CAMARADES! DANS les deux années révolutionnaites de 1848-1849, la Ligue communiste a doullement subi l'épteuve, d'alord dans le fait que, parcout, ses membres dans 1-s rangs de la seule classe révolutionnaire décisive, ont saisi le mouvement avee énergie et se sont comportés en avant-garde le prolé arial, dans les publications de la pr.sse, sur ls barricades, et sur les champs de bataille. De plus, ia Ligue a fai preuve de mérite dans le fait que son explication du mouvement. telle quelle a été é ablie dans la circulai e du Congrès ei du Comité centrai contenant le Manifeste Communiste de 1847, s'est avérée la seule correcie, étant donné que les prévisions exprimées dans ce document offielel ont été comp.ète ment confirmées et que sa conception des rapporis sociaux actuels (qui auparavant n'avait été que secré em nt défeniue par da Ligue) est main.enant courante el est ouvertement exposée sur la place publique. Dans le même temps, l'organisation, autefois forte, de la Ligue a été sérieusement ébranlée. Une grande partie de ses membres qui avaient directement participé au mouvement révolutionnaire, croyaient que l'époque des scelétés s crêtes était révolue et que l'activité publique avec le Comité central se relâcher et, graduellement, se sont effondiés. seule était suffisan.e. Les cercles personnels et les groupes ont laissé leurs liens
Pendant que le Parti democrale, le parti de la petie bourgeoisie, s'orranisais de plus en plus en Allemagne, le parti ouvrier pe lit son saul point d'appui solide, resta organisé tout au plus dans quelques rares localités et seulement pour des buts locaux. et fut Ilone complètement subordonné, dans le mouvement général, à la loi et à la direction des démocrates petits-bourgeois. Il faut mettre fin maintemant à ans conditions et il faut ré ablir l'activité indépendante des travailleurs.
Le Comité central en comprit la nécessité et à cette fin, dans l'hiver 48-49, envoya Josepa Mol comme émissaite en Allemagne, avec tâche de réorganiser la Ligue. La mission de Moll ne donna aucun résul at durabe, en partie à cause du fait qu'à citte époque les ouvriers allemands n'avaient pas fait une expérience suffisante, et en parie à cause da fait que l'insurrection qui se produisit à la fin de mai interrompi: la poursite de cette mission. Moll lui-même prit les armes, entra dans l'armée de Bad: et du Palatinat et tomba le 19 juillet idans la bataille de la Murg. La Lique subit ainsi la perte de l'un de ses membres les plus anciens, des plus actif el sûr qui avait participé à fous les congrès du parti et aux réunions du Comilé central et ori avait aunaravant accompli avre grand suecès une série de missions secrètes. Après la défaile des partis évolutionnaires d'Allemagne et de France en 1849 nrafiquement, tous les mombres du Comité central, ramplis d'une nouvelle énergie révolulionnaire, se rassembèrent à nouveau à Londres et s'ac ivèrent à réorganiser la Ligue avec un zèle renouvele.
Cette réoroanisation ne peut réussir que par l'envol d'un émissaire, et le Comité central considère qu'il est de la p'us grande importance que l'émissaire parte en ce moment cù rre nouvello révolution approche, quand le parli ouvrier doit être aussi bien organisé que nossihle et doit apparaître dans l'arène aussi uni et aussi indé• pendant que possible, si l'on ne veut pas qu'il soit exploité et pris en remorque par la bourgeoisie, comme cela a été le cas pn 1848
Camarades ! Nous vous avons dit, dès 1848, que la beurgeoisie libérale allemande rentrait bientôt le pouveir et retournerait imméfiatement ce pouvoir fraich ment acqu's contre les travailleurs Vous savez comment cette prédic'ion s'est réalisée. En réalité, co fit 11 bon-geoisie qui. après le mouvement de mars 1848, s'empars du nouvoir d'E'at et uti'isa ce pouvoinour renvoyer les travailleurs. gos alliés l'hier. à leur nécéde condition d'onn-imés. Bien onto da barrreoisie n'ait pas pu le réaliser sans s'allier au parti féodal, qui avait été écarté en mars, et 22 même sans se soumettre finalement à nouveau à la loi de ce parti absolutiste féodal, e.le obtint cependan pour elle des conditions qui, étanc données les difficultés financières du gouvernement, lui auraient donné le pouvoir pour une longue période et garanti ses intérêts dans le cas où il eu apparu possible que le mouvement révolutionnaire avai déjà pénétré dans la voie d'un prétendu développement pacifique. Pour garantir son règne, la bourgeoisie n'aurait même pas eu besoin d'appliquer des mesures de vioience es de souever ainsi la haine du peuple puisque ces mesures avaient déjà été prises par la contre-révolation féodale. Mais le développement de la giuation ne suit pas révalution qui accélérera ce développemeni est proche, quelle soit causée par ca cours pacifique. Au contraire, la soulèvement indépendant du pro.étariat français ou par l'invasion de la Babylone révolutionnai:e, par la Sainte-Alliance.
