Documents de la IVe Internationale

Conférences, congrès et résolutions, dans leur texte français

La revue › vol. 14, n° 4-6

Manifeste de la 3e Conférence latino-américaine aux masses exploitées de l'Amérique latine

Quatrième Internationale, vol. 14, n° 4-6 · juin 1956 · p. 69-74 · 3 462 mots

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La 3° Conférence Latino-Américaine de la IV Internationale adresse son salut aux masses exploitees du monde entier et de l'Amérique Latine.

Elle salue la lutte héroïque de la classe ouvrière argentine pour reconquérir la C.G.T. et défendre ses conquêtes qui sont des conquêtes de la révolution argentine. Ceffe lutte a empêché les sinistres plans de l'oligarchie et de l'impérialisme d'aller plus avant, freiné le plan Prebisch et entravé la répression du mouvement de masses à l'échelle que préparait la réaction.

Elle salue les masses boliviennes, les ouvriers, les paysahs et la petite bourgeoisie pauvre qui, par leur lutte énergique, les armes à la main, ont empêché la perte des conquêtes de la révolution, la dénationalisation des mines et ont pu maintenir la C.O.B. contre l'impérialisme, le gouvernement et la bureaucratie syndicale, et préparé de nouvelles étapes plus élevées de face à la politique du gouvernement d'abandon des conquêtes de la révolution. Elle salue les masses guatémaltèques qui, malgré la répression criminelle de l'impérialisme et de son agent Castillo Armas, malgré la désertion de la direction petite-bourgeoise, malgré l'assassinat en masse de ses ouvriers d'avant-garde, poursuivent leur résistance et conservent vivant l'esprit de la révolution guatémaltèque.

le salue les masses brésiliennes et chiliennes qui ont empêché les efforts de l'impéria isme et de l'oligarchie pour abattre les conquêtes des travailleurs et le processus du déve loppement industriel de réussir.

Elle salue les masses qui, en Colombie, à Costa-Rica, à Cuba, au Mexique, au Pérou, en Uruguay, au Venezuela, formes de combat continuent la lutte qui eghe impériasmet de partie de etc., par des mobilisations, des guérillas de paysans d'autres consolider leur pouvoir, lutte qui s'intègre, sous une forme ou une autre, dans le processus de la révolution latino-américaine. LA LUTTE REVOLUTIONNAIRE MONDIALE DES MASSES.

Le développement mondial de la révolution coloniale a secoué profondément les fondations du monde capitaliste par le triomphe et la consolidation de la Révolution chinoise, la révolution vietnamienne, la révolution coréenne ef par les progrès de la révolution en Algérie, en Egypte, etc.

A ces luttes s'ajoute le développement de la révolution politique contre la bureaucratie en Union Soviétique ef dans les « démocraties populaires », ce qui accélère la marche inexorable de la désintégration du capitalisme.

La révolution mondiale avance continuellement. Les forces sociales, économiques et politiques du capitalisme sont impuissantes à la retenir et à l'abattre.

Le développement de la Révolution mondiale est accéléré par le développement de la révolution antibureaucratique en Union Soviétique.

Les événements de l'Union Soviétique représentent un très grand pas en avant dans la désintégration du stalinisme. La pression de la révolution mondiale, qui touche l'Union Soviétique, a obligé la bureaucratie à céder devant les masses soviétiques, bien que de façon limitée. Les libérations de prisonniers, les critiques de Staline et les décisions du 20" congrès en sont des exemples. La bureaucratie essaie de dénaturer le sens de ces concessions, de limiter leur sur les masses et de contenir l'esprit critique de ces masses. Mais la bureaucratie est déjà condamnée par la lutte révolutionnaire des masses.

La lutte mondiale des masses ne pourra être contenue ni limitée par l'impérialisme avec sa guerre contre-révolutionnaire ni non plus par la politique conciliante et boiteuse de la bureaucratie qui, en même temps qu'elle doit reculer devant les travailleurs soviétiques, cherche à poursuivre sa politique de conciliation avec l'impérialisme mondial, et à maintenir les partis communistes du monde comme instruments de cette politique de conciliation.

