Documents de la IVe Internationale

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La revue › vol. 8, n° 5-7

Aux Philippines, esclavage colonial sous pavillon américain

Li Fu Jen · Quatrième Internationale, vol. 8, n° 5-7 · mai-juillet 1950 · p. 36-40 · 3 117 mots

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ES Philippines présentent un tableau typique d'un pays colonial, pillé et retardé dans son développement par les impérialistes unis à la classe dirigeante indigène.

Cet archipel du Pacifique Sud est composé de 7.083 iles dont seulement 466 ont des superficies de plus de 2 kilomètres carrés. Sa population est d'environ 20 millions d'habitants, la plupart d'origine malaise et dont la majorité sont des taos (paysans) ou des travailleurs de platantion.

Les taos vivent misérablement sur d'infimes parcelles d'une superficie dont la moyenne est à peine supérieure à un hectare. Les travailleurs de plantation reçoivent des salaires misérables comme employés des hacienderos (grands

Quoique la population ait presque doublé dans les 30 dernières années, il y a très peu d'industrie susceptible procurer des débouchés à cette maind'œuvre et d'aider à élever le niveau de vie. La conséquence en est une énorme et toujours croissante pression sur la terre qui doit, tant bien que mal, produire de la nourriture pour une population de plus en plus nombreuse, d'où une pauvreté accrue. La superficie utilisable pour les cultures vivrières reste pratiquement constante, car la majeure parue des terres supplémentaires qul seraient suscepubles de porter des cultures vivrières est aux mains des hacienderos. Ces propriétaires préfèrent thésauriser leur richesse ou la dépenser en menant la grande vie plutôt que de l'investir dans l'industrie. Dans la misérable population ils ne voient pas un marché pour des produits industriels — pour leurs propres besoins ils peuvent acheter d'onéreuses marchandises importées. De plus le développement industriel retirerait des plantations la main-d'œuvre en excédent et les hacienderos seraient exposés à des revendications de salaires plus élevés.

Le capital américain possède ou contrôle la plus grande partie des industries qui ont été établies, soit avant,

Les conditions sociales dans les iles ont le même caractère misérable que l'on rencontre dans tous les pays coloniaux et semi-coloniaux de l'ExtrêmeOrient. Il n'y a absolument rien à dire en faveur des prétentions des impéria36 propriétaires fonciers), qui possèdent d'immenses domaines et accumulent des profits énormes qu'ils partagent avec les magnats du commerce américain. Les fermiers, louant des parcelles de la dimension d'un jardin aux hacienderos ne forment qu'un faible pourcentage des travailleurs agricoles. C'est dans cet ensemble de rapports de classes et des effets économiques qu'il produit que nous trouvons les causes profondes de la guerre civile qui aujourd'hui agite ees iles.

Ce que la domination étrangère a fait pour ces îles est illustré par le seul fait qu'après quatre siècles d'emprise espagnole et un demi-siècle de souveraineté américaine, l'économie est arriérée, faible et déséquilibrée. soit depuis la guerre. Il n'y a que de petites, usines qui ne produisent que quelques marchandises de consommation. Par rapport à l'ensemble de l'économie. c'est un facteur négligeable.

Ainsi aujourd hui comme l y a 00 ou 100 ans, le secteur principal, effectivernem dominant de l'economle est encore la plantation. De vastes étendues sont plantées en vue de récoltes dont l'exportation rapporte des profits : les principaux produits sont la noix de coco (huile de noix de coco et coprah), la canne à sucre. l'abaque (chanvre Manille) et le tabac. Après un traitement grossier (souvent la mise en ballot el le paquetage seulement), ces récoltes sont prises par les firmes d'exportation américaines et expédiées par bateau aux Etats-Unis.

Les hacienderos - parmi lesquels se trouve en bonne place l'Eglise catholique, un des plus grands propriétaires des Philippines - et leurs courtiers américains ramassent de grandes fortunes de la culture et de la vente de ces récoltes. Mais le travailleur qui accomplit le travail des champs et celui qui traite les récoltes pour leur exporpation vivent dans une pauvreté. extrême. listes américains qu'ils auraient mieux fait en ce domaine que les vieilles puissances coloniales. Les flibustiers yankees imposèrent leur loi aux Philippines en 1898, après avoir défait les Espagnols. Qu'ont-ils à montrer, en fait de bien-

ETAT DE L'ECONOMIE

QUE PEUVENT-ILS MONTRER ?

