Documents de la IVe Internationale

Conférences, congrès et résolutions, dans leur texte français

La revue › vol. 14, n° 4-6

L'Internationale communiste et les « voies nouvelles » du socialisme

Quatrième Internationale, vol. 14, n° 4-6 · juin 1956 · p. 75-79 · 2 913 mots

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Nous publions des extraits des Thèses de Lénine sur La démocratie bourgeoise et la dictature du prolétariat adoptées par le 1°* Congrès de l'Internationale Communiste en 1919. Ils sont suivis par des extraits des Thèses sur le Parlementarisme également écrites par Lénine et adoptées par le 2° Congrès de l'I.C. en 1921. •

Ces extraits sont caractéristiques de la pensée de Lénine et de la III° Internationale sur la soi-disant possibilité du prolétariat d'arriver « pacifiquement » et par le « parlement bourgeois » à la révolution et au socialisme.

Lénine répond d'avance à cette question de manière non pas conjoncturelle, liée à des conditions spécifiques moment, mais en partant ,caractéristiques fondamentales de l'impérialisme et de la nature, d'un côté, de la démocratie bourgeoise, et de l'autre, de la révolution prolétarienne et du régime qu'elle instaure.

Les thèses néo-réformistes avancées par le 20° Congrès du P.C. de TU.R.S.S. sur les « voies nouvelles du socialisme » ne comportent aucune analyse qui démontre en quoi les considérations théoriques de Lénine sont actuellement dépassées

Nous faisons suivre ces extraits du chapitre de la résolution sur la tactique de I'I.C adoptée par le 4° Congrès en 1923, concernant la question du gouvernement ouvrier. Ce chapitre est des plus actuels. On voit dans quel esprit l'I.C., du temps de Lénine et de Trotsky, envisageait la question du front unique avec la social-démocratie par rapport aux perspectives du pouvoir gouvernemental.

Tout en s'agissant d'une conception de transition entre le pouvoir bourgeois et la véritable dictature du prolétariat, celle-ci va carrément à l'encontre de la conception du Front populaire et du tripartisme, c'est-à-dire d'une alliance élargie à toute une partie de la bourgeoisie, alliance établie de fait sur le programme et sous la direction politique de cette dernière. Tandis que l'l.C. n'envisageait qu'une solution ouvrière, un gouvernement transitoire ouvrier, vers lequel s'orientait toute la politique du front unique avec la social-démocratie.

DEMOCRATIE BOURGEOISE ET

Le point le plus important, que ne comprennent pas les socialistes et qui constitue leur myopie théorique, leur emprisonnement dans les préjugés bourgeois et leur trahison politique envers le prolétariat, c'est que dans la société capitaliste, dès que s'aggrave la lutte des classes qui est à sa base, il n'y a pas de milieu entre la dictature de la bourgeoisie et la dictature du prolétariat. Tous les rêves d'une solution intermédiaire ne sont que lamentations réactionnaires de petits bourgeois.

La preuve en est apportée par l'expérience du développement de la démocratie bourgeoise et du mouvement ouvrier depuis plus d'un siècle dans tous les pays civilisés et en particulier par l'expérience des cinq dernières années. C'est aussi la vérité qu'enseigne toute la science de l'économie politique, tout le contenu du marxisme qui explique par quelle nécessité économique naît la dictature de la bourgeoisie, et comment elle ne peut être remplacée que par une classe développée, multipliée, fortifiée et devenue très cohé-

1" Le parlementarisme de gouvernement est devenu la forme « démocratique » de la domination de la bourgeoisie, à laquelle il faut, à un moment donné de son développement, une fiction de représentation populaire exprimant en apparence la « volonté du peuple » et non celle des classes, mais constituant en réalité, aux mains du capital régnant, un instrument de coercition et d'oppression ;

2° Le parlementarisme est une forme déterminée de l'Etat. Aussi ne convient-il en aucune façon à la société communiste, qui ne connaît ni classes, ni lutte de classe, ni pouvoir gouvernemental d'aucune sorte ;

3° Le parlementarisme ne peut pas être non plus la forme du gouvernement « proléfarien » dans la période de transition de la dictature de la bourgeoisie à la dictature du prolétariat. Au moment le plus grave de la lutte de classe, lorsque celle-ci se transforme en guerre civile, le prolétariat doit bâtir inévitablement sa propre organisation gouvernementale, considérée comme une organisation de combat dans laquelle les représentants des anciennes classes dominantes ne seront pas admis; toute fiction de volonté populaire est, au cours de cette phase, nuisible au prolétariat; celui-ci n'a nul besoin de la séparation parlementaire des pouvoirs, qui ne pourrait que lui être néfaste ; la République des Soviets est la forme de la dictature du prolétariat ;

4ª Les Parlements bourgeois, constituant un des principaux appareils de la machine gou76

TERNATIONAL E DICTATURE DU PROLETARIAT rente par le développement même du capitalisme, c'est-à-dire la classe des prolétaires.

