Documents de la IVe Internationale

Conférences, congrès et résolutions, dans leur texte français

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Quatrième Internationale, vol. 14, n° 1-3 · mars 1956 · p. 59-62 · 3 022 mots

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La révolution et les fétiches, de Pierre Hervé

Pour avoir avancé, quelques semaines à peine avant le XX congrès du P.C. soviétique, des idees « titistes » fort semblables a celles que ce congres a consacrees.

Pierre Hervé. ancien rédacteur en chef de « l'Humanité »,fut exclu du Parti communiste français. Il ne faut pas oublier, en effet, que ce parti est toujours dirigé par Maurice Thorez, un des très rares leaders étrangers qui, au XX* congres, se sont référés à Staline en le louant (l'autre ayant été Mao Tsé Toung).

Il serait logique, « honnête » que Pierre

Hervé soit maintenant réintégré dans le parti et forme, avec d'autres esprits « dégelés ». une nouvelle « direction collective » dans le domaine des activités intellectuelles du parti, détrônant la direction « personnelle » des staliniens retardataires, tels Aragon ou Garaudy. Saut si Maurice Thorez, endoctriné par le

XX• congrès, trouve dans ses « œuvres » des citations appropriées qui permettent de revendiquer être aussi légitimement dans la nouvelle ligne « léniniste » qu'il l'était hier dans la ligne stalinienne orthodoxe.

Revenons cependant à l'essai de Hervé. Il faut distinguer dans cet ouvrage trois contributions de l'auteur : sur la politique, sur l'idéologie, sur le régime du parti et sa ligne dans le domaine « culturel ».

Commençons par ce dernier aspect de son ouvrage, de loin le plus valable de tous. Pierre Hervé s'est aperçu de la sclérose bureaucratique, qui caractérise la « ligne » du parti en matière de « démocratie » intérieure, de l'ossification avancée, du byzantinisme dans le domaine des arts, de la littérature, des sciences, de la philosophie. Il s'indigne et se fait le champion d'un « dégel » à la russe. Il accuse en effet le Parti communiste français d'être en retard sur les développements qui se sont produits dans ce sens depuis la mort de Staline en U.R.S.S. Les exploits du XX• congrès, dans ce domaine, lui apportent évidemment un soutien inespérément puissant.

Hervé développe une conception de la démocratie dans le parti qui va carrément à l'encontre du « monolithisme » : « Le fait de se tromper et d'exprimer des critiques fausses, écrit-il, ne doit pas être considéré « comme un acte hostile envers la société et le pouvoir socialistes. Comment savoir en effet que les critiques sont fausses avant qu'une discussion se soit établie ? »

Il s'insurge contre l' « infaillibilité » des dirigeants ainsi que contre la pratique qui consiste à confondre « la réfutation de l'erreur avec l'anéantissement moral, politique ou physique de son auteur ». épouse la défense des Yougoslaves et va jusqu'à reviser implicitement la thèse stalinienne sur les procès truques du Guépéou contre des opposants politiques. Il écrit : " Nul doute que des procès retentissants ne reçoivent à l'avenir une interprétation plus différente de celle en cours jusqu'à pré sent. Les bureaucrates, ces théologiens de

1 Etat, recevront assurément de nouveaux et cruels démentis. » Cela a déjà commencé.

Dans les chapitres ' « Le droit à

Terreur », « Les petits Béria font les grands Beria », « Une particularite qui en rappelle d'autres », « L'U.R.S.S. et nous » - les meilleurs de son essai — Il se déclare, avec des expressions et des remarques souvent fort heureuses, partisan d'un régime intérieur caractérisé par le droit aux tendances idéologiques et pour une attitude critique aussi bien par rapport à la ligne des dirigeants natio naux qu'à celle venant du Kremlin.

