Quelques mois après l'entrée de l'Espagne franguste à 1U.N.E S.C.O., voici que le no man's land espagnol dans la « défense occidentale » vient de disparaître par les accords militaires et économiques passés entre Washington et Madrid après de longues négociations maintes fois interrompues.
Ces accords suivent de près le concordat de Franco avec le Vatican, dont on a voulu exagérer l'importance en oubliant peut-être le fort lien qui a toujours existé entre le régime franquiste et le Saint-Siège. Mise à part la prière que les églises espagnoles feront désormais pour le salut du Caudillo, ce concordat ne fait en rialité que réviser le vieux protocole en le réajustant autant que pessible aux nouvelles conditions intervenues dans les rapports entre l'Eglise et l'Etat par suite de l'évolution des temps. Depuis la guerre civile, et à cause précisément de la guerre civile, l'Eglise espagnole a dans son ensemble évolué elle ausi en ce sens qu'elle devient de plus en plus un véritable parti politique intervenant activement dans la chose publique, traitant dans ses sermons-discours des questions du jour, et connaissant même dans son sein une « lutte de tendances » dont l'aile « droite » est représentée par le cardinal Segura. Un relatif contrôle de la part de Franco sur l'appareil de cette Eglise là devait nécessairement être consenti et même désiré par le Vatican.
Cependant l'importance, ou plutôt la réelle signification internationale du nouveau concordat réside dans le fait qu'il n'est pas intervenu à un moment quelconque, mais juste au moment où le protestantisme risquait de s'infiltrer profondément en Espagne et que cette infiltration coincidait comme par hasaard avec l'arrivée de dollars américains dans le pays. Madrid et le Vatican ont vu le danger et ils ont réagi d'emblée en apparaissant plus unis que jamais devant Washington. Il est évident que la tutelle des Etats-Unis sur l'Espagne, à laquelle Franco voudrait échapper, se verrait encore favorisée si elle était doublée d'une concurrence d'ordre confessiennel risquant de miner les rapports actuels (économiques et autres). C'est sous cet angle d'une petite « guerre froide » pour des « zones d'influence » en Espagne, qu'il faut d'autre part trouver une explication au grand éclat que revêtit le dernier Congrès eucharistique tenu Vannée dernière à Barcelone.
Mais revenons aux accords hispano-américains. Ils ont, dit-on, été accueillis avec « calme et résignation » (« Le Monde » 29-9-58) à Londres et Paris, ce qui témoignerait de « l'évolution des esprits » qui s'est oprée chez les « démocraties » à l'égard du régime franquiste. Une telle évolution était pourtant prévue, elle est dans la logique des développements mondiaux. Les dirigeants du monde dit « libre » ne pouvaient et ne pourront pas passer dans leur grande croisade contre-révolutionnaire d'un croisé aussi éprouvé que Franco. Nous devons par conséquent nous attendre à ce que « le calme et la résignation » de Londres et Paris se transforment d'ici peu en une attitude agissante en ce sens qu'ils exigeront l'entrée de Franco dans la « communauté des pays libres ».
Les intérêts de l'Angleterre en Espagne, sa présence à Gibraltar, ainsi que les intérêts et la présence de la France en Afrique du Nord - où les Etats_Unis gagnent des positions - sont vraiment trop grands pour que les gouvernements britannique et français puissent agir autrement. Ils ne sont pas dupes des tardises de Franco sur la prétendue souveraineté espagnole, pas plus qu'ils ne le sont des arguments de Washington selon lesquels le régime franquiste ne serait pas encore suffisamment « démocratique » pour l'accueillir dans la grande famille « communautaire ». Ils ne verront dans tout cela que des arguties cherchant à voiler le sens bilatéral que les signataires des accords hispano-américains entendent donner à ceux-ci, Franco trouvera donc à Londres et à Paris les meilleurs avocats à sa cause, d'autant plus qu'il aura besoin lui-même d'alliés S'il veut résister tant soit peu aux exigences démesurées de son partenaire américain.
