Documents de la IVe Internationale

Conférences, congrès et résolutions, dans leur texte français

La revue › vol. 8, n° 5-7

La « campagne de paix » des partis communistes

Quatrième Internationale, vol. 8, n° 5-7 · mai-juillet 1950 · p. 8-9 · 932 mots

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LA presse stalinienne est remplie chaque jour de communiqués de victoire sur le front de « la campagne pour la paix » annonçant les millions de signatures de « l'appel de Stockholm » qui s'amoncèlent en montagnes, écrasant leur poids les « impérialistes fauteurs de guerre ». (Plusieurs caricaturistes de cette presse interprêtent ainsi dans leurs dessins les résultats de cette campagne).

La campagne pour « l'interdiction de l'arme atomique » est devenue la pagne principale de tous les Partis communistes a même gagné syndicales que ces derniers contrôlent

Le mot d'ordre sur lequel le Kremlin a pu orchesirer internationalement cette campagne est que « la paix ne tient actuellement qu'à un fil ». Ce cri alarmiste est contredit par tout le développement récent de la situation internationale, qui depuis la débâcle de l'impérialisme en Chine et la découverte de la bombe atomique par P'URSS a plutôt évolué vers une neutralisation réciproque du camp américain et du camp soviétique et a renforcé les tentatives de compromis entre les deux blocs sur la base d'un partage du monde. Ni l'impérialisme ni le bloc que dirige P'URSS ne sont capables dans l'avenir immédiat de changer d'une façon décisive en leur faveur le rapport de forces actuel, actuel, et par conséquent la course aux armements, qui est réelle, ne s'inscrit pas dans la perspective d'un déclenchement immédiat de la guerre mondiale, mais dans celle d'une préparation beaucoup plus longue et laborieuse,

L'aspect alarmiste de la campagne du Kremlin s'explique par son désir d'ex- ploiter les qu: Profonds sentiments pacifistes animant de larges masses de par le profonds sentiments pacifistes animant de larges masses de par le envisagent à juste titre avec horreur la perspective de la guerre atomique, afin de les mobiliser dans un mouvement spectaculaire capable de s'ajouter comme moyen de pression supplémentaire sur les impérialistes, avec lesquels le Kremlin cherche actuellement un compromis.

Quant à l'efficacité réelle que peut avoir un tel mouvement de signatures « l'appel de Stockholm » pour faire reculer l'échéance de la guerre si elle était par malheur vraiment immédiate, il ne faut pas avoir des illusions. On ne lutte pas contre la guerre, conséquence inévitable, organique, du régime capitaliste, en amoncelant des petits bouts de papier, mais en mobilisant avant tout les masses contre le régime capitaliste, en partant de leurs revendications élémentaires, pour la révolution socialiste mondiale.

Toute « campagne de paix » qui devient une campagne centrale soi-disant révolutionnaires et qui reste isolée des méthodes d'action et des buts de la révolution prolétarienne, est une duperie honteuse des masses.

Quand les staliniens du Kremlin et des Partis communistes annonceront le bilan final des « votes pour la paix », il se peut que la grande majorité de l'humanité se soit prononcée favorablement, mais on voit mal en quoi ce verdict arrêterait un seul instant la course aux armements et toute la marche de l'impérialisme vers la guerre. En réalité, de telles campagnes n'ont un sens que si elles s'appliquent comme moyens de propagande et d'agitation secondaires, l'adresse plus particulièrement des masses petites bourgeoises, dans le cadre de la lutte contre le régime capitaliste, pour la Révolution Socialiste.

Cet aspect opportuniste de la « campagne de paix » centrée sur « l'interdiction de l'arme atomique » (pourquoi du reste cette arme en particulier et non pas toutes les armes en général ?) par le mouvemen: des signatures de « l'appel de Stockholm », se combine à un aspect purement aventurisie ce qui concerne l'attitude prise par les Partis communistes au sujet du débarquement des americaines en Europe.

Est-il possible que matelots, dockers, cheminots, seuls (et même une partie minime de ces branches) puissent lutter par la grève contre les débarquements et transports continus de ces armes sans que ces ouvriers prennent conscience tôt ou tard qu'ils livrent en réalité une bataille contre le système capitaliste général dans sa forme actuelle ?

Est-ll possible qu'une direction responsable engage avec des forces si limitées sous de telles formes une lutte, qui par sa nature, est une lutte contre le régime capitaliste dans son ensemble, et ne peut réussir que dans le cas où toute la situation permet de la livrer avec toutes les forces et de la faire aboutir dans un délai relativement bref 2

Est-il possible d'empêcher, dans les pays du Pacte Atlantique (c'est-à-dire le noyau essentiel du systeme capitaliste et impérialiste d'aujourd'hui), on et la circulation d'armements qui sont les fonctions vitales organiques de c système, moyen d'actions qui sans être prêts à livrer une bataille générale et coordonnée qui ne peut avoir comme perspective que le pouvoir ?

faut-il laisser débarquer les armements américains sans protestation, faut-il les laisser circuler librement ? Absolument pas.

La campagne dénonçant les préparatifs de guerre des impérialistes doit être constante et vigoureuse, euse, entraias ne coague mouriste gages dans la date pleur variable, qui mais qui, au contraire, propulse et renforce un mouvement d'ensemble de la classe ouvrière orienté vers la prise du pouvoir et la Révolution dans chaque pays de

Même contre le transfert d'armes destinées à l'Indochine, qui est une moris cous facile de queue la poudes seil et du proie de de les mobilisation permanente pousser, trop fréquemment dans la grève, sans efficace du classe et sans perspective d'en finir avec cette guerre par une action générale, décidée et réussie.

L'action d'une direction révolutionnaire responsable naturellement, n'a rien commun avec l'agitation incohérente, mélange d'opportunisme et d'aventurisme, que les bureaucrates des Partis communistes mènent comme une danse mécanique sous l'accompagnement de la voix de leur maitre, émise du Kremlin.

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