Du 26 au 30 avril s'est tenue la 8º session plénière du Comité Exécutif de la IVe Internationale. A ce Plenum étaient présents des délégués des sections d'Europe et d'Extrême-Orient. Parmi les invités se trouvait pour la première fois un observateur de l'Afrique Noire.
Le 8° Plenum a placé ses travaux sous la présidence d'honneur des militants berlinois Hippe et Haas, prisonniers du N. K. V. D. : des trotskystes grees isolés à Makronissos et des trotskystes boliviens poursuivis à la suite des grandes luttes du prolétariat de leur pays.
Le Plenum a entendu un rapport du Secrétariat International sur son activité et la marche de l'Internationale et de ses sections depuis le 7º Plenum. . Un résumé du rapport politique ainsi que les résolutions adoptées sur la crise
L'envoi de brigades de
Le Bureau permanent du Comité National d'Initialive pour l'envoi des brigades de travail en Yougoslavie, qui s'est constitué le 9 avril 1950 et qui publie depuis le journal « La Brigade », a tenu le 16 mai à Paris une conférence de presse à laquelle assistaient une dizaine de journalistes français et étrangers. Au cours de cette conférence, les membres du Bureau permanent ont précisé l'activité et le but du Comité et répondu à diverses questions des représentants de la presse.
Retraçant tout d'abord les circonstances dans lesquelles s'était constitué le Comité National d'Initiative, les orateurs ont notamment déclaré
« Notre initiative n'a d'autre but
« que de faire connaitre la vérité sur
« un pays que ses adorateurs d'hier
« maudissent aujourd'hui : elle n'a
« d'autres protagonistes que des jeu-
« nes dont la seul arme est leur
" bonne foi. Ce projet n'a pas man-
" qué de soulever dans certains mi-
" lieux, et en particulier dans la di-
• rection du Parti Communiste fran-
• çais, une forte indignation, des
« récriminations, et même des me-
" naces. »
Les orateurs ont alors rappelé les mènent aujourd hui de facon agree les diverses phases campagne partisans du Kominform en France contre le départ des jeunes en Yougoslavie, et ont affirmé : 68 du stalinisme et le développement de la révolution yougoslave et les « révolutions coloniales en Asie » sont publiés dans ce numéro de Quatrième Internationale.
Le Plenum a voté en outre uñe résolution selon laquelle, à la suite de la victoire de la révolution prolétarienne, il existe en Yougoslavie un Etat ouvrier et un régime de dictature du prolétariat, dans lesquels les communistes yougoslaves ont engagé une lutte contre les déformations bureaucratiques.
Des questions organisationnelles concernant une série de sections de l'Internationale ont été examinées. Le Plenum a aussi voté une résolution de solidarite envers le peuple algerien, vicume de la repression impérialiste, ainsi qu'un appel à toutes les organisations de l'Internationale pour une campagne d'aide financière à cette dernière. travail en Yougoslavie
« Nous n'avons pas l'intention de
« nous laisser impressionner par les
« cris, les injures et même les me-
« naces. Nous sommes au contraire
« bien décidés à aller jusqu'au bout
« de nos efforts, à répondre à toutes
« les accusations qni nous seraient
« lancées et à justifier aux yeux de
« l'opinion publique mondiale l'ac-
« tion que nous, entreprenons. »
Après avoir signalé que le Comité National d'Initiative a déja pris contact avec les Comités correspondants en Grande-Bretagne, en Hollande, ainsi que dans d'autres pays, et que la Jeunesse Populaire de Yougoslavie lui a facilité certains de ces contacts, les orateurs ont ensuite évoqué le succès croissant de la campagne pour l'envoie des brigades de jeunes . en Yougoslavie l'été Proces se sont dores et des dits inso prochain, et précisé que plus crire pour partir, bien que la campagne ait commencé il y a seulement un mois et n'en soit encore qu'a ses débuts. Parmi ces jeunes figúrent, malgré la pression kominformiste, plusieurs brigadiers des années 1947 et 1948 : ces anciens brigadiers figurent pour moitié au Bureau permanent.