Le régime franquiste se voit et se verra encore renforcé du fait de l'assistance américaine. Mais pour combien de temps, et de quelle nature ce renforcement sera-t-il ? Le gouvernement franquiste pourra-t-il échapper à l'aspect des- tructif de l'assistance américaine, aspect qui s'est révélé de façon éclatante dans la plupart des pays « assistés » ? On ne saurait pas l'affirmer.
Ce qu'on peut déjà prévoir d'est que la présence des Etats-Unis en Espagne se transtormera en une véritable occupation du pays par les forces américaines, et cela sera pour France la grande chance pour se maintenir au pouvoir. Cette occupation est déterminée non seulement par la situation intérieure, au moins « suspecte » du pays, mais aussi par la position stratégique de l'Espagne où le Pentagone croit disposer d'une précieuse tête de pont contre « Pennemi éven. tuel ». et contre l'Afrique du Nord révolutionnaire. L'installation de bases secrètes américaines en Espagne, venant quelques semaines après l'intervention des Etats-Unis en Iran et la chute de Mossadegh s'inscrit dans la défense américaine dite « défense périphérique », dans laquelle Franco n'aura certainement à jouer aucun rôle majeur. N'en déplaise au fameux « orgueil espagnol », le gouvernement franquiste est voué à devenir un gouvernement à la Vichy dans un pays occupé par l'impérialisme yankee.
Cela aurait été également vrai pour un goavernement républicain, car les chets républicains espagnols (et arrêtons-nous à ceux-ci) ont employé leur temps à ramper devant les Etats. Unis et auraient bien voulu concurrencer Franco dans les négociations avee Washingtcn... si ce dernier ne s'était pas décidé à choisir parmi les défensears du monde « libre » , celui qui jusquiei lui offrait des meilleures garanties.
Le traité signé en dit long sur le sort réservé à la prétendue souveraimeté espagnole, si souveraineté il y a encore, et sur le rôle dévolu à « l'allié » espagnol. En ce qui concerne les relations réciproques, les expressions « s'engager », tenir » et autres du même ordre se rapportent dans le traité neuf fois sur dix à l'Espagne. Quant aux « engagements » des Etats-Unis, ils ne sont en réalité que la condition sine qua non de la réalisation de ceux de « Pallié ».
Ce n'est pas par hasard que les pourparlers ont traîné pendant plusieurs mois. Les exigences de Washington élaient vraiment trop grandes pour que Framco S'y soumette sans risque d'apparaître comme un laquais des Etats-Unis. Elles devinrent plus grandes quand une crise économique et financière est apparue en Espagne, aggravée encore par une persistante sécheresse qui a semé la panique générale dans le pays. Celle-ci se rappelle en effet la sécheresse de 1945, cette année terrible de la faim qui decima littéralement le cheptel et fit monter la courbe de la mortalité dans la population.
A la date du 26 septembre dernier (selon le journal de Madrid « A.B.C. ») les barrages s'étaient vidés de 114 millions de mètres cubes et ne contenaient que 26 % de leur capacité. D'autre part, les importations massives de blé se succèdent en Espagne, tandis que les noires perspectives et la raréfaction de produits de consommation font monter les prix. Les municipalités - dest la presse espagnole qui le dit — de nombreuses villes et villages se livrent à des expédients pour assurer l'eau à la population...
Ce fut pour les Etats-Unis le bon moment pour presser Franco et pousser encore plus loin leurs exigences. Ce fut aussi pour Franeo le moment de « choix » pour s'incliner. Ainsi, les négociations, qui traînaient depuis quelque 30 mois, furent reprises en hâte, et les accords établis et signés en quelques jours. La sécheresse avait certainement précipité la pluie de dollars.
