Prisons militaires en Israël
(Extrait de Haaretz (journal libéral-bourgeois), 24 janvier 1950.)
« Le nouveau colonel nommé chef de la police militaire visita à l'improviste, en compagnie de trois journalistes, une prison militaire. Il y découvrit un régime de menaces et de bestialité. Le comportement des gardiens tendait à affamer et à dégrader les prisonniers remis entre leurs mains.
Interrogés en l'absence de leurs gardiens, ceux-ci décrivirent l'introduction dans la prison de méthodes consistant i les battre, les torturer et les affamer. Le langage dominant était celui des coups et des injures grossières, consciemment employé pour inspirer aux prisonniers une peur permanente. et leur faire oublier qu'ils sont des hommes.
Il y a un policier militaire pour deux prisonniers. Chacun de ces policiers poursuit fréquemment les détenus avec un bâton et punit la moindre infraction au réglement par une réduction de ration alimentaire, le cachot ou des sésevices.
L'accueil fait au délinquant qui arrive en prison est empreint de sadisme. On lui met un sac de sable sur le dos en
Dans le P. (Novembre 49
Les faits suivants, parvenus à notre connaissance au cours des derniers mois, ne constituent qu'un tableau fragmentaire de la crise d'une profondeur sans exemple qui sérit dans le P. C. allemand.
- Le 9 novembre 1949, Freies Volk, organe central du P. C. d'Allemagne Occidentale , publie sur toute une page un article de Harry Schmidt intitué : « Les méthodes de travail des ennemis du Parti ». Cet article dénonce les agissements des « agents titistes, trotskystes et brandlériens », cite nommément deux douzaines de personnes, et repose sur des exemples pris dans toules les régions de l'Allemagne Occidentale « où les ennemis du parti ont réussi à occuper d'importantes fonctions syndicales », et où ils ont « établi un vaste réseau de laisons à l'intérieur du Parti ».
— Le 17 novembre 1949, le secrétariat du Parti Communiste d'Allemagne Occidentale décide de relever Walter Fisch de ses fonctions de responsable de l'école du Parti et de l'éducation 66 lui ordonnant de courir et de se jeter brusquement à terre. Pendant toute la durée de sa captivité, on le soumet à des traitements du même ordre.
Les rations accordées aux prisonniers sont minimes et consistent en aliments de la pire qualité. On évite systématiquement que les prisonniers ne se fassent examiner par le médecin. Chaque prisonnier qui se fait porter malade et est reconnu bien portant par le médecin de la prison est immédiatement envoyé au cachot.
Les gardiens poussent les prisonniers à se dénoncer les uns les autres. Ils les menacent des pires punitions s'ils révèlent à qui que ce soit les conditions de vie dans la prison.
La prison est en réalité un camp où règnent le froid, l'humidité et la saleté. Les tentes dans lesquelles les prisonniers doivent dormir ne sont pas imperméables. On nous a communiqué que le commandant en chef de l'armée est en train d'améliorer les conditions qui règnent dans ces prisons, car il est avéré que les plaintes des prisonniers sont dans une large mesure justiflées. »
C. allemand
- Janvier 50)
des cadres. Fisch crétariat du Parti, fédérale et ancien
On lui reproche est membre du sedéputé à l'assemblée president du P. C.
d'avoir publie dans l'organe central du P. C. un article exposant, pour les reluter, les arguments des ennemis du Parti ». « Pareille méthode est en contradiction avec la méthode marxiste (!) d'éducation, sème la confusion idéologique et aide à introduire en contrebande des arguments anti-parti dans le parti, et à leur y assurer droit de cité », à dû déclarer Fisch lui-même dans son auto-critique, arue dans Freles Volk du 18 novembre 1949.
- Une discussion dans lorganisation de Francfort entraine l'exclusion d'élé•ments «titistes-trotskystes ». Le responsable à l'organisation, Hermann Wendt, publie une auto-critique de son attitude pendant cette discussion. Néanmoins, Freies Volk du 18 novembre 1949 le prend violemment à partie, dans un artiele anonyme, pour son attitude « libérale » au cours des discussions intérieures. Cet article révéle également
QUATRIEME que les exclusions n'ont pas été votées à l'unanimité.
