscrit dans le processus d'unification du mouvement ouvrier ment ouvrier chilien, celui-ci ayant trouvé dans cette candidature un canal pour exprimer son esprit de combativité anti-impérialiste et anti-capitaliste. La candidature de classe qu'Allende représente et le front unique communistesocialiste constituent les deux faits les plus importants dans le développement de la politisation des masses chiliennes bien qu'elles n'aient pas de programme ou de vues politiques claires. Il n'en reste pas moins que l'orientation de gauche adoptée par le congrès d'unité socialiste a exercé une grande influence sur l'évolution du mouvement ouvrier et des masses du pays. Le soutien des masses dont jouit la candidature Allende a déjà été prouvé par le nombre des voix que des candidats représentant la même politique que lui ont obtenu à de récentes élections, à Coquimbo et dans le 3e district de Santiago.
D'autre part, il y a la candidature Alessandri, autour de laquelle tend à se polariser bourgeoisie dans son ensemble. Alessandri représente les intérêts des secteurs financiers liés à l'oligarchie et à l'impérialisme et il a réussi à se faire soutenir par des couches bourgeoises qui soutenaient jusqu'ici soit Frei, soit Bossay et qui préconisent une politique d'industrialisation pour le pays. Devant l'écho croissant que la candidature Allende trouve dans des masses stimulées par les luttes révolutionnaires en Amérique latine et partout dans le monde, la candidature Alessandri apparait à l'ensemble de la bourgeoisie comme le meilleur rempart pe défendre les intérêts du régime capitaii . Aussi les candidatures Frei et Bossay OT ces derniers temps perdu du terrain de nt celle d'Alessandri. Otant aux radieaux, qui avaient eu un as aux élections de mars 1957 et étaient S1 er lérés jusqu'iei comme les vainqueurs probables aux élections présidentielles, ils connaissent actuellement une dispersion de leurs forees, témoin le nombre de voix qu'ils ont recueillies dernièrement dans le 3ª district de Santiago. Leur recui est dû au processus de polarisation des forces et tout particulièrement à la radicalisation des classes moyennes attirées par la candidature Allende. Une expression de ce phénomène est constituée par la formation d'un groupe dit d'Intransigeance radicale anti-impériahste, autour dun noyau de personnalités universitaires expulsées du parti radical et qui représentent un courant anti-impérialiste et socialisant du radicalisme.
Ce groupe s'est déjà prononcé pour la candidature Allende : il a tenu une importante réunion publique et se montre reflétant l'influence du frondizisme. Ce n'est pas par hasard s'il se nomme groupe d' « Intransigeance radicale anti-impérialiste », s'il s'est constitué formellement après l'arrivée de •Frondizi au pouvoir, et si un delégué officiel de Union Civique Radicale Intransigeante argentine a assisté à une réunion publique de ce groupe chilien qui se déclare anti-impérialiste et socialisant. La présence de ce groupe est un signe clair de l'orientation que suit la petite bourgeoisie, notamment ses couches les plus exploitées et d'intellectuels. Il tâche de se lier au prolétariat dans la recherche d'une issue révolutionnaire.
Les démocrates-chrétiens, avec Frei en tête, se présentent en défenseurs du capitalisme dont ils dénoncent les traits « brutaux », et ils veulent faire échee aux radicaux en gagnant la petite bourgeoisie à un programme « néocapitaliste ». « progressiste », «libéral». Cependant, les démocrates chrétiens n'ont pu jusqu'ici gagner à leur politique que les éléments petits bour: geois les plus aisés économiquement, les catholiques et les partisans de l'ordre capitaliste, les autres couches de la classe moyenne s'orientant vers la candidature Allende. Le programme de Frei est même loin de ressembler au programme des radicaux. Celui-ci, tout en exprimant les intérêts de la bourgeoisie industrielle nationaliste, avait réussi dans le passé, par certaines formulations gauchistes, a influencer de grands secteurs populaires.
