Documents de la IVe Internationale

Conférences, congrès et résolutions, dans leur texte français

La revue › vol. 13, n° 11-12

José Maria Crispim, ex-dirigeant du P.C. brésilien, adhère à la IVe Internationale

Quatrième Internationale, vol. 13, n° 11-12 · décembre 1955 · p. 27-30 · 2 912 mots

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José Maria Crispim fut un prestigieux dirigeant du Parti communiste brésilien. Aux élections de 1946, il fut le député qui reçut le plus grand nombre de voix dans tous le pays. Il représenta au Parlement une circonscription de l'Etat de Sao Paulo.

En 1952, s'étant opposé comme membre du C.C. au cours à la fois opportuniste et aventuriste de la direction stalinienne, il fut exclu du Parti.

Mais son influence continue à être grande à l'intérieur du Parti, n'ayant pas cessé lui-même de lutter dans les rangs du prolétariat brésilien.

Ayant depuis lors connu et apprécié les vues du mouvement trotskyste organisé dans la IV• Internationale, il a donné récemment son adhésion à l'Internationale.

Il a motivé cet acte par les considérations contenues dans une lettre ouverte qu'il a adressée à Frente Operaia (septembre 1955) et passages suivants: L'ORIGINE DES

En 1942, à la prison de l'Ile Grande [où nombre de militants révolutionnaires étaient enfermés par le gouvernement Vargas, N. du T.J apparurent les premières manifestations d'une divergence profonde qui couvait au sein du P.C. brésilien. La discussion entre nous, prisonniers politiques, n'était qu'un faible reflet de la situation intérieure du parti...

Deux tendances s'affrontaient déjà au sein de celui-ci : l'une d'elle préconisait le soutien inconditionnel du gouvernement du Nouvel Etat brésilien dont la collaboration avec les Etats-Unis dans l'ONU était présentée comme un apport à la lutte de celle-ci contre Hitler et, par là, comme une aide à la résistance de l'armée soviétique et à la défense de l'URSS. Sur la base d'une telle orientation politique, cette tendance pronait ouvertement la collaboration de classe et qualifiait de « provocations fascistes » les luttes ouvrières. y compris la lutte pour les libertés politiques et l'amnistie. Le soutien inconditionnel du gouvernement n'était en somme qu'une attitude de capitulation devant un gouvernement capitulant à son tour devant l'impérialisme américain dit « démocratique » et nécessaire au « développement progressif » du Brésil.

L'autre des deux tendances rejetait le soutien inconditionnel de ce gouvernement, luttait pour l'amnistie des prisonniers politiques. pour les libertés démocratiques, l'indépendance du mouvement syndical, la légalité du P.C. bréSilien. Elle demandait la convocation d'un congrès du parti où celui-ci aurait à élire sa direction, à arrêter un programme, à se fixer une ligne politique. C'était la tendance des communistes enfermés dans la prison de l'Ile Grande, donc celle de l'auteur de la présente lettre.

la revue trotskyste brésilienne dont nous tirons les principaux DIVERGENCES

La plate-forme du soutien inconditionnel du gouvernement était celle de la C.N.O.P. (Commission nationale provisoire d'organisation), organisme qu'on avalt constitue sans la participation de la base du parti et qui demandait indúment le droit de le diriger. La position politique de la C.N.O.P. était foncièrement antimarxiste car elle était basée sur une analyse strictement militaire de la guerre et nullement sur une analyse de classe. La C.N.O.P. ne voyait pas que la défense reelle, elective, de lURSS ne pouvait venir que du developpement révolutionnaire des masses et aucunement de la confiance aux impérialistes et capitalistes..

La nlate-forme contre-révolutionnaire de la C.N.O.P. confiant la défense de l'URSS à Churchill, Roosevelt et Vargas et abandonnant ainsi la mobilisation de la classe ouvrière, le seul moyen de défendre efficacement l'U.R.S.S., se vit entérinée par Prestes qui, mettant en jeu le grand poids et l'influence dont il jouit dans le parti, érigea la C.N.O.P. en Comité Central. En échange, Prestes fut nommé secrétaire général du parti tandis que la tendance prolétarienne, en raison de son refus à reconnaitre comme direction la C.N.O.P., fut qualifiée de tendance « liquidationniste ».