13. Une autre erreur théorique et politique des socialistes, consiste à ne pas comprendre que les formes de la démocratie ont constamment changé pendant le cours des siècles, depuis ses premiers germes dans l'antiquité, à mesure qu'une classe dominante était remplacée par une autre. Dans les anciennes républiques de la Grèce, dans les cités du moyen-âge, dans les pays capitalistes civilisés, la démocratie revêt des formes diverses et un degré d'adaptation différent. Ce serait la plus grande sotfise de croire que la révolution la plus profonde dans l'histoire de l'humanité, que le passage du pouvoir, pour la première fois au monde, d'une minorité d'exploiteurs à la majorité d'exploités, puisse se produire dans les vieux cadres de la démocratie bourgeoise et parlementaire, puisse se produire sans brisures nettes, sans que se créent de nouvelles institutions incarnant ces nouvelles conditions de vie, etc. vernementale de la bourgeoisie, ne peuvent pas plus être conquis par le prolétariat que l'Etat bourgeois, en général. La tâche du prolétariat consiste à faire sauter la machine gouvernementale de la bourgeoisie, à la détruire, y compris les institutions parlementaires, que ce soit celles des Républiques ou celles des monarchies constitutionnelles ;

5° Il en est de même des institutions municipales ou communales de la bourgeoisie, qu'il est théoriquement faux d'opposer aux organes gouvernementaux. A la vérité, elles font aussi parfie du mécanisme gouvernemental de la bourgeoisie : elles doivent être détruites par le prolétariat révolutionnaire et remplacées par les Soviets de députés ouvriers ;

6" Le communisme se refuse donc à voir dans le parlementarisme une des formes de la société future ; il se refuse à y voir la forme de la dictature de classe du prolétariat; il nie la possibilité de la conquête durable des Parlements; il se donne pour but l'abolition du parlementarisme. Il ne peut dès lors être question de l'utilisation des institutions gouvernementales bourgeoises qu'en vue de leur destruction. C'est dans ce sens et uniquement dans ce sens que la question peut être posée ;

7° Toute lutte de classe est une lutte politique, car elle est, en fin de compte, une lutte pour le pouvoir. Toute grève étendue à un pays entier, devient une menace pour l'Etat bourgeois et acquiert par là même un caractère politique. S'efforcer de renverser la

SUR LE PARLEMENTARISME

SUR LE PARLEMENTARISME

Q UATRIEMES IN bourgeoisie et de détruire l'Etat bourgeois, c'est soutenir une lutte politique. Nous créer un appareil de gouvernement et de coercition prolétarien, de classe, contre la bourgeoisie réfractaire; c'est, quel que soit cet appareil, conquérir le pouvoir politique ;

8° La lutte politique ne se réduit donc nullement à une question d'attitude envers le parlementarisme. Elle embrasse toute la lutte de la classe du prolétariat, pour autant que cette lutte cesse d'être locale et partielle et tend au renversement du régime capitaliste en général ;

9° La méthode fondamentale de la lutte du prolétariat contre la bourgeoisie, c'est-àdire contre son pouvoir gouvernemental, est avant tout celle des actions de masse. Ces dernières sont organisées et dirigées par les organisations de masse du prolétariat (syndicats, partis, soviets), sous la conduite générale du Parti communiste, solidement uni, discipliné et centralisé. La guerre civile est une guerre. Dans cefte guerre, le prolétariat doit avoir de bons cadres politiques et un bon état-major politique dirigeant toutes les opérations dans tous les domaines de l'action;

10° La lutte des masses constitue tout un système d'actions en voie de développement, qui s'avivent par leur forme même et mènent logiquement à l'insurrection contre l'Etat capitaliste. Dans cette lutte de masse, appelée à se transformer en guerre civile, le parti dirigeant du prolétariat doit, en règle générale, fortifier toutes ses positions légales, en faire des points d'appui secondaires de son action révolutionnaire et les subordonner au plan de la campagne principale, c'est-à-dire à la lutte des masses;

11" La tribune du Parlement bourgeois est un de ces points d'appui secondaires. On ne peut pas invoquer contre l'action parlementaire la qualité bourgeoise de l'institution même. Le Parti communiste y entre non pour s'y livrer à une action organique, mais pour saper de l'intérieur la machine gouvernementale et le Parlement (exemples : l'action de Liebknecht en Allemagne, celle des bolchéviks à la Douma du tsar, à la « Conférence démocratique » et au « Préparlement » de Kérenski, à l'Assemblée constituante, dans les municipalités; enfin, l'action des communistes bulgares) ;

