Documents de la IVe Internationale

Conférences, congrès et résolutions, dans leur texte français

La revue › vol. 12, n° 6-8

Georges Vitsoris

Quatrième Internationale, vol. 12, n° 6-8 · juin-août 1954 · p. 19-19 · 388 mots

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Le 14 juillet est mort à Paris, à l'âge de 54 ans, après une longue et pénible maladie. Georges Vitsoris, ancien dirigeant du mouvement trotskyste grec et de la direction internationale de l'Opposition de gauche puis du Mouvement pour la IV° Internationale, pendant les années 1930-38. fois arrêté, emprisonné et déporté. Depuis la dictature de Metaxas, il vivait en exil en France. Georges Vitsoris participait au mouvement ouvrier depuis 1925. En Grèce, il fut plusieurs Pendant la guerre il a étroitement collaboré avec l'organisation trotskyste et a accompli plusieurs missions, souvent au péril de sa vie.

C'est Georges Vitsoris qui a représenté l'Opposition de gauche internationale au Congrès International contre le fascisme tenu à Paris, la salle Pleyel, en juin 1933. Il y était le délégué de l'organisation grecque des mutilés et victimes de la guerre forte de près de 60.000 membres. Le Presidium du Congrès lui ayant refusé la parole, Georges Vitsoris dressé de sa place cria : « Au nom de l'Opposition Internationale de gauche je demande la parole. Vive la lutte contre le fascisme | Vive l'Internationale de Lénine et Trotsky ! Libérez Rakovsky | ». Les sbires staliniens se jetèrent sur lui, le frappèrent sauvagement et le sequestrèrent heures dans les sous-sols de l'immeuble. pendant plusieurs

Après la guerre, malgré ses souffrances et des difficultés personnelles multiples, Georges Vitsoris n'a jamais cessé de conserver son intérêt vivace pour la cause du prolétariat et celle du mouvement trotskyste en particulier. Doué d'un courage exemplaire, il a fini sa vie après de longues années de lutte avec une confiance absolue dans la victoire finale historiquement inséparable du prolétariat et de la IV® Internationale.

Nous nous souviendrons Nous nous souviendrons de lui surtout comme un exemple d'épanouissement de soi-même dans la lutte révolutionnaire. Il n'a jamais eu le sentiment d'être un « martyr », un « sacrifié » Au contraire, il a toujours considéré qu'être un homme, c'était avant tout être un combattant de la libération sociale de l'humanité. C'est dans le mouvement ouvrier ef dans la lutte révolutionnaire qu'il s'est épanoui en tant qu'être humain et qu'il a porté au plus haut degré ses facultés d'intelligence et de sensibilité. C'est librement, joyeusement, qu'il avait tracé son chemin jusqu'au bout, satisfait d'avoir entrevu avant sa mort l'aube socialiste de l'humanité qui pointe radieuse. Juillet 1954

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