Tandis que la révolution mondiale avance, les partis communistes cherchent à tromper les masses, à éveiller l'illusion que la coexistence pacifique est possible avec l'impérialisme.

Le capitalisme mondial, conscient de sa désintégration, ne se laisse pas tromper par les tentatives de la bureaucratie. Tandis qu'il utilise la plus grande partie des partis socialistes pour tromper les masses par un antisoviétisme, qui est de l'anticommunisme, il prépare le dernier recours qui lui reste pour essayer de contenir la révolution : la guerre.

Les propositions, les insinuations, les tentatives de conciliation de la bureaucratie ne trompent que les masses dans le monde, car il n'y a aucune possibilité objective réelle de conciliation avec l'impérialisme. Pendant que celui-ci se voit obligé de discuter et de simuler la recherche de la paix, il se prépare énergiquement à la guerre contre-révolutionnaire, à la guerre atomique dont le déchaînement est ce qu'il recherche réellement.

Si elle n'a pas encore été déchaînée, ce n'est pas parce qu'il croit possible la coexistence pacifique, mais parce qu'une série de faits l'en a empêché. la lutte reviu fondementel mostes a entre de et le copitisme lima dirieion de impe- Le conflit fondamental n'est pas entre l'Union Soviétique ef l'impérialisme, rialisme yankee. la guerre, dans cette situation historique irréversiblement défavorable.

Aucune concession de l'Union Soviétique ou des partis uerre. Toute l'orientation économique, sociale et politique de l'impérialisme yankee est dirice vers la préparation de la guerre mondiale contre-révolutionnaire.

L'étape actuelle d'apparent éloignement de la guerre, d'échanges commerciaux, de conversations diplomatiques, entre les Efats ouvriers et les pays impérialistes, et de relations commerciales croissantes entre les pays d'Amérique latine et I'U.R.S.S., les démocraties populaires et la Chine, ne sont pas un signe que la guerre est évitable. Si l'impérialisme yankee ne s'est 70 pas encore lancé, c'est parce que dans des moments décisifs comme au moment de la guerre lement défavorable, essayant de s'affermir relativement, au moyen de nouvelles alliances, de de Corée, de Dien-Bien-Phu, de la crise de Formose, il a vacillé devant une conjoncture totabases militaires plus nombreuses et d'un accroissement d'armements. D'autre part, la conjoncture économique actuelle n'est pas trop mauvaise pour le capitalisme nord-américain et européen, grâce à la production d'armements, et cela lui permet un petit répit, limité et transitoire.

C'est l'avance de la révolution mondiale pour abattre le capitalisme qui déterminera la décision finale.

La guerre contre-révolutionnaire du capitalisme sera précédée, accompagnée et suivie par le développement mondial de la révolution. PROCESSUS ASCENDANT DE LA REVOLUTION LATINO-AMERICAINE.

L'Amérique latine est une partie essentielle de ce processus objectif de la marche vers essaiera de continuer à s'appuyer pour tenter de déchainer la guerre contre-révolutionnaire. révolution. C'est la base fondamentale sur laquelle l'impérialisme yankee s'appuie

Depuis la fin de la seconde guerre mondiale, l'Amérique latine a senti l'influence du développement mondial de la révolution, qui se traduisit par de grandes mobilisations de masses, par des luttes à contenu anticapitaliste et antiimpérialiste. La Bolivie, depuis la fin de la guerre, et ensuite de nouveau, de 1952 jusqu'à maintenant, l'Argentine, le Brésil, la Colombie, le Chili, les Guyanes, le Guatemala, le Venezuela, etc., ont été secoués par de grandes mobilisations de masses, de grands processus de lutte ayant un contenu anticapitaliste et antiimpérialiste.