La ligne politique de la C.N.O.P. de soutien inconditionnel au gouvernement, de collaboration de classe, de capitulation devant l'impérialisme yankee, devint la ligne générale du parti quand celui-ci reconquit sa légalité. Et sur ces fondations politiques fut bâtie la thèse de 1' « Union Nationale ». rayon dement mondial de TUS : le l'URSS: la force des idées communistes attirant toujours les grandes masses travailleuses;

Q VATRIEME IN la tradition combattive du P.C. brésilien qui avait survécu à la répression du Nouvel Etat de Vargas : enfin la libération des prisonniers politiques au Brésil avaient présidé et assisté à la légalisation du parti qui reparaissait dans ces conditions avec une force d'attraction accrue. Les masses venaient nombreuses aux locaux du parti, ses rangs grossirent en peu de mois. Cependant la ligne capitularde de Prestes et du Comité national (constitué après la conférence du parti de 1946 et composé dans sa majorité d'éléments de la C.N.O.P.), trainait le parti derrière les partis bourgeois, le

Cependant, à la veille de ces développements aussi catastrophiques pour le parti, la direction, saisie de panique, chercha un moyen pour enrayer la terrible crise intérieure du P.C. Elle se lança dans des appels dramatiques ladresse des masses, pourtant desilusionnées, pour qu'elles agissent contre les mesures de la réaction. Cherchant son salut, la direction prestiste esquissa alors un tournant... ultra-gauchiste; elle épousa une position sectatre à l'égard des syndicalistes ouvriers.

Ceci coïncidait avec l'aggravation de la tension internationale, le virage de la diplomatie soviétique face à la politique belliciste de l'impérialisme yankee, le commencement de la « guerre froide ». En Janvier 1950, la direction du P.C.B. publa un manifeste qui devait préparer le terrain à ce cours ultra-gauchiste. cours profilé plus tard par le célèbre Manifeste d'Août qui engageait la direction dans une voie aventuriste, putschiste. Ce tournant se solda par la perte de plusieurs cadres du parti (les uns assassines, les autres épuisés sous les coups de la terreur blanche), par la destruction des cellules d'entreprises fondamentales, par la défection de nombreux militants ouvriers desquels on exigeait des actions aventuristes pour braver la répression. Ce bilan se compléta par la fatigue et le découragement de la base, le retrait des sympathisants, la diminution à chaque élection du nombre des voix au P.C. Cependant un processus commençait à s'opérer dans les masses, qui voulalent une politique défendant les intérêts de la classe ouvrière : le

Les critiques avancées par l'aile gauche du P.C., parce qu'elles ne sortaient pas du cadre strictement national, amenaient ces militants, dans la lutte intérieure, a embrasser des positions centristes. Cependant nous observions que d'autres Partis communistes étaient aux prises avec de telles luttes intérieures (c'était le cas en France avec André Marty : en Italle avec le groupe « d'Action com28

TERNATIONALE conduisait à des compromis électoraux scandaleux au détriment du parti et des travailleurs, bref à se dissocier de la mobilisation combative des masses. Ce fut alors le discrédit pour le parti, la défection de sa grande base de masse, et l'occasion pour la réaction bourgeoise de pousser le P.C. de nouveau vers l'illégalité. Les représentants parlementaires du parti — Prestes y compris -furent dépossédés de leur mandat sans que le P.C. songe à organiser une manifestation quelconque des masses pour détendre sa légalité et ses élus parlementaires. processus de leur rupture d'avec une direction petite-bourgeoise qui exploitait le nom du parti pour le lancer dans toutes sortes d'aventures.

Devant une telle situation, l'auteur de cette lettre - alors membre du Comité national - avança, au cours d'une réunion plénière de la direction, quelques critiques contre l'orientation putschiste, contre le manque de courage autocritique de la part d'une direction qui conduisait le parti & des desastres successis. Plus tard, J'envoyais au Secrétariat national un long document où je renouvelais mes critiques, et abordais aussi l'autocritique. A la réception de mon document, la direction décida de me retirer. pour quelques mois, toute activité dans le parti. En même temps elle commença auprès des organismes de base, à préparer mon expulsion, au moyen d'une campagne diffamatoire, ceci avant que mon document ne soit discuté... Se refusant à discuter les questions soulevées par mol, la direction m'adressa un ultimatum. Je répondis à celui-ci par une lettre adressée au Comité exécutif, dans laquelle je renforçais mes critiques. déclarant me désolidariser des actes d'une direction qui foulait aux pieds les principes du parti, et disant ma décision de mener une / lutte intérieure pour la convocation d'un congrès autocritique et pour la constitution d'un large Front unique des masses travailleuses. Ce fut alors que la direction, révélant au public ce qu'elle cuisinait à l'intérleur du parti, publia une note de mon expulsion, note truffée d'affirmations les plus stupides. : Jétais un agent de Tito !... muniste », en Uruguay avec Hector Rodriguez). Et ceci nous obligea à examiner le phénomène et à généraliser la critique sur une échelle internationale. Or, la base idéologique nécessaire à la lutte pour un parti bolchevik-léniniste nous manquait. Nos conceptions staliniennes, la déformation idéologique que nous avions subie à l'école du stalinisme nous empêchait d'avoir une compréhension

LE TOURNANT ULTRA-GAUCHISTE

FAISONS UNE ANALYSE GENERALE

LE TOURNANT ULTRA-GAUCHISTE

FAISONS UNE ANALYSE GENERALE

T

I

ME profonde du marxisme-léninisme. Cependant, un contact avec la IV° Internationale, l'étude que nous avons faite de ses documents politiques adoptés au 4° Congrès mondial, ainsi que l'aide apportée par la discussion fraternelle que nous eûmes avec les camarades du Parti Ouvrier Révolutionnaire, nous ont permis de reexaminer, de façon autocritique, ce front de travail qui s'appelle la lutte intérieure dans le P.C. brésilien.