Dans ces conditions, on s'expliquera les réserves, sinon « le calme et la résignation » avec lesquelles ces accords ont été accueillis par un large secteur de la Phalange qualifié de « secteur peuple », de « secteur plébéien ». Ces * plébéiens » refusent de croire que les choses se sont définitivement arrangées, et que la part du lion revient à l'Espagne, Ils vont jusqu'à dire que ce m'est que maintenant, quand les accords vont être mis en application, que « les véritables négociations » avec les Etats-Unis devront commencer.
Franco ne s'est pas attardé à justifier son attitude et à parler à ces réserves ef autres doutes « désobligeants » à l'égard du « grand peuple américain ». Dans son messages aux Cortes (la Chambre), présentant et analysant le traité hispanoaméricain, il dit que l'aide de ce « grand peuple » va certainement et sûrement permettre un « rapide esson de la nation » dont léconomie, déjà ferme et stable », aura néanmoins besoin de dollars vu que... « la situation économique du pays et celle de sa balance commerciale, ne pourront sans l'aide de crédits étrangers satisfaire en même temps les besoins de notre renaissance économique et ceux de notre défense ». Les besoins de la défense étant, comme l'on voit — et pour cause — différenciés de ceux de la « renaissance économique ». 8
Cependant, dans les chants de la presse espagnole saluant le traité et surtout la « victoire » remportée à l'occasion par le Caudillo, une étrange note glissée. On parle déjà des éventuels dangers d'inflation implicités dans l'aide américaine. Bien que Franco dispose d'un remède contre l'inflation qui est « la vigilance », et encore « la stricte application des crédits étrangers aux buts pour lesquels ils ont été accordés », il n'en est pas moins vrai que les menaces d'inflation ont été officiellement annoncées juste au moment où une économie « ferme et stable », qui ne connaît en outre ni les « méfaits d'une mauvaise administration » ni « les allégresses du gaspillage », va connaître un « rapide essor ».
D'où peuvent-elles venir pourtant ces menaces d'inflation évoquées à un tel moment ? C'est ici que les accords hispano américains s'éclairent d'une nouvelle lumière si besoin en était. Il est indiscutable que la partie de dollars attribuée au relèvement économique du pays (85 millions sur un total de 114 millions) ne le sera qu'en tant qu'aide complémentaire ou supplémentaire de l'économie de guerre des Etats-Unis, le réarmement de l'Espagne entrant ici en ligne de compte. Autrement dit, économie espagnole sera « relevée » dans la mesure où ce relèvement est nécessaire aux buts de guerre des Etats-Unis et sans qu'il dépasse ces limites. Or une économie de guerre étant par définition « lallégresse du gaspulage », Finnation sévira en Espagne comme elle sévit partout sans que la « vigilance » de Franco puisse y remédier, Les menaces d'inflation seront d'autant plus grandes que nous nous trouvons en présence dun pays où le parasitisme des classes possédantes et la floraison de la bureaucratie sont connus de tous.
En outre, Espagne est, comme nous l'avons signalé, inscrite de fait dans la « delense périphérique » américaine, qui exclut tout « essor économique rapide » des pays « périphériques ». Tel est par exemple le cas de la Grèce.
Analysons maintenant les clauses les plus importantes des accords hispanoamericains. Mis à part les « engagements » de l'Espagne à son propre égard _ d'ailleurs communs à tout Etat et qui sont plutôt des vœux pieux - comme ceux de stabiliser sa monnale, équilibrer le budget (« autant que possible »), assainir la situation financiere, restaurer ou maintenir la confiance en son système monétaire, etet, ete., l'Espagne s'engage à ce que les produits et services fournis par les Etats-Unis soient utilisés conformément aux buts de « paix » réarmée préparant la guerre. Elle s'engage à payer ces produits et services à « des prix raisonnables » — par opposition aux prix mondiaux, soulignons-le, Si lon songe que les « prix raisonnables » seront fixés par les Etats-Unis avec toute la facilité que ceux-ci ont en ce qui concerne la fixation des prix mondiaux, on réalisera toute la portée de cette clause en principe « libérale ».