Et le rôle, ce rôle traire, que la bourgeoisie libérale allemande de 1818, contre la peap.e, sera repris par la peti.e bourgoisie démocrate qui, en tax, Joua - parti d'opposition, prend.a dans la révolution qui vient, la meme posion que da bourgeoisie libérale en 1848,
Ce Parii démocrate qui est bien plus dangereux pour les travailleurs que ne l'étaient auparavant les dibéraux, est composé de trois é.éments :
1° La paríie la plus progressive de la giande bourgeoisie dont le but est le renversement immediat et compl t du féolalisme e, de l'aosolutisme. Cette faction est représentée par la défunte Union Berlinoise, tes objecteurs de l'impôt ; durant le dernier mouvement, élail l'étabissement d'E.ats-Unis d'Allemagne plus 2º La pelice bourgeoisie démocrate consil.utionnelle dont le but principal, ou moins democra iqces, ainsi qu'en témoigne la lutte menée par ses représentants de Stuitgart et dans la campagne pour la Cons.itution fédérale ; frac.ion de gauche de l'Assemblée de Francfort, et, plus tard, dans celle
3º La peite bourgeoisie républicaine, dont l'idéal est une république allemande fédérative, sur le modèle de la Suisse, et qui, maintenan., s'intitule « rouge et sociale-démocrate », sous prétexte que le caresse le vœu pleux dabolir l'oppression de la petite bourg olsie par la grande bourgeoisie. Les représenlants de cette fraction étaient les membres de Congrès démocra ique et du Comité démocratique, les directeuis des sociétés démocratiques el les directeurs dus journaux démocratiques.
Depuis leur défaite, toutes ces frac.ions se qualifient elles-mêmes de « républicain.s » ou de « rouges », de la même manière que la petite bourgeoisie répub.icaine de Francfort s'appelle maintenant « socia iste ». Mais là où, comme au Wur temberg, en Bavière, ete., Ils trouvent encoce de moyen d'atteindre luis buts sur la voie cons.itutionnelle, ils profilent de celte occasion pour rej ter leurs vieux discours, et pour prouver qu'en pra.ique ils n'ont pas changé le moins du monde. De plus, Il est évident que le chang ment de nom (de leur parti ne modifie en rien le caractère d: leurs rapports avec les travailleurs mais prouve simplement que lorsqu'ils doivent agir contre la bourgeoisie alliée à l'absolutisme, ils sont contraints de s'appuyer sur le prolétariat.
Le Parti démocratique pe.it-bourgeois d'Alemagne est très puissant : il comprend, non seulement la grande majorité dus classes moyennes des villes, les petits ma: chands industriels et les maîtres des corpora.ions, mais encore la paysannerie et à sa suite le prolé ariat agricole, aussi longtemps que ce.ui-ci n'aura pas trouvé un soutien dans le prolétariat Indépendant des viLes.
Les circonstances dans lesquelles se trouve le Parti ouvrier révolutionnaire, le font marcher la main dans la main avec le Parti démocra.e peut-oourgeois contre la frac.ion qu'il se propose de renverser, mais le parti des travailleurs prend une attitude d'opposition sur tous les sujets où la peite bourgeoisie désire assurer sa propre position.
