La chute de Moukden, la plus importante ville de Mandchourie, et la capitulation des armées de Nankin (30 divisions, paraît-il, sur les 39 entièrement équipées par les Américains) prises dans le « corridor » mandchourien, marquent un tournant décisif dans la guerre civile chinoise.
Mao Tse Toung, le leader du Parti Communiste Chinois qui se trouve aussi à la tête de l'armée des partisans combattant contre le gouvernement de Nankin, contrôle désormais effectivement toute la Mandchourie et menace sérieusement toute la Chine du Nord. (évaluée à 200 millions environ) sont désormais soustraits à Tchang-Kai-Chek Des territoires immenses habités par une population immense à ses protecteurs de Wail Street. La conquête de la Mandchourie dote ces territoires d'un bastion industriel important, la Mandchourie ayant connu déjà l'occupation japonaise un rapide développement industriel favorisé par les richesses naturelles du pays. Tchang-Kai-Chek et la clique de réactionnaires corrompus qui l'entoure nouveau vers Washington, implorant une nouvelle aide urgente afin de faire face au danger d'écroulement complet de leur régime. Mais si le capitalisme américain est partisan d'une aide active à « l'ancienne alliée et amie la Chine », il est peu probable qu'il consente cette aide au régime de Nankin tel qu'il est maintenant.
Aux défaites militaires cuisantes du « généralissime » s'ajoute route complète de Malgré la réforme monétaire introduite le 19 août 1948 et les mesures sa politique dans la partie de la Chine qu'il contrôle encore. # d'austérité » décrétées pour maîtriser l'inflation astronomique qui sévissait dans oes territoires, le peu de progrès enregistré jusqu'ici risque d'être anéanti complètement sous le vent de la défaite soufflant du Nord.
Le mécontentement est grand non seulement parmi les ouvriers et les paysans de la Chine contrôlée par Nankin, mais aussi dans la petite bourgeoisie citadine ruinée et même parmi les commerçants et industriels des grandes villes du Sud. naire de la résistance des masses, particulièrement dans les grands centres urbains Seule la terreur et le manque d'une direction et d'une organisation de la Chine permettent encore à Tchang-Kai-Chek de tenir.
En effet, la politique stalinienne tout en épousant maintenant la forme d'une lutte militaire appuyée par les masses paysannes du Nord contre le régime de l'oublier — dans le cadre de l'évolution des rapports Moscou-Washington, Pen- Tchang-Kai-Chek, s'inscrit en Chine comme partout ailleurs - il ne faut pas alors partenaire de l'alliance des « démocraties » contre le fascisme. Mais même dant la guerre, cette politique était celle d'un appui total à Tchang-Kai-Chek, après la fin de la guerre, les dirigeants staliniens n'ont cessé de flirter avec lui commun. L'aggravation de leurs rapports avec le dictateur de Nankin alla de pair avec son régime de constituer un gouvernement « démocratique » aveo l'aggravation des rapports Moscou-Washington, gramme et dans leur Même è présent, les action le programme d'une révolution bourgeoise démochinois ne dépassent pas dans leur procratique en Chine : réforme agraire au profit des paysans moyens et riches ; gouvernement démocratique de coalition. Dans la gamme des « Démocraties Populaires », la politique des staliniens chinois occupe la place la plus à droite.
Dirigée de Moscou, cette politique s'inspire d'une part de la crainte éprouvée par la bureaucratie du Kremlin devant la perspective d'une véritable révolution
Chine, et d'autre part du souci constant de cette bureaucratie prolétarienne de ne pas inquiéter outre mesure Washington, de n'utiliser la pression du moudes masses chinoises que comme un des moyens principaux pour arriver réellement dans le sens du compromis ou si, au contraire, l'effondrement de la un compromis Les mois à venir démontreront avec Wall Street. dans quelle mesure ces calculs influeront
Chine de Tchang-Kai-Chek n'accélérera pas les préparatifs de guerre des impérialistes qui tâcheront, les Américains sur le Japon et les Anglais sur les Indes, de reconquérir l'Asie qui leur échappe.