Documents de la IVe Internationale

Conférences, congrès et résolutions, dans leur texte français

La revue › vol. 13, n° 4-6

La décadence du P.C. d'Allemagne occidentale

S. Roeder · Quatrième Internationale, vol. 13, n° 4-6 · juin 1955 · p. 38-44 · 6 332 mots

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Certains partis communistes, comme ceux de France et d'Italie, sont sortis renforcés au lendemain de la guerre et ont conserve une considérabie influence sur les masses de leur pays. D'autres, comme celui de Belgique, après une période de croissance sont redevenus de petites formations sans influence. Nous avons vu dans nos précédents numéros les crises qui se sont développées dans ces formations. Dans l'article ci-dessous, nous donnons un tableau de ce qu'a été le P.C. d'Allemagne occidentale dans les dix dernières années. Le P.C. allemand était, de 1918 à 1933, le plus fort P.C. de l'internationale communiste, après le parti bolchevik.

" Le Parti communiste allemand est le parti de la classe ouvrière, son avant-garde consciente et organisee, la plus haute forme de son organisation de classe dans les zones d'Allemagne Occidentale occupées par les troupes américaines. anglaises et françaises... ».

Ces grands mots, que le deuxieme Congrès du Parti communiste d'Allemagne Occidentale (Hambourg 28-30 décembre 1954) confirmait à nouveau comme preambule aux statuts du Parti communiste. ne sont en fait que verbiage si on les

1. - FACTEURS EN INFLUENÇANT LES

En juin 1945. le Parti communiste allemand reprit son activité dans la zone allemande occupée par les Soviets. Le 11 juin. le Comité Central lance un appel qui constituait un véritable renoncement à toute politique communiste. et qui disait:

« Nous pensons qu'il serait errone d'imposer (!) à l'Allemagne le système sovietique... Nous pensons bien plutôt que les intérêts décisits du peuple allemand preserivent un autre chemin qui serait celui de la constitution d'une république démocratique parlementaire...».

Cette politique « démocratique » - résultat de l'alliance de la bureaucratie soviétique avec les impérialistes occidentaux - traverse tout le programme du Parti communiste allemand ressuscité. On préconise un chemin spécifiquement allemand vers le socialisme, on demande la création d'un « bloc démocratique » de tous les partis, etc. Contre les intérets les plus élémentaires des travailleurs allemands, le P. C. parle de culpabilité collective de tout le peuple allemand. entrainant naturellement des réparations toutes les puissances victorieuses. Le P. C. se place tout de suite sur le terrain de l'accord de Potsdam et, par voie de conséquence, contre la classe ouvrière allemande. Cette politique fut naturellement également valable pour le P. C. dans la zone occidentale. bien que le oppose à la situation véritable et au rôle joué par le P. C. d'Allemagne Occidentale.

Il y a près de dix ans que le P. C. a repris son activité, après la chute de Hitler. comme parti autorisé par les puissances occupantes. Durant ces dix années. le P. C. fut conduit à une banqueroute qu'on ne pouvait imaginer pour le parti qui fut autrefois le plus fort de la Ille Internationale. Comment une pareille chute a-t-elle été possible et comment se produisit-elle ? FAVEUR D'UN PARTI MASSES (1946-1947) Parti n'ait été reconnu officiellement ici qu'à partir de l'automne 1945.

Malgre cette politique dirigée contre les intérêts du prolétariat, le P. C. enregistra tout d'abord quelques succes dans la zone occidentale. Ceci s'explique en premier lieu par le fait que la plupart des militants sortant du travail clandestin ne virent dans cette politique qu'une manœuvre tactique et que larges couches de la population. apres la detaite du tascisme, considérèrent le communisme comme une alternative. En outre les cadres en formation du P. C. virent accourir. en nombre non négligeable, des membres du Parti social-démocrate allemand ainsi que la presque totalité du S.A.P. (1) et les groupes d'opposition d'avant 1933. Ils voulaient ainsi, d'une part. se détourner du réformisme du Parti social-démocrate et d'autre part. du fait que les partis devaient être acceptés par l'occupation. il n'existait pas d'autre possibilité d'activite politique de parti. C'est ainsi que le P. C. a pu en peu de temps mettre sur pied le parti de loin le plus fort organisationnellement en Allemagne Occidentale. Etant donné que d'assez nombreux arrivistes escomptaient un avenir dans le

(1) Sozialistische Arbeiter Partei, parti qui se forme en 1931, par une scission sur la gauche du P.S.

Q AT R IEME IN P. C., le nombre des adhérents avait bientot dépassé les 300.000.

Un autre facteur qui peut expliquer les succès du début est constitué par le fait qu'il y eut au sein meme du parti d'apres discussions qui entramerent une certaine pression des membres sur la direction et conduisirent à un re des entende que malesordre de pensées des plus hérétiques.

