Les relations entre l'Espagne franquiste et la IVe République française se sont resserrées. Cependant la démagogie du gouvernement de Madrid flattant les masses par ses palabres contre les méfaits des colonialistes français en Afrique du Nord, fait grincer encore un peu les relations des deux pays.
Pour mettre fin à cette « guerre des nerfs », des pourparlers sont en cours, et une solution aurait été déjà proposée par Franco. Elle consisterait à interdire toute activité politique des organisations espagnoles refugiées en France. contre la promesse de la part du Caudillo de cesser sa campagne contre le colonialisme... francais.
Certes, le gouvernement Faure-Pinay se refuserait à accepter ce marchaudage au nom du respect qu'il doit, affirme-t-il, aux droits des exilés politiques. Mais on peut être certain que des « raisons d'Etat » finiront par l'emporter et un compromis interviendra aux frais de l'émigration espagnole.
Après l'interdiction en France du P. C. et des « titistes » espagnols, les nouvelles menaces de répression contre les autres organisations ouvrières espaguoles résidant en France ne seront mises en échee que par l'action du prolétariat international, et tout particulièrement du prolétariat français.