Documents de la IVe Internationale

Conférences, congrès et résolutions, dans leur texte français

La revue › vol. 7, n° 1-2

Franco et les impérialistes

Quatrième Internationale, vol. 7, n° 1-2 · janvier-février 1949 · p. 9-10 · 935 mots

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ANDIS que le soutlen économique des Impérialismes américain et anglais permet T au gouvernement du général Exploitation Terrene des messes peut tore au gouvernement du général Franco de fare face aux difficultés d'une situation économique que seule l'exploitation forcenée des masses peut encore faire tenir debout, la bourgeoisie manœuvre pour faire rentrer pleinement l'Espagne dans le circuit • normal » des rapports internationaux et, avant tout, dans l'échafaudage du bloc occidental et de sa stratégie.

La tâche n'est pas alsée, tout pas trop indiscret risquant d'alerter et de déohainer une large opposition populaire et de fournir encore une base d'agitation à Mosoou. C'est pour cela qu'à la récente Assemblée de PO. N. U. on s'est limité

(1) Les déclarations staliniennes sur la • terreur » dans les élections de Berlin apparaissent dans toute leur valeur, quand on voit les staliniens omettre de signaler la pression exercée par le gouvernement de Mac Arthur au Japon, simplement parce que cette pression ne les a pas empêchés de remporter un succès considérable, au ballon d'essai de l'admission de l'Espagne franquiste à la Convention pour les statistiques économiques, Une tactique savante d'initiatives « privées », de vlsiles de milltalres, de politiciens et d'hommes d'affaires américains, sans oubller même quelques bouffons labouristes, a été mise en œuvre pour créer peu à peu un climat favorable à cette intégration de l'Espagne dans le sillage de la « civilisation chrétienne ». régime Horty, en Hongrie, pendant l'entre-deux guerres, prouvent à quel point Si l'exemple de la dictature du Jésuite en faux-col Salazar, et celui démocraties impérialistes peuvent s'accommoder des régimes de dictature millitaire et policière les plus absolus (quand elles ne les créent pas directement), Il n'en reste pas moins que la bourgeoisle mondiale ne seralt pas fâchée de pouvoir trouver, en temps voulu, la voie pour créer une situat'on de démocratie « bien garantie par la férule de messleurs les généraux, avec un * occiden talisme » sans tâche, et toute politique révolutionnaire étant mise hors la loi, sous comprise », prétexte d'anti-communisme.

Ces desseins correspondent, par alleurs, aux vœux de certains de la bourgeoisie espagnole qui ne seralent nullement gênés, si la stabilité de leurs privilèges ne devrait en parasitaire politique et économique née du régime Franco, les néo-bourgeois couvés dans le sein du favoritisme politique phalangiste et les autres parvenus et déclassés, rongeurs voraces du budget de l'Etat.

A la sulte des pourparlers entrepris par les soclalistes espagnols les plus droitlers (Prieto) aveo des éléments monarchistes, on serait parvenu à un accord aveo un ressemblement réactionnaire groupant le Parti de la bourgeoisie catalane, des forces agrairiennes catholiques, quelques vieux fossiles monarchistes d'avant le coup d'Etat de Primo de Rivera de 1923. Les bases de cet accord sont clares : Maintien Inflexible de l'ordre public (par les corps répressifs qui ont fait les beaux Jours du franquisme) ; incorporation de l'Espagne au bloc occidental et au Plan Marshall ; reconstruction économique « aveo le concours de tous les éléments intéressés à la production »; gouvernement provisoire aveo exclusion des staliniens...

Les choses pour l'instant en sont là. Franco s'efforce de prouver qu'il est le premler et le meilleur anticommuniste, que la démocratie blen comprise florit à ses éleotions municipales, un morcrau quand même un peu trop dur à avaler dur à avaler y compris pour les estomacs blindés du Stale Depriment. officieux reconnu un pourcentage d'abstentions supérieur à 40 0/0 d'électeurs séleotionnés à ces élections.

Seule la veulerie des directions ouvrières en Espagne et dans les prinolpaux pays capitalistes a pu offrir à la bourgeolsle cette conjoncture où elle semblerait avoir en main plusieurs atouts Importants pour barrer la route à une irruption des masses travallleuses sur l'arène politique. Mais, au contraire, le déroulement des événements doit prouver que les beaux calculs des politiolens bourgeols espagnols peuvent s'avérer encore une fois erronés.

Par plus d'une caractéristique, la situation actuelle évoque celle de la fin de la dictature de Primo de Rivera. Une aggravation de la situation économique, un renouveau des énergles combatives des masses, se ressaisissant de l'effondrement de 1923 face au coup d'Etat militaire, une décomposition pourrissante de l'apparell de la dictature, des macuvres bourgeolses pour jeter politiquement

Tout ceci ouvrit la porte. au mouvement révolutionnalre dont un des épisodes fut la proclamation de la République en 1931.

Il faut écarter les analogies trop simplistes et les parallòles trop commodes.

Mais il faut encore souligner l'absence cruelle dans le prolétariat espagnol d'une direction révolutionnaire, s'écartant des platitutes réformistes, anarchiste, de l'empirisme sans perspectives des dirigeants du POUM, sans parler des cabrioles staliniennes.

Le fait qu'une révolution ne triomphe pas sans parti et sans programme révolutionnalre a été prouvé une dizaine de fois dans le déroulement saccadé des luttes révolutionnaires espagnols, au cours de quelques dizaines d'années, et dans lesquelles l'héroïsme des travailleurs a été particulièrement à l'honneur.

Aucune tache plus urgente, en cette veillée d'armes, que celle de bâtir l'orgasur ce terrain, principalement dans les travaux Inestimables de Léon Trotsky nisation révolutionnaire. Le communisme internationaliste a delà une tradition de 1930-39. Stul le marxisme révolutionnaire peut donner une analyse et une perspective Justes, écartant les capitulations politiques devant la pression de la masses travailleuses et des couches populaires exploitées, et sur la combinaison bourgeoisie, les aventures, basées sur la mobilisation et l'aotion autonome des des revendications démocratiques et transitoires correspondant le mieux à chaque phase de l'évolution et tendant à aggraver la crise présente, à casser les reins au franquisme, à déborder les plus savantes manœuvres de rechange et à affermir

Paction et la conscience prolétarienne comme • leader » reconnu de la lutte libératrice.

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