Avec la perspective claire de la IV• Internationale, avec son expérience historique faite dans une lutte pour la conservation du drapeau du bolchevisme, avec Sa défense du marxisme-léninisme servant les masses et le Parti mondial de la Révolution socialiste nous, militants du P.C.B., qui menons une lutte à l'intérieur de celui-ci, nous pouvons donc comprendre les racines. la source des erreurs aussi bien du P.C. brésilien que de tous les autres Partis communistes. Nous pouvons done comprendre maintenant : le phénomène de la bureaucratie stalinienne, ses positions centristes. la soumission des P.C. aux manœuvres opportunistes de la diplomatie soviétique : comprendre enfin que rien de cela ne serc la Révolution socialiste mondiale mais sert la bureaucratie stalinienne qui enraye le processus révolutionnaire.

L'exécution de Beria, accusé de forger des procès terroristes contre des citoyens soviêtiques pacifiques, a démontré — grâ

Pour toute personne qui veut réfléchir politiquement, il est évident que le système capitaliste est pourri. La crise mondiale du capitalisme n'est aujourd'hui que l'agonie d'un système basé sur l'exploitation des masses ouvrières et paysannes. Au flanc de ce système qui agonise, les masses sont partout, notamment dans les pays asiatiques et en Afrique du Nord, poussées par l'élan révolutionnaire. A cette situation s'ajoute le Tait que l'Union soviétique n'est plus un pays arriéré (au contraire c'est une grande puissance industrielle) pas plus qu'elle n'est isolée, comme elle le fut après la première guerre mondiale ; mais l'Union soviétique est entourée d'Etats ouvriers qui appartiennent au camp de la révolution. C'est pourquoi, dans de telles conditions, le capitalisme mondial prépare en plein désespoir de cause une guerre contre-révolutionnaire qui sera son ultime pas dans la voie l'amenant à la catastrophe.

La bureaucratie stalinienne, les directions des Partis communistes veulent inculquer aux masses l'idée utopique que la guerre peut être évitée par des négociations passées entre Etats. Mais cette idée, âme de la « coexistence pacifique », est profondément antimarxiste. Et c'est un immense outrage fait à Lénine que de lui attribuer une telle idée. Le marxiste révolutionnaire ce à cet aveu - que l'existence de la bureaucratie permet une politique de despotisme, complétée d'une falsification de l'Histoire. Un arbitraire aussi monstrueux (celui de Beria) ne pouvait certainement pas être l'œuvre d'un homme agissant de son propre chef, à l'issu du Parti et du gouvernement soviétique. Au contraire, le cas d'un Beria ne peut s'expliquer que comme une manifestation d'une bureaucratie créant cet homme-là à son service, et le broyant plus tard dans les rouages d'une machine réajustée. Ce dernier épisode démontre combien est profonde la crise intérieure qui ronge aujourd'hui la bureaucratie soviétique et le stalinisme. L'excommunication de Tito - homme présenté au début comme le « Satan »... et « béatifié » plus tard par Khrouchtchev et Boulganine — aurait été, parait-il, l'œuvre diabolique de Beria. Si la chose était vraie, elle ne démontrerait rien d'autre que le stalinisme et la bureaucratie ne goûtent guère les scrupules. Ces faits illustreront aux militants de base des Partis communistes etaux masses partout dans le monde, l'essence contre-révolutionnaire de la bureaucratie stalinienne et son caractère aventuriste. Aux prolétaires de l'Union soviétique et de tous les pays d'exiger la révision des procès de Moscou, ces procès qui furent montés pour liquider la vieille garde bolchevik, les compagnons de Lénine et qui devaient aboutir au monstrueux assassinat de Léon Trotsky. que fut Lénine ne pouvait aucunement avancer une telle thèse, car elle est opposée aux fondements du marxisme. Plus encore : Avant et après la victoire de la Révolution d'Octobre, Lénine avait traité de la question de la guerre. Dans sa brochure Le Socialisme et la guerre, il écrivit notamment :

« Les socialistes ont toujours condamné les guerres entre les nations parce qu'elles sont des actes barbares et féroces. Mais une question principielle nous différencie des pacifises bourgeois et des anarehistes. Nous nous différencions des premiers en ce sens que nous comprenons le lien étroit entre ces guerres et la lutte des classes à l'interieur de chaque pays, et nous concluons à l'impossibilite de supprimer les guerres sans supprimer d'abord les classes, sans instaurer le socialisme. Nous nous différencions des anarchistes en ce sens que nous comprenons pleinement que les guerres civiles, c'est-à-dire les guerres d'une classe opprimée contre une classe oppresseuse, les guerres des esclaves contre leurs maitres, des serfs contre les seigneurs féodaux, du prolétariat contre la bourgeoisie sont des guerres justes, nécessaires et progressives.»