LA POLITIQUE DU GOUVERNEMENT
ET LE BLOC MAJORITAIRE
Les derniers actes du gouvernement Ibanez — tels l'annulation du voyage du Président aux Etats-Unis, l'accueil chaleureux fait à Frondizi, le projet d'abrogation de la loi dite de Défense de la République, avee retour à la légalité du Parti Communiste -montrent à quel point le gouvernement subit, certes d'une façon déformée, l'énorme pression des masses. La haine de celles-ci envers l'impérialisme américain (notons que Nixon ne s'est pas aventuré à visiter le Chili) se voit encore favorisée par le malaise de la bourgeoisie nationale, dû aux mesures prises par le gouvernement des U.S.A. en matière de prix du cuivre, dont la production constitue la base de l'économie chilienne. Il est vrai que les concessions du gouvernement aux masses, tout comme ses relations commerciales avec l'U.R.S.S., sont pour lui des moyens pour exercer une pression sur l'impérialisme américain. En ce qui concerne l'abrogation de la loi de Défense de la république, tout en permettant le retour P.C. à la légalité, elle préserve cependant des mesures pouvant à n'importe quel moment interdire à nouveau le P.C. et pourchasser les autres partis révolutionnaires.
Le bloc majoritaire parlementaire constitué par le F.R.A.P., les radicaux, les démocrates-chrétiens, les paysans-travaillistes et autres petits groupes, a pour but de rendre effective l'abrogation de la loi de Défense et l'établissement d'une nouvelle loi électorale permettant le recensement de milliers de citoyens privés jusqu'ici du droit électoral parce que consideres comme communistes. Les partis ouvriers qui entrent dans ce bloc parlementaire y ont certes adhéré pour des buts précis, concrets, intéressant les masses, mais ils l'ont fait avec un esprit conciliateur, assez opportuniste. En effet, aussi bien le P.S. que le P.C. cachent que ce front de lutte pour l'abrogation de la loi de Défense de la république s'est constitué sur la base de reprise de l'ancienne loi dite de Sécurité Intérieure pour l'opposer au projet de loi réactionnaire qu'Ibanez présente à la place de la première desdites lois. Or, le projet de loi présenté par le bloc parlementaire n'est pas trop différent des autres, car lui aussi prévoit la répression contre les partis et mouvements révolutionnaires.
L'attitude des partis du F.R.A.P. Sur cette question révèle toute l'incapacité des
Devant sa carence à mobiliser la classe ouvrière contre la montée des prix et le chômage, la C.U.T. (Centrale Unique des Travailleurs), a vu diminuer davantage son autorité et son influence auprès de l'ensemble du prolétariat et des masse exploitées en général. Une preuve en est donnée par le fait que des éléments scissionnistes, agents de la O.R.I.T., organisés dans un comité dit de Récupération, ont pu développer leurs agissements malgré le peu d'écho qu'ils rencontrent dans le mouvement ouvrier. Cependirections communiste et socialiste à sortir des ornières parlementaires. Pour elles, il n'y a moyen d'obtenir l'abrogation de la loi de défense de la république que dans le cadre parlementaire, en acceptant une nouvelle loi qui attaquera également les droits démocratiques des masses, en dépit du retour à la légalité du P.C., comme le veulent ceux des partis bourgeois qui ont voté les pouvoirs spéciaux lors des événements du 2 avril de l'an dernier et qui visent à « adoucir » le projet de loi présenté par Ibanez.
Cependant, les conditions étaient et sont toujours favorables pour combiner Paction parlementaire avec la mobilisation des masses et arracher ainsi l'abrogation pure et simple de la loi de Défense de la république, sans substituer à celle-ci une autre qui, en fin de compte n'assurera pas aux masses leurs droits démocratiques mais par contre s'attaquera, pour la défense de l'Etat bourgeois et du régime capitaliste, au mourement ouvrier révolutionnaire. En vue d'une telle mobilisation, le F.R.A.P. comptait déjà avec le front unique du P.C.-P.S. qui s'est établi de fait dans le mouvement ouvriers, à travers des centaines de comités du F. .R.A.P. et de plus de 2.000 comités pour la candidature Allende constitués un peu partout dans le pays.
