Les difficultés de l'impérialisme français en Afrique du Nord Se sont aggravées, Les problèmes soulevés dans cette partie du monde ont été examinés par Quatrième Internationale dans une étude publiée en 1952 (1).
Une grande partie de la presse bourgeoise française a expliqué les récents événements comme la conséquence des appels qui ont Nations Unies par les représentants des pays arabes. C'est bien entendu la tension devant les grandissante en Afrique du Nord qui a amené les amis des classes possédantes indigènes à poser la question à l'O.N.U. pour trouver une solution de compromis entre l'impérialisme et les classes possédantes afin que celles-ci ne soient pas emportées par le développement de la lutte anti-impérialiste des masses.
Mais les colons français ne peuvent faire de concessions et ne permettent pas à Paris d'en faire. Nul doute, parmi tous ceux qui ont tant soit peu connaissance de la situation en Tunisie, que c'est chez les bolons français qu'il faut
(1) M. Corvin : « Les Mouvements de libération nationale en Afrique du Nord » (février-avril 1952).
A L INTERN T IONALE chercher les responsables de fassassinat de Fehrat Hached leur service a recours aux pires violences (Lire à ce sujet L/administration à pondances reçues par l'Observateur). D'ailleurs gendarmes artieles et corres. recoivent-ils pas l'exemple d'en haut ? Le résident Hautectoga lors et autres ne de « réformes » en encerclant militairement le palais du bas exige la signature déposer celui-ci. La France ne donne pas la démocratle en menacant de leur impose Tunisiens, elle la
L'assassinat de Fehrat Hached, qui était une provocation directe contre les travailleurs de toute l'Afrique du Nord, fut aussi le signal d'an nouveau massacre des travailleurs marocains grande presse a versé des larmes pour quelques Européeas tués, qui furent enterpar ladministration française de Casablanca. rés en grande pompe, mais il est impossible de connaître le nombre exact des cuvriers marocains abattus : le correspondant du journal socialiste belge Le Peuple l'estime à plusieurs centaines; certaines personnes le chiffrent à 3,000.
L'impérialisme français qui sait mieux que quiconque qu'il est à fin de course, qui a prévenu Washington qu'il pourrait tenir encore en Indochine pendant un an ou deux au plus, mène un combat désespéré pour conserver ses rapines d'antan, Il blulle à PO.N.U. et se conduit cruellement dans ce qu'il considère comme sa chasse gardée.
Les derniers événements ne manqueront pas d'avoir des conséquences profondes dans les mouvements nationalistes d'Afrique du Nord. Les limites des possultan, les classes possédantes — tout en résistant longaement — finissent par sibilites du nationalisme bourgeeis se sont clairement Le bey, le céder ou cèderont devant l'impérialisme, et ce sont les masses qui mènent le véritable combat libérateur.
Dójà en Tunisie a commencé le combat d'un type semblable à celui des mcuvements de « résistance » pendant l'occupation allemande dans la dernière guerre. Cette lutte connaîtra d'inévitables vicissitudes, mais son développement ne peut faire aucun doute. Et, dans cette Afrique du Nord qui est une des plus importantes bases stratégiques pour la guerre qui de celle-ci sera à coup sûr le signal d'une expansion de la résistance et des se prépare, le déclenchement
Ces mouvements en Afrique du Nord sont une des plis importantes contributions au combat des travailleurs français contre, leur propre bourgeoisie. n'est pas exagéré de dire que la révolution prolétarienne en France triomphera Il en grande partie à cause des sacritices des masses vietnamiennes, algériennes, tunisiennes, marocaines, malgaches... Malheureusement les organisations ouvrières de France ne témoignent pas avee suffisamment de viguer leur solidarité envers les peuples opprimés par leur propre bourgeoisie, Les colons français se sont attaqués en même temps aux syndicats tunisiens et marocains — qui tous deux sont en fait dirigés par des nationalistes. Les syndicats narocains sont affiliés à la C.G.T., tandis que l'Union Générale des Travailleurs de Tunisie est affiliée à l'internationale des syndicats libres, C'était là une occasion indiscutable pour la réalisation de l'unité d'action de tout le mouvement syndical français. Aucune de ces centrales n'a tenu même un meeting à Paris.