Répondant à diverses questions des journalistes, les orateurs ont ensuite été amenés à souligner que le Comité National d'Initiative était indépendant de tout parti politique, de toute formation
France
France
QUATRIEME culturelle, de tout Elat et en particulier de l'Etat yougoslave. Ses ressources, ont-ils dit, proviennent exclusivement de la diffusion du journal « La
Brigade », qui est en progression conslante, des cotisalions demandées aux jeunes qui s'inscrivent, du bénéfice de diverses manifestations cullurelles et éducalives, ainsi que de l'ouverture d'une liste de souscriptions deslinée à permettre le départ de jeunes moins favorisés qui ne pourraient pas verser la participation, en principe obligatoire, de 5.000 fr.
La première brigade a quitté Paris
Pour la libération d'Oscar
Récemment, le Secrétariat International de la IV° Internationale a reçu des nouvelles sur le sort de deux trotskystes dirigeants de Berlin, les camarades Oscar Hippe et Walter Haas. Tous deux avaient disparu depuis la fin de 1948. Tous deux, on le sait à présent, ont été condamnés par un tribunal militaire russe, en verlu du s 58 du code pénal russe, à 25 années de travaux forcés " pour activité anti-soviélique et constitution d'une organisation clandestine ».
Cette nouvelle a provoque une émolion profonde dans les milieux ouvriers er libéraux de Berlin ; l'organe socialdémocrate « Berlin Sozialdemokrat » a publié un article à ce sujet. Toutes les organisations ouvrières indépendantes de Berlin ont entrepris des démarches auprès des autorités staliniennes pour demander la revision du procès des camarades Hippe et Haas. Des papillons réclamant la libération de Hippe et de Haas ont été collés dans le secteur d'occupaton sovienque. Cette emotion est comprehensible si l'on tient compte de la personnalité de ces deux militants. Hippe est un vieux leader révolutionnaire d'avant-garde, membre du Spartakusbund, puis du PC allemand, un des militants qui a fondé l'Opposition de Gauche à Berlin. Condamné pour activité sparlakiste en 1919, pour activité communiste en 1926 par les tribunaux démocratiques, il fut arrêté et torturé par la Gestapo dès l'arrivée l'Hitler au pouvoir en 1933, puis enfermé de 1934 à 1936 à la centrale de %Wickau. Le camarade Haas, d'une génération plus jeune, a joué un rôle de premier plan dans la construction de l'organisation clandestine à Berlin après
La crise dans le PC allemand continue à prendre des formes de plus en plus accentuées. Kurt Muller, secréfaire-adjoint du PC allemand, vient d'être exclu de ce parti pour « menées Irotskystes». Il a été arrêté le 12 mai à
NTERNATIONALE le vendredi 30 juin, au nombre d'une containe, et son départ a été l'occasion d'une manifeslation de 3 à 400 personnes.
Contre le mouvement des brigades, les staliniens sont allés jusqu'a faire appel, par la voix de l'Humanié, au sabotage d'une réunion organisée par le
Comité des brigades le 9 juin. A l'appel maximum ; une lulte violente eut lieu ne répondirent que 500 personnes all pour défendre la salle de réunion, el les staliniens durent reculer sans avoir pu empêcher la tenue du meeting. Hippe et de Walter Haas !
l'arrivée au pouvoir du nazisme et a été condamné aux travaux forcés pour celle raison en 1934 au procès des trotskystes berlinois.