Rermann, qu alors etait encore Président du P C. dans le bassin de la Ruhr, déclarait le 28 février à des journalistes anglais:

« Les communistes allemands ne reconnaissent pas le règlement Oder-Neisse. Ils ne sont pas d'accord avec ce règlement ».

De telles déclarations de dirigeants but de retenir une nate des mavailleurs qui voyaient dans le P. C. - malgré toute sa politique « démocratique » -le seul parti révolutionnaire d'Allemagne Occidentale. C'est ainsi qu'en fin de 1946. début 1947, le P. C. avait non seulement l'organisation la plus active et la plus forte, mais aussi une influence grandissante sur les masses. De nombreuses entreprises, et surtout des mines de la Ruhr des places fortes du P. C. qui une grande influence dans les syndicats. Meme aux élections générales le Parti put enregis-

TERNATIONALE toutes les puissances victorieuses. Le 8 mai 1946, le journal communiste « Hamburger Volkszeitung » écrivait :

« Nous considerons toute attaque contre l'autorité des puissances d'occupation comme une attaque contre nous-mêmes ».

La principale cause de la désaffection des travailleurs à l'égard du P. C. fut son attitude dans la question des démontages. Même après les premiers conflits entre l'Est et l'Ouest il fut pour le demontage de « l'industrie de guerre » (dans laquelle peut en fin de compte tomber toute industrie). Reimann déclarait en octobre 1947 que le P. C.

« n'encouragerait ni n'organiserait de grèves (cofntre les démontages), qu'il ne pratiquerait pas non plus une opposition de résistance par non violence... Il eritiquait la politique anglaise des réparations d'un double point de vue : comme étant trop leate et trop tiède (!) ». (Manchester Guardian, 23 octobre 194T)

Une telle politique de trahison ouverte des intérêts les plus élémentaires du prolétariat allemand devait amener le naufrage. Dès que les masses s'aperçurent de cette trahison et des eifets de la pontique bureaucracique sovietique & l'égard des travailleurs allemands, c'en fut fait des aspirations qu'avait eues jusqu'alors le P. C. d'être un parti de masses. Lorsqu'il fut ensuite patent que le P. C. en Allemagne occidentale n'était qu'un appendice de la politique bureaucratique des Soviets. l'isolement d'avec les masses commença. C'est ainsi que se vérifia la justesse de l'appréciation énoncée par la IVè Internationale en août 1947 et selon laquelle :

« Le rôle du Parti communiste fut dès le premier jour un role contre-revolutionnaire. Il se placa sur le terrain des faits nouveaux créés par les accords de Potsdam qui ne sont autre chose qu'un plan commun des Alliés pour le pillage du prolétariat allemand. » (Unser Weg, n° 2. août 1947). DECADENCE (1948-1950) depuis longtemps surmontee et, en même temps. nous mettons honnetement au premier plan la lutte pour la démocratie. » ( Wer und Ziel », n" 6, 1948).

Ceci se passait encore en 1948. Dans cette même année. Hermann Schirmer (aujourd'hui membre du Secrétariat de la direction du Parti) déclarait à la Conférence régionale de Bavière que le P. C. allemand n'employait plus le marteau et la faucille et les drapeaux rouges que là où les drapeaux noir-rouge-or étaient en plus grand nombre ! C'est le P. C. en premier lieu qui, dans ces années. engagea les travailleurs à reconstruire « leurs » usines ; le P. C. esperait en conquérir l'administration et briguait des sièges ministériels. On comprend qu'ainsi non tature du prolétariat.

mais même la lutte qu'au mot lui-même.

seulement la dicet le drapeau rouge, de classe, et jusétaient bannis par

En trer certains succes.

recueillit, par exemple.

des voix. Dans

10,4

% gravité de l'industrie en

1946 le Parti à

Hambourg le centre de

Rhénanie du

Nord-Westphalie, le pourcentage de voix du P. C. passa de 9 % en 1946 a 14,2 % en 1947. Il recueillit en 1947 plus de 700.000 voix ce qui, comparé à 1932 (1,5 million, soit 23 %), bien que minime, restait cependant un chiffre important.

Ces succès. en raison de la politique du P. C. ne pouvaient naturellement pas durer. Plus qu'aucun autre parti, le P. C. dans les premieres annees de l'occupation. appuyait chaque décret de

2. - LA PERIODE DE LA

Pour pouvoir, pendant alliance de toutes les puissances d'occupation en Allemagne, faire cuire avec celles-ci leur petite soupe dans le grand pot démocratique de l'unité, le P. C. allemand non seulement se préoccupait de la sécurité de toutes les forces d'occupation, mais encore abandonnait en théorie les derniers principes marxistes. Non seulement on préconisait un chemin spécifiquement allemand vers le socialisme. mais encore on interdisait sévèrement des notions telles que la « dictature du prolétariat ». Aux vieux communistes qui ne voyaient là-dedans qu'une manœuvre tactique, la publication du parti à Hambourg « Weg und Ziel », par exemple, déclare : « Ces camarades sourient avec satisfaction lorsqu'ils entendent. par exemple. parler de dictature du prolétariat, et clignent de l'œil, alors que nous considérons cette période comme

