Documents de la IVe Internationale

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La revue › vol. 7, numéro de l’été

Tan Malakka et le mouvement révolutionnaire indonésien

J. van Steen · Quatrième Internationale, vol. 7, numéro de l’été · été 1949 · p. 31-36 · 2 840 mots

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Une agence de presse américaine a transmis la nouvelle selon laquelle Tan Malakka , Le leader révolutionnaire indonésien aurait été exécuté par les autorités républicaines regulières dans la partie occi -dentale de Java. Bientôt, ces autorités confirmèrent elles-mêmes la nouvelle dans leur bulletin d'information Indonesia News, donnant comme notif de l'exécution "infiltration politique dans l'armée républicaine" (déolaration du commandant de la police républicaine de Djokjakarta, Konsoumo rapporté par le Algemeen Handeleblad d'Amsterdam du 25 juin 1949) • ries anoncèrent également qu'un rapport circonstancié sur les oirconstances de cette exécution serait publié derechef. Jusqu'à maintenant, ce rapport n't pas vu le jour.

+-+ LA PERSONNALITE DE TAN MALAKKA Malgrè toutes ces précisions, il reste difficile de juger de la véracité de ces nouvelles. Très souvent dans le passé, des bruits concernant la mort de Tan Malakka ont circulé, soit que le leader révolutionnaire désirait lui-même égarer les recherohes de la demi-douzaine de polices qui étaient en permanence à ses trousses, soit que ses ennemis cher -chaient par ces bruits à démoraliser et à découragen ses partisans, la vie aventureuse de Tan Malalka, ses exploits et ses évenions spectaculaires ; ses apparitions soudaines aux points névralgiques de la lutte révolutionnaire en Extrême-Orient en ont fait une figure légendaire parmi les masses exploitées du sud-est asiatique, et quelle que soit la vérité, longtemps encore rifusera-t-on de croire effectivement à sa mort et attendra-t-on de le voir réapparaître de nouveau pour diriger cette lutte contre l'impérialisme à laquelle 11 a consacré toute sa vie.

Nous craignons cependant que, cette fois-ci, ses ennemis aient etteint leur but. L'assassinat de Tan Malakka par le gouvernement républicain indonésien, s'il se confirme, se placera sur le même plan de crimes politiques perpétrés contre la Révolution que l'assassinat de Karl Itebi:krooht et de Rosa Luxembourg en 1919 et de Léon Trotsky en 1940. Il démontrera une fois de plus que les gouvernements les plus "démocratiques" n'hésitent point à utiliser les méthodes les plus totalitaires quand il s'agit de faire reculer un danger révolutionnaire trop menaçant. Combien factice apparait face à ce crime la distinction que centristes et ultra-gauches de tout poil font artificiellement entre les méthodes contre-révolutionnaires du stalinisme et celles de la démocratie bourgeoise, y compris de la social-démocratie. Il suffit que le mouvement révolutionnaire prenne une vaste ampleur dans un pays pour que toute l'opinion publique officielle s'acharne contre ses leaders, les traque, les persécute et essaye de s'en débarrasser, en ne reculant devant aucun moyen. Les staliniens indonésiens ont perpétré à plusieurs reprises contre la vie de Tan Malakka des attentats qui avaient tous heureusement échoué. L'exécution "réussie" par le gouvernement républicain "démoc_atique" devient un véritable symbole de ce que le prolétariat doit attendre de la démocralic bourgeoise dès qu'il

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"'apprête à lutter pour son émancipation révolutionnaire intégrale.