ETAT DE L'ECONOMIE

QUE PEUVENT-ILS MONTRER ?

etre humain, après un demi-siècle de après un demi-siècle de souveraineté

Quand les Américains arrivèrent, Manille la capitale était une ville sordide et immonde, sauf les quartiers peu étendus où vivaient les planteurs espagnols et les fonctionnaires coloniaux. Les Américains ont embelli ces quartiers. Ils ont bati de beaux boulevards, larges et bien pavés et de grands hôtels et des habitations modernes.

Les hommes d'affaires élevèrent de majestueuses villas pour eux-mêmes et les hacienderos indigènes se logèrent à côté de leurs nouveaux partenaires américains.

Les touristes restèrent bouche bée et s'émerveillèrent à la « grande œuvre » que l'Amérique a réalisée outre mer. lis n'ont rien vu et on ne leur a rien montré au delà des beaux boulevards et des bâtiments Mais Manille reste encore composée d'immondes taudis. Promenez-vous dans les quartiers où vit la masse de la population ! Derrière les bâtiments modernes de béton de la place Santa Cruz s'élèvent les bidonvilles, les cabanes, dont les longs pilotis mal joints reposent dans la boue de la bruyante rivière Pasig.

De grandes superficies couvertes de tandis constituent les districts de Tondo, Ermita, Binondo, Malate et Singalong. Là vous rencontrez des rues non pavées, dépourvues de trottoirs, avec des

Ce sont là les villes. Mais allez dans les barrios (villages) et vous rencontrerez d'une façon encore plus étendue la gangrène de l'impérialisme et du féodalisme. Le village n'est qu'un agregat de misérables paillottes serrées autour d'une place. D'étroites allées non vées pissent pour des rues. il n'y a paaucun système d'hygiène moderne. Des lampes à pétrole et la lune tropicale fournissent le seul éclairage pour la nuit. La saleté et la puanteur se trouvent partout. Maladie. Manque de docteurs et d'infirmières. Taux de mortalité infantile élevé. Durée moyenne de la vie tres courte. Possibilite d'éducation très faible sinon nulle. Analphabétisme développé. Pauvreté sinistre et endémique.

Ces dernières années les choses ont empiré, si pire est possible. La guerre avec ses destructions et son chaos a

Avec la pauvreté accrue, la rentrée des impôts, sur le plan de la Fédération, des provinces et des barrios, a dégringolé de façon catastrophique. Tandis que les fonctionnaires gouvernementaux, grands et petits, trafiquent et volent et que la corruption a abouti à des scandales publics, des milliers d'instituteurs ne sont pas payés. Se vautrant dans un océan de misère, les exploiteurs, indigènes et étrangers, coulent

TERNATIONALE fosses ouvertes et des mares stagnanles pour les ordures. Les maisons sont de pauvres huttes délabrées, la plupart dépourvues d'éclairage électrique, encore moins possédant des canalisations de gaz et d'eau. Les mouches bourdonnent en noirs essaims, transportant la maladie et la mort. Quand il pleut, les rues deviennent de véritables fondrières. Partout flottent des miasmes putrides.

C'est là le Manille que je vis à la veille de la guerre du Pacifique et il en est encore ainsi aujourd'hui selon les récents articles horrifiés de la presse philippine. Oui, l'impérialisme américain a réalisé une grande œuvre à Manille. Il a rendu la vie beaucoup plus confortable à ses propres agents et à ses domestiques philippins et fut si fier de son œuvre qu'il a même baptisé la ville « Perle de l'Orient ».