UAT R I E M E le P. C. C'est par une conséquence Jogique de cette politique que, le 27 avril 1948, une Conférence de délégués d'Allemagne Occidentale décida par 251 voix contre 18 de changer le nom du P. C. en celui de « Parti Populaire Socialiste d'Allemagne ». « en reconnaissance de ce que, aujourd'hui. le Parti ne mène pas la lutte dans les seuls intérêts des ouvriers allemands, mais pour le peuple allemand tout entier ». Le fait que ce changement de nom ne put se faire et que le P. C. allemand n'eut pas alors une fin sans gloire. est uniquement di une hn sans gloire, est uniquement du aux autorités américaines d'occupation qui n'autorisèrent pas le changement de nom, épargnant ainsi aux staliniens la peme de changer de nom encore une peine de changer de nom encore une fois à la suite du tournant ulterieur.

Après avoir jusqu'en 1948 pleinement soutenu les forces d'occupation, le P. C. changea tout cela après la rupture entre l'impérialisme et la bureaucratie soviétique. Dans l'automne de 1948. la direction du P. C. déclarait :

« Le peuple allemand ne peut pas considérer plus longtemps (*) les forces d'occupation comme des garants et des aides pour le développement démocratique et pacifique poursuivi par lui ».

Au lieu du pavillon démocratique, c'est le pavillon nationaliste que le P. C. allemand hissa maintenant ! Il est évidemment inutile de souligner à ce sujet que cette évolution n'était pas le fruit d'ambitions réformistes ou nationalistes des dirigeants du P. C. d'Allemagne occidentale. Cette évolution fut bien plutôt le reflet de la politique de la bureaucratie soviétique dans les conditions concrètes allemandes. La politique ultra-réformiste jusqu'en 1949 a été le reflet de l'attitude de la bureaucrație soviétique qui coopérait avec les impérialistes d'Occident et était hostile a tout mouvement révoet etait noste a tout mouvement revolutionnaire dans les pays capitalistes. Après le raidissement des relations avec les impérialistes occidentaux, la bureaucratie soviétique ne pouvait cependant pas davantage étre intéressée par un mouvement révolutionnaire ouvrier tendant à la révolution socialiste. C'est ainsi que le P. C. d'Allemagne Occidentale. après avoir oscillé, ne put pas davantage mener une politique de classe révolutionnaire. Toute l'argumentation du P.C. fut donc puisée dans l'arsenal bourgeois nationaliste et le P. C. consentit à continuer sa collaboration avec la bourgeolsie allemande. En avril 1949. Hugo Paul annonçait au Congrès régional de Rhénanie du Nord-Westphalie que le P. C. « s'allierait avec toutes les couches. aussi bien avec la classe moyenne qu'avec le paysan. le petit fabricant et même l'entrepreneur moyen qui serait intéressé par la création d'une Allemagne unifiée ». Paul appelait ainsi à la paix entre classes et à la collaboration entre

Hambourg 1932 : 18 % 1946 :

Hesse 1932 : 14 % 1946:

Wurtemberg Bade 1932 : 16 % 1946: 40 conseils d'entrepris treprises.

En meme temps. la Yougoslavie, la tique tira cependan logiques. et le P. cette situation pa à côté de la pa prêcher aussi la La direction du P. tâche à sa façon. qua que le P. C. vraiment patriote verte a diriger, la eut naturellement de leur fonction comme des . « sci si elle voulait facil direction du P. C membres de signe loyalisme. Qui si Parti ; qui ne sign syndicat :

Un parti dont pleine de contradi ment contre les in allemands. devait toute influence sur que se produisirent de ia classe ouvri parlé. par exemple lors des démontag lement se tint à trouva dans le ca le 28 octobre 1948, gart, dans des man marchèrent contre beaucoup de jeunes damnés. le P. C. ne la justice de classe « qu'on aurait mi aux jeunes les deve

IONALE = et directions d'enaprès la rupture avec bureaucratie soviet sur les rênes idéoC. se trouva devant radoxale de devoir. ix entre classes.

lutte de classes ! C. s'acquitta de cette Max Reimann expliétait « le seul Parti en Allemagne Occinaturellement perdre les travailleurs. Lorsles premières actions de l'attitude du P.C. l'écart, mais on les ouvriers a Stuttles occupants et que.