En assassinant Ten Malakka, la bourgeoisie indonésienne a frappé le mouvement révolutionnaire de ce pays dans sa personnalité la plus marquante. Fondateur ensemble avec Semaoen, Alimin et autres, du Parti Communiste Indonésien issu en 1920 d'une scission dans l'Association socialdémocrate d'Indonésie dont l'aile droite se sépara de la majorité qui décida d'adhérer & 'Internationale Communiste, Tan Malakka sut transformer oette organisation rapidement en un mouvement de masse jouant un rôle dirigeant dans la lutte des masses ouvrières et paysannes (1). Il réussit en 1921 à détacher la gauche de la "Sarekat Islam", l'organisation nationaliste de masse et à construire un mouvement national-révolutionnaire de masse dirigé par le PC indonésien. Participant à deux congrès mondiaux de 1'I.C., il y défendit avec passion ses conceptions tactiques quant à l'utilisation par le mouvement communiste des courants révolutionnaires et populaires à l'intérieur du mouvement national islamique, non seulement en Indonésie mais dans toute l'Asie. Il composa en même temps une brochure remarquable dans laquelle il élabora la stratégie à employer dans la guerre émancipatrice contre l'impérialisme en Indonésie et où il indiqua la région centrale de l'île de Java conme contre nerveux principal de cette lutte révolutionnaire, prévision qui a été en tous points confirmée par les événements d'après 1945• En 1925, la direotion de l'I.C. le nomma représentant de l'Exécutif pour tout le sud-est asiatique. Il quitta l'Indonésie et commença son existence de voyageur qui lui permit d'acquérir une expérience exceptionnelle de toute cette vaste partie du monde. C'est oours de ces voyages qu'il élabora sa conception personnelle tragant .la Plus Grande Malaisie (les Philippines, l'Indonésie, la Nouvelle Guinée, et la presqu'ile de Malakka) comme la zone de la lutte révolutionnaire dans le sud-est asiatique.

A partir de 1923 la situation intérieureen Indonésie commençait à se détériorer rapidement. La réaction accentua sa pression sur les masses laborieuses, perséoutant en même temps sans merci les militants communis -tos. Les travailleurs se radicalisèrent rapidement. En décembre 1925 la direotion du PC indonésien décida de préparer l'insurrection à brei délni, Elle envoya en mars 1926 un émissairo auprès de Tan Malakka qui se trouvait à ce moment à Manille, dans les Philippines, pour disouter aveo lui de la taotique à utiliser dans l'insurrection, Tan Malakka se prononça cependant contre tout le plan, jugeant que le moment n'était pas indiqué et que l'organisation n'était pas mûre. Il semble que cet avis de Tan Malakka no fut pas transmis à la direction en Indonésie. reotion éclata en novembre 1926 € dans l'ouest de Sumatra. Après une lutte sanglante, elle fut écrasée par 1' impérialisme néerlandais.

C'est de ce moment que date la rupture de Tan Malakka avec 1' I.C. Il fonda en juin 1927 au Siam le P.A.R.I. (parti de la République indonésienne) qui conserva un caractère nettement communiste. Il connut des années de pérégrinations qui le conduisèrent jusqu'à Aden d'une part la plupart des données qui suivent proviennent d'une étude intéressante que le camarade M. Perthus d'Amsterdam nous a envoyée et que nous n'avons pas pu publier intégralement par insuffisance de place. - 32 - et jusqu'au Japon de l'autre, se faisant embaucher comme chauffeur dans motior du monde), travaillant comme coolie et serviteur, traversant il 0nombrables prisons. C'est seulement en 1945, après avoir patiemment attentivité politique en Indonésie. DU FRONT POPULAIRE INDONESIEN AU MOUVEMENT REVOLUTIONNAIRE POPULAIRE +-+