L'Espagne s'engage « à décourager des pratiques économiques favorisant les cartels ». Seulement le traité sue par tous ses pores une discrimination à l'égard des cartels américains, Donc, la marge de manœuvre de Franco pouvant éventuellement tirer un bénéfice des concessions à des compagnies étrangères autres que les américaines en Se concurrençant les unes les autres, est limitée sinon mise en échec.
• Le gouvernement américain de son côté peut (« s'engage » pour ainsi dire) accorder à ses ressortissants en Espagne des garanties pour la conversion en dollars et le transfert aux Etats-Unis des revenus et de bénéfices résultant de placements qu'ils pourraient effectuer en Espagne, ou des industries qu'ils pourraient y établir. Ainsi le gros de la plus-value tirée de l'exploitation des travailleurs espagnols travaillant pour la sécurité « commune » de lEspagne er des Etats-Unis sera encaissé par ces derniers, comme c'est le cas entre les métropoles et les colonies.
Le gouvernement franquiste s'engage à « assister » le gouvernement des Etats-Unis « dans l'observation et la description des conditions de travail en Espagne dans la mesure où celles-ci affectent les buts et le fonctionnement du programme de sécurité mutuelle ». (Souligné par nous). Si nous partons du fait que l'économie espagnole va désormais tourner essentiellement sur laxe d'une économie de guerre, et que cette guerre est planifiée et dirigée par Washington, nous arriverons à la conclusion qu'en vertu de cette clause-là, les travailleurs espagnols deviendront les coolies de l'impérialisme américain, comme c'est encore le cas entre les métropoles et les colonies.
Car c'est bien une colonie de l'impérialisme yankee que l'Espagne franquiste est devenue.
Un point d'ordre juridique restait encore à trancher entre Franco et Fisenhower concernant le tribunal compétent à intervenir dans des litiges « entre un ressortissant ou une société américaine et le gouvernement espagnol à la suite d'une mesure prise par ce dernier ». Les contractants ont désigné soit le tribunal de La Haye, soit un tribunal d'arbitrage désigné d'un commun accord (?). Il est fort possible que les Etats-Unis pencheront plutôt pour ce dernier tribunal, celui de La Haye ne leur oftrant pas beaucoup de garanties comme cela s'est plus ou moins révélé lors de leurs différends avec la France concernant les ressortissants américains en Afrique du Nord.
Un remaniement du gouvernement franquiste - que les Etats-Unis demandaient jusqu'ici en vue de s'ouvrir un passage dans les négociations qui traînaient en longueur — ne saurait pas tarder maintenant qu'elles ont abouti à un accord. l'application du traité d'assistance. Des hommes plus ou moins réticents encore Par ce remaniement Washington voudra s'assurer un contrôle plus effectif sur a l'égard de la politique que les Américains entendent pratiquer en Espagne, se verront sans doute évincés du gouvernement franquiste. Le même sort attend les démagogues, c'est-à-dire ceux qui, comme le ministre Giron, n'ont pas perdu l'habitude de parler de la « Révolution » promise par le Mouvement Nationaliste, des droits légitimes des travailleurs, de la construction de maisons pour les ouvriers, ete., ete.
Cependant il se peut qu'à la première étape, le remaniement de l'équipe gouentre « espagnolistes » et « occidentalistes », afin de ne pas trop dévoiler la vernementale espagnole reste limité en empruntant la forme d'un compromis tutelle américaine sur la direction du pays. Et ce compromis sera, pour les besoins de Franco — et ceux d'Eisenhower aussi — présenté encore comme une éclatante victoire du Caudillo veillant toujours à la souveraineté espagnole...
Nous verrons d'autre part dans quelle mesure ce premier remaniement, déjà annonce, esquissera le sens général de l'évolution qui va certainement s'opérer par rapport aux relations entre le clan espagnol foncièrement militaire et le clan dit « politique » représenté en gros par la Phalange où — à en croire quelques généraux espagnols — existe un large secteur « plébéien ».