On s'étonne et on regrette seulement qu'il fasse souvent appel, pour justifier, renforcer davantage ces points de vue, à... « l'autorité » de Staline en matière... de démocratie et de libéralisme! S'agit-il là d'une intention voulue pour « mieux toucher » un public stalinien, ou d'une réelle confusion ? Nous optons plutot pour la seconde hypothèse car, de l'ensemble de l'essai, se dégage bien la conviction que nous avons affaire en réalité à un intellectuel qui n'a connu le marxisme et le mouvement ouvrier qu'à l'école d'un stalinisme des plus virulent. S'il en était autrement, Hervé aurait mieux connu la véritable pensée de Lénine en matière par exemple de démocratie dans le parti, et il lui aurait épargné l'affront de lui attribuer une préférence pour la « direction personnelle » contre la « direction collective »! Il aurait également mieux connu les textes de Lénine et ne se serait pas contenté de citations éclectiques puisées ici et là indépendamment de leur contexte et de leur date historique.

Hervé ne sait-il pas, par exemple, que Lénine est revenu sur ses propres « exagérations » (c'est le terme propre de Lénine) contenues dans « Que faire? » concernant la naissance de la conscience politique et socialiste dans le prolétariat, et le rôle des intellectuels en cette matière ? Hervé ne commettrait pas non plus Terreur, quand il s'efforce de justifier la politique de collaboration « front populaire » avec la bourgeoisie, de se référer à des citations de Lénine (ou de Marx) antérieures à l'expérience de 1917 et des premières années de l'Internationale communiste. Expérience qui, en quelque sorte, a revisé - dans les nouvelles conditions

Q UATRIEME IN de l'impérialisme affirmé — certaines conceptions émises lors de la première révolution russe de 1905 et dans la période de la lutte contre le tzarisme.

Mais là où apparait encore plus clairement la confusion due à l'éducation stalinienne de Hervé, c'est dans la partie de son essai traitant la question 1' «idéologie ». Hervé s'élève contre « la tendance à l'idéologie absolue, ou, si l'on veut, l'extrémisme idéologique » qui obscurcit le sens critique de la classe et encourage « le fétichisme ». Ce reproche, il l'adresse en quelque sorte au marxisme en général, et à « la Révolution ».

Mais, en réalité, c'est la critique qu'il falt là - quoique de manière inconsciente - du stalinisme, de son incarnation aussi bien dans les Partis communistes qu'en U.R.S.S. ! Tout ce que Hervé caractérise comme « exagération » I « idéologie » et du « fétichisme », c'est en réalité la déformation des idées, du régime du parti et du régime de l'U.R.S.S. opérée par le stalinisme. Son procès contre « l'idéologie », c'est un procès contre l'idéologie stalinienne, c'est-à-dire contre la déformation du marxisme, dans le domaine des idées, et celui du parti, et de l'Etat. Toutes les critiques qu'il adresse aux mystifications du « Parti», des « leaders. », de « l'U.R.S.S. ». de « l'ouvriérisme » etc. (1), toutes ses foudres lancées contre les divers « Absolus » et « Fétiches de la Révolution », ainsi qu'aux interprétations de la « nation » et du « national », du « faux et du vrai » dans les arts, la littérature, les sciences, la philosophie, ne s'appliquent en réalité qu'à la déformation toute spéciale qu'a subie le marxisme-révolutionnaire par le stalinisme.

Si abandon il y a eu effectivement des bases scientifiques du marxisme - du marxisme qui n'est pas une « idéologie » dans le sens d'une forme mystifiée de la conscience sociale mais une théorie scientifique - cela est dû au fait qu'une couche sociale donnée s'est appropriée à sa manière cette théorie pour se maintenir et survivre.

Le marxisme est, par essence, critique, anti-dogmatique, largement ouvert au vrai, et le seul, du reste, qui soit capable d'assimiler et d'intégrer dans ses doctrines et sa méthode toute acquisition progressive de l'humanité, et ce dans tous les domaines. Ses limitations, ou ses exagérations, ne proviennent en fait nullement de son esprit, de sa méthode, mais des limitations d'ordre subjectif ou social des personnes et des courants qui manient le marxisme.