La petite bourgeoisie démocralique qui est loin de vouloir révolutionner l'ensemble de la socié.é au profit du pro.étariat, lutte pour un changement des convitions sociales au moyen duquel la société ac.ue.la sera rendue aussi supportable et aussi confortable que possible pour elle. En conséquence, ele désire surtout réduire l.s dépenses gouvernementales en restreignant la bureaucratie el en imposani les principales taxes sur les gros propriétaires terriens et sur la grande bourgeoisie. Elle exige, en outre, l'abolition de l'oppression du gros capital sur la pe.lt capital par l'établissement d'institutions de crédii public ei par l'adoption de lois contre les usuriers, grâce auxquels ils lui s.ra possible, ainsi qu'à la paysannerie, d'obtenir des prêts à des conditions plus avantageuses de la pari des capi.alistes. Elle dêsire aussi l'établissement de rapports de propriélé bourg oise à la camnagne par l'abolition complèle du féodalisme. Afin d'obtenir teus ces résultats, elle a besoin d'un gouvernement démoratique, c'est-à-dire républicain constitutionnel qui donnerait à elle et à son alliés la pavsannerie, la majorité, et un système de gouvernement municipal démocratique qui mettrait entre leurs mains le contrôle direct de la propriété municipale et d'une série de foncions politiques qui sont actuellement exercées par les bureaucrates.
Le règne du capital et sa croissance rapide seraient en outre entravés par e'le en partie au moyen de restriclions du droit d'hérifage et en nartio par la réalisation du plus grand nombre possible de travaux prblies par l'Elat. En ce qui concerne les travaileurs. 1l reste entendu qu'ils doivent conserver la même situation qu'auparavant, la petite bourgeoisie démocratique se contentant de désirer leur
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QUATRIEMEINTERNATIONALE assurer un meilleur salaire et une existence plus sûre ; elle espère y parvenir par l'emploi temporaire indirectes ei briser leur énergie révolutionnaire en remdant leur condion momen- En cret, eue espère plus ou moins corrompre les des travaileurs par bat et par les travailleurs pas des aumônes mesures d'assis ance. tanemen, supportabie, Les revendications ue la doucran.
énoncées, ne sont pas faites simultanément par toutes ses fractions, mais prises petite vomg-voe auisi dans leur ensemole, elles représentent le but établi de quelques-uns de ses adhéren.s. Pius il y a dindividus ou de fractions qui présentent des revenuica.ons, et plus es revendications ci-dessus deviennent leufs propres revendications ; le petit nombre d'individus qui voit dans les revendications mentionnées ci-dessus son à la révomnon. Ces revendica ions ne peuvent en aucune façon donner saustaccon propre programme peut penser que cest le maximum que ton peut demander au parti du prclétaria..
Tandis que la petite bourgeoisie démocratique souhaite amener la révolution à la conclusion la plus rapide possibie par la sausfaction du plus grand mombre possib.e des revendications menionnées ci-dessus, notre intérêt et noue consistent a rendre la révolution peumanente jusqu'à ce que toutes les classes possédantes soient plus ou moins dépossédées, le pouvoir gouvernemental acquis au proletariat ej l'union des prolétaires réalisée, non seulement dans un seul pays, mais dans tous les pays impoutants du monde ; ce qui arrêtera la concurrence du ces pays et au moins jusqu'à ce que les forces de produciion les plus essentielles soient concentrées entre les mains du prolécariat. Pour nous, il ne pout êre simplement ques ion d'un changement dans la forme de la propriété privée, mais de la destruction de celle-ci en tant qu'inslitution ; non d'un étouffeles classes ; non de l'amélioraion de la société actuele, mais de la fondation d'une nouvelle société.
Il n'y a aucun doute que la démocralie petite bourgeoise acquerra pour l'instant une influence prépondérante au cours du développement de la révolu.ion en Alle magne. La qu sion se pose done de savoir quelle doit être l'attitude du prolétariat et particulièrement de la Ligue des communis.es envers la démocratie pelite bou.geoise :
1° Tandis qu continuent les relations actueles et que les démocrates petitsbeurgeois sont encore opprimés :
2" Dans la prochaine lutte révolutionnaire au cours de laquelle les démocrates petits-bourgeois s'assureront la prépondérance dans le pouvoir ;
3° Après la lutte, pendant la période dans laquelle les démocrates petits-bourgeois exerceront leur prépondérance sur les classes qui viennent d'être renversées et sur se prolétariat.