- Le 9 décembre 1949, Hugo Paul, député à l'assemblée fédérale et membre de la direction du P. C. pour la
Rhénanie-Westphalie est relevé de ses fonctions pour « manque de vigilance dans la lutte contre l'infiltration d'adversaires dans les rangs du Parti ».
Le Comité Central envoie une réprimande sévère au Comité exécutif de cette région, relève de ses tonetions
Joseph Schappe, rédacteur en chefadjoint de l'organe rhénan du Parti et désigne un commissaire : Joseph
Ledwohn, pour reprendre. en mains toute l'organisation du parti dans cette région.
- Le 10 décembre 1949, Latzke, président du Comité directeur du district de Kiel du P. C. est exelu pour " activités trotskystes ».
- Le 30 décembre 1949, la presse cemmunique que le P. C. de Sarre s'orienterait vers une politique francophile sous la direction de Nicolay, secrétaire général. D'ou rupture avec l'aile germanophile dirigées par Baesel et Klitscher qui sont relevés de leurs fonctions.
- Le 31 décembre 1949, fin du Congrès du P. C. d'Allemagne Occidentale. Adoption « à l'unanimité » de la décision de « stabiliser l'idéologie et la ligne politique du parti. De nouvelles élections à la direction auront lieu. Le Comité Central est élargi à 60 membres. Une Commission Centrale de Contrôle est formée auprès du C. C. Les Jeunesses seront confisquées par Reiman qui en assurera la direction.
— Le 3 janvier 1950, sur ordre du secrétariat du P. C. de Basse-Saxe, Helmuth Schmalz, président du groupe communiste à la Diete, se demet de ses tonctions pour « avoir. , à l'insu de la direction du Parti, entretenu des relations avec des personnes cherchant à discréditer le parti et à user de provocations à son égard ». Le Bureau Politique du P. C. publie également un communiqué annonçant « le « rajeunissement de la direction du Parti ». Ce communiqué très violent annonce " une profonde épuration immédiate de tous les éléments anti-ligne, titistes er trotskystes ». « Toutes les fédérations de l'Allemagne Occidentale snt à criti-
RNATIONAL E quer », tout particulièrement les dirigeanls suivants : Paul (Rhénanie),
Grım, Langendort et Salm ( Wurlemberg(, Fischer ( Bavière) et Muller
(Palatinat). Le P. C. sarrois est également pris a parue pour « ne pas avoır reconnu le caractère pernicieux des luttes personelles au sein du Parti ».
- Le 6 janvier 1950, Der Abend
(sous licence américaine) annonce que des agents de l'ancien service de renseignement de la Wehrmacht seraient désormais chargés par les Russes de surveiller le P. C. d'Allemagne Occidentale. Parmi eux, le colonel Adams, ancien membre de l'Etat-Major Paulus, et actuelleemnt conseiller au ministère de l'Intérieur de l'Allemagne Orientale. (" Der Abend » est souvent bien renseigné, mais par les services de renseignements américains. Cette dernière information est donc à accueillir avec prudence.)
- Le 10 janvier 1950, Ewald Kaiser, membre du secrétariat du P. C. rhénan et vice-président de la Diète de Dusseldort, ansi que Rudi Treiber, lui aussi membre du secrétariat, sont démis de leurs fonctions.
— Le 11 janvier 1950, le secrétariat du P. C. dément qu'une épuration du Parti serait prévue ou en cours de réalisation (!!!).
— Le 12 janvier 1950, Walter Moeller, chet du service politique (?) du P. C. de Hambourg est démis de ses tonctions pour « avoir constitué un groupe dissident au sein du parti avec groupe dissident au Harry Naujock, vice-président du Parti à Hambourg ».
— Le 14 janvier 1950, la réunion plénière du P. C. de Kiel est interrompue au moment où une partie de l'assistance se joint aux efforts des « agents trotskystes » pour donner la parole à Latzke, ancien président du comité directeur de ce district, exelu le 10 décembre. Par suite de ces « incidents regrettables », une révision • générale toutes les cartes de membres est ordonnée entre le 15 et le 30 janvier.
- Le 16 janvier 1950, la direction du P. C. de Hambourg démet de ses fonctions de membre de ce Comité Karl Grunert « pour sa participation à la direction d'un groupe fractionnel, liaison avec des ennemis du Parti à l'intérieur et à l'extérieur du pays, et son ra d desorientation ». son travail de désorientation ».