Bien que la documentation sur toute l'histoire politique de la République indonésienne de 1945 à 1949 reste extrêmement insuffisante, et que plus particulièrement l'activité de Tan Malakka ne nous est connue que par des notes, des lettres et des articles de journaux souvent tronqués , nous pouvons néanmoins retracer les étapes essentielles de cette activité qui vont conduire le dirigeant révolutionnaire de l'Organisation du Front Populaire Indonésien, à travers la constitution du Mouvement Révolutionnaire mêmes de ces trois organisation marquent nettement l'évolution politique de Populaire vers la constitution du Parti Prolétarien d'Indonésie. Les noms Tan Malakke et de toute l'avant-garde révolutionnaire indonésienne depuis kart°, dans le centre de Java, comme une organisation de front unique à la- Le Front Populaire fut constitué le 15 janvier 1946 a Soura -quelle participèrent 140 partis, organisations et groupements de toute nature. Ce ohiffre témoigne d'une vie politique extrêmement vive qui ceraotó.. risa et qui caractèrise encore la révolution indonésienne. On peut dire sans exagérer que, depuis la révolution espagnole, on n'a plus vu dans aucun , pareille montée du mouvement ouvrier sous toutes ses formes. pays du monde constitution de ce Front Populaire Indonésien, composé des principalos orga- C'est Tan Malakka lui-même qui avait pris l'initiative de la nisations politiques et de détachements armées républicains. Il en fut le unique de tout le mouvement national-révolutionnaire afin d'obtenir l'indédirigeant principal. Le but de l'organisation était de constituer un front pendance intégrale de l'Indonásie et de mener à bien la lutte contre l'impérialisme. A ce moment Tan Malakka n'était lié à aucun parti en particulier minimum, qui a été publié dans le No du 5 mars 1949 de "Tribune", organe de mais s'efforgait de défendre à l'intérieur du Front Populaire son programme la seotion hollandeise de la IVe Internationale, qui l'avait reproduit d'un numéro de début février 1946 du journal indonésien "Peri". Ce programme comportait les points suivants : 1.- Centralisation dans une seule organisation ou un seul front de tout le mouvement national afin d'obtenir l'indépendance totale de l'In-

2. - Liberté de discussion complète à l'intérieur de ce front, des partis donésie.

3.- Interdiotion de toute immix tion du capital étranger dans l'économie et de la République.

4. - Organisation planifiée de la consommation et de la production. E- indonésienne. limination de la bourgeoisie indonésienne de la direction de l'éLa programne de la IVe Internationale, ans site cependant pti ont anto conomie. Ce programme transitoire, sans s'identifier en tout point aveo

- 33 - norme sur toutes les conceptions staliniennes concernent la "révolution an étapes" qui ont empoisonné le mouvement révolutionnaire de l'Extrêmetient depuis des décades. Il montre en même temps une compréhension in -11. Tisante en ce qui concorne la nécessité de l'indépéndance d'organisa -tou au prolétariat dons le mouvement national-révolutionnaire, conception na San Malakka avait d'ailleurs déjà défendue au IVe Congrès de 1'Internationele Conmuniste.

Bientôt le Front Populaire s'opposa à la politique de collabopar le gouvernement Sjamation avec l'impérialisme néerlandais poursuivio rir. Les partis de gauche officiels s'en détachèrent rapidement, tels 10 tels le IS, le PC et le Parti Ouvrier. Puis, les partis officiels de droite passèrent égalenent un compromis avec le gouvernement et se détachèrent du Font Populnire, Celui-ci conserva seulement quelques groupes socialistes de gruche et quelques organisations radierles petites-bourgeoises, le tout sous la direction de Tan Malakka, Le gouvernement dirigé par le social-démocrato Sjurir considéra cependant cette opposition comme assez menaçante, puisutil arrête Tan Malekka 3 deux reprisas, la seconde fois à l'occasion de lenlèvement de Sjarir par un détachement de l'Armée Républicsine (T.R.I.) le 27 juin 1946. Cet enlèvement fut imputé calonnieusement au Front Populafro dont tous les dirigeants furent emprisonnés . On les libéra de nouvenu en étó 1948, "par manque de preuves".

