Documents de la IVe Internationale

Conférences, congrès et résolutions, dans leur texte français

La revue › vol. 12, n° 1-2

Le plan Molotov

Quatrième Internationale, vol. 12, n° 1-2 · janvier-février 1954 · p. 7-8 · 349 mots

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La diplomatie soviétique a fait preuve durant la Conférence de Berlin de beaucoup d'ingéniosité et d'adresse. Elle a le plus souvent gardé l'initiative et acculé les Occidentaux à une défensive stérile, leur enlevant successivement tous les pretextes, les demasquant pour ce qu'ils sont : partenaires d'une croisade contre-révolutionnaire dirigée par Washington. Le seul véritable atout d'aspect démocratique qui resta à ceux-ci, c'est celui des élections libres dans les deux Allemagne prealablement a la formation de tout gouvernement unique en vue de la réunification du pays

Le refus du Kremlin motivé par la crainte de perdre ainsi, sans contre-partie valable, la zone orientale ne contribue certainement nas à améliorer les rapports du Kremlin avec les masses allemandes qui aspirent à l'unification et à l'autodétermination de leur pays.

Par contre, la proposition Molotov concernant un pacte de sécurité collective ouvert à toutes les nations européennes — dans le cadre duquel sera aussi résolue la question de l'unification de l'Allemagne — est destinée à provoquer un profond et durable retentissement parmi les masses européennes. rasses de la t polle am toutes es as quation t une de ce patie, debatquement sous la coupe du Kremlin.

Elle devrait impliquer des consequences et des developpements importants. Les partis ouvriers, en particuler les partis communistes et socialistes, pourraient, dans le cadre d'une telle proposition de pacte,

QUATRIEME amorcer une campagne pour une intégration économique et politique plus poussée de l'Europe par l'avénement de gouvernements socialistes ou socialistes-communistes et la perspective des Etats-Unis socialistes d'Europe.

Le front unique de ces partis peut être en tout cas facilité énormément grâce à une formule de politique extérieure acceptable par les uns comme par les autres et sauvegardant les véritables intérêts de l'Europe.

Les forces réactionnaires orientées vers la guerre et qui ont déjà aceusé le coup ne voudront en aucun cas rompre le cordon ombilical avec Washington ni changer l'alliance contre-révolutionnaire atlantique pour une union pacifique de toutes les nations européennes. Mais les partis socialistes d'Angleterre, d'Allemagne, de France, etc., comment pourront-ils justifier à la longue un refus devant les masses ?

12 février.

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