E n'est pas faire œuvre de devin que de prédire que les élections générales C de Grande-Bretagne constituent un des evisteets le plus de Grande-Bretagne constituent un des événements les plus importants de la nouvelle année. Le gouvernement travailliste de 1945 à 1950 n'a pas porté atteinte au régime capitaliste en Angleterre et si le Labour Party est à nouveau pouvoir, dirigeants n'ont certainement pas l'intention d'y faire acte de révolutionnaires. Tout ce qui a été dit ou écrit sur la méthode anglaise pour socialisme est du bavardage. Les chefs travaill stes se placent dans le cadre du régime capitaliste qu'ils cherchent à perfectionner, car dans la mesure des vues théoriques ils sont restes au passage graduel d'un capitalisme florissant au socialisme.
Bien que les dirigeants travaillistes ne menacent en rien l'existence du capitalisme anglais, peut etre sur que, dans le monde entier, plus on approchera de la date élections qui vient d'être officiellement annoncée pour le 28 févrer, et plus les chancell: ries, les chambres de commerce, les syndicats patrod'une part, le monde ouvrier d'autre part seront anxieux savoir qui Pemportera, parti tory dirigé par le fort-en-gueule Churchill ou du travaill se conduit par le terne Attles. Et il en sera ainsi parce que les élections seront de la grande importance tant du poin, de vue national que du point de vue international.
Sur le plan de la Grande-Bretagne, si les cinq années passées n'ont pas vu de grandes luttes. ouvrièris dans ce pays malgré l'aggravation constante du sort travailleurs le régime d'aus érité voisin du régime du temps de guerre et une série de crises graves (charbon...), c'est parce que les masses britanniques ont voulu contribuer à l'expérence du Labourg Party (qu'elles considèrent être LEUR parti) et ne pas faire le jeu des tories. L'équilibre péniblement à ce jour (on sait le nombre des grèves « sauvages n'a pas été négligeabl:) serait inévitablement rompu avec le triomphe des fories, le patronat anglais passan! certa nement à l'offensive et les travailleurs n'étant plus freinés par des cons dérations relatives à la présence au gouvernement de membres parti et leurs syndicats ; dans le cas d'une nouvelle victoire des travaillis es, celle-ci, selon toute probabilité, susciterait moins de patience et plus d'exigences de la part des travailleurs. En tout cas, les élections marqueront très vra semblrblement le début d'une situation nouvelle en Grande-Bretagne, où toutes contradictions provoquées par le déclin de l'impérialisme britannique tendront à percer au grand jour. Il s, évident qu'une défaite électorale du Labour Parly constiturrait pas encore une défaite décisive de la classe ouvrière angla se, mais elle donner it au capitalisme anglais des postions renforcées pour les grandes batailles de classe inévitablos.
élect ons britanniques auront internationalement une porée au moins aussi grande qu : nationalement Que Churchill l'emporte e l'offensive capitaliste contre ls travailleurs en Europe occidentale recevra une impulsion puissante ; que le Labour Party retourne au gouvernement, e! la résistance ouvrière à l'offensive du capital en Euroo y trouvera un stimulant. Les répercuss ons se feront également sentir aux E'ats-Unis, dans ce pays où le capital'sme, exploitant sa campagne anti-communiste pour abaisser les conditions de travail des travailleurs, désire une victore de la réaction anglaise pour pouvoir aller plus avant dans cette voe. sir qu'une victoire des conservateurs favoriserait toutes les tendances à un durcissemen. des rapports internationaux avec l'Union soviétique.
Le Lahour Farty au fera pas une politique soci liste, défaite du Labour Farty serait lo signal d'un déchaînement de la réaction mondiale sur tous les plans. Celle-ci engagerait la bataille avec une conñance renforcée, sachant que la défa e électorale des organisations ouvrières anglaises poseral, sur I s travailleurs dans ls monde entier et lui livrerait une position de premier plan pour hatallle.
L'issue des élections générales britanniques dépasse donc de beaucoup le sort des aciéries des fibr qu s de c ment, dont la nationalisation sera le plus grand de bataille des candidats travaillis es à ces élections. D'ailleurs, pour le capitalisme britannique dont les houillères, les transports, les indus ries du gez et l'écla rage, nat onalisées avec de indemnités, ce qu'il craint, ce n'ist pis le socialisme des hommes de Transport House mais l'explosion du méconten ement des masses si longtemps contenu grâce à la ceux-ci lu, présence gouvernement des Morrison... A présent ceux-ci utilité moindre, ils peuvent lui permettre de gagner encore un peu de temps ; mas au cours de bata lies difficiles et décisives, il préfère avoir aux postes du gouvernement des hommes dont la poigne sera certainement plus vigoureuse que celle de ces ouvriers qui, névitablement, auront à résoudre assez de problèmes dans leur propre organisation avant de pouvoir ge montrer forts au gouvernement.
camilal'stes desu's plusieurs mois suivent de très près l'évolution de la situation anglaise. résultats des élections partielles ont témoigné d'une confiance encore grande des électeurs angla's dans le Labour Party Par contre, les défaites des Labour Party de Nouv lle-Zélande et d'Australie, qui ont perdu le pouvoir après y avoir été pendant dix ans et plus sont in erprétées et exploitées par la réacton comme un indice en faveur de sa victoire prochaine. Sans négliger ces résultats, il serait puéril de mettre sur le même plan des pays aussi différents dans leur Tand's que les fermiers forment une importante fraction de la population aus ralienne ou neo-zélandaise, qui a pesé dans les votes, en GrandeEretagne plus grande partie de la population est consituée par la classe ouvrière qui montre une fidélité, un attachement solide au Labour Party.