Or, au lieu d'utiliser cette force organisationnelle représentée par des comités d'usines, de quartier, ete., dans une mobilisation de masses pour arracher leurs revendications, on fait de ces comités de simples instruments à buts électoraux sans aucun rapport avec les revendications économiques et politiques des masses. Les directions de ces partis ouvriers misent surtout sur leurs manœuvres et leurs alliances parlementaires avec d'autres partis, tactique qui n'étant pas épaulée par une action extraparlementaire ou une mobilisation des masses, perd tout sens et aboutit à s'ineliner devant les partis bourgeois et le gouvernement lui-même.
L'échec de cette pratique purement parlementaire a été fourni lors de la revendication de la C.U.T. d'un rajustement des salaires. La centrale syndicale, soutenue par les partis ouvriers, avait en effet voulu arracher une augmentation de salaires de 100 % à travers une action parlementaire, sans aucune mobilisation de la classe ouvrière. D'où son échec. dant, ces éléments tâchent d'exploiter les échees essuyés par la direction de la C.U.T., son incapacité à organiser les luttes ouvrières, pour semer ainsi la confusion au sein du mouvement ouvrier.
Cependant, la classe ouvrière a montré et montre toujours qu'elle est disposée lutter contre la détérioration de son niveau de vie et pour d'autres revendications. Cela a été prouvé par les luttes actuelles des ouvriers du cuivre et du ciment, et même par
LA C. U. T. ET LA CANDIDATURE ALLENDE
LA C. U. T. ET LA CANDIDATURE ALLENDE les récentes grèves d'étudiants, expressions du grand esprit combatif des travailleurs. Or, la direction de la C.U.T. s'est révélée incapable de partir de ces mouvements grévistes pour organiser une mobilisation générale de la classe ouvrière pour ses revendications et contre la cherté de la vie et le chômage.
La lutte pour le salaire minimum vital et l'échelle mobile de salaires, dont il fut question lors du dernier congrès de la C.U.T., ainsi que la lutte pour que l'Etat rouvre les usines qui ont cessé leur activité, et pour obtenir l'échelle mobile des heures de travail afin de combattre le fléau du chômage, ce sont les revendications les plus pressantes des travailleurs chiliens. Elles ne peuvent pas être obtenues sans une mobilisation massive des travailleurs. C'est en organisant une telle mobilisation, qui embrasserait non seulement les syndicats mais encore les comités de base du F.R.A.P. et ceux qui ont été formés pour soutenir la candidature Allende, que la C.U.T. pourrait devenir une véritable direction des travailleurs. Le fait que ses dirigeants actuels n'aient pas su orienter la C.U.l. dans ce sens, mais au contraire persistent dans une politique conerliatrice et bureaucratique, a affaibli la
Le front des Partis Communiste et Socialiste réalisé à travers la candidature Allende est un produit de la maturité politique de l'avant-garde ouvrière organisée et influencée par ces partis. C'est en même temps un facteur d'énorme progrès politique pour les masses, ear il les pousse sur la voie de la comprébension politique, de l'élévation de leur conscience politique, pour la construction du parti marxiste révolutionnaire de masses, capable de diriger la classe dans la construction du socialisme en Chili, but étroitement lié à la révolution socialiste mondiale.
Ce front des P.C. et P.S. témoigne des conditions favorables pour cette grande tache que les marxistes révolutionnaires se sont imposée, conditions qui découlent des défaites subies par l'impérialisme mondial, des acquis des révolutions coloniales, des progrès des luttes de masses en Amérique latine, des succès scientifiques de I'U.R.S.S. et du renforcement des Etats ouvriers. Comme les résolutions adoptées par le congrès d'unité socialiste et celles de la Convention Populaire qui a choisi Allende comme candidat de la classe travailleuse l'avaient déjà souligné, derrière ce front P.S.-P.C. bouillonnent aul sein de l'avant-garde ouvrière les idées les plus avancées qui, pour la première fois, prennent corps dans de larges couches de cette avant-garde. En même temps s'est manifestée la crise profonde des directions stalinienne, socialiste et centriste, dont les vues opportunistes cherchent à se préserver des critiques chaque fois plus poussées de l'avant-garde prolétarienne. La mobilisation populaire soulevée
C.U.T. aux yeux des masses en tant que centraie ouvrière.