furent ensuite cons'indigna pas contre mais bêtifia. disant leux fait d'enseigner urs et les droits d'un aux jeunes les devos et les droits d un citoyen » (« volksstimme »). Un parti qui se comportait ainsi devant les actions des ouvriers, dont il était censé défendre les intérets, devait naturellement recevoir sa récompense. Le baromètre électoral montra clairement la baisse de la confiance. En Rhénanie du Nord-Westphalie. région industrielle d'Allemagne Occidentale, le P.C. perdit presque la moitié de ses voix de 1947 à 1948. Au lieu de 700.000. le nombre des voix communistes ne fut plus que de 425.000 (le pourcentage passa de 14% a7.8%). Aux élections pour le Parlement en 1949. il n'y eut plus dans toute l'Allemagne Occidentale que 1.250.000 voix communistes (5,6 %). En 1950, le nombre de voix communistes en Rhénanie du Nord-Westphalie tomba à 329.000, soit à 5.5 % . Dans la région de la Ruhr. où il y avait eu en 1932. 1,5 millions de voix communistes (23% 1. le P. C. devint un tout petit parti. De même dans les autres régions. Voici les pourcentages de régression : 10,4 1949 : 8.5 % 1950 : 7,4 % 10.7 % 1949 : 6.7 % 1950:4.7 % 10.2 % 1949 : 7,4 % 1950 : 4.9 % dentale » et il amo sia en même temns le dentale » et ll appela en même temps le

P. C. à « diriger les syndicate réformistes sur le terrain de la lutte de classes »

(15 session de la direction du Parti, mars 1950). Devant cette prétention ou mars 1950). Devan t cette prétention ou-

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P. C. à « diriger les syndicate réformistes sur le terrain de la lutte de classes »

(15 session de la direction du Parti, mars 1950). Devant cette prétention ou t cette prétention oubureaucratie syndicale beau jeu d'éloigner tous les communistes ssionnistes ». Comme iter cette opération, la

. défendit à tous ses r des déclarations de gnait était exclu du ait pas était exelu du la politique était si ctions et allait, telletérêts des travailleurs ère (nous avons déja

S). le P. C. non seump ennemi. Lorsque, ifestations de la faim.

Q VATRIEME IN

Dans les autres régions la situation n'était guère meilleure. La conséquence en fut la perte d'influence dans les villes industrielles. C'est ainsi qu'entre 1949 et 1950, les voix communistes tombèrent

TERNATIONALE 14è session de la direction, on indiqua que 25 % des membres, au plus. assistaient aux réunions. Sur 340 unités de base. 146 seulement réalisèrent une « soirée d'enseignement » sur Staline. « Les documents du Parti ne rencontrent pas d'intérét dans le parti », déclarait Fritz Sperling, le successeur de K. Muller-

Cette situation du P. C. incita les staliniens à remplacer l'activité déficiente du Parti par diverses organisations périphériques. L'organisation la plus active dans les années 1951-52 ne fut pas le P. C.. mais l'association de jeunes, • Freie Deutsche Jugend » (Jeunesse Libre d'Allemagne). Cette association travaillait avec des mots d'ordre bourgeois et nationalistes et ne se donnait pas comme but démocratie ».

organisation beaucoup de obtenir certai le sofialisme, mais « la

Elle était malgré cela une communiste aux yeux de jeunes travailleurs et put ns succès. Mais bientot les staliniens se servirent des jeunes pour leur tactique de putsch : il y eut de plus en plus d'accrochages avec la police ce qui. finalement, donna au gouvernement en 1951 un prétexte officiel d'interdiction. Par de nouvelles actions putschistes après l'interdiction. les staliniens ruinerent completement cette organisa110n.

Une nouvelle grande épuration du P.C. au I Congrès du Parti (mars 1951) devait rendre au Parti sa combattivité. En connexion avec l'affaire Field. on avait déjà peu auparavant écarté de la direction une série d'importants militants comme « agents ». parmi lesquels également Fritz Sperling, le successeur de Kurt Muller, comme 2e President du Parti. Au Congrès du Parti même, qui officiellement fut tenu à Munich. mais en réalité dans la zone orientale (pres de Weimar), on ne liquida pas moins de 6 presidents régionaux et 2 membres du Secrétariat de la direction. Comme ce Congrès fut tenu dans la zone orientale. il n'y eut naturellement pas la moindre opposition à ces sacrifices de boucs émissaires. A partir de ce congrès. le travail du P. C. s'appuya sur un énorme appareil bureaucratique central, destiné à empêcher la disparition totale du P.C. et qui ne trouvait plus de limite à une complète sujétion vis-à-vis de la bureaucratie soviétique. « L'interview de Staline nous donne courage, force et confiance ». déclarait Reimann à ce Congrès. et il était naturel que les travailleurs ne lui rendirent pas la pareille. Le « Front National » avec les exploiteurs fut de nouveau confirmé à ce Congrès. Les défaites du P. C. furent - comme toujours - mises sur le compte des «agents» " La tache principale est conserver pur le Parti. Le grand danger pour notre Parti réside dans l'envoi d'espions et de provocateurs, d'agents... dans ses rangs.

