Documents de la IVe Internationale

Conférences, congrès et résolutions, dans leur texte français

La revue › vol. 11, n° 1

La réforme agraire en Chine (fin)

Kim · Quatrième Internationale, vol. 11, n° 1 · novembre 1952 - janvier 1953 · p. 38-41 · 3 514 mots

Texte lu par machine sur le scan (relu en 2026 colonne par colonne) : il peut contenir des fautes de lecture. Pour citer, reportez-vous au scan de la page.

III. — BILAN DE LA SITUATION DANS LES REGIONS

OU LA REFORME AGRAIRE A ETE RECEMMENT COMPLÉTÉE

Dans la région natale du camarade ouvrier dont nous venons de rapporter propriée et divisée parce que cette réle récit, la terre n'a pas encore été exgion est ciassée dans la troisième catégorie. Mais retournons pour le moment aux régions dans lesquelles les terres furent distribuées au cours de 1950-1951. Comment passe-t-on alors des conditions décrites par le camarade rapportant sur son village natal à l'expropriation de la terre ? Nous répondrons à cette question en puisant dans d'autres sources.

Quand la lutte pour le retour de la rente et des intérêts excessifs fut conclue, ces « gains» furent partagés, les propriétés des propriétaires fonciers furent scellées, la récolte d'été ou d'autom. ne fut réalisée, et alors le gouvernement envoye au village une nouvelle « brigade de travail pour la réforme agraire ». Lors de son arrivée, celle-ci examinait tout d'abord si la division de la population en classe avait été correcte ; quand cela n'était pas le cas, un regroupement et une redivision étaient décidés. Ensuite, un recensement des terres etait réalisé , apres quoi les terres étaient immédiatement distribuées. Six mois ou un an après cette distribution, c'est-àdire après la seconde récolte, une « vérification de la réforme agraire » avait lieu afin de constater si l'expropriation avait été pleinement exécutée et si la distribution avait été faite de façon juste. C'était la dernière étape de la réforme agraire. Après quoi, le gouvernement émet les certificats officiels de pro. priété foncière.

Dans quelques-unes des régions où les terres ont déjà été distribuées, cette « vérification » a déjà eu lieu, et dans d'autres elle n'a pas encore eu lieu. Le gouvernement a décidé que cette « vérification » doit avoir eu lieu pour l'ensemble de ces régions en 1952 et qu'alors doivent être émis les certificats de propriété.

Quelle est la situation présente dans ces régions?

Les secteurs les plus importants de ces régions sont la région côtière de la Chine orientale et la réion du centresud. La population y est olus dense ; par conséquent. la surface de terro cultivée par famille y est plus réduite.

Comme d'autre part la nouvelle loi sur la réforme agraire a réduit relativement la superficie à distribuer, les terres obtenues par les paysans sont moins éten dues qu'en Chine septentrionale, surtout qu'en Mandchourie. Chaque famille paysanne a obtenu une tranche de 3 mou de 2 mou, d'un mou ou même de moins qu'un mou, ce qui est soit à peine suffisant, soit complètement insuffisant pour subvenir à ses besoins. C'est devenu un problème très sérieux. Le gouvernement a fait par conséquent un effort pour accélérer les travaux pour surmonter les cataclysmes naturels (par exemple les travaux sur la rivière Huai) et pour encourager les paysans à labourer les terres vierges.

La production agraire, en général a été élevée au-dessus du niveau d'avantla libération, mais elle n'a pas encore atteint le niveau le plus élevé de l'année 1936. Il ne s'est pas encore produit d'amélioration évidente des conditione de vie des paysans.

Après avoir obtenu la terre, les paysans sont en général enclins au conservatisme. Ils concentrent leurs efforts sur la culture des terres et ne s'occupent pade politique. En automne 1951, les journaux de la Chine orientale et surtout de la région du centre-sud ont publié quotidiennement des articles d'avertissement « contre les sentiments de relâchement prédominant parmi les cadres ». D'innombrables rapports indiquent que dans les régions de cette deuxième catégorie, la corme agayse sont devenus cadres paysans apparus passifs. Après la distribution des terres, certains se sont mariés et se sont plongés énergiquement dans la production : ils ne veulent plus être des cadres; ils sont souvent absents des réunions, parlent très pou, ne font pas d'efforts pour apprendre la politique et demandent même de pouvoir donner leur démission de leurs postes dans l'association paysanne, la milice, etc. Ce phénomèn• devient maintenant universel, il reflète pleinement le changement dans l'état d'esprit des paysans. Pour cotte raleon, il est évident oue le point culminant du mouvement pavsan a déjà été dépassé dans ces révions.

