Plafonnement de la récession aux Etats-Unis
Depuis déjà six mois, l'indice de la production industrielle aux Etats-Unis se maintient aux environs de 123-124, soit 12 à 13 points au dessous des indices de la Mériode correspondante de l'année dernière.
Il y a par conséquent une sorte de plafonnement de la récession à ce niveau.
Le chomage officiel a lui aussi peu évolué depuis avril dernier : 3.465.000 en avril. 3.305.000 en mai, 3.347.000 en juin.
Cependant, en ce qui concerne le chômage et ses incidences sur la production et la consommation, il faut tenir compte du fait que les heures de travail ont diminué dans plusieurs entreprises afin d'y maintenir à peu près le même nombre d'ouvriers
La situation des stocks n'est pas clairement connue. On considère que ceux de l'industrie ont diminué d'un milliard de dollars environ au cours des douze derniers mois, réduction relativement peu importante par rapport à leur valeur totale, évaluée à 45 milliards. D'autre part, il semble que l'on n'a pas cessé de puiser dans les stocks pour alimenter le marche. ce qui contribue naturellement à retarder une reprise. Cette tendance, combinée à la réduction des achats de marchandises et de services par le gouvernement, ainsi que la chute des ventes au détail aux particuliers, est considérée par l'économiste S.H. Slichter (New York Times, 18 juillet) comme un des plus puissants facteurs « déflationnistes » entravant la reprise.
Si malgré ces facteurs, ajoute S.H. Slichter. l'économie ne semble pas avoir subi de contraction plus sévère, ceci est du au fait que les gouvernements des Etats et les administrations locales continuent d'acheter des marchandises et des services. ce qui contre-balance la réduction imposée en cette matière aux dépenses du gouvernement fédéral, et au Réduction du déficit co
Le déficit commercial des six premiers mois de 1954 se chiffre à 276 millions de livres sterling contre 382 en 1953. Les exportations pendant cette période de 1954 ont été en général supérieures de 7% à celles de la période correspondante de 1953, tandis que les importations ne l'étaient que de 1 %. Et ce malgré une diminution d'environ 12 % des exporta:58 fait que les dépenses privées pour la construction et l'équipement sont à peu près du même ordre que celles de l'année dernière.
Cependant le chômage reste à un niveau inquiétant, de 5 à 6 % du total des travailleurs. Chaque année 700.000 travailleurs nouveaux viennent augmenter cette armée.
Si l'économie américaine se montre incapable de les absorber, le poids du chômage total et partiel risque de devenir un facteur « anti-reprise » permanent et de plus en plus lourd. « Optimistes » et « pessimistes » qui continuent à s'alfronter aux Etats-Unis, dans leurs pronostics divergents en ce qui concerne l'avenir immédiat de l'économie américaine, sont toutefois d'accord sur ce point.
Il faut tenter coûte que coûte de revenir au plein emploi de la force de travail et de la capacité productrice des machines, c'est dans cet ordre d'idée que l'Association Nationale de Planificationorganisme privé créé en 1934 pour veiller sur la conjoncture économique et conseiller l'administration — insiste qu'il est absolument nécessaire de dépenser dans les 12 prochains mois un total d'environ 25 milliards de dollars supplémentaires, afin de restimuler l'économie américaine. La plus grande partie de cette somme, a son avis, doit etre depensée pour les besoins de la «défense militaire », ensuite pour le programme de grands travaux et l'extension des assurances sociales à environ 12 millions de travailleurs qui ne sont pas encore couverts par ceux-ci.
Il ne fait guère de doute que seule une intervention de l'Etat dans ce sens (combinée à une réduction des impôts) est capable d'éviter à nouveau pour un certain temps un marasme prolongé sinon une nouvelle chute de l'économie américaine. mmercial en Angleterre tions en direction des Etats-Unis et du Canada.
Le commerce britannique profite actuellement de la conjoncture internationale caractérisée par l'abaissement des prix des matières premières et des produits agricoles, que la Grande-Bretagne importe massivement.
La concentration capitaliste en Allemagne occidentale
La revue Wirtschaft und Statistik (Economie et statistique) publie le tableau suivant qui donne le nombre des sociétés par action en fonction du montant de leur capital à la fin de 1953, et qui montre clairement qu'un peu plus de 10 % des sociétés rassemble près de 80 % du capital.
Montant du capital — Sociétés : nombre, % — Capital en million DM, %
— inférieur à 0,2 million DM : 348 — 13,9 — 40,3 — 0,2
— de 0,2 à 0,5 million DM : 450 — 18,0 — 167,8 — 0,9
— de 0,5 à 1 » : 428 — 17,1 — 337,1 — 1,8
— de 1 à 3 » : 572 — 22,9 — 1.086,2 — 5,8
— de 3 à 10 » : 413 — 16,5 — 2.346,7 — 12,5
— au dessus de 10 » : 289 — 11,6 — 14.772,1 — 78,8
La même revue indique qu'en 1950, tandis que 1.926.556 firmes individuelles employaient 6.324.128 personnes, 2.559 sociétés par actions en employaient 2.020.545.
Pour la première fois depuis la fin de la guerre vient de paraître officiellement la répartition des revenus d'après les statistiques fiscales pour 1950. Sur plus de 20 millions de contribuables, 9.100.000 (soit 45 %) ont un revenu inférieur à 1.800 DM, ce qui leur fait un total de 13 %. Par contre 80.000 ont un revenu égal ou supérieur à 24.000 DM, recueillant près de 8 % du revenu total.
La production d'acier du bloc soviétique
Selon le rapport de la Commission Economique des Nations-Unies (9 juillet) la production d'acier de l'URSS et des Démocraties populaires européennes a dans son ensemble augmenté d'environ 5 millions de tonnes métriques en 1953, ce qui donnerait un total de 49.975.000 tonnes.
Pendant la même période la production du reste de l'Europe a décliné d'environ 500.000 tonnes, pour un total de 62.832.000 tonnes.
La production d'acier du bloc soviétique a progressé de 5 millions de tonnes par an depuis 1949. Celle de l'Europe occidentale de 3,5 millions de tonnes en moyenne.