par H. ATKINSON
Les militants du Parti Communiste (*) sont troublés et ce n'est pas étonnant.
Ceux qui croyaient que la politique de collaboration de classe du Parti n'était qu'une manœuvre employée pour s vaincre le fascisme » ont reçu un rude choc. La brochure de Harry Pollitt « Réponse à des Questions » est une tentative pour apaiser les doutes des militants du Parti Communiste et pour justifer la politique de collaboration avec les capitalistes pendant la période d'après guerre.
La « Réponse » de Pollitt vous fait dresser les cheveux. Elle est d'un cynisme imbattable. L'auteur déclare être guidé par « compréhension du marxisme et la facon dont il doit être appliqué dans la situation présente ». En fait, chaque mot est une attaque contre le Marxisme et son application à toute situation. Ce que nous lisons la n'est pas du Marxisme, c'est-à-dire une politique révolutionnaire de classé, mais une nouvelle présentation de son opposé, le réformisme traditionnel. Le communisme est nié dans chaque mot et dans chaque ligne de l'argumentation de Pollitt. L'attitude marxiste devant le développement historique.
(*) Du Parti Communiste A15-as. Du Parti Communiste Anglais.
www VOLUTION
Le capitalisme contient un certain nombre de lois spécifiques, définies par Marx et développées par Lénine. C'est une phase écono-mique restée fondamentalement inchangée par les développements politiques qui se sont produits dans la structure de ce système social donné. Le capitalisme, ainsi que les sociétés féodales et esclavagistes qui le précédèrent. est une société de classes. Sous le régime capitaliste, il y a deux classes principales: ceux qui possèdent les moyens de production - les capitalistes, les exploiteurs → et les exploités. la classe ouvrière, qui ne possèdent rien d'autre que leur force de travail et sont de ce fait obligés de vendre cette marchandise atin de pouvoir exister et se reproduire. Entre ces classes, la bourgeoisie et le prolétariat, il y a des couches intermédiaires qui forment les classes moyennes, les médecins, les avocats, les petits boutiquiers, les paysans, ete... Mais ceux-là n'ont aucune base indépendante comme force sociale. Ils sont forcés de s'appuyer sur le programme de l'une ou de l'autre des classes principales qui - ayant des intéréts irréconciliables - ceux des exploiteurs et des exploités - sont forcés d'entrer en lutte. Cette lutte entre les classes, la lutte des classes, a été définie par Marx comme la force motrice de l'histoire.
Tant que le capitalisme demeurera le mode
*INTERNATIONALE de production et d'échange prévalant, les re. 1 latione entre les classes sociales et la lutte des classes dureront. C'est la base économi-" que qui, conditionne les formes politiques de ces relations de classes et non pas l'inverse! Çeçi est l'essence du Marxisme, de la concaption matérialiste de l'histoire. Pollitt réduit Je processus historique à uhe absurdité métaphysique conditionnée par la • bonne volonté »-de la ciasse exploiteuse. L'Impérialisme et la Guerre Impérialiste. Pour expliquer l'abandon par le PiC de: la politique de lutte des elasses et de d'internationalisme sur laquelle Il fut fondé, Pollift prétend qu'il y a une différence entre la guerre, impérialiste de 1914-1918 et la guerve *. antifasciste » d'aujourd'hui. Les, preuves de M. Pollitt ne sont pas des meilleures. Lorsque la guerre éclatait, en 1939, M. Pollitt déclarait que c'était une guerre juste. Quelques "sémaines" plus tard, il découvrit qu'il avait fait une « erreur » et que c'était une guerre impérialiste. Et ceci jusqu'a ce que) Hitler attaque l'Union Soviétique, en juin 1941. La raison du changement du caractère de la guerre, d'après les théoriciens du P.C., était l'extension de la guerre l'U.R.S.S. et l'alliance qui s'ensuivit entre l'Etat ouvrier et puissances impérialistes i de 1Ouest. De quelle valeur est ce raisonnement du point de vie du Marxisme-Léninisme sur lequel les leaders stalinistes déclarent se baser?
Comment Lénine appréciait-il les motits de çeux qui dirigent une guerre? « Toute guerre », disait-il, * est inséparable du système politique qui la provoqua. La politique qu'un pays donné, une certaine classe de ce pays, a poursuivie durant une longue période précédant cette guerre, 'est inévitablement-poursuivie par cette même classe durant la guèrre; il y a à peine changement des formes-de
T'action, » Dans, son attitude vis-à-yis de la guerre. Lénine employait invariablement ce dicton du théoricien militaire Clausewitz; « La guerre, est une confinuation de la politique par d'autres moyens (militaires). » Quels nouveaux facteurs sont apparus pour invalider ceci? « L'alliance contre le fascisme » entre les impérialismes démocratiques et l'Union
Soviétique, répondent les stalinistes. Examinons cet argument.