PREMIEREMENT, Au moment ou la petite bourgeoisie démocratique se trouve partout opprimée, elle prêche en général l'unité et la réconciliation avec le prolétariat ; elie essale de lui lier les mains et tend à créer un grana narti domposition qui engloberait toutes les nuances d'opinion dans le parti démocratique : Ce qui signifie qu'elle tend à empêtrer les ouvilers au sein d'un parti dans lequel les phrases socia es-démocrates générales prédominent et derrière lesquelles sont dissimulés ses intérêts particuliers de classe. Mais les revendica ions précises du pro'étariat ne doivent pas bien entendu, pour la cause de la paix et de la tranquillité, être mises en avant. Une telle unité se tournerait seulement au profit tout entier de la démocratie petite-bourgeoise et au détriment du prolétariat. Le prolétariat perdrait toute sa position indépendante si chèrement achetée et redéviendrait un appendice de la démocratie bourgeoise officielle.
Il faut rejeter cette unité de la façon la plus résolue. Au lieu de s'oft ir aux démocrates bourgeois pour les servir d'équipes d'acclamations, les ouvriers (et pardessus tout In Ligue) doivent rouvrer à la création d'une organisation indépendante, clan lestine et ouverte, du parti ouvrier à côté des démocrates officiels et ils cnivent faire de d'associations ouvrières dans lesquelles la position et les intérêts du prolétariat seront discutés indépendamment des influences bourgeoises.
On peut voir combien est sérieux le désir d'une alliance des démocrates bourgeois nar l'exemple des démocrates de Breslau oui, dans leur organe, la « Neue Odor Zoitung », attanuent les travailleurs organisés indépendamment, qu'ils taxent de « soclalistes » de la manière la plus enragée.
Dans le cas où survient une lutte contre un ennemi commun. il n'y a pas besoin d'aucune sorte d'alliance. Dès qu'il est nécessaire de combattre directement un tel ennemi, les intérêts des deux parties coïncident momentanément ; et cette relation temnoraire s'établira à l'avonir tout comme dans le rassé Il vo de coi que, dans les prochains combats sanglants, de même que dans tous ceux du passé, ce sont principalement les ouvriers oui assureront la victoire par leur courage et par leur esprit de décision et de sacrifiée. Comme par le passé. la petite bourgeoisie EN MASSE. hésitera à nouvean à entrer dans la Tutte. restant inactive et j-másolte aussi longtemps que possible. Et puis, aussitôt que la victoire paraitra certaine elle s'efforcera de se l'accaparer. Elle fera appel aux ouvriers pour garder leur calme et pour retourner au travail afin d'éviter ces (prétendus) excès; et elle comices24 cera à priver les ouvriers des fruits de leur victoire, Il ne dépend pas des ouvriers d'empêcher aussi disticale que possive a la peti.e pourgeoisie l'ucisation de son poavoir convre la petice bourgeoisie dagir ainsi ; mais il dépend de rendre le proie.alat arme, et de am weter de teles coniuons que le regue craces buurgeois porte par avance en wi-meme le germe de sa propre des.ru.uon, ce qui rena a constueraolement plus facile son éliminacon utérieure par la comination du proletariat.
«onuau te contu et immédiatement après la lutte, les ouvriers doivent contrecarrer pai-deSsus tout et cans coute la mesure du possie les appes au caime ae la bourgeuste, en opageant es uemocra es a réalser par eux-moms leurs phrases terroristes actuelles. Ils doivent tendre à ce que l'entnousiasme révolutionnaire qui se manifeste immédiatement ne soit pas à nouveau supprime immema emeut apres
Au conuaLe, is norvene le prolonger aussi ongtemps que possible.
bien loin de se proaoncer vonte es sui-cisant exces des ex mpies de vengeance
Souvemes ha.s), ii est non semement Souvenirs ha.s), il est non sememen nécessaire de tolérer ces exempies, mais il populaire contre ides individus exécrés bâtiments pubues rappelant des faudra les prendre en mains er les duiger.
