La ratification des accords de Paris par le Bundestag clôt une étape de la lutte contre le réarmement en Allemagne occidentale ; mais elle finale, ni la fin de cette lutte. Au contraire : elle pourra bien contribuer à sa taçon ne signifie ni la défaite a entrainer le mouvement vers un niveau plus élevé.
La lutte contre la remilitarisation s'avère en effet la grande bataille politique d'après-guerre dans la République de Bonn, la première grande confrontation entre les classes fondamentales de la société. Pour la bourgeoisie allemande, reconquérir son armee. ce n'est pas seulement prendre sa place — prépondérante - dans le dispositif de guerre de l'impérialisme mondial coalisé contre tous les pays et toutes forces anticapitalistes monde. C'est aussi, avant tout, acquérir l'ossature essentielle de degré déterminé d'indépendance réelle pouvoir d'Etat classe ouvrière, acquérir un internationale ses propres buts impérialistes (toujours dans le cadre de l'aliaelle qui lui permette de poursuivre a
De son côté, la classe ouvrière mène dans sa lutte contre le réarmement combat combat décisif contre la restauration de la puissance de classe de la bourgeoisie, un combat également pour la défense de ses maigres conquêtes des dernières années. la puissance prédominante de l'organisation syndicale dans l'Allemagne occidentale c'est aussi une atteinte grave au niveau de vie des travailleurs et l'impossibilité Le rearmement, n'est pas seulement une nouvelle Reichswehr, neutralisant de réaliser avant longtemps cette réunification du pays qui correspond aux aspirations nationales et sociales des masses, puisqu'elle impliquerait presque a la fois automatiquement un De nombreuses enquêtes entreprises par des instituts de sondage de l'opinion gouvernement social-démocrate pan-allemand. publique ; les récents référendums organisés par le parti plusieurs régions ; l'attitude quasi unanime des délégués de base aux social-democrate dans
Get politiques ouvriers - tout confirme que la grande majorité des congres synlaborieuses d'Allemagne occidentale est farouchement opposée au réarmement. Comsyndicats ment se fait-il dans contre la ratification des accords de Paris n'ait pas réussi à conditions que la campagne lancée par le S.P.D. et les objectif immédiat atteindre Pour répondre à cette question, il faut à la fois tenir compte de facteurs imtaine : si une partie de la direction social-démocrate avait espéré amener Adenauer médiats et de facteurs a origine portée plus lointaines. Une chose est cerà composer avec elle sous la pression de meetings de masse, de signatures pour son « Manifeste Allemand », elle a été victime d'une illusion de manifestations et grossière. Dans une bataille d'une telle envergure, pression » sur l'ennemi de classe ; on ne peut l'obliger à reculer que sous l'effet on ne peut pas « exercer une d'une défaite cinglante. Il fallait une grève générale pour effrayer réellement la bourgeoisie. Il fallait la chute du gouvernement Adenauer pour ratification. En vérité, ni la direction social-démorate ni la direction syndicale ratification, empêcher la n'ont rien entrepris pour atteindre ces objectifs-là, et on ne se tromperait pas en affirmant qu'elles ne les ont même pas envisagés sérieusement.
Par ailleurs, malgré leur opposition évidente au réarmement, les masses laborieuses ne sont pas prêtes à se lancer spontanément dans des grèves de sans parler de grèves politiques. Cet état de choses a des causes multiples qui relèvent de tout le passé du mouvement ouvrier allemand, de déceptions terqui pèsent sur la classe, des conditions matérielles d'existence étre brillantes, ne sont pas de nature à favoriser des explosions violentes. La classe ouvrière allemande possède d'autre part assez d'éducation politique comprendre qu'une bataille comme celle-là, qui l'oppose en réalité non seulement à la bourgeoisie de son propre pays mais encore à la bourgeoisie mondiale coalisée, ne peut etre menée a bien sans une direction ferme, qui sait ce qu'elle veut et qui à l'obtenir par tous les moyens qui mènent au but. Le fait qu'une telle direction ne se trouve pas a la tête des organisations de masse contribue dans une large mesure à limiter les explosions spontanées de luttes des travailleurs.
Toute l'importance de la campagne contre le réarmement qui s'est déroulée en Allemagne au cours des deux premiers mois de l'année réside dans le mécanisme d'interaction entre la volonté de combat des masses et la radicalisation des organisations ouvrières qu'elle a permis de déclencher.
Déjà au cours de l'année passée nous avions assisté à un phénomène comparable.