Cependant, il y a des conditions pour doter la C.U.T. d'une nouvelle direction et d'une nouvelle politique afin qu'elle puisse organiser une grande lutte générale pour imposer de telles revendications. Il faut done des maintenant exiger la convocation d'un congrès extraordinaire de la C.U.T. dont la diseussion servira à la faire sortir de la crise qu'elle connait.
Le sontien large et résolu de la candidature Allende de la part des travailleurs prouve que les masses, instinctivement, veulent aller au-delà des limites étroites fixées par l'actuelle direction de la C.U.T. ; elles veulent des changements radicaux, une attaque à fond contre le capitalisme et l'impérialisme. Mais la C.O.L. ne pourra parvenir à jouer le rôle de véritable. organisateur de l'ensemble des masses travailleuses que si la base de la C.U.T. réussit à chasser de ses rangs les Bletat et Cie — qui représentent tout un passé rempli de capitulations — et à se débarrasser également des dirigeants imbus d'idées bourgeoises, qu'ils soient radicaux ou démocrates chrétiens, qui pèsent encore sur la direction de la C.U.T. et avec lesquels pactisent les dirigeants ouvriers. par la candidature Allende et le front P.S.P.C., loin de renforcer les actuelles directions de ces partis, provoqueront au sein de ceux-ci une crise qui favorisera les courants qui s'orientent vers le marxisme révoIntionnaire et préconisent une politique et une méthode de classe.
Une expression de ce processus est constituée par les déclarations publiques qu'a faites Luis Reinoso, leader du M.R.A. Mouvement de Résistance anti-impérialiste), groupe de militants communistes expulsés du P.C. en 1951 et qui, toujours fidèles au communisme, luttent pour se faire réintégrer dans le parti avec droit d'y défendre Teurs points de vue. Reinoso condamne la politique et les méthodes bureaucratiques de l'actuelle direction du P.C., et appelle à lutter pour un congrès extraordinaire du parti, où doivent être réintégrés tous les militants qui ont été expulsés pour leurs vues tout autres que celles des dirigeants. Il se prononce pour le droit de tendance à l'intérieur du parti et continue à défendre le programme qu'il défendit en 1949, comportant la nationalisation, sans indemnisation, des mines tenues par l'impérialisme, l'expropriation, dans les mêmes conditions, des grands propriétaires fonciers et le partage des terres entre les paysans. Il condamne le caractère opportuniste du programme di P.C. et soutient les résolutions progressives adoptées par le congrès d'unité socialiste qui ont, a-t-il dit ,ouvert la voie non seulement à la réalisation du front communistesocialiste, mais aussi à la construction du parti marxiste-léniniste de masses.
Le front P.S.-P.C., tout en ayant un caractère nettement progressif comme la
LA LUTTE POUR LE PARTI MARXISTE REVOLUTIONNAIRE
DE MASSE
LA LUTTE POUR LE PARTI MARXISTE REVOLUTIONNAIRE
DE MASSE candidature Allende, n'a pas un programme clair capable d'impulser la lutte pour trouver une issue ouvrière à la crise économique du pays. c'est-à-dire un programme de mesures anti-capitalistes et anti-impérialistes qui aillent dans la direction d'une solution de cette crise en faveur des intérêts réels des masses. La direction du P.C. comme celle du P.S. est surtout soucieuse de rassurer la bourgeoisie et l'impérialisme par des déclarations affirmant qu'Allende ne formera pas un gouvernement socialiste, mais un gouvernement « démocratique » comportant des ministres bourgeois. Corvalan, socrétaire général du P.C., s'est empressé de dire à la radio qu'on ne portera pas atteinte à l'ordre existant (c'est-à-dire au régime capitaliste) et qu'on se maintiendra dans les cadres démocratiques (autrement dit l'ordre bourgeois). De son côté, Allende n'exige pas la nationalisation des entreprises des impérialistes américains, mais préconise des solutions réformistes, dont la révision du « Nouveau traité », des gros impôts sur les entreprises, ete., mesures qui ne s'attaquent nullement au cœur de la question et qui rassureront l'impérialisme.