Pendanc la lutte et après la luite, les ouvriers doivent à chaque occasion présenter Lurs propres revendicadons en opposition aux revendica.ions presencées aussiot que es démocrates par les democraces bourgeois. Is doivent exiger bourgeois s'apprêtent à prendre le pouvoir dans lcurs des garanties pour les ouvriers propres mains. En cas de nécessité ils doivent obtenir ces garances par la force et ils doivent notamment veiller à ce que les nouveaux dirigeants s'engagent au plus grand nombre de concessions et de promesses possibles. Le melleur moyen est de les forcer à se compromettre, Is doivent batire en brêche autant que possible toutes les manifestations d'ivresse dans la victoire et denthousiasme pour le nouvel état de choses qui se produisent au lendemain de toute baaille de rue vietorieuse, ef ils doivent exprimer franchement de toutes les façons leur manque de confiance dans le nouveau gouvernement au moyen d'une froide analyse du nouvel éta, de choses. Ils doivent e.abhr simullanémeni leur propre gouvernement ouvcier révolationnaire aupres du nouveau gouvernement officiel, que ce soit sous la forme ouvriers, de telle manière que le gouvernement démocratique de la bourgeoisie, de comités exécutifs, de conseils communaux, de clubs ouvriers ou de comilés non seulement peule sente lui-même aussitôt son surveillé et menacé par une autorité derrière laquelle se entrave direcle sur les ouvriers, mais au contraire se tient la masse des ouvriers. En un mot, du moment même de la vieloire, celle-ci, il ne faut plus diriger la méfiance des ouvriers contre le parti réactionnaire et après vaincu, mais contre ancien allié, les démocrates petits-bourgois qui ne désirent exp-oiter la vicloire commune que pour eux
DEUXIEMEMENT. - Mais afin d'être capable de s'opposer à ce parti (dont la trahison envers les ouvriers commencera des la preneze heure de la vieto.re) de façon énergique et menaçante, les ouvriers doivent être armés et organisés. Il fout realiser immédiatement l'armement de tout le prolétariat, avec des mousquetons, des fusils, des canons et des munitions, et il faut sopposer à la renaissance de la vieille garde civique dirigée contre les ouvriers. Là où il n'est pas possible de parvenir à cei objecof les ouvriers doivent sefforcer de s'organiser indépendamment en gardes prolétariennes, avec leurs propres un étal-major general elu par eux, et de se placer sous les ordres, nun du pouvoir d Etat existant, mais des conseils communaux ouvriers. Là où les ouvriers sont employés par l'Etar, révolutionnaires organises ils doivent s'organiser et efforts des s'armar en un corps spécial avec un chef éu ou en tant que partie de la gande prolétarienne. Les ouvriers ne doivent permetire sous aucun prétexte que l'influ nce des démocrates bourgeois sur les ouvriers : créer immédiatement une armes et leurs munitions leur soient désarmer le prolétariat doit être déjouée, par la enlevées des mains force si ; toute tentative de besoin est. Détruire leurs organisation indépendante et armée des ouvriers ; créer des conditions qui seront aussi pesantes et aussi compromettantes que possible pour la démocratie bourgeoise dont le régne temporaire est inévitable: tes sont les points principaux que le prolétariat ainsi que la Ligue doivent avoir en vue pendant le prochain soulevement.