Si jusqu'ici certe « plèbe » était nécessaire au clan militaire; si jusqu'ici la Phalange et les syndicats corporatifs étaient, et sont encore ses plus précieux supports ; si enfin Franco est jusqu'ici apparu en quelque sorte comme repréesntant la synthèse des contradictions entre « civils » et militaires, et a joué dans ce domaine, toutes proportions gardées, un rôle bonapartiste favorisant bien entendu et en dernière analyse le clan militaire, quel sera l'avenir du totalitarisme franquiste, ou plutôt quelles formes concrètes prendra-t-il à la suite des accords hispano-américains qui vont certainement renforcer l'armée espagnole en tant que telle ? Quelles seront les frictions qui vont se produire inévitablemment à l'intérieur du régime franquiste entre le secteur « politique » et la caste militaire, et quelle portée auront-elles ?
Il es trop tôt pour en répondre. En tout cas, ee sont des questions qu'aucun ouvrier espagnci antifranquiste ne pourra négliger en se cantonnant dans des attitudes sommaires et « radicales » et en arguant que les divergences entre ces gens-là « ne l'intéressent nullement du moment que tous ces gens sont des fls de la même mère ». Il se souviendra par contre de la discorda intervenue lors de la grêve de 1951 à Barcelone entre Franco et les ouvriers encadrés par la Phalange, et il saura tirer profit — mais pour lui, pour la Révolution prolétarienne espagnole — d'autres discordes intérieures lézardant le régime franquiste.
Devant la nouvelle situation en Espagne, que feront les grandes organisations ouvrières espagnoles ? Continueront-elles à accorder un crédit aux chefs républicains, ou se décideront-elles à emprunter la voie indépendante de classe et à mener une activité de classe capable d'attirer vers elles les masses petitesbourgeoises qui souffrent du régime franquiste ? Hésiteront-elles encore à rassembler leurs propres forces dans un puissant front unique, le P.C. y compris, en vue de préparer dès maintenant le programme et les organes de combat que réclameront en Espagne les développements de la situation? De larges secteurs du mouvement espagnol finiront-ils par comprendre qu'un certain antistalinisme sans principe ne sert en définitive qu'à la réaction bourgeoise et ne fait aucunement échec, loin de là, au stalinisme ?
Les néfastes illusions (criminellement entretenues) dans PO.N.U., les puis10 sances « démocratiques » pour trouver une issue à l'affaire espagnole, ne sont ils sont faits partout. La collusion entie le monde dit « libre » et les Franco plus permises aux travailleurs espagnols. Les jeux en Espagne sont faits, comme les Tchang Kaï Chek, les Bao-Dai... est là. De l'autre côté se trouve la « collusion » entre des masses révolutionnaires luttant partout dans le monde et ceux qui, provisoirement encore à leur tête, les ont trahies et les trahiront sans doute encore. On peut si l'en veut s'arracher les cheveux en voyant que de ce côté-ci l'évolution historique n'a tenu compte d'aucun schéma et quelle s'est opérée monstrueusement, jetant dans le même camp et des masses révolutionnaires et des directions opportunistes et même traîtresses, On peut encore, si l'on veut, consoler sa propre conscience en cherchant un troisième front chimérique...
Aucune de ces deux attitudes ne servira la lutte révolutionnaire des masses espagnoles.
Les ouvriers révolutionnaires espagnols, on peut en être sûr, sauront tirer les leçons que les accords hispano-américains leur offrent. Ils verront comment ces accords sont, en dernière analyse, le résultat d'une politique erronée .. opportuniste ou sectaire — de la part de leurs directions traditionnelles. Par la suite, ils s'attacheront à construire le véritable Parti révolutionnaire espagnol des masses.
Le sens de l'évolution mondiale leur vient en aide.