Le Secrétariat International de la IVe Internationale a lancé un appel à toutes les sections et à toutes les organisations ouvrières dans le monde pour que se déclenche une campagne de protestation contre l'arrestation, la condamnation et la déportation de ces deux militants communistes anti - fascistes éprouvés, Il a appelé toutes les organisations ouvrières à exiger la revision du verdict et l'organisation d'un procès public en présence de délégations vrières internationales aptes à faire écla- : 0Uter toute la lumière sur l'activité prélendûment « anti-soviétique » de Hippe et Haas. Cette campagne a déjà trouvé des échos. Outre la presse des organisations trotskystes et d'organisations indépendantes telles que le POUM, le PC (Italie), la LSI (USA), le cas ide Hippe et de Haas a retenu l'attention de quotidiens ouvriers en France et en Allemagne. Nos camarades canadiens ont alerté l'Association pour la Défense les libertés civiles. Nos camarades français se sont adressés à la Ligue des Droits de l'Homme. Nos amis des ElatsUnis ont entrepris des démarches auprès de personnalités libérales bien connues pour leur défense des libertés libération de Hippe et Haas doit s'élardémocratiques. La campagne pour la gir davantage encore, car il y va de la vie de militants ouvriers persécutes par le Guépéou pour leur défense courageuse des droits des travailleurs allemands contre tous leurs ennemis. Berlin, dans le secteur d'occupalion russe, au siège du SED (parli stalinien de ce secteur apres avoir disparu mystérieusement de l'Allemagne occidentale, où il était membre de l'Assemblée Fédérale.
Allemagne
La crise du parti communiste allemand
Allemagne
La crise du parti communiste allemand
Le secrétaire du SED a publié un bref communiqué selon lequel Muller aurait été arrêté à la suite d'une entrevue avec le vice-premier minislre du gouvernement stalinien de l'Allemagne orientale, Walter Ulbricht (le véritable dirigeant du stalinisme allemand). En Allemagne occidentale, cependant, des milieux bien informes pretendent que Müller a été kidnappé et amené de force dans la zone d'occupation soviétique.
Joseph Schappe, ancien rédacteur en chef du quotidien du PC dans la Ruhr, « Freies Volk », exelu en février dernier du PC, s'est adressé au début de mai aux membres du parti après deux mois de silence. Dans un tract imprimé il réfute les diffamations personnelles des chefs staliniens et déclare qu'il continuera sa lutte pour le socialisme et contre le régime réactionnaire de Adenauer. Sa femme, Wilma Schappe, fonelionnaire dirigeant du PC dans la Ruhr, vient également d'être exelue et
Le t juin, les deux organisations se revendiquant du programme trotskyste, le L.S.S.P. et le B.S.P. ont fusionné. P AS une grève d'étudiants d'Université, - une grève des étudiants des écoles professionnelles et des lycées (« high-schools »). Non pas contre leurs professeurs ; au contraire, pour la défense des revendications de leurs professeurs en matière de salaires ! On n'avait pas encore vu ça. Les jeunes des écoles qui manifesTent pendant quatre jours devant l Hôtel de Ville malgré la répression policiere : c'était sûrement le résultat d'un complot communiste, de menées « subversives », disaient les réactionnaires...
Que s'était-il passé en réalité ? Mal payes, surcharges de traval, les professeurs des écoles new-yorkaises avaient demandé une augmentation de salaire. Le maire O'Dwyer (qui lors des élections communales avait été appuyé par les bonzes syndicaux comme un soidisant " ami des travailleurs »), ne leur accorda qu'une augmentation tout à fait insuffisante, après avoir considérablement augmente son propre traitement à lui... Alors les professeurs décidèrent (en avril 1950) de ne plus se consacrer à l'organisation des loisirs de leurs. élèves en dehors des heures de travail proprement dites.
Il faut savoir qu'aux USA les loisirs des étudiants sont systématisés beau70
NTERNATIONALE de s'adresser par tract aux membres du parti.
Dans une interview publiée par l'Agence Associated Press (le 1er mai) Schappe déclare que « 80 % des membres inscrits du parti sont mécontents de la direction ». « Au cours des derune altitude inamicale envers d'URs Pris contrairement à l'orientation de la direction du parti. Au cours de deux dernières années, le nombre des inserils du PC dans la Ruhr (province de Rhénanie-Westphalie) est tombé de 130.000
52.000. A Brême et Bremerhaven, déclare Schappe, le PC a perdu près de 90 % de ses membres. Pour indiquer la perte d'influence dans les milieux ouvriers, Schappe indique que, dans les grandes usines Ford à Cologne, •le PC avait encore 11 membres dans le Conseil d'entreprise élu il y a deux ans, alors qu'il n'en a plus un seul après les élections de cette année. Par la fusion, l'organisation trotskyste devien! la plus forte organisation ouvrière dans l'ile de Ceylan. coup plus qu'en Europe : les clubs d'athlétisme et de discussion de toute sorte, les excursions, les équipes sportives, les concerts, les soirées de danse, ete, ete., y ont une grande importance. Les professeurs aident ou guident Jeurs élèves dans ces activités régulières aux-quelles les étudiants tiennent beaucoup. Le refus des professeurs de s'en occuper tant qu'ils continueraient à être aussi mal payés, devait paralyser la vie estudiantine traditionnelle.