Pour quelqu'un qui n'a appris le marxisme que dans le monde des fétiches et des déformations du stalinisme, rétablissement du vrai visage du marxis-

(I) Pierre Hervé oppose à « l'ouvriérisme » ce qu'on pourrait appeler un certain « intellectualisme » également antimarxiste et nuisible. Le choix n'est pas entre « ouvriers » et « intellectuels » dans le parti mais porte sur un dépassement créant un type nouveas d'homme: le militant marxiste révolutionnaire qui combine la pensée critique à l'action révolutionnaire quotidienne. 60

TERNATIONALE me, du parti, de la revolution, du socialisme, est impossible sans un travail critique, de démystification, de destruction de « l'idéologie » stalinienne. Hervé, dans un sens, commence ce travall, mais de manière empirique, et limitée dans certains domaines seulement. On comprend naturellement que ce travail soit pour lui difficile.

Juste à la veille de la mort de Staline. Hervé commençait dans la Nouvelle Critique une longue diatribe de forme et de contenu 100 % staliniens, sous le titre « De Trotsky à Tito »(2). Le chemin qu'il a parcouru depuis est long, important, mais insuffisant. Profondément endoctriné par le stalinisme, il a de la peine à s'en dégager, surtout dans le domaine politique. Là, il épouse complètement la « stratégie de la coexistence pacifique » et de la « détente internationale » du Kremlin, et la pousse avec franchise jusqu'à ses ultimes conclusions tactiques

Pierre Hervé théorise dans ce domaine. ce qui est la pratique courante de tous les partis communistes s'efforçant à qui mieux mieux d'honorer « l'esprit de Genève ». Ecoutons-le : « Si une guerre mondiale déchainait la fureur atomique et avait pour conséquence un recul considérable de la révolution, sinon une extermination de l'espèce humaine, que devrions-nous faire sinon ajourner la révo lution, même si, dans le cadre national, les conditions objectives et subjectives en en étaient réunies ? » (Souligné par nous.)

D'où le « réformisme » de sa ligne qui suit avec souplesse les « voies nouvelles pour arriver au socialisme ».

Guy Besse a commis une erreur, qui pourrait lui être maintenant fatale, de l'avoir attaqué dans l'Humanité pour des propos si conformes à la « ligne léniniste » consacrée par le XX• congrès !

Du reste, répétons-le, Pierre Hervé n'a osé que dire à haute voix et justifier « théoriquement » ce que pratiquent quotidiennement tous les Partis communistes à l'heure actuelle (3). Nous n'entrerons pas dans une discussion avec Pierre Hervé sur ce domaine politique de son essai Ses idées sont réfutées dans l'activité et dans chaque page des écrits de notre mouvement axé sur une orientation toute différente. Nous voulons seulement terminer cette brève critique de son essai par une remarque.

Pierre Hervé pose quelque part la question : « Pourquoi fonder des grouHerse puisque le Paris se s pements chrétiens progressistes particutout entier devenu chrétien-progressiste? » Il veut dire que « l'idéologie » métaphysique de ce parti s'apparente à la religion. Nous nous permettons d'ajouter que sa politique, telle qu'Hervé lui-même la conçoit en partant de « la stratégie de la coexistence pacifique ». ne s'apparente pas moins à celle des « chrétiens-progressistes ».

M. P.

(2) Dont on aurait bien aimé lire une certaine * autocritique » de la part d'Hervé dans son essai:

(3) N'en déplaise aux Michaut et Kanapa divers qui s'accrochent « indignés »

QU-A TRIE ME au réformisme de Hervé et s'engagent, manifestement embarrassés, dans * explications » tortueuses sur le sens donné par le 20º congrès du P.C. soviétique à la « coexistence » et aux « voies nouvelles » conduisant « pacifiquement » à la « Révolution », au « Socialisme », ce n'est pas sur un programme général qu'on juge seulement un parti, mais sur sa conduite pratique pour appliquer quotidiennement ce programme. Jugée de ce point de vue, la pratique du Parti communiste est telle que la théorise en effet Hervé.