Pendant la période où les dirigeants du Front Populaire se trouvadent en prison, les éléments révolutionnaires n'avaient pas cessé leur activitó. Ils avaient constitué le Mouvement Populnire Révolutionnatre ( Gereken Rakjat Revolutionnaire, G.R.R.). Un des dirigeants do oc GGR était 1. enoien membre du Parlement néerlandsis, Roestam Effondi, qui avait rompu avec le PC. Le quartier général du GRR était également fixé & sourakarta, dans le centre de Jave, L'organisation comptait quelquo 60.000 membres. Son président Soukerni était l'ancien secrétaire du Front Populairde se composa d'un certain nombre de petits groupements, ainsi que doux partis plus importants , lo Parti Populaire (Partai Rakjat) et le Parti Ouvrier Indépendant (Partai Buruh Merdeka). Le Part1 Populaire est caraotérisé de la façon suivante par l'organe du Service d'Information indoné -sien "Merdekn" paratasant & New-Delhi (novembre 1948) :

"La plupart des partisens de l'aile gauche, adversaires de la politsque de Sjarir (social-démoorate) et de Sjarifuddin (stalinien) se rangèrent derrière ce parti. Conformément à ses principes anti-capitalistos, ce parti s'oppose do tontes ses forces a toute construction du oapitalisme en Indonésie, y compris la construction d'un capitalisme Indonésien. Son but principal, c'est In construction d'une république indépendante indonésienne basée sur le socialisme". Il faut ajouter égelement que le GRR possédait des appuis sénieux dans l'armée et qu'il était soutanu por toute une amnóe, la lasjkar Rokjat Djokarta Reya (Armée populatro de Djakarta Raya). Cetto armée était l'épine dorsale des armées de partisans qui opéraient dans les provinces occupóes par les Hollandais.

+-+ DU MOUVEMENT REVOLUTIONNAIRE POPULAIRE AU PARTI PROLETARIEN 4 peine Tan Malakka avait-il été libéré en juin 1948 et était11 devenu le chef politique du GRR (Mouvement Révolutionnaire Populaire) , qu'éclata le putoh stalinien do Madioun. Ce putch ainsi que l'ensemble de la politique stalinienne en Indonésie méritent de toute fagon une étude. a

-34- part. Il suffit ici d'indiquer que le putah s'offondra lamentablement, et emprisonnant plus de 20,000 militants ouvriers indépendamment de leur affiliation politique, et pour l'impérialisme néerlandais qui jugea son heure venue pour ce qu'il appela cyniquement "la seconde action de police", c'est-à-dire l'aggression inqualifiable de décembre 1948, tendant à éliminer la République de la carte de l'Indonésie et à rétablir un régime colonial légèrement camouflé,

L'influence de Tan Malakka ne cessa de croître durant toute cette périade qui fut une période de regroupement idéologique et organisationnel du prolétariat et de l'avant-garde révolutionnaire. Le produit de ce regroupement fut la constitution en octobre 1948 du Parti Prolétarien (Partai Murba) dont Tan Malakka fut le chef incontesté et dans les rangs duquel nous retrouvons la plupart des anciens lieutenants de Ton Malakka du temps du Front Populaire. Le Mouvement Révolutionnaire Populaire GRR se dissout dans le Parti Prolétarien et en fut l'élément constitutit essentiel.

Le nouveau parti compta 80.000 membres au moment de sa fondation et fut considéré généralement comme le troisième parti d'Indonésie. Son influence se réflèta dans le fait qu'une série de journaux de Sourakarta et de Djokjakarta (capitale de la République indonésienne) se prononcèrent en sa faveur. Il tint son congrès le 8 novembre 1948 à Djokjakarta, et y adopta le programme minimum suivant :

1.- N'engager les pourparlers qu'après l'évacuation intégrale de 11 Indonésie par les troupes impérialistes, et sur la base de l'indépendande totale. 2.- Constitution d'un gouvernement conforme aux intérêts et à la volonté du peuple. 3.- Constitution d'une armée populaire par l'armement du peuple. 4.- Expropriation et remise en marche de toutes les entreprises impérialistes. (Probablement "plantations"). 5.- Saisie et remise en marche de toutes les usines ennemies. 6.- Institution d'un régime de bien-être économique pour le peuple. (Extrait du journal indonésien Berita Indonesia du 15 novembre). Quelques semaines plus tard se produisit l! agression impérialiste du 18 décembre 1948. Les armées républicaines so retirèrent vers les régions montagneuses plus appropriénsà la lutte des guérillas. Bientôt ces guérillas prirent une forme de plus en plus générale, talonnant sans cesse l'armée impérialiste et obligeant l'ONU, à travers sa "commission de bons services" à intervenir dans la situation 'afin d'éviter une débacle complète de l'armée impérialiste. Dans cette guerre des partisans, 1' influenco du Partai Murba et celle de Tan Malakka furent de plus en plus décisives. surtoutdans l'ile de Java, A tel point que le correspondant de l'Associated Press écrit le 27 mars 1949 que"le vétéran Tan Malakka dirige un mouvement qu'on pourra difficilement contenir à l'avenir".

