Nous avons franchi des milliers de kilomètres et nous avons parlé à des millions de gens, soit personnellement, soit par la radio ; nous avons toujours souligné avec force le point principal : un problème énorme et décisif est posé devant le peuple américain, celui de la guerre.
De la manière la plus tangible et la moins équivoque possible, nous avons répété notre thème fondamental : ou bien les ouvriers et les paysans prendront le pouvoir politique, instaureront un Gouvernement Ouvrier et Paysan et établiront une paix socialiste ; ou bien le capitalisme, dans son agonie mortelle, anéantira • la oivilisation par la bombe atomique.
Tous les autres problèmes cruciaux de notre époque — l'inflation et la dépression, l'abolition des libertés civiles, l'oppression des noirs, les conditions abominable de logement — tous ces problemes dependent, quant à leur solution, de notre possibilite de donner une fin au mal principal, la guerre capitaliste.
La préparation de la guerre exclut toute solution même temporaire et partielle de nos graves problèmes sociaux. Comment pourrions-nous batir les millions de nouvelles maisons qui sont nécessaires lorsque le gouvernement consacre d'énormes quantités travail et de matériel à construire l'appareil militaire le plus puissant qu'on ait jamais connu ? Comment pourrionsnous arrêter la hausse des prix, lorsque Washington prend dans nos poches 45 milliards de dollars par an pour le budget de guerre ? Comment pourrionsnous sauvegarder les droits civils, lorsque les militaristes et les culoltes da peau essaient de plus en plus de reduire le peuple, à coups de cravache, en i dociles esclaves industriels et en chair à canon pour la guerre totale ?
Conséquences d'une nouvelle guerre.
Mais tout ceci n'est rien en comparaison de ce que nous apportera guerre elle-même. Même des publications capitalistes, comme le U.S. News, admettent que dans la guerre à venir il y aura parmi les Américains 9 à 10 millions de victimes ; la classe ouvrière sera placée sous la botte de fer du militarisme; nous dépenserons au moins 500 milliards de dollars ¡ la dette nationaje montera jusqu'à 750 milliards de dollars ; la production de tous les biens de consommation sera freinée et le dollar perdra les neuf-dixièmes de sa valeur.
Il est sûr que cette perspective -qui est terriblement immediate — jette son ombre sur toutes les autres questions. Il est sûr que ce doit être la question la plus urgente et la plus disculée dans celte campagne électorale.
Cependant, aussi bien Truman que Dewey ont déclaré que les questions de politique étrangère - la question de la guerre et de la paix — « ne sont pas un des points politiques en discussion ». Sur cette question, la plus grave de toutes, ils demandent l'unanimité et I' « unité ». Et ils flétrissent tous ceux qui pourraient soulever celle question ou émettre des doutes sur la course bi-partite à la guerre, ils les stigmatisent.
ME comme des « éléments subversifs » et les menacent de lois répressives et de persécution.
Pourquoi ont-ils peur de porter devant le peuple américain cette question de vie et de mort ? Pourquoi menacentile tout parti, comme le nôtre, qui ose examiner cette question publiquement et demande que oe soit le peuple lui-même, par la voie d'un réferendum, qui tranohe cette question de laquelle dépendent tout son avenir et le sort de l'humamité ?
Parce que cette conspiration qui vise à plonger encore une fois la nation américaine dans la guerre ne peut pas résister à la lumière du grand Jour ne peut pas souffrir une discussion complète et libre. Parce que cette conspiratlon de guerre que trament les banquiers et les militaristes ne pourrait être imposée qu'à des gens dociles, confus et crédules qui ne sont pas en possession des faits.
Pourquoi l'oligarchie financière de Wall Street se prépare-t-elle nouvelle aventure guerrière ? Sont-ils fous ? Non, ils sont poussés par leur propre systeme a s'etendre et a chercher la destruction de tous • leurs rivaux. tout comme les industriels et les banquiers allemands avant la dernière guerre mondiale. L'économie capitaliste americaine serait aujourd hui plongée dans une crise mortelle si les dépenses gouvernementales pour la préparation de la guerre ne soutenaient pas la pro-
L'économie capitaliste américaine, avec son immense accumulation de richesses entre les mains d'un petit nombre, avec l'abime toujours croissant entre la capacite productive grandissante et la capacité d'achat des masses décroissante, est inexorablement poussee vers l'expansion pour contrôler le monde, pour éliminer tous les concurrents du marché mondial, pour s'emparer de tous les domaines qui peuvent servir à de nouveaux investissements pour son capital inemployé.
Comprenez cette réalité !
Comprenez cette réalité, camarades ouvriers d'Amérique ! Le système du profit engendre les guerres. Tous les discours de propagande sur la défense de la démocratie contre le totalitarisme sont des mensonges et de la tromperie. Si le brutal système stalinien n'existait pas, le capitalisme des U. S. A. trouverait d'autres prétextes pour la guerre, exactement comme il l'a fait en 1917 o4 3e 4041 et en 1941.
Voilà pourquoi Wallace ment lorsqu'i dit que son programme peut prévenir la guerre. Happelons-nous qu'il se vante d'être « le meilleur ami du capitalisme ». Il soutient et défend le système du profit. Si aujourd'hui il cherche d'une manière démagogique des voix avec de fallacieuses promesses de " paix », demain il soutiendra, comme il l'a déja promis, limpérialisme des U. S. A. lorsque celui-ci s'acheminera vers la guerre. Précisément parce que Wallace croit fermement et avant tout au capitalisme, il ne peut que fourvoyer et désarmer tout mouvement s'orientant contre la guerre, et le trahir au moment crucial.
En ce qui concerne Norman Thomas, du Parti Socialiste, il a soulenu l'impérialisme américain pendant la deuxième guerre mondiale et il a déjà promis de le soutenir à nouveau durant la guerre à venir.
Le 2 novembre, votez S. W. P.
Notre bilan d'activité, l'attitude courageuse de nos leaders en face de la répression et des condamnations à l'emprisonnement sont des preuves convaincantes que le s. W. P. est un parti luttant authentiquement contre la guerre capitaliste, qu'il est le seul parti qui s'oppose réellement à la guerre. Mais n'esi-il pas trop petit pour être efficace ? Ne vaut-il pas mieux voler pour un parti plus grand, comme celui de wallace, et assurer ainsi un grand vote de protestation contre la guerre ?
C'est là une méthode de penser fausse. Les capitalistes ne sont pas effrayés par les faux mouvements contre la guerre, quelle que soit leur ampleur.
ont meme parfois aidé à l'organisation de tels mouvements, pour freiner le developpement d'une opposition elliace co sente la rele et le atte ration est d'enlever le pouvoir aux tauteurs de guerre et de le placer entre les mains des représentants des ouvriers et des paysans. Voilà pourquoi un vote pour le s. W. P. le 2 novembre est la voie la plus efficace pour construire la force qui s'opposera à la guerre et pour arrêter les mains des fauteurs o guerre, la vole la plus efficace pour donner un nouvel espoir et un nouveau courage aux forces de gauche à travers le pays, la voie la plus efficace pour construire le mouvement socialiste en le transformant en un mouvement de masse et pour appeler le peuple américain à la lutte pour une Amérique socialiste.