Ces espions et provocateurb sont en premier lieu les trotskystes, les brandlériens. les titistes. et autres ennemis de notre Parti et du peuple ». (La situation actuelle et les taches du Part communiste allemand. résolution du Congrès du Parti. 1951) •

18.000 a 11.000 à de

20.000 a

Essen.

Dortmund, etc...

à

L'influence baissa

Solingen. de

34.000

29.000 à

20.000 de parallèlement dans les entreprises (élections aux conseils d'entreprise) et dans les syndicats. Ces défaites catastrophiques se répercutérent naturellement également sur le parti. Beaucoup d'ouvriers quittèrent le P. C. de plus nombreux encore se tinrent a l'écart de tout travail actif. Après l'aifaire yougoslave. la bureaucratie du parti procéda à une « épuration » à fond du P. C. Mais l'épuration atteignit son point culminant en 1949 apres la delaite aux élections pour le Bundestag. L'isolement du P. C. d'avec les masses, ses pertes et ses échecs ne furent pas attribués comme paiement pour la politique d'hostilité aux intérets ouvriers, mais au relachement des militants et des membres, et surtout à l'action de méchants « agents ». En septembre 1949. parut dans la presse du parti un important article du 2è Président. Kurt Muller. sous le titre « Le danger du titisme existe-t-il dans notre Parti ? » Cet article contenait la réponse de la direction du P. C. à la revendication de larges masses du parti demandant de rejeter la ligne Oder-Neisse. d'abandonner les méthodes bureaucratiques de la Zone Orientale et de memer en Allemagne Occidentale une politique indépendante. Contre ces revendications Muller demandait une vigilance accrue, l'autocritique et notamment le « démasquage des agents ». Par une ironie du sort, c'est Muller lui-même qui. six mois plus tard (mai 1950), fut démasqué comme étant le principal « agent » ! Du moins c'est ce qui fut largement publié dans les journaux du Parti. Muller fut arrete dans la zone orientale et s'y trouve encore en prison.

Le mot d'ordre « d'exclure du Parti tous les trotskystes. les gens du KPO (2). les titistes » comme responsables des défaites du Parti (« Wissen und Tat ». organe théorique du P. C.. n" 8. 1949) fut placé au centre de la 14è session de la direction du Parti (28-30 décembre 1949). C'était l'époque où des centaines de militants furent exclus du Parti et où cependant subsistait une opposition dans le Parti. A Kiel, la majorité d'une assemblée générale des membres protesta contre la politique du Parti. Une assemblée de militants dans la région de la Ruhr fit ressortir que 25 des militants avaient lu du « matériel titiste ». mais que 15 seulement furent exclus du Parti. La situation au point de vue activité était d'ailleurs catastrophique. Aux fêtes de glorification de Staline pour son 70è anniversaire, il y eut dans le bassin de la Ruhr. par exemple. 300 participants seulement sur 11.500 membres. A la

(2) Opposition brandlerienne.

Q U A T R 1 ME

Telle était en dernière conclusion la sagesse d'un parti qui avait décliné de degré en degré, et il est clair qu'avec

3._

Le P. C. s'en tint depuis — naturellement avec certaines fluctuations - a sa politique de « Front National ». Le seul changement a été sa politique à l'égard de la social-démocratie. Alors qu'au moment des élections de 1949 pour le Bundestag, le SPD était attaqué avec la même apreté que le CDU d'Adenauer, les staliniens adoptèrent plus tard sans aucune critaue (el is le font encore aujourd'hui) les arguments du parti socialiste contre la remilitarisation. Même là (comme par exemple pour le manifeste de Francfort), où le SPD attaque ouvertement le communisme ou l'U.R.S.S., le P. C. se place entièrement derrière les reformistes car il n'a lui-même pas de succès.

Pour ses propres actions, le P. C. s'appule toujours sur des « personnalités » car la base de masses lui fait défaut. Contre la remilitarisation en zone occidentale, il a organisé des « consultations populaires » pour lesquelles il mit en avant des nobles déchus et d'anciens officiers (von Schnitzler, von Mucke, le général Henschel, le « fuhrer » des jeunesses hitlériennes Jurcek. von Brauchitsch et autres personnalités; il semble qu'une des tâches essentielles du P. est de les gagner à n'importe organisation paracommuniste. Naturellement du vivant de stalne. le culte personnel fut également stimule dans le P. C. allemand. Comme «fuhrer» en zone occidentale, c'est Max Reimann. un poraseur moyen, qui lut designe. En 195l, il y eut pour l'anniversaire de Reimann des « engagements individuels» et dans l'organe central parut un article: « Max Reimann. modèle des patriotes allemands. » (« Freies Volk », 31 octobre 1951). On essaya ainsi de faire de Reimann un Staline miniature. Le P. C. copiait d'ailleurs servilement toutes les mesures prises par le SED. Cette singerie va si loin qu'on a voulu reporter sur le P. C. le fétichisme stalinien pratique le SED au sujet de la carte de membre du Parti. Dans le SED, le document du Parti, ainsi qu on appelle aujourd'hui la carte de membre du Parti. « est le bien le plus précieux et le plus grand que les membres puissent recevoir de leur vie » ! (« Neues Deutschland ». 2 septembre 1951). Lors du renouvellement des cartes du Parti en Allemagne Occidentale au début 1954, il en fut dit autant pour le P. C. Si la politique du P. C. devait dégoûter les masses, un tel culte devait dégoûter les membres. Après avoir perdu jusqu'en 1949 son influence sur les masses, le P. C. devait, les années suivantes. dégénérer en secte. cela contribua naturellement la défense inconditionmelle par le P. C. de la bureaucratie du SED. et non pour le moins. le fait d'ap42