12° Cette action parlementaire, qui consiste surtout à user de la tribune parlementaire à des fins d'agitation révolutionnaire, à dénoncer les manœuvres de l'adversaire, à grouper autour de certaines idées les masses qui, surtout dans les pays arriérés, considè-

Le gouvernement ouvrier (éventuellement le gouvernement ouvrier-paysan) devra partout être employé comme un mot d'ordre de propagande général. Mais, comme mot d'ordre de politique actuelle, le gouvernement ouvrier

TERNATIONALE rent la tribune parlementaire, avec de grandes illusions démocratiques, doit être totalement subordonnée aux buts et aux tâches de la lutte extra-parlementaire des masses ;

La participation aux campagnes électorales et la propagande révolutionnaire du haut de la tribune parlementaire ont une signification particulière pour la conquête politique des milieux de la classe ouvrière qui, comme les masses laborieuses rurales, sont demeurés jusqu'à présent à l'écart du mouvement révolutionnaire et de la politique ;

13° Les communistes, s'ils obtiennent la majorité dans les municipalités, doivent : a) former une opposition révolutionnaire à l'égard du pouvoir central de la bourgeoisie ; b) s'efforcer par tous les moyens de rendre service à la partie la plus pauvre de la population (mesures économiques, création ou tentative de création d'une milice ouvrière armée, etc...); c) révéler en toute occasion les obstacles suscités par l'Etat bourgeois contre toute réforme radicale; d) développer sur cette base une propagande révolutionnaire énergique, sans craindre le conflit avec le pouvoir bourgeois ; e) remplacer, dans certaines circonstances, les municipalités par des Soviets de députés ouvriers. Toute l'action des communistes dans les municipalités doit donc s'intégrer dans l'œuvre générale de désagrégation du système capitaliste ;

14° La campagne électorale elle-même doit être menée, non dans le sens de l'obtention du maximum de mandats parlementaires, mais dans celui de la mobilisation des masses sous les mots d'ordre de la révolution prolétarienne. La lutte électorale ne doit pas être le fait des seuls dirigeants du Parti, l'ensemble des membres du Parti doit y prendre part; tout mouvement des masses doit être utilisé (grèves, manifestations, effervescence dans l'armée et la flotte, etc...) ; on établira avec ce mouvement un contact étroit; l'activité des organisations prolétariennes de masse sera sans cesse stimulée ;

15° Ces conditions et celles qui sont indiquées dans une instruction spéciale éfant observées, l'action parlementaire se trouve en complète opposition avec l'écœurante petite politique des partis socialistes de tous les pays, dont les députés vont au Parlement pour soutenir cette institution « démocratique », et, dans le meilleur des cas, pour la « conquérir », Le Parti communiste ne peut admettre que l'utilisation exclusivement révolutionnaire du parlementarisme, à la manière de Karl Liebknecht, de Hæglund et des bolchéviks. présente la plus grande importance dans les pays où la situation de la société bourgeoise est particulièrement peu sûre, où le rapport des forces entre les partis ouvriers et la bourgeoisie met la solution de la question

LE GOUVERNEMENT OUVRIER

LE GOUVERNEMENT OUVRIER

Q UATRIEME I N du gouvernement ouvrier à l'ordre du jour comme une nécessité politique.

Dans ces pays, le mot d'ordre du « gouvernement ouvrier » est une conséquence inévitable de toute la tactique du front unique.

Les partis de la Il° Internationale cherchent, dans ces pays, à « sauver » la situafion en prêchant et en réalisant la coalition des bourgeois et des sociaux-démocrates. Les plus récentes tentatives faites par certains partis de la Il° Infernationale (par exemple en Allemagne), tout en refusant de participer ouvertement à à un un tel gouvernement de coalition, pour le réaliser en même temps sous forme déguisée, ne sont rien moins qu'une manœuvre tendant à calmer les masses protestant contre de semblables coalitions et qu'une duperie raffinée des masses ouvrières. A la coalition ouverte ou masquée bourgeoise et social-démocrate, les communistes opposent le front unique de tous les ouvriers et la coalition politique et économique de tous les partis ouvriers contre le pouvoir bourgeois pour le renversement définitif de ce dernier. Dans la lutte commune de tous les ouvriers contre la bourgeoisie, tout l'appareil d'Etat devra tomber dans les mains du gouvernement ouvrier et les positions de la classe ouvrière en seront renforcées.

Le programme le plus élémentaire d'un gouvernement ouvrier doit consister à armer le prolétariat, à désarmer les organisations bourgeoises contre-révolutionnaires, à instaurer le contrôle de la production, à faire tomber sur les riches le principal fardeau des impôts et à briser la résistance de la bourgeoisie contre-révolutionnaire.

