"AGRESSION brutale du 20 décembre 1948 permet tout d'abord de démasquer le mythe de la e trolsième force Internationale , présenté au publio blenpensant par la folre internationale des chariatans centristes, Il s'agissait, de transformer les pays de l'Europe occidentale, « Jouissant selon ces messieurs, d'un régime et d'une civilisation démocratiques » en pivot des « forces mondiales pour la paix ». La « pauvre petite Hollande », digne réincarnation de la « malheuces métaphysiclens de la e démocratie » abstraite aux dures réalités de l'impérialisme contemporain. Sous le couvert de leur phraséologie humanitaire et paoifiste, les « démorates = impérialistes hollandais ont copié fidèlement la technique d'agression r totalitaire ». Tombant sur leurs victimes comme des voleurs dans la nuit (voir Mussolini), tandis que les pourparlers étaient encore en cours, en déplt de tous les engagements internationaux les plus solennels (voir Hitler), les colonialistes néerlandais défendent • leur , droit au brigandage aveo une brutalité et un cynisme dignes d'un Etat plus pulssant. Et comme l'histoire ne méprise jamals la touche d'ironie complémentaire, la responsabilité politique de cette guerre de rapine incombe au premier président du qui permet de liques », pacifistes et « moralement supérieures » de la social-démocratie. considérer, sous leur véritable aspect, les qualités ‹ démocraconseil social-démocrate que connaissent les Pays-Bas, ce
L'O. N. U., le Conseil de Sécurité, la Cour Internationale de Justice, Consolence Universelle, tout cet attirail désuet de fantoches, de pitres et de sonorités creuses, a une fois de plus révélé sa lamentable impuissance. Combien de fois les avocats de la • paix-par-le-compromis-des-Quatre-Grands », à l'avantgarde desquels se place fièrement « ['Humanité », ne nous ont-ils pas répété : d'étaient formellement entendues, dans l'affaire indonésienne, comme dans l'affaire • Si seulement l'Amérique S. pouvaient s'entendre.. dans l'affaire palestinienne, flamber sous les bombes civilisatrices de la « démocratle cela n'a point empêché le sang de couler, ni les occidentale villages da aux « regrets », aux « blâmes » et aux ‹ condamnations » des grandes puissances, les capitalistes hollandais ont tranquilement équipé des ouvriers aveo les armes, fation et la mort dans le riant archipel indonésien pour punir ces ‹ sauvages • du payées ou fabriquées grâce aux crédits Marshall, et ils ont ainsi porté la désolibertés » et au « droit des peuples de disposer d'eux-mêmes ». orime d'avoir pris les assurances solennelles quant * quatre
Certes, les grandes puissances n'ont pas réagi ident/quement devant l'agresdevant l'agression hollandaise. La vertueuse Indignation yankee est éolairée sous un jour bien particulier par information publiée dans un numéro récent du « Monde », selon laquelle le gouvernement Hatta aurait octroyé à une firme américaine le pole d'achat de tous les produits indonésiens. De son côté, impérialisme britannique est forcément complice dans cette guerre de la * Royal Dutch », et s'est empressé de mettre à la disposition des navires et des avions hollandais ses bases stratégiques, alors que les pays asiatiques refusaient aux impérialistes néerlandais le droit d'atterrissage sur leurs aérodromes. Quant aux Impérialismes belges et français, qui se sentent solidaires de leur comparse de La Haye dont les ennuis appellent fortement les leurs dans leurs empires respectifs, les liens économiques et militaires de l'Union Occidentale les obligent nolens volens à couvrir l'acte de brigandage. Affaibli économiquement par la perte de ses revenus coloniaux et par les destructions que la guerre a causées, l'impérialisme néerlandais consacre actuellement plus de la moitié de son budget aux dépenses militaires et cherche à sortir de • l'imbroglio Indonésien » par une opération militaire éclair. 250.000 soldats hollandals ont été concentrés dans l'archipel Indonésien. Mais, après les succès Initiaux, tout comme en Indochine, l'occupation des grands centres urbains par l'impéralisme est loin de terminer les hostilités, et ne fait qu'ouvrir une longue de guérillas, Source d'inflation et de privations continueiles pour les masses labodans laquelle la puissance étrangère doit inévitablement s'épuiser. rieuses néerlandaises, la guerre d'Indonésie risque de précipiter à la longue la métropole dans la ruine comme elle a commencé à le falre dans l'ancienne colonie.