Dans ces processus, les masses incorporées aux grandes luttes antiimpérialistes ont pu être canalisées en grande partie, pendant cette première étape, par des directions bourgeoises et petites-bourgeoises. Dans certains cas, après avoir tenté d'imposer leur contenu à directions, elles ont subi un certain arrêt ces

Les directions staliniennes et socialistes essayèrent d'enfermer les masses dans une politique conciliante et boiteuse face à l'impérialisme, l'oligarchie ou les bourgeoisies nationales. tentèrent de donner une ligne anficapitaliste et antiimpérialiste à ces mouvements. Les masses essayèrent de se grouper en mouvements ou tendances antiimpérialistes. Elles

Le développement industriel de l'Amérique latine a donné une impulsion puissante au la physionomie sociale-économique s'est transformée. La physionomie essentiellement agricole prolétariat. Dans une série de pays - - Argentine, Brésil, Colombie, Chili, Mexique, Pérou -a changé. Et même dans les pays où la paysannerie a un poids majeur, le prolétariat s'est développé, concentré et a acquis une importance fondamentale, décisive pour le développement de ces pays (Brésil, Colombie, Pérou).

L'impérialisme L'impérialisme avait pu dominer autrefois au moyen d'une politique de terrorisme, avait pu crimes, d'assassinats, dans toute l'Amérique latine, dans la mesure où celle-ci était maintenue dans un état social et économique conservateur arriéré.

Le développement des grandes masses, la déroute du fascisme pendant la guerre, le triomphe de la révolution chinoise, le triomphe de la Corée du Nord contre l'impérialisme yankee, ont donné une impulsion très puissante aux masses latino-américaines, stimulant leur intervention dans les luttes sociales et politiques. Dans la première étape, elles ont pu être rants socialistes centristes (Chili et Equateur). La bourgeoisie ou la petite-bourgeoisie profita de ce processus. La mobilisation des masses fut la base de l'industrialisation et de déroutes de l'impérialisme en Amérique latine.

Ces mouvements prirent différentes formes qui vont des mouvements bourgeois ou petitscourt, Grau San Martin, Velasco Ibarra, Ibanez, etc.), jusqu'au mouvement de Peron et à la bourgeois conciliants et capitulards face à l'impérialisme (Vargas, Arbenz, Villaroel, Betanrévolution bolivienne de 1952.

Dans tous ces mouvements, les masses furent le facteur essentiel et, par leur impulsion, la force qui assena des coups puissants à l'impérialisme. Mais, geoisie et la petite-bourgeoisie purent s'appuyer sur les travailleurs pour leurs spéculations, dans ce processus, bouren les enfermant dans un jeu de conciliations et de concessions à l'impérialisme. Les masses ne purent progresser davantage au cours de cette première Amérique latine, parce qu'elles n'avaient pas construit un mouvement qui leur soit propre, leur étape de leur mobilisation en parti de classe.

S'appuyant sur toutes ces luttes des masses, des tendances bourgeoises et petites-bourgeoises nationales se développèrent qui cherchèrent à amplifier les marchés intérieurs, geoises nationales profiter des difficultés de l'impérialisme mondial et à canaliser en leur faveur la pression de la révolution mondiale, de la Révolution chinoise, de la révolution coloniale en Asie, au Moyen-Orient et en Afrique en particulier. Un processus de développement industriel déroule en Amérique latine. Malgré des limitations et des difficultés (manque d'investissements de capitaux), la tendance au développement industriel continue. Mais le fait le plus remarquable de ce processus, c'est l'expérience et la maturation des masses.

Les grandes masses ne se développèrent pas fondamentalement sous la forme traditionnelle en Europe des partis communistes ou socialistes, mais dans des organisations syndicales et dans des mouvements à direction bourgeoise et petite-bourgeoise. La tendance est à former de grandes organisations syndicales. La tendance est dans la lutte unifiée des grandes masses, dans la création de grandes centrales syndicales. Ce processus tend à créer une nouvelle structure en Amérique latine et détermine une grande instabilité, à cause de la lutte constante des masses, de leur résistance à la diminution du niveau atteint par l'industrialisation et de leur incorporation aux luttes sociales et politiques. Chili, la déroute de Poligarchio et de l'impérialisme en Bolivie, La création de centrales ouvrières (C.G.T. Argentine, C.O.B. Bolivie, C.U.T.