E R NAI E une telle « tâche principale », le P. C. ne pouvait que descendre encore plus bas. plaudir à la défaite du soulèvement ouvrier du 16 juin 1953. Apres avoir déja perdu en 1951 ses derniers bastions décisifs dans les entreprises de la Ruhr et dans le port de Hambourg, et être poussé hors des syndicats par sa politique, le P. C. fut marqué du sceaú de la secte aux élections pour le 2e Bundestag de septembre 1953. Si le pourcentage des voix avait déjà considérablement fondu en 1949, des 5,7 % il ne restait plus en 1953 que 2,2 % ! Au lieu de 1,3 millions de voix en 1949, le P.C. n'en obtint plus que 600.000 ! Dans la région industrielle Rhénanie du Nord-Westphalie le P.C. qui, en 1949, avait encore obtenu 7.6 % de voix, n'en avait plus que 2,9 % en 1953. En Basse-Saxe le pourcentage tomba à 1,1 %. L'influence des staliniens en Allemagne occidentale arrivait à zéro, et de cela il n'est à peine besoin d'autres preuves. Et que disent les staliniens eux-mêmes au sujet de ces défaites catastrophiques ? « Celui aurait alors douté que le succès d'Adenauer était bati sur le sable, celuila aurait compris par tout le déroulement de la Xle session de la direction du P.C. allemand. Dans la discussion du rapport, à laquelle prirent part 30 membres de la direction du Parti... il n'y eut personne pour emettre un doute au sujet de la politique du Panti ». (Max Reimann« Freies Volk », 20 octobre 1953). Un tel non-sens est aussi un signe de la situation du Parti !

Non seulement l'influence sur les masses disparut après 1949, mais aussi le nombre des membres diminua. Alors que le P C. avait en Basse-Saxe (qui 6 millions d'habitants) 41.000 membres juillet 1947, il n'en avait plus que 10.000 en 1951 : et ce chiffre a continué à tomber depuis lors. Ceci ne constitue pas une situation exceptionnelle. mais c'est la règle. Et malgre ce recroquevillement. il restait dans le Parti des « indécrottables » qui n'étaient pas d'accord avec la ligne. Dans l'année 1951, M. Schafer a confirmé qu'il y avait encore dans le P.C. « d'importants points obscurs » sur la question de TU.R.S.s (2è session de la direction du Parti, novembre 1951). Dans l'année 1952 « tout n'était pas réglé pour le mieux » dans les questions de l'U.R.S.S., de la République démocratique et de la frontière Oder-Neisse («Wissen und Tat ». 1-52). Et en novembre 1953 aussi, Reimann dut blamer les « obscurités de beaucoup de camarades » sur la politique du Parti (16e session de la direction du Parti, novembre 1953).

Cependant toutes les «écoles du Parti» ne réussirent pas à purifier le Parti de ces «obscurités ». C'est que les faits sont entétés ! D'ailleurs ces g écoles du Parti ». commencées en 1950, ne

