Documents de la IVe Internationale

Conférences, congrès et résolutions, dans leur texte français

La revue › numéro de mai-juin

Les grèves de Bilbao

Quatrième Internationale, numéro de mai-juin · mai-juin 1947 · p. 3-4 · 414 mots

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La lutte héroïque que les grévistes de Bilbao ont engagée contre le régime sanglant de Franco éclaire la véritable voie qui peut mener à la chute du bourreau de la révolution espagnole.

Les politiciens à la solde de l'impérialisme anglo-saxon, qui s'agitent dans l'immigration : les Prieto, les Barrios, les Giral, les Liopis passent leur temps à élaborer des combinaisons ministérielles savantes, capables d'inspirer confiance à l'impérialisme et à la réaction espagnole et d'assurer la transition « à froid » de Franco à uné nouvelle forme gouvernementale monarchiste ou « démocratique » qui ne mettra pas en danger P'« ordre » bourgeois.

Les staliniens et leurs hommes, de leur côté : les Negrin, les Alvarez del Vayo, etc., ne cherchent qu'à s'assurer quelques postes dans une vaste équipe gouvernementale d'« union nationale », leur but restant non pas de conduire les

8 2 masses espagnoles vers la révolution, mais seulement de contrecarrer les élémente qui veulent pousser l'Espagne vers le « bloc occidental » et de la rapprocher au maximum de PU. R.S. S.

Les uns et les autres redoutent les masses espagnoles, n'ont absolument aucune confiance en l'efficacité de leur action et agissent dans des buts qui n'ont rien de commun avec leurs véritables intérêts.

Tous ces « héros », dont l'histoire a définitivement consacré la banqueroute dans le rôle néfaste qu'ils ont joué pendant la révolution, préparent pour les masses espagnoles de nouveaux déboires, leur action étant strictement déterminée par l'évolution de l'antagonisme U. R. S. S.-Etats-Unis.

L'impérialisme, tout en envisageant l'inévitabilité de la chute de Franco, n'est pas disposé, dans la conjoncture internationale actuelle, à la précipiter, en modifiant ainsi le rapport de forces en Europe et en allumant un puissant foyer révolutionnaire.

Seule l'action combinée du prolétariat espagnol, qui s'est déjà engagé dans la lutte, comme le démontre l'activité gréviste qui sévit un peu partout en Espagne, et du prolétariat international, peut amener, dans un avenir proche, la fin de la dictature franquiste.

Il faut activement venir en aide aux héroïques ouvriers d'Espagne.

Il faut resserrer le blocus économique par des actions de classe.

Il faut que les cheminots, les dockers, les matelots de tous les pays qui trafiquent avec l'Espagne franquiste, refusent d'effectuer les transports.

Il faut que la base ouvrière des syndicats affiliés à la Fédération syndicale mondiale mette une fin aux démonstrations verbales de solidarité avec le prolé. tariat espagnol, auxquelles se livre sa bureaucratie dirigeante, et passe à l'action. "L'AMNISTIE" EN GRÈCE

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