On n'a qu'à observer par exemple l'attitude actuelle du Parti communiste envers le gouvernement du « socialiste » Guy Mollet - invité à Moscou - et sa politique de guerre à outrance en Algérie.

Quant à la nouvelle position prise par J.-P. Sartre dans les Temps Modernes (février 1956) sur le livre de Hervé, Pierre,

Karl Marx et F d'Auguste

De grandes lacunes existent dans le domaine des publications des classiques du marxisme en France, malgré une entreprise aussi estimable que celle des Editions Costes et malgré les publications qui ont été assurées par les éditions staliniennes. C'est ainsi que le public de langue française ignore des œuvres aussi décisives que la biographie de K. Marx par Fr. Mehring et celle de F. Engels par G. Mayer.

Le livre d'Auguste Cornu sur Karl Marx et Friedrich Engels, dont le tome I vient de paraître, et qui s'appuie essentellement sur les deux livres mentionnés ci-dessus, comblera, espérons-le, cette lacune.

Ce tome I traite des années d'enfance et de jeunesse, autrement dit la période pré-marxiste des deux fondateurs du socialisme scientifique. On y trouvera un tableau des milieux familiaux dans lesquels ils commencèrent à devenir conscients, un tableau des conditions générales de l'Allemagne d'alors, et aussi des milieux d'opposition philosophique, politique et des écoles ou ils passèrent leur adolescence. L'auteur donne également une idée des premières œuvres de Marx et d'Engels, de ces articles dans lesquels déjà se manifestaient leurs tendances révolutionnaires profondes, celles qui, ultérieurement, s'épanouirent parce qu'elles

D.D.R. Allem de Georges

Le premier ouvrage d'un écrivain catho lique qui existe en français sur une « Démocratie populaire », ouvrage, il est vrai, plutôt descriptif qu'explicatif, mais sérieusement et objectivement documenté. Une analyse par la méthode de « l'ana-

Naville, ayant retrouvé heureusement sa voix, a bien dit tout ce qu'il fallait dire à ce propos. (France-Observateur, 7-3-1956). Jean-Paul Sartre, censeur du « marxisme arrete » aura de la peine à dégager du stalinisme en déclin le visage du marxisme vivant, tant il avait confondu l'un avec l'autre

Il n'est naturellement pas sans importance positive que Sartre condamne maintenant le régime bureaucratique du parti dont il admire la « politique juste », tout en se séparant du réformisme de Hervé, qui n'est que la théorisation, répétons-le, de la pratique opportuniste du Parti communiste. Mais que les « Mandarins soient à l'avenir plus prudents avec la politique du prolétariat, à laquelle ils se sont si souvent brûlé les doigts, et qu'ils consentent à faire parfois leur propre «autocritique ». riedrich Engels Cornu (1) purent s'étayer sur une compréhension profonde de la nature, de la société et de la pensée.

Souhaitons que les autres tomes solent aussi bons que le premier et qu'ils paraissent rapidement.

Une seule critique. Que dans la biblio graphie, Cornu cite des brochures insignifiantes de Staline, à quoi bon ? Mais il n'est pas possible de passer sous silence Riazanov, le fondateur de l'Institut MarxEngels de Moscou, celul qui fit faire des progrès au rassemblement des écrits de Marx et d'Engels disséminés dans divers journaux et souvent non signés. Riazanov avait aussi été chargé par le parti bolchevik d'enseigner l'histoire du marxisme aux jeunes cadres du parti bolchevik après la Révolution d'Octobre ; il avait ainsi écrit un petit volume tout à fait remarquable sur Marx et Engels, que les Editions sociales avaient publié il y a une trentaine d'années. Ce livre fut ensuite retiré de la circulation. Car Riazanov a été un des vieux bolcheviks victimes des épouvantables hécatombes staliniennes. Tout biographe de Marx et d'Engels se doit de rendre hommage à celui qui a été, jusqu'à ce jour, le plus grand historien du marxisme.