-- DU PARTI A LA SECTE

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TERNATIONAL et Jungmann (tous deux arrétés en DDR), Porada, Kloock et E. Buchmann. L'organe central « Freies Volk » a usé 5 rédacteurs en chef : Schappe (démissionnaire), Ehrlich et Singer (tous deux disparus en zone orientale), Rebstock et Ahrens. Les rédacteurs en chef de l'organe théorique « Wissen und Tat » Drægemæller et Korb furent exclus du P. C.. le premier arrêté en Allemagne orientale. Les responsables des cadres changeaient couramment ; l'un d'eux (Schindler) disparut dans la République démocratique. Plus de 20 dirigeants de région ont été destitués depuis 1948 dont la plupart ne sont plus aujourd'hui dans le P. C. Il faut y ajouter des douzaines de secrétaires régionaux, de députés aux parlements régionaux. sans parler de la masse des militants de la base. épurations que l'on peut à peine suivre. résultat de la décadence du P. C., contribuèrent de leur côté à poursuivre la ruine du Parti. Le dernier Congrès du Parti en décembre 1954 fut une image fidèle de cette décadence du Parti, que la direction veut freiner à tout prix. Déja au cours de la préparation de ce Congrès. on essaya de créer un « esprit d'émulation » puisque les arguments politiques des staliniens ne suffisaient plus à secouer les membres. Le Congrès du Parti n'apporta pas de nouveauté. La fonction de Reimann. dans le train de la « direction collective ». changea de Président en Secrétaire. et il n'y eut de même dans la ligne politique que quelques changements de formules. Les thèses adoptées par le Congrès fourmillent de vieilles phrases. C'est la mixture habituelle entre les appels aux travailleurs à la lutte de classes. et à la bourgeoisie pour la formation d'un « Front National ». Le P. C. opéra un tournant dans la question de la déclaration syndicale de loyalisme. Il permet maintenant enfin à ses membres de la signer afin de pouvoir conserver leurs fonctions. Mais ce pourrait être trop tard, car il n'y a presque plus de membres du P. C. ayant des fonctions syndicales. Ce Congrès du Parti n'avait plus pour les travailleurs d'Alledonc mage Occidentale la moindre signification et il ne pouvait venir qu'à l'idée de bureaucrates du SED de le qualifier d'« évènement de grande signification nationale » (« Neues Deutschland »,

11 janvier 1955).

Par leur politique de discrédit du communisme. les staliniens facilitent le travail de la bourgeoisie. Un procès est en cours actuellement devant le Tribunal fédéral constitutionnel de Karisruhe dont l'objet est l'interdiction du P. C. "-hot et pintordiction du PC

Allemagne Occidentale. Comme les masses ne bougent pas pour la défense du P. C.. le Tribunal pourra impunément déclarer le communisme. et d'ailleurs le marxisme. « ennemi de l'Etat ». Le fait que le Tribunal puisse faire cela sans opposition notable est aussi un «succès» de la politique stalinienne en Allemagne.

Ici aussi. le stalinisme se révèle comme un puissant obstacle idéologique sur le chemin des travailleurs vers le communisme.

occidentale, comptant 300.000 habitants et qui avait donné 20.000 voix au Parti en 1947, on ne vend plus aujourd'hui que 680 journaux du P. C. en tout er pour tout. C'est ainsi que toute l'organisation est par terre. Dans le jargon stalinien, la direction du P. C. le confirme elle-même : « Pouvons-nous dire que nous avons déjà fait un rétablissement dans le travail de l'organisation ? Non, nous ne le pouvons pas » (L. Muller. « Wissen und Tat ». 9-1953).

Dans cette décomposition du P. C. il n'est pas étonnant qu'une épuration suit l'autre. Un dirigeant du Parti après l'autre appelle à la vigilance contre les agents ». et tombe bientot lui-même comme « agent ». Le cas le plus remarquable dans ce genre, après ceux de Muller. Sperling, etc., fut celui du membre du Secrétariat de la direction du Parti. le chef de l'organisation d'AgitProp. Otto Kloock. Il ecrivait encore en 1952 de grands articles sur « la necessité de la lutte contre les agents ennemis » et en octobre 1953 il fut luimême exclu du P. C.

Les épurations (qui ment lieu dans toute eu pour résultat une qui fut plus grande 8 années de paix que des révolutionnaires. commission de politic Sénat américain avai de 500 staliniens émi d'Orient. Parmi eux mands. tous occupat direction. Sur ces 20. ont démasqué deux c et les ont arrêtes Pa Muller). Quatre furen tionisme et privés de kermann, Dahlem. - eurent naturellel'Allemagne) ont usure des cadres lans les dernières pendant les périoEn mai 1948, la ¡ue extérieure du publié une liste nents d'Europe et étaient 20 Alleit des postee de les staliniens en omme « agents » il Merker et Kurt .t taxés de dévialeurs postes (Acendretzki et Leibrand). Deux sont morts (Hornle et Schreck) six furent renvoyés a des fonctions subalternes. Sur les 20, quatre seulement ont conservé des positions dirigeantes (Pieck. Ulbricht. Reimann et J. R. Becher) ! Dans l'Allemagne Occidetale seule, deux porte-parole de la direction du Parti furent destitués (Muller et Sperling. qui sont aujourd'hui les prisons d'Allemagne Orientale. dans Parmi les membres du Secrétariat de la direction du Parti, les plus importants furent destitues: Nuaing, sonielsters furent destitués : Nuding. Schleifstein