Il y a seulement deux autres villes de quelque importance : Cebu, dans l'ile du même nom, et Iloilo, dans l'ile de Panay. Là, les conditions sont aussi mauvaises qu'à Manille. Sauf quelques légères touches modernes ajoutées par le commerce américain, elles ressemblent à : ce qu'elles étaient plus d'un demi-siècle auparavant quand les exploiteurs espagnols étaient étendus sur leurs vérandas ombragées et comptaient l'argent produit par les récoltes des plantations. détruit l'édifice économique déjà frêle et augmenté les misères du peuple. Aujourd'hui tous les éléments d'une orise économique et sociale aiguë existent. La chute des exportations, effet la contraction des marchés, a entraîné un déficit chronique du commerce extérieur et par suite une saignée dans les réserves de monnaies étrangères qui sont maintenant au point critique, Cela a miné le peso.

Si ce n'était le fait que le cours du peso est fermement rattaché au dollar, une inflation catastrophique semblable à celle de la Chine dans les derniers temps du Kuo-Min-Tang se serait depuis longtemps produite. Perdant confiance dans le peso, le peuple commença au début de l'année à thésauriser largent. La menue monnaie a pratiquement disparu de la circulation et causé une paralysie du commerce de détail. leur vie habituelle dans le luxe et le confort.

A l'égard du mécontentement explosant en guerre civile, le gouvernement ne connaît que la répression. La police opère des raids nocturnes dans les malsons et les petites boutiques de Manille pour rechercher les détenteurs d'argent. Des gangsters en uniforme descendent dans les villages pour emmener en prison les contribuables fautifs. Les « per-

LES CONDITIONS DU VILLAGE

FEROCE REPRESSION

LES CONDITIONS DU VILLAGE

FEROCE REPRESSION

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RIEME sonnes subversives » sont pourchassées. Au cas où la clique de Quirino se montrerait incapable de maintenir l'ordre, l'armée américaine est gardée en réserve.

Entre le peuple philippin et la victoire dans son combat pour un changement social depuis si longtemps nécessaire ne s'interpose qu'une force reelle : l'impérialisme américain. La ciasse dirigeante philippine et son gouvernement ne sont qu'une clique insignifiante sans forces propres. S'il n'y avait les armes envoyees des arsenaux yankees aux pantins de Manille, le peuple vaincrait vite les hacienderos hais, se débarrasserait du gouvernement Quirino et prendrait le sort des Phiuppines en ses propres mains.

DES QUISLINGS DE L'IMPERIALISME AMERICAIN

MENENT UNE GUERRE

CONTRE LE PEUPLE DES PHILIPPINES

'IMPERIALISME américain mène L

June guerre aux Philippines, — une guerre dirigée contre le peuple des Philippines dans le but d'écraser le plus important mouvement de révolte populaire que ces iles aient connu depuis la conquête espagnole, il y a 400 ans.

Des armes utilisées il y a quelques années seulement pour combattre l'invasion Japonaise, - des armes fabriquées aux Etats-Unis - sont à présent dirigées contre la population indigène et de lequipement militaire nouvedu est envove aux iles aussi rapidement que les navires peuvent l'apporter à Manille.

A la tête de la lutte insurrectionnelle du peuple se trouvent les Hukbalahap, une organisation de guérilla populaire constituée en 1942 au début de l'occupation japonaise. « Hukbalahap » est la contraction d'une phrase de la langue Tagalog, « Hukbo ng Bayan sa Hapon », qui signifie « L'armée du peuple contre le Japon ».

Les Huks se sont battus contre les Japonais en collaborant avec les Américains qui leur ont passé des armes en contrebande. Ces groupes de partisans ont lié leur lutte contre l'invasion japenaise à l'espoir d'une vie meilleure après la guerre. L'impérialisme améri-

Si les paysans avaient des illusions quant aux intentions d'après - guerre des impérialistes américains avee leurs belles phrases sur la liberté et la démocratie, ces illusions furent cruellement détruites par la « libération » des iles en 1944-45. Un des premiers actes du général Mac Arthur après son débarquement sur l'ile principale de Luzon fut d'ordonner l'arrestation des dirigeants Huk et la restauration des terres confisquées aux propriétaires fonciers.