Un gouvernement de ce genre n'est possible que s'il naît dans la lutte des masses mêmes, s'il s'appuie sur des organes ouvriers aptes au combat et créés par les couches les plus vastes des masses ouvrières opprimées. Un gouvernement ouvrier résultant d'une combinaison parlementaire, peut aussi fournir l'occasion de ranimer le mouvement ouvrier révolutionnaire.Mais il va de soi que la naissance d'un gouvernement véritablement ouvrier et le maintien d'un gouvernement faisant une politique révolutionnaire doivent mener à la lutte la plus acharnée et, éventuellement, à la guerre civile contre la bourgeoisie. La seule tentative du prolétariat de former un gouvernement ouvrier se heurtera dès le début à la résistance la plus violente de la bourgeoisie. Le mot d'ordre du gouvernement ouvrier est donc susceptible de concentrer et de déchaîner les luttes révolutionnaires.

Dans certaines circonstances, les communistes doivent se déclarer disposés à former un gouvernement avec des partis et des organisations ouvrières non communistes. Mais ils ne peuvent agir ainsi que si des garanfies sont données que ces gouvernements ouvriers mèneront vraiment la lutte contre la bourgeoisie dans le sens indiqué plus haut. Dans 82

TERNATIONALE ce cas, les conditions naturelles de la participation des communistes à un semblable gouvernement seraient les suivantes:

1° La participation au gouvernement ouvrier ne pourra avoir lieu qu'avec l'approbation de l'Internationale communiste;

2° Les membres communistes du gouvernement ouvrier restent soumis au contrôle le plus strict de leur parti;

3" Les membres communistes du gouvernement ouvrier restent en contact étroit avec les organisations révolutionnaires de masses;

4° Le parti communiste maintient absolument sa physionomie et l'indépendance complète de son agitation.

Malgré ses grands avantages, le mot d'ordre du gouvernement ouvrier a aussi ses dangers, de même que toute la tactique du front uni. Pour parer à ces dangers, les partis communistes ne doivent pas perdre de vue que, si tout gouvernement bourgeois est en même temps un gouvernement capitaliste, il n'est pas vrai que tout gouvernement ouvrier soif un gouvernement vraiment prolétarien, c'est-à-dire un instrument révolutionnaire de pouvoir du prolétariat.

L'Internationale Communiste doit envisager les éventualités suivantes :

1° Un gouvernement ouvrier libéral. Il y a déjà un gouvernement de ce genre en Australie ; il est également possible dans un délai assez rapproché en Angleterre ;

2° Un gouvernement ouvrier socialiste-démocrate (Allemagne);

3° Un gouvernement des ouvriers et des paysans. Cette éventualité est à prévoir dans les Balkans, en Tchécoslovaquie, etc..;

4° Un gouvernement ouvrier avec la participation des communistes ;

5° Un vérifable gouvernement ouvrier prolétarien qui, dans sa forme la plus pure, ne peut être incarné que par un Parti Communiste.

Les deux premiers types de gouvernement ouvrier ne sont pas des gouvernements ouvriers révolutionnaires, mais des gouvernements camouflés de coalition entre la bourgeoisie et les leaders ouvriers contre-révolufionnaires. Ces « gouvernements ouvriers » sont tolérés dans les périodes crifiques de la bourgeoisie affaiblie pour tromper le prolétariat sur le véritable caractère de classe de l'Etat, ou même pour détourner l'attaque révolutionnaire du prolétariat et gagner du temps, avec l'aide de leaders ouvriers corrompus. Les communistes ne devront pas participer à de pareils gouvernements. Au contraire, ils devront démasquer impitoyablement devant les masses le véritable caractère de ces faux « gouvernements ouvriers ». Dans la période de déclin du capitalisme, où la tâche principale consiste à gagner à la révolution la majorité du prolétariat, ces gouvernements, objectivement, peuvent contribuer à vATRIEME

INTERNATIONALE précipiter le processus de décomposition du régime bourgeois.

Les communistes sont prêts à marcher aussi avec les ouvriers, social-démocrates, chrétiens, sans parti, syndicalistes, etc..., qui n'ont pas encore reconnu la nécessité de la dictature du prolétariat. Les communistes sont également disposés, dans certaines conditions et sous certaines garanties, à appuyer un gouvernement ouvrier non communiste. Mais les communistes devront à tout prix expliquer à la classe ouvrière que sa libération ne pourra être assurée que par la dictature du proléfariat.

Les deux aufres types de gouvernement ouvrier auxquels peuvent participer les communistes ne sont pas encore la dictature du prolétariat ; ils ne constituent pas encore une forme de transition nécessaire vers la dictature, mais ils peuvent constituer un point de départ pour la conquête de cette dictature. La dictature complète du prolétariat ne peut être réalisée que par un gouvernement ouvrier composé de communistes. en U.R.S.S., il faut relire les œuvres de Léon Trotsky, notamment les articles qui viennent d'être réédités dans

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