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In raison pour laquellius los autorités "officielles" indonéstonnes dovatent s/efforoer d'éliminer à tout prix cette influence révolutionnairo alors qu'elles s'apprêtaient à liquider le mouvement des partisans et à conclure de nouveau un compromis pourri avec le gouvernement de • Der devient ainsi claire . Voilà pourcuoi elles assassinèrent Tan Malakka. Mais si ce crime constitue un coup très dur pour le mouvement révolutionnaire indonésien et s'il hypothèque lourdement l'avenir de ce mouvement, il n'a pas réussi cependant à le détruire. Nous apprenons au contraire qu'après la conclusion de l'accord van Royen--Roun qui met fin(officiellement) à la guerre des partisans, la direction du Parti Prolétarien s'est réunie"quelque part aux environs de Djokjakarta" en juin 1949 et s'est prononcée contre cet accord, A cette réunion, deux tendances se seraient manifestées, l'une en faveur de la continuation sans interruption de la guerre des partisans, et l'autre en faveur de la cessation temporaire de la lutto armée et le passage à l'opposition politique, Nous ne pouvons naturellement pas nous prononcer sur ces divergences taotiques sans disposer d'une analyse exacte de la situation. Mais l'évacuation de Djokjakarta par l'armée impérialiste, ressentie par les masses comne une victoire éclatante, ne crée certainement pas un climat défavorable au développement et l'approfondisement des courants révolutionnaires, Il apparrient d'aider l'avant-garde révolutionnaire indonésienne dans son travail tient aux cadros formés de la IVe Internationale, surtout en Extrême-0de clarification programmatique, tout en exprimant en pratique leur solidarité totale et inconditionnelle avec l'exemple magnifique de lutte antiimpérialiste et de courage donné par ces courants, Ce sera là la contribution de la IVe Internationale pour que Tan Malakka continue à vivre non organisation capable d'achever son oeuvre : la destruction de la domina - seulement dans la mémoire du prolétariat asiatique mais encore dans une tion impérialiste sur les masses indonésiennes.

J. van Steen . oto Cet article était écrit quand on nous a signalé un artiole paru lo 18 juillet dans l'organe catholique hollandais "Do Volkskrant" sur

Le mouvemont communisto en Indonésto, articie dans lequel l'auteur, parlant do quatro partis so réclamant du communismo, déclare :

" Du Partai Murba (le parti communisto qui n'a pas participé à le révolio -/dos staliniens/- parce qu'i) sentait quo le tompa n'était pas oncoro mir), Sukarni so présonte pour le moment conmo le loader. Cependant, lo chof véritablo ost toujours Tan Malalka qui, malgré toutos los nouvollos qui disont lo contraire, n'est pas mort. Il ost certain qu'on a tué quelqu'un qui lui rossemblait. Jai-même vit copendant et erro quolque part dans l'ost do Jeva. Sukarni so trouve aux environs de

Djokjakarta. Il ost accompagné do Chairul Saloh, étudiant on droit. Probabloment R.M.Kobarsi qui est de la famille do la maison royalo Paku

Alam, ost il aussi choz lui".

Los soctions de la IVo Internationalo d'une part, les mouvements révolutionnairos des colonios d'autro part ne mangueront pas de rechercher la vérité sur le sort do Tan Malakka. -

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