4. LE PARTI COMMUNISTE

Le P. C. en Allemagne occidentale est devenu une secte parce qu'il n'est pas un parti de classe des travailleurs. mais qu'il a défendu et défend les intérêts de la bureaucratie soviétique en Allemagne. Par sa reconnaissance de la frontière Oder-Neisse. de l'expulsion de millions d'Allemands. par son identification avec les méthodes d'occupation de YU.R.S.S., sa défense des démontages et des réparations, ete.. et par sa politique de Front National avec la bourgeoisie. le P. C. a perdu toute influence sur les masses. C'est ainsi que le K.P.D. n'est pas aujourd'hui comme il voudrait le faire croire. l'avant-garde du proletariat. mais un ndele suiveur de la bureaucratie soviétique qui s'associe à tout putschisme. tout opportunisme et en ,somme opère toute fluctuation dans l'intérêt de la bureaucratie - que ce soit contre les travailleurs ou contre l'impérialisme. Si le P. C.. malgré ses défaites catastrophiques. n'est pas complètement effondré. cela peut s'expliquer avant tout par deux raisons. D'une part, le P C. dispose d'un appareil extraordinairement grand et bien payé qui. sous peine de destitution, est constamment actif et reçoit du SED les moyens suffisants pour pouvoir être actif. D'autre part, il reste encore dans beaucoup d'entreprises de vieux communistes qui - en dépit de la ligne du Parti - mènent une bonne politique d'entreprise et jouissent de la confiance de leurs camarades de travail. Ceci, naturellement. est également un signe que la désaffection des travaileurs à l'égard du P. C. ne signifie pas leur acquiescement la politique petite bourgeoise réformiste du Parti socialiste, mais que le Parti socialiste est considéré comme la seule alternative. Voila ce qui fait la force du Parti socialiste, dans lequel « l'unité de la classe ouvrière ». dont le P. C. parle à nouveau, est aujourd'hui pratiquement réalisée. Par rapport aux voix du P. C. a Hambourg. par exemple, voici la proportion des voix obtenues par le S. P. D.

P.C. P.S. 6 novembre 1932 1 1,2 20 avril 1947 1 3,5 Aout 1949 4,7 Octobre 1949 5.8 Septembre 1953 10 Novembre 1953 1 14

C'est un signe clair de la déchéance du P. C. et du passage des travalleurs au Parti socialiste comme la seule issue aujourd hui. On peut y trouver deja la réponse a la question de savoir si le P. C. a des chances de regagner de Tinfluence en Allemagne Occidentale. Si, dans les grandes luttes de classes a venir. il ne se trouvait pas dans le 44

TERNATIONALE PEUT-IL ENCORE GUERIR ? S.P.D. des forces capables de montrer une voie claire aux travailleurs. eh si le P. C. savait alors adopter une tactique souple, il aurait sans aucun doute certaines possibilités en face d'un Parti socialiste seulement réformiste. Il serait alors possible qu'une partie des travailleurs suive un P. ayant des mots d'ordre révolutionnaires plutôt qu'un Parti socialiste de droite. Mais. dans le tableau politique actuel ces chances sont cependant encore minimes et le P.C. n'a pas pour le moment de possibilité de sortir de l'isolement.

D'ailleurs, même après le Congrès du Parti à Hambourg, le P. C. poursuit sa vieille politique. Reimann déclare la guerre aux accords de Paris comme étant « la loi nationale de l'heure » et tonne contre les membres du Parti qui « considèrent leur travail dans l'opposition comme terminé » car il veut « continuer le travail créateur constructif » ( Freies Volk ». 5 février 1955).

Un produit de la décadence du P. C. et de la domination bureaucratique est létat de la conscience politique dans le P. C. Une information d'un journal communiste en apporte une illustration plus qu'éloquente

« Le camarade H. W. d'Oberesslingen. est venu me voir aujourd'hui à mon bureau de district et je remarquais tout de suite qu'il portait l'épingle Thalmann d'argent. Comme je le félicitais de cette belle distinction, il me répondit modestement : « Je vais m'efforcer d'obtenir » encore plus de points dans le cadre » de la campagne d'émulation ». L'action suivit aussitôt le discours car il commanda tout de suite 20 exemplaires du Journal SW... Bravo. Camarade Continue ainsi, et nous pourrons bientôt te féliciter comme porteur de l'épingle Thælmann en or...» («Volksstimme». Stuttgart 19 janvier 1955).

Il faut bien remarquer que dans cette information boursouflée il ne s'agit pas d'un concours organisé par un club petit-bourgeois, mais par le P. C. qui prétend être « l'avant-garde consciente et organisée de la classe ouvrière ». Un camarade ne travaille pas parmi les ouvriers pour remplir son devoir révolutionnaire. mais pour gagner des points dans le cadre d'une campagne d'émulation et pour étre distingué. Ce seul exemple (qui en est un parmi des milliers) montre comment la clique bureaucratique réussit à ruiner le P. C. en Allemagne Occidentale. Faut-il s'étonner qu'une telle secte n'ait pas d'influence sur les masses ? La possibilité pour le P. C. de remonter la pente en Allemagne Occidentale dépend de beaucoup de facteurs. Mais ce qu'il représente aujourd'hui, une telle citation le caractérise.

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