En mars 1919, Lénine disait :

« Nous vivons non pas dans un Etat unique, mais dans un monde d'Etats. Il n'est pas possible de concevoir la Ré-

LENINE ET LA COEXISTENCE PACIFIQUE

LENINE ET LA COEXISTENCE PACIFIQUE

VATRIEME I N publique soviétique vivant longtemps à côté des Etats impérialistes. » (Cúvres choisies, Vol. XV)

Le 21 novembre 1920, trois ans après la victoire de la Révolution d'Octobre, Lénine disait encore :

« Nous quittons l'arène de la guerre pour entrer dans celle de la paix, mais nous ne devons pas douter que la guerre reviendra à nouveau. Aussi longtemps que le capitalisme et le socialisme existeront l'un à côté de l'autre, nous ne pourrons pas vivre en paix, l'un des deux devant en definitive remporter. Et une marche lunebre sera jouee soit à la mort du capitalisme mondial, soit à choisie, s la mort de la République soviétique. » (Ceuvres choisies, Vol. XVII).

un presence des préparatis accélérés

POUR UN NOUVEAU

Dans les conditions du monde contemporain, la question la plus décisive que le monde du travail a devant lui ressortit de l'absence d'une direction bolchevique-léniniste enracinée dans les masses. Il est clair que ce sont les masses qui, à travers leurs actions politiques, font l'histoire et qui apportent des changements radicaux au processus historique de l'humanité. Sans leur participation consciente et décisive, on ne pourra jamais terrasser le capitalisme agonisant, on ne pourra pas se frayer le chemin menant & l'instauration du socialisme. Les organisations staliniennes, de par leur origine, leur refus à la lutte mondiale pour le socialisme, leur position centriste qui un jour les conduisent à se ranger du côté de de la réaction bourgeoise, un autre jour du côté de la révolution socialiste — enfin de par leur caractère bureaucratique et despotique, les organisations staliniennes ne pourront pas, même avec la force des masses qui les suivent, conduire le prolétariat à assurer la défaite totale et mondiale du capitalisme.

Aussi, le P.C. brésilien, tout en étant le seul parti ouvrier de masses au Brésil, et tout en groupant une partie importante de l'avant-garde révolutionnaire, n'est pas historiquement la direction capable idéologiquement et organisationnel30

TERNATIONALE de la 3° guerre de l'impérialisme, la théorie de la coexistence pacifique est non seulement une utopie petite-bourgeoise, une théorie profondément antimarxiste, mais elle est encore une politique pour narcotiser les masses ; c'est une tentative, d'ailleurs impossible, de collaboration de classes a l'echelle internationale, qui oblige les P.C. à épouser la collaboration avec leur propre bourgeoisie.

Cette thèse de collaboration, et d'autres non moins contre-révolutionnaires découlant de l'abandon du marxisme révolutionnaire de la part de la bureaucratie soviétique, sont à la base du programme du P.C. brésilien : programme de capitulation, d'étranglement du processus de la révolution brésilienne. PARTI COMMUNISTE lement de diriger la classe dans la vole conduisant au triomphe du socialisme. Seul un Parti marxiste-révolutionnaire de masse pourra résoudre le problème posé, à savoir donner aux amples actions des masses une direction bolcheviqueléniniste.

Mais une telle direction ne s'improvise point. Elle doit surgir de l'expérience des masses elles-mêmes par rapport aux partis traditionnels (en l'occurrence le P.C. brésilien). Quand les travailleurs brésiliens, au cours de leurs luttes seront pousses par la dynamique de celles-ci a exiger un combat consequent pour le socialisme, la base ouvrière du P.C., subissant la pression des masses, rompra inévitablement avec la direction stalinienne du P.C. Elle se regroupera alors autour du noyau bolchevikleniniste, qui est le porte-parole d'un programme et d'une expérience basés sur le marxisme-révolutionnaire. Et alors, le Parti marxiste révolutionnaire de masse — ce parti que le monde prolétarien cherche partout dans le monde — verra le jour au Brésil aussi.

Mais la fusion de la base ouvrière du P.C. brésilien avec ce noyau ne se fera pas dans un délai pré-établi, et surtout ne se fera pas sans un contact fécond, dès maintenant, entre l'une et l'autre...»

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