"Grace è l'opposition générale mais passive des masses au réarmement, porte-parole de la gauche à l'intérieur des organisations de masse remporter la victoire sur le plan des décisions politiques. Une capitulation rapide et cynique des chefs réformistes devant Adenauer fut ainsi ainsi évitée, peut-être de justesse (il ne faut pas pas oublier qu'au la droite déclencha une attaque générale au sein des organisations ouvrières allemandes ! ). L'adoption de résolutions de gauche dans les organisations stimula à son tour l'opposition au sein des masses, leur volonté de s'opposer activement au rearmement.
La résonance La résonance obtenue par les initiatives locales les plus audacieuses dans la réarmement, au cours des derniers mois, étaient prètes à suivre leurs organisations jusqu'au bout, à condition qu'on masses dise clairement où on leur et l'influence des tendances de gauche au sein des organisations de masse. Grâce renforca, sa part, la confiance aux greves aux grèves d'avertissement qui eurent lieu en plusieurs endroits le jour où commença le débat sur la ratification à Bonn, la question de la grève générale politique est maintenant débattue cation elle-même ne lui enlève rien de son actualité : au contraire | Aussi longtemps La ratifique l'armée n'est pas effectivement constituée, une action d'ensemble de la classe reste un moyen réaliste et efficace pour empêcher en dernière minute la constitution de cette armée.
La droite réformiste, en déroute complète au moment où se déclencha la campagne contre le réarmement, trouvera naturellement dans la ratification des accords
Paris l'occasion de lancer contre-offensive. Rien ne caractérise mieux nature sociale véritable que le fait que chaque victoire partielle de la bourgeoisie coïncide avee une attaque de sa part à l'intérieur des organisations ouvrières S'appuyant sur le résidu puissant sein de la social-démocratie et des syndicats, elle affirme qu'il faut s'incliner devant parlementaire qui subsiste au le vote du parlement, qu'il faut reconnaître le fait établi, qu'il faut « éviter le pire » en participant à l'élaboration de la loi sur la structure de l'armée, La bureaucratie social-démocrate qui s'efforce les pressions opposées axquelles elle est continuellement en équilibre sous soumise deviendra ouverte à ces arguments dans la mesure où la ratification a momentanément difié quelque peu les rapports de forces en faveur de la bourgeoisie.
Néanmoins, Ce serait faire preuve d'un pessimisme déplacé que de supposer que les organisations de masse en Allemagne occidentale pourraient jour au lendemain arrêter leur campagne contre remilitarisation après la des accords de Paris par le Bundestag. pression de la part de la bourgeoisie et de la droite réformiste s'accroit, la pression sens adverse de la part des masses laborieuses et de la gauche au sein des organisations s'accroit davantage ! Bien que la campagne n'ait pas encore atteint le stade de la grève de puissamment stimulé la politisation des masses leur participation leurs propres organisations. Un active à la vie politique et - ce qui est plus important encore ! revirement brusque de la direction provoquerait - à la vie de des remous fort profonds au sein de au sein de cette masse et risquerait de voir apparaître d'un seul coup une gauche de l'ampleur du bevanisme au sein des organisations. d'un seul
En effet, le résultat le plus positif de la campagne, c'est incontestablement la cristallisation d'une nouvelle avant-garde jeune au des organisations de la classe ouvrière elle-même. C'est cette avant-garde, qui se compte taines sinon par milliers dans plusieurs grandes villes, qui a déclenché presque seule les premiers meetings et manifestations contre le réarmement. Elle y a gagné la cohésion, l'enthousiasme, la confiance en ses propres forces. cune génération du mouvement ouvrier allemand n'a possédés depuis 1923. que la lourde machine bureaucratique du bureaucratique du S.P.D. a pris en main Porganisation de la campagne, le contraste avee ces premières initiatives d'une nouvelle avant garde fut frappant. C'est cette même avant-garde qui s'initie aujourd'hui problèmes de la grève politique de masse et qui sera, au sein des organisations resonance de masse, le moteur pour élever le niveau des consciences et de l'action. Si la élever le campagne contre le réarmement n'avait atteint que ce résultat, il faudrait déjà la marquer d'une pierre blanche dans l'histoire du mouvement ouvrier allemand.
En réalité, elle a apporté et apportera bien plus au mouvement ouvrier alleelle a annorté et mand et au mouvement ouvrier international. Elle s'inscrit dans toute une montée de la classe ouvrière allemande, dont la première manifestation éclatante ouvrière allemande, fut le 17 juin 1953 en Allemagne orientale. Elle se combine et se combinera avec une série de luttes revendicatives d'envergure, déclenchées par la nouvelle direccorsente iste de fion d'umpte e in entere des te dimpane sor caractére importante syndicats. Malgré tous efforts de la direction réformiste pour enlever de classe, c'est sous le signe de la protestation ouvrière qu'elle a commencé, c'est sous le signe de la grève ouvrière soulignant ainsi que nous sommes entrés d'après-guerre en Europe, pendant laquelle se trouve a nouveau en Allemagne.