Get surtout l'incorporation de grandes masses paysannes dans la lutte (Bolivie, Colombie, Guatemala, Guyanes) sont les facteurs essentiels de l'instabilité de l'Amérique latine et la démonstration éloquente que les masses latino-américaines, incorporées au processus mondial, ne veulent pas renoncer à leurs conquêtes sociales et économiques et cherchent à les amplifier.

Les masses ont obtenu de grandes conquêtes sur le chemin de leur libération nationale et sociale. Mais, sous les directions bourgeoises, petites-bourgeoises, socialistes et staliniennes, elles ont été limitées et étouffées dans leur esprit de lutte et ont permis à l'impérialisme et à l'oligarchie de reconquérir quelques positions, comme au Guatemala, aux Guyanes et en Argentine.

Mais l'impérialisme ne pourra jamais retourner à 1943. Le commencement de la révolution paysanne latino-américaine est rendu visible par les guérillas colombiennes et les syndicats paysans de Bolivie. La révolution latino-américaine est en marche et rien ne pourra la contenir, parce que la mobilisation des masses ouvrières, paysannes et petites-bourgeoises pauvres en Amérique latine est une partie de la mobilisation révolutionnaire mondiale des masses asiatiques, africaines et européennes, en lutte contre l'impérialisme et le capitalisme mondial, sous influence du triomphe de la révolution en U.R.S.S., en Yougoslavie, en Chine, en Corée et en Indochine.

Jne stabilité prolongée et solide de la domination de l'impérialisme sur l'Amérique latine est impossible. La stabilisation véritable et définitive se trouvera seulement dans la prise du pouvoir par les masses latino-américaines et dans le développement de la révolution latinoaméricaine.

La perspective de cette stabilisation est le développement de la révolution latino-américaine accompagnant le développement de la révolution mondiale. LES CONTRADICTIONS DE L'IMPERIALISME YANKEE EN AMERIQUE LATINE. le mane rame ande a en de rare ait utre ene condo le mas soin.

L'impérialisme yankee a besoin de l'Amérique latine comme base principale, comme point d'appui et d'approvisionnement pour la guerre mondiale qu'il prépare contre les masses dans

Profitant de l'impuissance de la petite bourgeoisie et de la bourgeoisie nationale (Argentine, Bolivie, Chili, Guatemala), l'impérialisme et l'oligarchie ont pu porter quelques coups au développement de la révolution latino-américaine (Argentine, Guatemala) et essaient de multiplier ces coups contre les masses et contre les essais bourgeois ou petits-bourgeois de développement industriel qui échappent à leurs intérêts et leur contrôle.

L'impérialisme a tenté une nouvelle offensive qui va de l'armement de Castillo Armas pour provoquer la chute du gouvernement élu par les masses, jusqu'à l'approvisionnement en avions et autres armes des gouvernements qui les utiliseront contre les masses. Il essaie de faire pression sur les travailleurs et sur les courants petits-bourgeois qui tentent de développer l'industrie en armant, appuyant et organisant directement des mouvements politiques et militaires d'assassins (Castillo Armas, Somoza, Trujillo, l'Etat-Major de l'archipel des Caraibes qui est un commandement militaire créé sous la tutelle yankee, avec consigne d'empêcher le développement du communisme) dirigés contre les masses latino-américaines et contre les gouvernements bourgeois et petits-bourgeois dont la politique ne répond pas à ses intérêts.

Telle est la signification des énormes quantités d'avions vendus à l'Uruguay et au Nicaragua, pays que l'impérialisme veut utiliser comme bases d'opérations contre les masses des pays voisins (Argentine, Amérique centrale, par exemple).

En même temps, l'impérialisme a lancé une offensive politique et syndicale contre le mouvement révolutionnaire des masses latino-américaines. Conjointement avec Castillo Armas au Guatemala, et avec Lonardi et Aramburu en Argentine, les dirigeants de la O.R.I.T., à la solde du Département d'Etat nord-américain arrivèrent pour « réorganiser » le mouvement ouvrier, c'est-à-dire pour le diviser et le réduire à l'impuissance, au bénéfice de l'impérialisme yankee et des oligarchies nationales.