TROISTEMEMENT. - Aussitôt que le nouveau gouvernement s'est installé, de s'opposer avec force à la petite bourgoisie, il est commence la lutte contre les ouvriers. Pour avant tout nécessaire qu'ils ouvriers soient capables soient organisés de façon indépendant: dans les clubs, et centralisés. Le Comité central de la ligue se rendra en Allemagne aussitôt que possible, immédiatement après 1, renversement du présent gouvernement; il réunira immédiatement un congrès et lui soumettra les propositions nécessaires pour la centralisation des clubs ouvriers, sous une direction fonctionnant au point central du mouvement. conditions essentielles pour le renforcement et le développement du parti ouvrir. L'organisation rapide des liaisons provincial s des clubs ouvriers est une des La conséquence immédiate du renversement du d'une assemblée nationale représentative. A ce sujet, le prolétariat doit veill r aux questions suivantes :
1. - Ne pas permettre l'exelusion du vote de toute catégorie importante locales et des commissaires du gouvernement; d'ouvriers sous quelque prétexte que ce soit, par les chicaneries des autorités
2. - Les candidats ouvriers qui, dans la mesure du possibl, devront être des membres de la Ligue, devront être opposés aux candidats des démocrates petitsbourgeois. Nous devons lutter par tous l's moyens pour l'élection de nos candi. dats. Même dans les localités où il n'y a pas d'espoir de les faire élire, travailleurs doivent présenter leurs proprs candidats atin de préserver propre indépendance, afin de pouvoir mesurer leurs propres forces et afin de prés nter à l'opinion publique leur attitude révolutionnaire et le point de vue de leur parti. Ils ne doivent pas se laisser corrompre par les diseours des démocrates disant, par exemple, que le parti démocrate s ra divisé à cause de l'action indépendante des travailleurs, et que cela rendra possible la victoir: de la réaction Lemploi de tels discours se termine toujours par une (scroquerie contre le prolétariat. Le progrès que le parti prolétarien doit faire en se présentant indépendamm nt est infiniment plus important que le désavantage causé par la présence de quelques réactionnaires daas l'assemblée représentative. Si la démocratie prolétarienne se présente dès l2 début avee détermination et par des actes de terreur contre la réaction, l'influence de la réaction dans les élections sera de plus détrulte par avance.
Le premier point sur lequel les démocrates bourgeols entreront en conflit avec les ouvriers sera la question d l'abolition du féodzlisme. D même dans la première révolution française, les petits bourgeois donneront gratuitement les terr s féodales a la paysannerie, ce qui signitie que le prolétariat agricole restera dans la meme situation qu'auparavant, car is veulent une petite bourgeoise paysanne qui passera par de même cycl d'appauvrissement et d'endettegeoisie paysanne qui ment qui afflige aujourd'hui ln paysannerie française.
Dans l'intérêt du prolétariat, les travailleurs dolvent s'opposer à ce plan. Ils doiv nt exiger que les propriétés féodales confisquées soient converties fermes d'Etat, afin d'être employées comme colonies de travail que le prolétariat agricole exploiterait avec tous les avantages d: la grande culture, et au travers desquelles le principe de la propriété collective acquerrait immédiatem nt forte base au milieu de l'affaiblissement d s rapports bourgeois de propriété. Les travallleurs des villes doivent s'allier aux travaileurs des champs tout comme les démocrates s'alli nt à la paysannerie. De plus, les démocrates lutteront pour l'établissement d'ume république fédérative ou, dans le cas où ils ne peuvent pas éviter l'établissement d'ane république un et indivisible, is tenteront de paralyser le gouvernement central en réclamant la plus grande autonomte et indépendano: pour les municipalités et les provinces. En opposition à ce les travailleurs doivent non seulement lutter pour l'étab'issement de la république allemande une et indivisibi. mais pour la plus décisive centralisation des forces entre les mains de l'Etat. Ils ne doivent pas se laisser berner par les palabres d's démocrates sur la liberté pour les communautés locales, le gouvernement propre, ete... Dans un pays comme l'Allemagne où tant de survivances du féo dalisme restent encore à abolir, il ne saurait en aucun cas être to'éré due chaque village, chaque ville et chaque province devi nne un obstacle à l'activité révofutionnaire, qui ne peut se développer pleinement que d'un point central. On ne tolérer de voir se perpétuer les conditions prés ntes qui forcent les Alle lutter séparément dans chaque ville et dans chaque province pour la même quantité
Il est encore moins possible de permettre la continuation de la propriété municipale qui est une forme plus réactionnaire que la propriété privée contemporaine, et qui est maintenant partout en décadence et la cause de litiges constants entra les municipalités riches et les pauvres municipalités; il est éga. lement inadmissible que, parallèlement à la loi civile générale, la loi civile municipale existante, avec ses chicanes contre les travailleurs, continue d'exister au travers de la soi-disant construction Jibre de la commune. C'est actuellement la tache d'un parti révolutionnair de réaliser la plus stricte centralisation, comme ce fut le cas en France en 1793 (1).