Dans les régions où la « vérification »

(*)

Voir premlère partie dans le numéro précédent de Quatrième Internationale

(octobre 1952).

T a déjà eu lieu, les propriétaires fonciers ont été exterminés en tant que classe. Cependant, dans de nombreuses autres régions, spécialement aux endroits où la réforme agraire n'a pas encore été vérifiée, l'influence de la classe des propriétaires fonciers subsiste encore dans une large mesure, étant donné que le mouvement paysan n'y a pas encore profondément pénétré. Bien que leurs terres

ERNATIONALE fants des paysans; ils essayent de cor rompre les paysans actifs par leurs belles filles ou par l'argent. Dans certaines régions isolées il se produit même une * liquidation à rebours »: les propriétaires fonciers ressaisissent les maisons et les vivres qui avaient été distribués parmi les paysans, ou échangent leurs mauvaises terres contre les bonnes terres des paysans, etc. De l'avis de l'auteur. De ravis de auteur, tous ces phénomènes sont dus à une obéissance trop rigoureuse aux décrets gouvernementaux par les cadres ou vriers, aux limites imposées à l'action des vits, aux imites imposees a l'action des paysans et aux coups trop minimes por tés de ce fait aux propriétaires fonciers.

D'une part, le P.C. adopte la méthode de l'« éducation » pour stimuler l'activité des cadres au village. D'autre part, il prépare le développement d'une autre campagne de masse durant la période de * vérification » de 1952. Une telle campagne est fort possible, mais elle ne pourra en aucune façon dépasser l'ampleur du mouvement paysan d'il y a deux ans. Cette campagne de « vérification » ne sera donc qu'un refrain en voie d'extinction du mouvement paysan. Comme les villages anciennement libérés en Chine septentrionale et en Mandchourie en ont déjà donné des exemples, il est seulement nécessaire de comprendre que les régions nouvellement libérées suivront la même direction.

Le trait général des conditions de vie dans ces régions n'est pas fort différent de celles des régions où les terres n'ont pas encore été distribuées. Nous les dé crirons pius loin. des villages de ces régions, qui a de nombreux aspects similair s avec l'ensemble de la campagne chinoise. Nous nous rapportons une fois de plus au récit du camarade ouvrier Z:

« De retour au village, j'ai eu tout d'abord l'impression d'un changement dans les relations entre hommes et

Jemmes. A la maison, dans les associations paysannes, dams la rue, les femmes se comportent de jaçon na.

turelle et confiante, complètement de nuée de timidité et de rés rue ecessive, Elles ne sont plus effrayées par leurs parents, leurs maris et leurs beaux-parents.

L'ordre et les coutumes ont également fortement changé dans les vitlages. Fumer de l'opium et jouer pour de l'argent, ont disparu. Les paysans se rendent à leurs champs pendant la journé et y laissent leurs outil et leurs vaches dans la soirée nuand ils rentrent, sans craindre auds ne soient volés. Les conflits trad tionnels entre deux villages en matière de conservation d'eau ou d'autres griefs, les conflits entre familles à cause de tomb-s ancestrales, etc., les disputes entre fermiers, tout cela a disnaru.

Le culte boudhiste a fortement diminué, mais il subsiste encore, surtout aient été expropriées, ils ressentir leurs pertes et sentiments de vengeance, coups qu'ils ont reçus des à continuent.

à nourrir des parce que les paysans n'ont pas été suffisamment forts ou, pour utiliser le langage du P.C., « pas sufisamment brutaux ». Dans de nombreux villages l'expropriation et la distribution tion des terres n'ont pas été complètes.

et de nombreux propriétaires fonciers ont pu se glisser à travers les mailles du filet. D'où on peut conclure que la moitié des villages de ces régions sont des villages « à moitié refaits », c'est-àdire des villages où la réforme agraire n'a été réalisée que partiellement, parco que sa vérification n'a pas encore eu lieu.

C'est parce que la classe des propriétaires fonciers n'a pas encore été complètement écrasée et que l'esprit de combat des paysans en général et des cadros du village s'est relâché, que les propriétaires fonciers se remettent à bouger. Ils utilisent toutes sortes de méthodes pour détrulre les réalisations victorieuses des paysans. Par exemple, ils répandent les bruits que Tchang-Kai-Chek lancera una offensive sur le continent; ils incendient les fermes des paysans ; ils empoisonnent des sources ; ils assassinent les en.