Comme on ne l'avait jamais vu avant, des dizaines de missions yankees, militaires, économiques, techniques, politiques ef de bureaucrates syndicaux, font des visites et des voyages à travers l'Amérique latine et installent des officines et des missions permanentes.

Cette offensive de l'impérialisme yankee est accompagnée de l'installation de bases militaires, de pactes militaires avec les gouvernements latino-américains, d'accords économiques. 72 américaines elis acrofte des difiant ses excents agricolise des be monies a L'impérialisme profite des difficultés économiques et politiques des bourgeoisies latinod'imposer des conventions et des concessions aux gouvernements latino-américains. L'impérialisme accompagne cette politique d'efforts pour augmenter la productivité en surexploitant les masses, en même temps qu'il réprime le mouvement syndical ef politique de la classe ouvrière, de la paysannerie et de la petite bourgeoisie anticapitaliste.

utilisant l'impuissance et les limites de la résistance des bourgeoisies ef petifesbourgeoisies nationales et en s'appuyant sur certains courants pefits bourgeois pro-impérialistes, sur la politique boiteuse et d'abdication des vieux partis socialistes en Amérique latine, sur la politique conciliante et boiteuse du stalinisme ainsi que sur le manque de mafurité politique et organisationnel des masses, qui n'ont pas encore construit de partis ouvriers, l'impérialisme a pu porter des coups contre les masses.

Quand les directions nationales bourgeoises et petites bourgeoises sont obligées d'affronter l'oligarchie, l'impérialisme et leurs agents, ce qui met à l'ordre du jour la mobilisation et l'armement des masses (Argentine, Guatemala), elles préfèrent se rendre sans lutte, déserter la direction du mouvement, remettre le pouvoir à la réaction plutôt que de recourir aux masses et de les armer. LA LUTTE ET LES TACHES DES MASSES.

Mais, malgré ces coups, l'impérialisme n'a pas obtenu et n'obtiendra pas le désarmement de la vigueur combative et de l'esprit de lutte des masses. Il a asséné des coups puissants aux organisations, a réprimé mais n'a pu faire renoncer les masses à l'esprit révolutionnaire et combatif ni à leurs désirs de libération (Bolivie, Argentine, Guatemala).

Les grandes grèves d'Argentine après la chute de Peron, les luttes des masses boliviennes défendant la nationalisation des mines et les conquêtes de leur révolution, les mobilisations au Guatemala conquis par Castillo Armas, le renouveau des luttes au Pérou, les grèves én Uruguay, le triomphe électoral de Goulart et Coelho - héritiers de Vargas un an après sa mort, expriment la continuité et l'extension de l'esprit de lutte des masses, même dans les conditions d'une offensive impérialiste.

Sans grand partis ouvriers, les masses soumises aux effets des directions vacillantes socialistes, staliniennes, bourgeoises et pefites-bourgeoises, continuent à se défendre, assénant des coups à l'impérialisme, réussissant à contenir et à limiter son offensive.

Il est évident que le pouvoir de l'impérialisme et des oligarchies nationales n'a pu être rétabli de façon stable et durable. l'écraser la lutte révolutionnaire des masses latino-américaines. Le problame rise patie o impérialisme a besoin masses latino-américaines est l'écrasement de l'impérialisme, la libération sociale et nationale de la domination de l'impérialisme et du capitalisme, c'est une partie de la lutte mondiale des masses pour la destruction du régime capitaliste et la construction du socialisme.