Mais les élections d'Australie et de Nouvelle-Zélande démontrent une fois de plus qu'une politique modérée, bourgeoise d'un parti se réclamant de la classe ouvrière ne lui est d'aucun service, même sur le plan électoral. La petite bourgeoisie attend du prolétariat qu'il se montre vigoureux et non qu'il singe impuissamment la grande bourgeoisie.
Les capitalistes anglais dès à présent dépensent des sommes considérables pour les lélections à venir. Les grands trusts, les grosses sociétés capitalistes, sous le couvert d'une publicité commerciale très intense, défendent leurs positions et leurs inquiétés de ces dépenses qui, d'une manière détournée, vont à l'encontre candidats par tous les moyens. Les dirigeants labouristes eux-mêmes sont très inquiètes des menaces de poursuites anglaises sur les dépenses électorales. s'attendre à ce que le capitalisme américain trouve le moyen d'aider en l'occurrence Les firmes anglaises elles sont l'objet. il ne se montrent pas aussi le parti conservateur.
Le plus grand atout du parti travailliste c'est l'absence de programme des conservateurs. Il est bien vrai qu'une aile « jeune tory » s'est efforcée de dresser un programme qui puisse offrir quelques attraits en cette moitié du XX• siècle mais les vieux dirigeants de ce parti, et Churchill notamment, ont affirmé qu'ils n'ont cure d'un programme, qu'ils sont les vrais représentants de la vraie Angle-
Get qu'à ce titre ils ont droit à la confiance des électeurs Dans une période où les grandes masses même les plus arriérées se politisent, où les questions de préoccupent les travailleurs des villes et des campagnes, les chefs conservateurs pensent — si l'on peut dire — comme leurs aïeux.
Le programme travailliste officiel est très modéré. Les dirigeants du Labour Party, sous prétexte pas effrayer les électeurs de la petite bourgeoisie, n'ont pratiquement rien ajouté aux nationalisations mentionnées plus haut. Ils cours des cinq années écoulées et surtout ils associeront les tories à la menace s'efforceront de mettre en des cinq années écoulées valeur ce que le gouvernement travailliste a fait au de chômage qui pèse sur des millions de travailleurs.
Les staliniens anglais ont une fois de plus fait de gros efforts pour présenter un grand nombre de candidats, mais on ne peut avoir la moindre illusion quant aux résultais insignifiants qu'ils obtiendront. Leur politique présente qui est calquée sur celle des staliniens dans le monde entier à l'égard de la social-démocratie devient, en raison du poids du Labour Party dans la classe ouvrière et de l'extrême de ceux qui passalent pour leurs compagnons de route et qui de ce fait ont été faiblesse du P. C, britannique, plus ridicule qu'odieuse. En outre, quelques-uns exclus du Labour Party se séparent d'eux, tel Zilliacus à propos de leur attitude dans la question yougoslave.
Ce qui comptera le plus dans cette lutte électorale, ce qui pourra vraiment assurer cette fois-ci encore le succès du Labour Party, c'est le sens de classe des travailleurs anglais. Pour eux la question est claire : le parti conservateur, c'est celui de leurs patrons ; le Labour Party en dépit de ce que fait sa direction, c'est leur parti. Au cours de l'année 1949 des courants de gauche hostiles à la politique réformiste et capitularde des dirigeants travailleurs commencèrent à chercher et à s'organiser au sein du Labour Party. Ce phénomène n'en est encore qu'à ses pas initiaux et n'a pas encore pris une physionomie politique bien nette. D'autre part, à l'approche des élections, on assiste à une certaine sourdine de la part de ces courants pour mettre en avant la nécessité de battre les conservateurs aux élections prochaines. Incontestablement ces courants de gauche se trouvent dans une situation délicate : une politique résolue, vraiment socialiste du Labour Party aurait soulevé la confiance et l'enthousiasme des masses britanniques et aurait assuré avec certitude non seulement la victoire électorale, mais aussi les forces pour réaliser un programme socialiste. La politique timorée, capitularde, qui ne vise qu'à bien faire marcher la vieille machine usée et détériorée du capitalisme britannique ne peut que décourager des travailleurs sans attirer les petits bourgeois. Néanmoins les milifants les plus conscients du Labour Party et des syndicats britanniques ont raison de tout faire pour que le Labour l'emporte. Car, comme nous l'avons démontré, on ne votera pas sur les programmes, mais sur des lignes nous l'espérons, donneront la victoire au Labour Party, les problèmes qu'aucune de classe : TRAVAILLEURS CONTRE CAPITALISTES. Et après les élections qui, victoire électorale ne peut résoudre se poseront aux militants et aux ouvriers du Labour Pariy et des syndicats et c'est dans organisations qu'ils auront à prendre les décisions qui traduiront leur volonté, manifestée dans les votes, de mener le combat CLASSE CONTRE CLASSE.