En 1946, les Etats-Unis abandonnérent la souveraineté formelle sur les iles et la République des Philippines naquit. Mais les traités et accords qui accompagnerent cet abandon généroux concédèrent cux Etals-Unis des 38

Des avions dé chasse bombardent et mitraillent des villages dans la jungle. L'écho de l'artillerie résonne dans les montagnes. Des navires de guerre stationnent le long des côtes et sèment la destruction dans les zones où les forces « rebelles » opèrent.

Aux Philippines comme en Grèce, les impérialistes américains remplissent ce rôle néfaste sous le couvert d'un gouvernement indigène réactionnaire qui est leur propre création et instrument. Comme en Grèce, ils agissent au mépris cynique du principe d'auto-détermination des peuples. cain a encouragé ces espoirs. Avant tout, les paysans qui constituent l'écrasante majorité de la population, ont désiré mettre fin au système détesté et oppressif des grandes propriétés foncières-plantations, qui les maintient dans la pauvreté et l'insécurité.

Chaque fois que les Huks ont réussi à arracher des territoires aux Japonais, ils divisèrent les terres des propriétaires fonciers et constituèrent leurs propres autorités villageoises. Les propriétaires fonciers collaboraient pour la plupart avec les Japonais comme ls avaient auparavant fait cause commune avee les conquérants américains et espagnols. bases militaires affermées pour 99 ans, ainsi qu'une « égalité » de trattement des capitalistes américains dans l'exploitation des ressources des iles, soulignant le fait que lindépendance étatique n'était qu'une couverture mensongère pour une exploitation coloniale qui n'avait nullement pris fin.

La tâche de liquider la révolte populaire et de restaurer le statu quo social partout où les Huks avaient réussi à l'ébranler, était maintenant confiée au gouvernement philippin, d'abord sous Sous le président Sergio Osmena, : ensuite sous le président Manuel Roxas et aujourd'hui sous le président Elpidio Quirino.

Crâce à un soi-disan! prele d'assis-

QUI SONT LES HUKS ?

LE ROLE DE L'IMPERIALISME AMERICAIN

QUI SONT LES HUKS ?

LE ROLE DE L'IMPERIALISME AMERICAIN tance militaire, récemment renouvelé pour deux ans, les impérialistes américains mettent le nerf de la guerre à la disposition du gouvernement quisling philippin, contre le peuple de ces iles.

Malgre ce soutien américain, les efforts du gouvernement Quisling pour éliminer l'opposition armée ont subi un échec lamentable. Poussés en avant par la déception de tous leurs espoirs du temps de guerre, et encouragés par les grandes luttes des peuples chinois, indonésien, malaisien et indo-chinois, les Philippins continuent leur résistance De quelques étincelles lors de la fin de la guerre, leur révolte s'est enflammée de plus en plus durant les dernières années comme un feu de brousse, sur l'arrière-fond d'une crise économique grandissante, de provocations et de misère sociale.

Des actions de répression de la part de l'armée et de la gendarmerie philippines ne font que gonfler les forces de mécontentement et de révolte. Les rangs des Huks se sont élargis considérablement. Comme ils ne possèdent jusqu'a maintenant que des armes légères, ils sent obligés d'éviter des attaques frontales. Mais ils possèdent une arme supplémentaire et puissante : l'amitié et la protection de la population villageoise qui leur permet d'opérer audacieusement et avec une mobilité extrême sur des fronts séparés qui s'étendent maintenant du nord au sud sur toute la longueur des iles, soit une distance de plus de 1.500 km.

Les Huks sont partout et nulle part. quand Quirino ht le vœu publie de les écraser au cours d'une année ou de se démeltre de ses fonctions, ils se sont avancés jusqu'aux faubourgs de Manille. A plusieurs reprises, la capilale fut récemment alertée à cause d'une attaque attendue des Huks. Toute l'ile de Luzon — la principale île de l'archipel des Philippines — a été placée sous contrôle mililaire le 1er avril dernier.

