Documents de la IVe Internationale

Conférences, congrès et résolutions, dans leur texte français

La revue › vol. 13, n° 11-12

Le travail des femmes

Quatrième Internationale, vol. 13, n° 11-12 · décembre 1955 · p. 25-28 · 450 mots

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On sait qu'en face de nombreuses observations de visiteurs bourgeois, surpris de voir les femmes en URSS occupées à des travaux lourds (mines, terrasse, docks..), les domestiques du Kremlin qui sont à la tête des PC invoquaient « l'égalité des sexes » existant en URSS. Alors que le socialisme implique un régime où, grâce à la technique la plus perfectionnée, l'homme voyait sa peine dans

VATRIEME I N le travail diminuée, des journalistes dit communistes osaient presenter comme le « socialisme acheve » une société dans laquelle des femmes travaillaient aux plus lourds travaux, dans des conditions dont la classe ouvrière avait obtenu l'abolition par sa lutte dans la société capitaliste.

Mais la société soviétique réagit contre ces conditions et la bureaucratie est obligée d'en tenir compte. L'organe des syndicats, «Trud ». a publié divers articles qui laissent entrevoir des changements dans le travail des femmes.

Les ministères et institutions économiques ont reçu des ordres pour retirer les femmes des travaux lourds et dangereux. De nombreuses usines, est-il dit, n'ont pas les facilités nécessaires pour les femmes travailleuses : chambres de repos, douches, etc... Les crèches de Jour et les jardins d'enfants sont insuffisants. Des femmes vivent en dortoirs qui manquent du confort le plus élémentaire, avec peu ou pas de facilités pour faire la nourriture, la lessive, la toilette, etc...

« Trud » annonce que les dirigeants des syndicats ont reçu des instructions pour obliger les directeurs d'usine à prendre des mesures pour remédier à cet état de choses et obéir aux lois protégeant les conditions de travail des femmes, dont on ne tient pas compte.

Il s'agit là aussi d'un problème de la plus grande importance pour la société soviétique. En URSS, les femmes constituent une proportion de la main-d'œuvre supérieure à celle qui est employée dans les pays capitalistes occidentaux, la majorité des femmes soviétiques adultes sont employées dans l'économie hors de leur logement. La bureaucratie se trouve donc obligée de tenir compte des besoins et des aspirations — pour reprendre le terme utilisé dans le décret sur l'avortement - des femmes a une meilleure existence tant sur le plan économique que culturel. On ne saurait trop souligner l'importance du fait que les femmes travailleuses donnent de tels soucis aux bureaucrates. On a parlé du « dégel » de la société soviétique. Le mot semble faible en présence de telles manifestations. La lutte contre le pouvoir bureaucratique a commencé, elle n'a pas encore pris des formes politiques, mais elle embrasse déjà des couches sociales très importantes, et elle oblige la bureaucratie à reculs et à des manifestations spectacullatres, qul ne feront que stimuler marche en avant des forces progressives de la société soviétique.

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