Or, il est remarquable que les jeunes, au lieu de blamer injustement leurs professeurs, se retournèrent promptement contre les vrais responsables de cette situation : O'Dwyer et son administration municipale appartenant all elan de Tammany Hall. (Organisation " démocrate » qui domine la cité de New-York).
Les professeurs ne conseillaient pas à leurs élèves de manifester devant l'Hôtel de Ville et à Foley Square ; ils leur conseillaient de signer seulement des pétitions et d'envoyer celles-ci au maire. Les étudiants, eux, savaient très bien qu'il ne suffisait pas de signer des pétitions pour faire changer d'avis les pouciens bourgeois. De mouvement debuta dans les écoles profess onnelles dont les élèves se préparent à devenir
Ceylan
Unification des forces trotskystes
Etats-Unis
LA GREVE DES ETUDIANTS NEW-YORKAIS
Ceylan
Unification des forces trotskystes
Etats-Unis
LA GREVE DES ETUDIANTS NEW-YORKAIS
Q VATRIEME IN des ouvriers qualifiés et proviennent en grande partie de familles de syndiqués. Il se propagea vite, entrainant 40.000 jeunes, garçons et filles, qui se ruèrent vers le centre administratif de la ville de New-York après avoir manifesté devant les écoles. O'Dwyer refusa de recevoir une délégation d'étudiants et ordonna à la police de chasser les manilestants qui, pourtant, ne faisaient qu'exercer leur droit de réunion garanti par la Constitution. Avec des calicots improvisés (quelques-uns peints avec du rouge à lèvres). les étudiants réclamèrent des salaires adéquats pour le personnel enseignant. Ils tinrenl des neetings, formèrent des cortèges en ville et des piquets de grève devant les écoles, votèrent des résolutions, ete.
C'était là un mouvement spontané. Une fois lancés, les jeunes se groupèrent autour de ceux qui avaient fait preuve de la plus grande initiative, ceux qui avaient leur confiance et leur sympathie, les leaders de leurs clubs sportifs et d'autres. Il n'était nullement question d'une direction fournie par un organisme politique quelconque. Quant aux bureaucrates synaicaux, lis ne se solidariseren pas avec les manifestants, et meme les organisations d'étudiants « officielles » les désavouèrent... Toute la presse pourgeoise calomnia les étudiants — evaemment. Mais les etudiants comprirent ce qu'il fallait faire, mieux que les bonzes syndicaux ils choisirent des méthodes prolétariennes de lutte et ne se laissèrent pas • décourager par la brutalité des policiers Pendant quatre jours ils revinrent, se détendant âprement contre la flicaille par tous les moyens à leur disposition. O'Dwyer et ses collaborateurs se barricadèrent...
Le mouvement des étudiants n'a pu arracher une victoire, mais la lutte des professeurs continue avec une vigueur accrue, et de toute façon on constate deja deux phénomènes d'une importance de premier ordre :
D'une part, les événements de NewYork révelent une incontestable radicalisation des masses américaines. Ge processus est peut-être lent, il est certainement moins visible, en général, que limmense et grave vague réactionnaire qul la volle dans la présente période. Cependant, des actions de masse comme celle des 40.000 étudiants démontrent que ce processus existe néanmoins, qu'il continue réellement, et que c'est un facteur que la bourgeoisie craint. Et, en effet, elle a d'excellentes raisons de le craindre. La conscience de ces jeunes a atteint un niveau élevé. Ils se sont dit : Nous ne renonçons cerles pas à nos activités sportives, culturelles, etc.,
TERNATIONALE mais nos professeurs ont raison de ne plus vouloir s'esquinter pour un salaire de misère ; ils ont raison de protester centre O'Dwyer et sa clique en ne s'occupant plus de nos loisirs tant qu'on ne leur accorde pas une augmentalion suffisante. Ils ont raison d'autant plus que leur lutte fait partie de la lutté de tous les salariés pour un standard de vie digne d'êtres humains et que demain, lorsque nous aurons quitté l'école, nous aurons à faire face aux mêmes problèmes. O'Dwyer ne réussira pas à nos dresser contre nos professeurs; nous serons aux côtés de nos professeurs contre O'Dwyer.