Le ministre de la défense du gouvernement Quirino, Ruperto Kangleon, a estimé qu'il y a plus de 16.000 Huks sous les armes, mais le chiffre réel des partisans est sans doute beaucoup plus élevé. Le gouvernement de Manille n'a nullement l'illusion qu'il peut résoudre la crise sans aide extérieure, et il est

TERNATIONAL E Se maintenant toujours à l'arrière-plan, les troupes américaines occupent en outre des bases stratégiques aux Philippines. appel désespéré a été le renouvellement pour deux ans du pacte d'assislance militaire. Les armes et les munitions américaines continuent à affluer aux Philippines et y perpétuent un état de choses que la grande masse du peuple, — vingt millions d'habitants — est décidée à ne plus tolérer.

Compte tenu même de l'aide qu'ils fournissent, les impérialistes américains sont franchement sceptiques sur la capacité du gouvernement de Quirino de supprimer la révolte populaire et de sauvegarder les Philippines pour les propriétaires foneiers parasitaires et leurs partenaires américains. Leurs porte-parole les plus enragés ont déclenché une campagne en faveur d'une intervention américaine directe, c'est-àdire, en faveur de l'utilisation de troupes américaines contre les Huks.

La reveue Life a publié dans son n° du 17 avril un éditorial intitulé « Passons aux actes ». Partant d'une déclaration du Secrétaire d'Etat Dean Acheson, selon laquelle les Philippines etaient indispensables à la sécurité des Etats-Unis et que ceux-ci feraient au besoin la guerre pour les sauvegarder. la revue du trust Luce explique qu'il n'y a nulle raison d'admettre que le gouvernement de Quirino puisse liquider les Huks sans être aidé de l'extérieur. L'éditorial en question s'exprime ensuite franchement en faveur de l'utilisation de soldats américains et de fusiliers marins pour éliminer les Huks, et ne mâche pas ses paroles : « Prenons une décision ! Commençons à agir en Asie ! »

Les impérialistes américains et leurs agenls a Manille ont, hien sûr, collé réliquette de « communistes "» sur les Hukbalahaps. La revue Life déclare que le mouvement des Huks correspond a une invasion soviétique dans les Philippines, ce qui justifierait l'utilisation de troupes américaines. Des dépêches de presse capitalistes ont répété que Luis Toruc, âgé de 37 ans, le dirigeant des Huks, est un communiste. Mais il n'existe aucune preuve tangible pour démontrer de quelle façon les Huks agissent sous influence stalinienne.

Pour les impérialistes, l'influence stalinienne signifie une chose : l'expansion de « l'impérialisme » soviétique. Pour les socialistes révolutionnaires, elle signifie quelque chose de bien différent : la tragique possibilité de trahison de la lutte populaire. Les actes perfides des staliniens en Chine ne permettent point d'illusions quant à ce qui arriverait aux Philippines si les agents du Kremlin y élablissaient leur contrôle.

Mais sans considérer le caraclère de confiant dans l'aide des américains. Le 18 février gleon a admis au moment offensive générale contre impérialistes dernier,

Kanmême où une les Huks fut déclenchée, que sans l'aide américaine, celte lutte était pratiquement sans espoir. « Nous devons avoir suffisamment d'équipement américain alin d'armer adéquatement nos forces de terre, de mer et de lair pour une attaque finale contre les Huks », a-t-il déclâré à cheval de l'ancien flic O'Dwyer.

La réponse de Washington à cet

ECHEC LAMENTABLE DES QUISLINGS

ECHEC LAMENTABLE DES QUISLINGS

CATRIE ME I la direction politique des Huks, le mouvement est un mouvement populaire réel qui jouit du soutien de la grande masse du peuple et, dans une large mesure même, de leur participation. Sur ce plan là, il n'y a pas de différences essentielles avec le mouvement paysan que les staliniens dirigèrent en Chine. Il est nécessaire de déterminer quel est actuellement l'ennemi n° 1 du peuple philippin. Cet ennemi, c'est l'impérialisme américain.

Comme l'impérialisme américain accorde une importance stratégique primordiale aux Philppines, parait qu'une intervention militaire américaine sur une grande échelle est plus probable dans cet archipel qu'en Chine, où elle aurait été une entreprise trop vaste et trop risquée dans les conditions existantes dans ce pays. Il faut sonner l'alerte dès maintenant et avertir la classe ouvrière américaine des plans contre-révolutionnaires du gouvernement de Washington et de ses suppôts de Wall Street.

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