Pour l'ensemble du pays, les régions dont il est question présentement sont les seules où il subsiste un large mouvement payean. La population rurale comprise dans ces régions compte 90 millions d'âmes. Le pays natal du camarade Z dont le rapport est inclus dans cet article appartient à ces régions. Le gouvernement a décidé que la réforme agraire do't étre fondamentalement comp'étée en 1902 dans ces regions: la terre doit etre distribué. Au moment où nous écrivons, des rizaines de milliers de cadres sont mobl'isés dans les villes pour se rendre à la campagne, pour « aidr » les paysans dans la transformation du régime agraire. Il est fort nrobab'e que le projet gouvernemental sera réalisé à temos. Nous avons vu que de nombreux obstacles étalent apparus au cours de la tranche nrécédent do Ja réforme agraire, complétée en 1950-1951. nar puite du manane de forces utili-éns contre les pro. priet-ires fonciers. A notre avis, la ré. forme agraire complétée dans les régions de la troisième catégorie en 1952 sera plus approfondie.

Nous avons déjà rapporté dans le chapitre précédent un exemple de la mobi lisation et de l'élargissement du mouvement agraire. Nous donnerons maintenant une description de la physionomie

IV. - REGIONS OU LES TERRES N'ONT PAS ENCORE ETE DISTRIBUÉES

IV. - REGIONS OU LES TERRES N'ONT PAS ENCORE ETE DISTRIBUÉES

T ches les femmes. Les gens ne sont plus troublés et ne se font plus beaucoup de soucis pour des questions d'« argent » dans les mariages, qui sont conclus avec beaucoup moins de rituel et de cérémonies.

Les paysans sont pour la plupart très diligents dans le travail champs. Le gouvernement a publié un décret dans le but d'encourager le travail de pionnier sur les terres incultes pour tout le monde (y compris les propriétaires fonciers et les paysans riches): on est complètement ecempté d'impôts au cours des trois premières années, et la terre nouvellement cultivée reste en tout cas propriété du cultivateur. De ce fait, il n'y a plus de terres en friche dans mon village Depuis deux ans, terre nouvellement cultivée s'élève à 400 mous, soit en moyenne plus d'un mou par personne. Mais toutes ces terres nouvellement cultivées sont ou bien des terres sèches ou des terres rocailleuses sur lesquelles il n'est pas possible de cultiver du riz, qui est la base de Palimentation en Chine méridionaie, mais bien certaines récoltes complémentaires. comme les patates douces, etc. Voilà la raison pour laquelle la production de ces récoltes complémentaires a été fortement anymentée. Le système d'irrigation fonctionne fort bien au village, et les di gues construites pour empêcher les inondations sont fort élevées. Les paysans assurent eux-mêmes qu'il n'y ra plus d'inondation cette année. Ces digues ont été construites l'an passé. soit par le travail bénévole des pay sans mobilisés par le gouvernement, soit par des détachements spéciaux de travailleurs auxiliaires. Lassociation paysanne a acheté une pompe qui est propriété publique. En outre. il y a un « corps de travail alternatif » pour Tentraide mutuelle paysanne.

Dans mon village, la vie des paysans est très dure; nombreux sont ceux qui n'ont pas assez a manger. même maintenant. La raison en est simplement que 1950 et 1951 ont éte des années de famine. Au lendemain de la libération, le gousrnement préta de grandes quantités de vivres ara puysans, que ceux-ci rendirent En 1951. Au cours de la même année, le gouvernement les avait aidés en donnant 10 catties de blé à chacun ; le gouvernement leur offrit également de travailler pour un salaire sur les digues au lieu de recevoir simplement sne aide ; le salaire était de trois catties de ris par jour plus un repas; mais une telle offre ne fut faite qu'auc paysans pauvres et aux travailleurs agricoles. L'impôt en nature et la rente agraire, tous deux collectes par le gouvernement, furent recueillis 1951 proportionnellement à la récolte de lannée et non pas proportionnellement à la récolte moyenne des années précédentes. Ceux qui devaient décider du montant de ces impôts ont été élus par les paysans. En 1952, afin 40