Guerres progressives et guerre réactionnaires.
L'Union Soviétique est un Etat Ouvrier.
En se défendant contre une attaque impérialiste, elle mène une lutte progressive. Elle engage ainsi une guerre juste et progressive pour détendre ce qui reste des conquêtes de la Révolution d'Octobre: forces productives nationalisées et économie planiflée sur cette base. Pareillement, un pays colonial ou semicolonial luttant pour se berer de la aomination étrangère ou pour repousser une invasion Impérialiste, mène une guerre progressive par exemple,_ la lutte de l'Inde contre l'impérialleme britannique ou la guerre de la
Chine contre, l'impérialisme japonais. Mais comment peut une simple alliance, une manötivre militaire et politique, changer le caractère d'une guerre? La guerie de toutes les puissances impérialistes, alliées a l'Union
Soviétique on pas, « est inseparablement nee au systenter politique* qui la provoqua S. Ce sont des guerres impérialistes. Ceci est la manière léniniste de juger la question. as? Cette méthode est bien connue par les leaders communistes. 15 jours après que Churchill eut déclaré soutenir !'Union Soviétique dang un article de « World News ans Views» du 5 juillet 1941, Palme Dutt écrivait
« Mais ils (les impérialistes. brtanniques) ne désirent nullement voir la vietoire de l'Union Soviétique, avec les suites de libération que cela comporterait pour, Europe, Ils comptent au contraire, par l'affaiblissement de l'Allemagne nazie et de l'Union Soviétique, etablir leur propre domination en Europe. revenir peut-être à leur but final, l'écrasement de l'Union Soviétique, Il n'y a aucune INusion a se faire sur les buts ultérieurs des impérialistes. »/
Une question se pose: Pourquol alors perdez-vous. fout . votre temps maintenant pour semer de telles illusions, MM. Dutt et Polétant donné que les événements ont litt, conthmé l'appréciation du rôle Joue par les impérialistes de Dutt?
Ce n'est pas la bonne volonté des capitalistes qui décida le cours de l'histoire ce sont les forces économiques. Voilà la réalité de la situation. Et ces forces empêchent une co-existencé prolongée et paisible du capitalisme et de l'Etat Ouvrier. L'un ou l'autre doit définitivement succomber. Dans la prochaine période de crises économiques et de tempêtes politiques, dans la prochaine période de luttes de classes encore accrues à l'échelle mondiale, ou bien les travailleurs seront vainqueurs et créeront une fédération mondíale de républiques socialistes, ou bien une réaction noire plongera l'humanité dans l'abime de la barbarie. L'Union Soviétique, forteresse mondiale des masses travailleuses, serait dans ce cas plongée dans une nouvelle barbarie.
La collaboration de classes et la défaite du faseisme.
. L'un des arguments de Pollitt les plus ahuirissants pour défendre la continuation de l' e Unité nationale > - la collaboration des classes pour appeler les choses par leur nom
•*. c'est la « défaite du fascisme ». Durant la guerre on proclamait qu'il était nécessaire de faire l'i Unité Nationale > pour < vaincre le fascisme »: Maintenant, on nous dit que la collaboration de classes est nécessaire à cause de la défaite du fascisme qui, déclare Pollitt, est accomplie. La « défaite du fascisme » l'alliance des soi-disant Nations
Unies et la position autoritaire prise par l'Union Soviétique sort mis en épingle comme nouveaux facteurs, apportant un * changement fondamental » dans la situation mondiale qui exige l'abandon de la politique de lutte des classes. Le pacte Churchill-Staline doit durer 20-années apres la fin de la guerre.
Nous n'entendrens plus parler, de la part des leaders staliniens, de la révolution ou de la lutte des classes aussi longtemps qu'il tiendrag
Qu'est-ce que le fascisme?
- La défaite du-fascisme n'est pas complète comme il apparait.
a T a fallu à peu près six années pour organiser la défaite militaire du fascisme, et la détaite politique et morale ne fait que comnencer. » (Réponse à des Questions, P: 6.)
"Un tel jugement ne peut etre que le bror duit d'un -esprit protondement, incapable de
IV• INTERNATIONALR comprendre ou ne voulent pas comprendre ce qu'est le fascisme. D'après Pollitt, e le fascieme était l'expression de la volonté de la partie la plus réactionnatre de la classe capitaliste d'empêcher que les problèmes journaliers les plus pressants soient résolus par le peuple pour l'intéret du peuple. » Une telle définition est en pleine contradiction avec le Marxisme. 1 En polemigatt de steele, pour denir tim En polémiquant contre le rénégat Kautsky.