Dans le « Militant "le camarade. organe des trotskystes américains, George Breitman a écrit (en mai 1950) : « En comparaison avec les ouvriers d'autres pays, les ouvriers américains sont toujours arriérés politiquement, n'ayant pas un parti politique à eux mais, n'importe où, personne ne les dépasse en conscience syndicale, en loyauté envers leurs syndicats, en combattivité lorsqu'il s'agit de détendre leur propre standard de vie ». Les jeunes de New-York ont fait preuve de ce même esprit de lutte syndicale. Ils se rendaient compte qu'en luttant pour leurs professeurs ils lutlaient aussi pour leur propre avenir, contre ces injustices qui les frappent et qui les frapperont, tout comme elles frappent le personnel enseignant.
L'autre phénomène, c'est que cette lutte a aussi appris quelque chose à ces jeunes : la vraie nature de l'Etat bourgeois. Le premier jour des manifestatons, les étudiants essayèrent en vain de fraterniser avec les flics, mais bientôt ils durent reconnaître le rôle de la police du régime capitaliste. Ils réagirent énergiquement contre la flicaille, assimilant vite la leçon que la « démocratie » existe bien dans la Constitution, mais qu'en réalité la démocratie bourgeoise est une dictature camouflée de la classe dirigeante qui, elle, ne recule jamais devant la force et la violence quand ses intérêts de classe sont en jeu. Bien des jeunes commencent sans doute d'en tirer un enseignement d'ordre politique.
Mentionnons encore que les membres du groupe des jéunes du S. W. P. participant au mouvement, , distribuèrent un tract exprimant la solidarité des trotskystes avec la lutte des étudiants. M. Jansen, administrateur des écoles de New-York, cita ce tract comme « preuve » du caractère subversif de la grève.
New-York, le 10 mai 1950.
Charles HANLEY. 71 8 2
Q
Suède
Fondation du Parti Socialiste Révolutionnaire
Le 30 avril el le 1er mai a eu lieu, à Stockholm, le Congrès de fondation du Parti Socialiste Révolutionnaire, organisation trotskysle suédoise. Le Congrès a enlendu et discuté un rapport sur la situation politique et la construction du parti révolutionnaire, un rapport sur le travail syndical, et des messages du Secrétariat de la IVe Internationale el des trotskystes danois, représentés à celte conférence.
Le nouveau parli a des sections à Stockholm, Ludvika, Umea, Huddiksval et dans d'autres centres ouvriers. La Conférence a envoyé le message suivant au Secrétariat International :
« Vive l'avant-garde du prolétariat mondial !
« Le Parli Socialiste Révolutionnaire qui s'est constitué dans sa Contérence du fer mai envoie son salut au Secrétariat International et à toutes les sections de l'Internatio72 nale. De toutes nos forces nous lerons notre devoir envers la révolution prolétarienne mondiale sur notre secteur du tront.
« Nous lutterons de façon inébranlable et sans compromission aucune contre les ennemis de la révolution dans la classe ouvrière et nous nous préparerons idéologiquement à la révolution socialiste. — Pour la dietature du prolétariat ! Pour la lutle de classe dans l'esprit de Lénine et de Trotsky »
Le 1er mai, le nouveau parti a tenu sa première réunion publique sur une grande place à Stockholm. Un millier de personnes ont répondu à son appel et assisté à cette réunion.
Plusieurs journaux suédois et danois importants. ainsi que l'agence télégraphique suédoise officielle, ont annoncé la constitution du nouveau parti.