(1) On doit observer aujourd'hui que cette remarque est basée sur un malentendu. On considérait alors comme établi (grâce aux falsificateurs bonapartistes libéraux de l'histoire) l'appareil centralisé de l'admin stration française introduit par la Révolution et que la Convention s'en était servi comme d'une contre les ennemis de l'extérieur. Mais c'est maintenant un fait bien connu que, pendant arme décisive dans la lutte contre la réaction royalate et fédéraliste et toute la Révolution et jusqu'au 18 Brumaire, toute l'administration des départements, des cantons et des munic palités fut composée d'autorités élues par la papulation ellemême, qui jouissaient d'une entière liberté dans les limites la législation générale levier de la révolution. Cet auto-gouvernement provincial et local tout comme en à tel point que Napoléon, immédiatement après son coup d'Etat Amérique, fut le plus fort du 18 Brumaire, se hâta de le remplacer par l'autorité des préfets qui a été conservée jusqu'à présent et qui, de cette façon, a réaction. mesure où le gouvernement local ou provincial n'entre été, dès le début, une véritable arme de le lié à cet lié à cet égoïme municipal et cantonal borné qui est si choquant en Suisse contradiction avec la centralisation politique et nationale, il n'est pas nécessairement pas en les républicains fédéraux de l'Allemagne du Sud voulaient introduire en Allemagne en et que tous 1849. (Note d'Engels pour l'Edition de Zurich de 1885.) 26
Nous avons vu comment les démocrates peuvent vraisemblabl ment arriver au pouvoir dans le prochain mouvement révolutionnaire, comment ils seront obligés de proposer un plus ou moins grand nombre de mesures socia istes. On s9 demandera quelles mesures les travailleurs devront proposer en opposition. Au commencement du mouvement, les travailleurs ne pourront naturellement proposer aucune mesure communiste immédiate, mais cependant ils pruvent :
1. - Forcer les démocrates à empiéer le plus loin poss.sie sur le système actuel de la société afin d: gêner son développement normal, ainsi les amener à compromettre leur propre position et obliger à concentrer la plus grande quantité de forces productives, de moyens de transports, d'usines, de volis ferrées dans les mains de l'Etat.
2. - Ils doivent pousser les propositions des démocrates, propositions qui ne sont en aucun cas révolutionnaires mais réformistes, jusqu'à 1 urs consequences extrêmes et transformer ces propositions en attaque directe contre la propriété privée; par exemple, la petite bourgeoisie propose d'acquérir les voies ferrées et les usines, les travailleurs doivent exiger que les voies ferrées 't les usines, parce qu'elles sont la propriété des réactionnaires, soient simplement confisqués sans compensation. Si les démocrates proposent des impöts proportionnels. ils doivent exiger des impots (sur le revenu) progressifs; si ls démocrates proposent eux-mêmes un impôt sur le revenu, d'une progression modérée, a ors les travailleurs colvent réclamer un impôt dont la progression soit si rapide que le résultat en serait un effondrement du grand capital; si les democrates exigent le reglement de la dett: d'Etat, les travailleurs doivent en réclamer l'annulation (banqueroute de l'Etat). Par conséquent, les revendications des travailleurs dépeniront partout des conc ssions et des mesures proposées par les démocrates,
Même si les travailleurs allemands étaient incapables de parvenir au pouvoir et de faire aboutir leurs intérêts de clais, ils peuvent, cette fois-ci, avoir la certitue que le premier acte du prochain drame révolutionnaire coïncidera aveo victoire directe de leur propre classe en France et qu'il en sera grandement hâté.
Mais Ils réaliseront la plus grande partie de leur victoire finale à leur profit, par leur propre compréhension de leurs intérets de elass , en auoptant le p.us tôt possible une propre attitude de parti indépendant et en ne se laissant pas égarer au sujet de la néc ssité de l'organisation indépendante du parti du prolétariat par les phrases hypocrites de la petite bourgeoisie démocratique. Esur eri de guerre doit toujours être : « La Révolution en permanence ».