(*) Edité aux Presses Universitaires de France, Paris (1955). lagne de l'Est Castellon (1) tomie » d'une « réalité géographique, politique, économique et sociale: un Etat ».

Parmi ses plus intéressants chapitres, notons ceux sur « l'idéologie marxiste et

(T) Aux Editions du Seuil, Paris.

N la tradition nationale », sur « la classe ouvrière ». sur « le nouvel appareil de production ». Dans le premier de ces chapitres on trouve un exposé détaillé du Sonderweg, des « voies particulières » de l'Allemagne vers le socialisme que préconisaient entre 1945-1947 les théoriciens du Parti Socialiste Unifié (S.E.D.), A. Ackermann. Albert Norden et autres (avec la bénédiction de W. Pieck).

Khrouchtchev, au 20° congrès du P.C. russe, n'a servi que réchauffés ces vieux plats.

Dans le chapitre sur « la classe ouvrière », une description documentée des événements de juin 1953 à Berlin et le reste de l'Allemagne de l'Est, des réactions de la direction du S.E.D., etc. Un détail intéressant dans cette description: « A Suhl l'opposition ouvrière s'était manifestée (en juin 1953) par la reconstitution clandestine du Leninbund. » (Das freie Wort, journal du S.E.D. de Suhl, 22 août 1953.)

L'ouvrage établit clairement la construction d'un « Etat allemand de l'Est », distinct par ses structures sociales et économiques de la République fédérale allemande.

Quelle est la solidité de cet « Etat » de l'Est ? « Sans l'identifier au régime, répond l'auteur, de plus en plus nombreux sont ceux qui commencent à parler de la D.D.R. comme de « leur » Etat dont ils

LIVRES

TERNATIONALE sont solidaires: les bénéficiaires des réformes sociales d'abord, les jeunes générations ensuite. De plus, depuis le Neue Kurs (le cours nouveau), les trains circulent facilement entre les deux Allemagnes. Par milliers, les gens de Leipzig, Rostock, Iéna viennent visiter leurs parents de l'Ouest; ils découvrent ainsi que la République fédérale n'est pas l'antichambre du paradis. Il serait faux de croire, suivant la tendance américaine, que l'Allemagne de l'Est est béate d'admiration devant le libéralisme. L'ouvrier de la D.D.R. jouit d'une sécurité dans l'emploi qu'il abandonnerait difficilement pour les aléas du marché libre du travail. Accepterait-il davantage d'être, de nouveau, pauvre dans un pays riche et de subir le rationnement par l'argent après avoir été, des années durant, privilégié, quoique dans un Etat pauvre? Certains processus d'évolution sociale paraissent irréversibles ».

Cette attitude envers la nature sociale de l'Etat, véridique probablement dans le cas des jeunes en particulier, ne doit pas être confondue avec l'attitude hostile de la population, y compris des jeunes, envers l'aspect bureaucratique du pouvoir politique.

L'ouvrage est suivi d'une abondante bibliographie portant sur tous les aspects de la République démocratique allemande. REÇUS

Hippolyte - Hegel et Marx (Librairie Rivière).

Joseph Buttinger - Le précédent autrichien (Gallimard, éditeur).

« Il était réservé à Bernstein de considérer la basse-cour du parlementarisme bourgeois comme l'organe appelé à réaliser la transformation sociale la plus formidable de l'histoire, à savoir le passage de la société capitaliste à la société socialiste. »

Rosa Luxembourg

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