Pour ses intérêts historiques ainsi que pour ses intérêts immédiats et quotidiens, le prolétariat hollandais doit se dresser résolument contre cette entreprise de brigandage. Que la guerre ait pu éclater sans que l'opposition des travallieurs hollandais alt pris une forme plus directe que celle de la réprobation tacite et passive, cela est dû essentiellement à la politique désastreuse poursuivie par les deux grands partis ouvriers hollandais, le Parti du Travail (social-démocrate) et le Parti stalinien, Le premier, prisonnier de sa conception selon laquelle la seule activité politique • efficace » est l'activité gouvernementale, est devenu un véritable otage de la bourgeoisie dont il exécute toute la sale besogne. Le rapporteur à son Congrès extraordinaire de mi-janvier 1949 reconnaissalt que le parti avait été manœuvré dans la guerre « par des forces incontrôlables » ; triste constatation de sa part alors qu'étant ministre des colonies, Il y a deux ans, il déclara à un autre congrès extraordinaire de son parti que tout le sens de la participation gouvernementale était d'empêcher l'éclatement d'un conflit militaire ! Quant aux staliniens, Ils se sont limités à une opposition purement parementaire. Leur Invraisemblable gymnastique • tactique * collaboration pacifique néerlando-indonéqui tour a tour celebra Paccord de Lingaddjati comme une garantie de sienne », puis dénonça le gouvernement Hatta-Soekarno comme un gouvernement « fasciste » avec lequel la Hollande ne devait en aucun cas collaborer, pour enfin appeler à la conclusion d'une paix basée sur la garantle de la propriété étrangère (sic), n'a pu que contribuer à semer la démoralisation et la passivité dans le prolétariat hollandais. Celles-ci étant d'ailleurs en premier leu le fruit de la polltique des « grèves tournantes » que les staliniens ont appliquée en Hollande.
La responsabilité du gouvernement nationaliste et des couches dirigeantes de commerciale et de l'intelligentsia petite-bourgeolse d'indonésio est d'ores et déjà fixée. Contre les avertissements constants des forces révolutionnaires, Soekarno et Hatta ont en vain essayé de combiner leur politique de classe à un effort pour sauvegarder un minimum d'indépendance nationale. Au fur et à mesure qu'ils s'efforçalent de consolider la réaction sur le plan Intérleur, lis étaient obligés de passer successivement les accords de Lingaddjati et du « Renville » avec l'impérialisme hollandais, accords qui apparaissent aujourd'hui comme autant de Jalons sur la vole de la capitulation et de la défaite totale. Rien d'étonnant à que d'importants cercles de l'émigration indonésienne reconnaissent aujourd'hui franchement que « les trotskystes avaient raison », ces trotskystes qui, seuls, s'étaient dès le début dressés contre les compromis capitulards Lingaddjati et avaient mené la lutte pour le mot d'ordre de l'indépendance totalo et immédiate de l'indonésie.
Dans les masses indonéslennes et dans les rangs des guérillas, la différenciation politique est bien plus avancóe qu'en Birmanie, qu'en Malaisie ou même qu'en Chine. L'expérience désastreuse de l'aventurisme stalinien est encore toute fraiche. Dans la personne de Tan Malakka, les masses indonésiennes possèdent un leader révolutionnaire de grande envergure dont le prestige dépasse de lol celui des dirigeants staliniens. C'est pourquoi l'indonésle peut devenir le théâtre d'une expérience révolutionnaire nouvelle positive en Extrême-Orient, Cela dépendra en premier lieu des possibilités de la IV• Internationale d'échanger ses propres expérlences avec celles du mouvement de Tan Malakka, et d'influencer celui-oi dans le sens de la stratégie de la révolution permanente. Ce travail à longue échéance sera facilité par l'effort de tous les travailleurs d'avant-garde, dans tous monde, pour dresser l'opinion publique ouvrière contre la criminelle querre coloniale, pour se placer résolument à la tête du mouvement de solidarité envers les masses indonésiennes et montrer ainsi dans l'action que l'internationalisme prolétarion est une réalité vivante.