ERNATIONALE de montrer ses préoccupations au sujet des pertes des paysans au cours des inondations des deux années précédentes, le gouvernement releva jusqu'à la cinquième catégorie le tous de base d'exonération d'impôts. Il prêta des semences aux paysans (40 catties de blé à chaque cultivateur ainsi que catties pour chaque récolte complementaire). Au moment de la récolte.

les paysans doivent rendre 1 cattie onces pour chaque cattie reçu (soit un taux d'intérêt de 3/16 ou de 19 %)

L'association paysanne possède maintenant un grand stock de vivres (les

« gains de la lutte » !). Avant que ce stock ne soit distribué, chaque paysan pauvre ou ouvrier agricole peut emprunter 40 catties de blé par tête qui seront déduits de sa part au moment de la distribution du stock.

On n'a pas seulement demandé au propriétaires fonciers qu'ils retournent les rentes excessives et payent des compensations pour l'exploitation passée des paysans pauvres et des ouvriers agricoles. On leur a également imposé de rembourser des impôts excessifs. Toutes sortes de contributions extorquées par le Ruomintang au cours des trois années précédant la libération doivent être compensées aux paysans pauvres et aux travailleurs agricoles par les propriétaires fonciers et les paysans riches proportionnellement à la terre qu'ils possédaient. En outre, si le propriétaire foncier cultivait des parcelles de terre distinctes de celles qu'il louait aux autres, il doit continuer a travailler sa terre, et l'ensemble de cette récolte doit étre donnée comme contribution au gouvernement, sans que manque un seul épi ! (9).

Les autres baysans (riches, moyens et pauvres ainsi que les travailleurs agricoles) doivent payer deux sortes de contribution à l'Etat: la rente fon cière, qui est de 37,5 % de la ré

(10) et limpôt en nature, qui est fixé proportionnellement à la ré colte comme un impôt progressif (les taux seront indiqués plus loin. KIM).

Les paysans ressentent une pression très forte due à ces deux contributions, mais les paysans pauvres ne sont pas tellement mécontents, parce que ces deux contributions prises en semble sont encore inférieures à lo

(9) Celle méthode est completement opposée anx décrets rouvernementaux. D'aDres ces réglements, les récoltes faites par le propriétrire foncier avant la distribution des terres, continuent à lui appartenir, et Il ne doit payer à l'Etat que l'impot en nature. -KIM.

(10) Ceci est tout fait surprenant a) D'après les réglements du gouvernement. il doit y avoir une réduction de la rente avant la réforme agraire, mais les propriétaires fonciers continuent à toucher cette rente. Dans le village du camarade Z, cette étape de rente réduite semble étre complètement éliminée. b) Une telle pratique represente un coup sévère, non seulement pour les prepriétaires fonciers mais aussi DOUT paysans riches et moyens. Ainsi, la tamille

VATRIEME

INT vente jadis payée aux propriétaires

ERNATIONAL treinte. Personne n'ose plus leur parler. Bien que les décrets du gouvernement interdisent de toucher à leurs réserves de nourriture, d'argent et de vêtements, en fait il ne leur reste plus rien après la lutte pour le retour des anciennes rentes et intérets excessifs et la compensation de l'exploitation d'autrefois. A présent ils vivent (surtout les propriétaires fonciers) des produits complémentaires des terres en friche qu'ils ont commencé à labourer. Dans la journée, ils travaillent aux champs; dans la nuit, s'ils ont la chance de ne pas être tirés hors de leur demeure par les paysans pauvres pour une réunion de 4 lutte », ils ferment leurs portes des que l'obscurité tombe, et jeunes et vieux se réunissent pour pleurer leurs malheurs. Conformément aux réglements due. gouvernement, un proprietame foncier conserve une parcelle de terre. Mais les paysans du village m'ont dit que dans les cinq premières années qui suivront la division des terres, les propriétaires fonciers ne seront pas considérés comme des citoyens, et ce n'est qu'au bout de cinq ans qu'ils auront leur part de terre.

Evidemment, ces paysans commettent encore des « excès » ! Une fois qu'ils se sont levés, ils sont vraiment infatiyables ».

Ce rapport du camarade Z est fondamentalement conforme aux informations que nous obtenons d'autres sources. Les journaux ont publié peu de choses sur les conditions douloureuses des propriétaires fonciers, et surtout sur celles des paysans riches. Cela n'est pas surprenant, parce que toutes ces actions vont au delà des décrets gouvernementaux. et que le gouvernement est un « gouvernement de coalition des ouvriers, des paysans et de la bourgeoisie »!