Les marxistes révolutionnaires sont et luttent pour que le mouvement allendiste et le front communiste-socialiste poussent a l'instauration d'un gouvernement P.C.-P. .S soutenu par les milliers de comités du F.R.A.P. qui luttent pour la vietoire de la candidature Allende. Il faut développer et impulser ces comités populaires pour qu'ils deviennent de véritables organes de double pouvoir, constituer des milices ouvrières et populaires comme en Bolivie et maintenant au Pérou, milices qui doivent être à la base de la défense d'un tel gouvernement.
Seul un clair programme révolutionnaire sera capable d'impulser Punité de toutes les couches exploitées sous la direction de la classe ouvrière et de rendre possible la vietoire des masses. Ce programme doit apporter des solutions ouvrières à la catastrophe économique capitaliste du pays.. Il doit comporter la nationalisation. sans indemnisation, des entreprises impérialistes et leur gestion ouvrière : la nationalisation de Ja banque et du commerce extérieur ; la destruction des barrières douanières avee les pays voisins et l'intégration économique du Chili avec ceux-ci ; létablissement d'un pool latino-américain des matières premières ; le libre commerce avec les Etats ouvriers, TU.K.S.S. et la Chine y compris. Tous ces points du programme doivent être rattachés à la perspective du gouvernement ouvrier et paysan.
Pour cette issue révolutionnaire, les conditions sont plus favorables que jamais. affaiblissement croissant de l'impérialisme américain, comme cela a été révélé par la récente tournée de Nixon. La haine des masses chiliennes envers l'impérialisme américain est si enracinée, que si Nixon était venu au Chili il aurait eu des mésaventures plus grandes qu'il n'en a eues à Lima et à Caracas.
Au Chili, tout comme en Bolivie, en Argentine, au Pérou, au Venezuela, ete., des combats décisits se préparent qui impulseront la révolution latino-américaine.
Toutes les conditions poussent à une issue de gauche, ouvrière, que les masses et l'avant-garde ouvrière veulent plus que jamais et qu'elles considèrent comme la seule solution possible à leurs problemes. Le masses s organisent et se regroupent dermere la candidature Allende pour livrer à fond bataille contre l'impérialisme et le capitalisme. Cette bataille, par son contenu et son amplification, sera de loin plus grande que celle qui porta Ibanez au pouvoir. La bourgeoisie et l'impérialisme en sont conscients, et c'est pourquoi ils se préparent à affronter cette bataille. Aussi les conditions sont meilleures que jamais pour une fusion plus grande du programme et des cadres trotskystes avee le mouvement révolutionnaire des masses, et pour avancer avec audace et décisi marxiste voil de laire se mise du décision sur la voie de la construction du
Le 15 mai 1958.
P.S. - Le 29 mai eut lieu place Bulnes à Santiago un meeting publie de soutien de la candidature Allende qui réunit environ 80.000 personnes. Cette manifestation gigantesque dans laquelle prédominaient les ouvriers et les jeunes fut une preuve nouvelle de la combativité montante des masses chiliennes et de l'enthousiasme que suscite la candidature Allende, en tant qu'expression du Front unique ouvrier.
Allende lui-même a été amené au cours de cette manifestation à prononcer un discours particulièrement militant qui, sous une forme certes déformée, reflète le dynamisme prolétarien qui propulse sa candidature.