L'impérialisme prépare la guerre, il n'a pas d'autre issue. Seule la lutte révolutionnaire des masses pour le pouvoir, en détruisant le pouvoir capitaliste, en instaurant le gouvernement ouvrier et paysan, pourra empêcher que l'impérialisme déclenche la guerre ou limiter ses conséquences pour l'humanité

Il n'y a pas d'autre solution que la lutte révolutionnaire des masses pour le pouvoir. Toute tentative pour distraire les masses au moyen de fausses perspectives, comme les accords commerciaux avec l'U.R.S.S., comme l'illusion que la pression sur la bourgeoisie et l'impérialisme empêchera celui-ci de déclencher la guerre, aboufit à désorganiser et à désorienter les masses latino-américaines. La première étape d'après-guerre a montré la grande puissance des masses, leur esprit combatif et la valeur énorme de leur force organisée.

Les destinées du monde se préparent et se résoudront dans le choc entre la lutte révolutionnaire des masses dans le monde ef les sinistres plans de guerre contre-révolutionnaires de l'impérialisme yankee.

Les ma ses planie, au renezbola, autres le progrianon mme gus sont la comme en Bolivie, au Guatemala, en Colombie, force constructrice de ces pays et veulent entrainer les mouvements nationaux dans les voies anti-capitalistes, en abattant le pouvoir capitaliste ont révélé les conséquences de la trahison, de la conciliation de leurs directions.

La solution pour l'Amérique latine, c'est la lutte des masses pour le progrès de l'Amérique latine, pour l'expulsion de l'impérialisme et du capitalisme, c'est la lutte pour l'unification de l'Amérique latine en Etats-Unis Socialistes Soviétiques d'Amérique latine. C'est la lutte intransigeante, permanente des masses pour le programme des mouvements révolutionnaires des paysans et des petits-bourgeois pauvres. Seule la lutte révolutionnaire des masses, pour l'objectif bien clair de la chute du capitalisme pourra expulser l'impérialisme et ouvrir les voies pour l'unification socialiste de l'Amérique latine.

C'est une nécessité historique pour laquelle existent les conditions objectives historiques. C'est un désir permanent exprimé par les masses depuis leurs premiers pas dans la lutte pour leur libération nationale et sociale,

L'objectif socialiste pourra être conquis uniquement par la voie révolutionnaire. L'exemple des masses boliviennes en est la démonstration la plus éloquente.

La politique stalinienne et socialiste, qui réclame des fronts démocratiques et des coalitions avec les bourgeoisies nationales, mène à l'abdication et à la remise des masses entre les mains des directions petites-bourgeoises ou bourgeoises. La lutte pour les revendications démocratiques des masses latino-américaines est une lutte inséparable de la lutte révolutionnaire contre le pouvoir impérialiste et capitaliste, c'est une lutte contre la guerre révolutionnaire que prépare l'impérialisme et c'est une lutte pour l'écrasement du capitalisme et de l'impérialisme.

Dans les prochaines grandes luftes, les masses partiront du niveau le plus élevé et non des positions réformistes des staliniens et des socialistes.

Seul le programme marxiste révolutionnaire peut exprimer les nécessités de cette lutte des masses et les nécessités de la révolution latino-américaine.

Seule la IV Internationale a appelé les masses du monde et de l'Amérique latine à la lutte pour la conquête du pouvoir, au renversement de l'impérialisme et du capitalisme, à la lutte contre la guerre maintenant et pendant la guerre même -

- pour établir le gouvernement ouvrier et paysan. Seule la IV° Internationale appelle à la lutte pour un programme marxiste révolutionnaire.

Pour lo étei des conquis conique, sociales et politiques et dos droits démocra tiques des masses.

Pour la Centrale Unique Ouvrière latino-américaine.

Pour les Partis Ouvriers de masses en Amérique latine.

Pour le Front unique ouvrier et le Front unique antiimpérialiste latino-américain.

Pour la révolution agraire. Pour l'Alliance ouvrière et paysanne.

Pour l'expulsion de l'impérialisme, par l'expropriation sans indemnités des entreprises impérialistes.

Contre le terrorisme anticommuniste, pour le commerce avec l'U.R.S.S., la Chine et les

« Démocraties populaires ».

Appui à la révolution mondiale, à la lutte révolutionnaire des peuples.

Contre les préparatifs de guerre contre-révolutionnaire de l'impérialisme.

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