De l'impôt en nature, nous parlerons ailleurs. De ce qui précède il est clai: que la plus grande partie de la carapagne chinoise a traversé une transformetion fondamentale, et qu'une autre partie est en voie de transformation. Nous avons maintenant à faire face à de tout nouveaux problèmes. Si important au'ait été le contrôle du P.C. dans tout ce mouvement — contrôle qui est unique dans l'histoire de toutes les révolutions -néanmoins la transformation de la campagne chinoise est en dernière analyse l'œuvre des paysans eux-mêmes.

Certains camarades chinois disent que la réforme agraire est un « désir subjectif » du P.C., et qu'elle a été réalisée par des moyens « purement administratifs ». Ce point de vue non seulement est contraire aux faits mais en opposition totale avec l'ABC du marxisme. Il était possib'e de s'appuyer essentiellement sur la puissance militaire pour renverser le régime de Tchang-Kai-Chek. Il est absolument impossible de transfor mer une structure sociale - ne fût-ce que le système agraire — par des moyens purement militaires.

fonciers, sans parler de exactions, et parce qu'ils le terre leur sera bientô

Dans le village, tout le coles, ainsi que les our ers ont l'entrée libre dans l'« des Produits du sol natal priétaires fonciers et les nombreuses savent ate t distribuée. monde parle industriels

Exposition

». Les pro.

paysans riches ne peuvent plus participer aux øssociations paysannes. Il " a sep:

membres dans le comité de Passociation, tous élus, mais qui ne reçoivent oucun salaire. L'adminisation canto.

nale a ordonné que le village envie sept hommes à la milice; ceux-ci furent élus par l'association paysannic et chacun d'eux reçut un Jusil du gouvernement. Les paysans pauvres et

-les travailleurs agricoles sont les ve vitables maîtres au village. J'ai éyu lement participé à la réunion de l'as sociation paysanne, qui s'occupa principalement de savoir comment soient les propriétaires fonciers, s'us étaient soumis ou non, etc. Une fem me y déclara : « Hier, j'ai vu un tei salver un paysan riche. Il n'a pas de position très ferme; nous devons le critiquer ». Cette femme, paysanne.

pouvait même employer une expres sion aussi raffinée que « n'avoir pus de position ferme »! Les propriétairco fonciers sont maintenant devenus les gens les plus pitoyables. On leur a pendu au cou une toile blanche avec

Pinscription : PROPRIETAIRE

FONCIER » ou « PAYSAN RICHE » 8'i y a une possibilité quelconque de payer du travail de secours. seuls les paysans pauvres et les travaillours agricoles ont le droit d'en profiter; les paysans riches et les propriétaires fonciers sont astreints aux formes les plus dures du travail bénevols. Les gens des classes différentes portent des brassards aux couleurs différentes. N y a un règlement qui interdit aux propriétaires fonciers et ana paysans riches de manger de la viande. Leur liberté d'action est resdu camarade Z possède 8 mous de terre, et Il n'y a que son pere qui est cultivateur. On le considère comme un paysan moyen. Auparavant, son père ne devalt pas. payer de rente parce qu'il travaillait sa propre terre. Mais nahilenant, Il doit payer la rente au geuvernement. Nous pouvons dire qu'avant que la terre ne soit divisée, l'Etat devient ainsi le propriétaire des terres. De cet exemnous pouvons tirer une explication supplémentaire au fait que le gouvernement tend a differer la distribution des terres pour plusieurs années: la raison en est le maintien de ressources financières au cours des années de transition les plus diffeiles. Si les terres étaient distribuées aux paysans, pourrait difficilement leur demander de payer encore de la rente. - KIM.

maintenant des « classes ». Tout le monde sait nettement ce qu'est un paysan pauvre, un ouvrier agricole, un paysan moyen, un paysan riche ou un propriétaire foncier. Comme jap partiens à la classe ouvrière, on me respecte particulièrement. Les paysans paures et les travailleurs agrimaintenant des « classes ». Tout le monde sait nettement ce qu'est un paysan pauvre, un ouvrier agricole, un paysan moyen, un paysan riche ou un propriétaire foncier. Comme jap partiens à la classe ouvrière, on me respecte particulièrement. Les paysans paures et les travailleurs agri-

Une erreur sur cette page ?