•. pour définir Tim périalisme, non pas comme une phase ou une étape économique, mais comme une politique « préférée > par le capital financier, Lénine écrivait:
* Ce qui est important, c'est que Kautsky sépare la politique des impérialismes de l'économie, qu'il parle d'annexions • préférées » par le capital financier, et oppose à cela une sutre politique bourgeoise qu'il prétend étre possible sur la même base du capital financler. Il s'en suivrait que dans l'économle les monopoles sont compatibles avec des méthodes polltiques qui ne sont ni monopolistes, ni vlolentes, ni annexionnistes... Il en découlerait que le partage territorial du monde, qui fut accompli précisément durant la période du capital finaneier et qui présente les principales carsctéristiques des formes particullères présentes des rivalités entre les plus grands Etats capitalistes, est compatible avec une politique non-impérialiste, Il passe sous silence les profondes contradictions de la nouvelle étape du capitalisme au liens de montrer leur abime. Le résultat est un réformisme bourgeois au lieu du Marxisme. »
(L'Impérialisme, page 84, Edition des International Publishers.)
Nous avons cité tout ce passage car, dans ces lignes, réside la base de notre discussion théorique avec Pollitt.
Si nous nous basons sur ce raisonnement de Lénine, il s'en suit que le fascisme n'est pas une politique « préférée › par les capitalistes réactionnaires. C'est l'expression politique du déclin de l'impérialisme, la manifestation politique d'une phase économique ou d'un phénomène du capitalisme dans son agonie. Le fascisme est le dernier recours des classes dirigeantes impérialistes dans leur effort pour étouffer la lutte des classes, C'est la destruction par la force brutale des orgamisations ouvrières, de tous les droits et de toutes les institutions démocratiques. Il n'est pas e préféré » mais employé avec répugnance par les capitalistes lorsque les méthodes démocratiques pour créer l'harmonie entre les ouvriers et les capitalistes ont échoué.
Il n'y a pas de conflit social fondamental entre la démocratie capitaliste et le fascisme.
L'un suivra l'autre aussi súrement que la nuit suit le jour, a moins que les conditions économiques qui produisent les deux soient changées.
Le réformisme social appartient en géné-.
ral à la période historique du développement progressif du capitalisme. Comme résultat essentiel de l'exploitation coloniale, les classes dirigeantes des pays impérialistes comme la
Grande-Bretagne, la France, l'Allemagne, r'Italie, pouvaient adoucir la Tutte des clasges chez eux en accordant des concessions économfques et politiques à leurs ouvriers.
C'est autour de la lutte pour des réformes modérées dans le système capitaliste que la démocratle bourgeoise grandit et se développa avec les parlements et les organisations ouvrières.
Dans la période du déclin de l'impérialisme dans laquelle nous vivons maintenant, le capitalisme ne se développe plus, il décline rapidement. Loin de trouver un nouveau champ d'exploitation, les puissances impérialistes furent jetées dans deux guerres catastrophiques dans un quart de siècle pour une répartition du butin colonial. Dans ces conditions elles sont forcées d'exploiter les ouvriers dans les pays impérialistes de façon de plus en plus accrue. Toute résistance de la part des ouvriers doit être brisée si les capitalistes veulent continuer à faire des protits. Les libertés démocratiques des masses, les organisations politiques et industrielles de la classe ouvrière, doivent étre détruites par la force brutale, et les travailleurs sont maintenus par une répression des plus réactionnaires.
Le fascisme, bien qu'il impose également certaines contributions désagréables aux capitalistes, n'est pourtant pas le choix d'une partie de la classe dirigeante. Le fascisme trouve sa base dans les masses des classes moyennes appauvries et parmi le lumpenprolétariat, et ceci est la conséquence de la défaillance de la classe ouvrière, et surtout de sa direction, de profiter des conditions qui favorisent la lutte révolutionnaire pour le renversement du pouvoir capitaliste. Comment le Faseisme prit le pouvoir en Allemagne.
Pollitt accuse les dirigeants travaillistes de l'arrivée au pouvoir du fascisme. Il ment!
La direction stalinienne du Comintern n'était pas moins coupable. Pollitt dit maintenant que c'était la faute « de la division qui existait dans le mouvement ouvrier international, et le refus des dirigeants travaillistes des principaux pays capitalistes de s'unir aver les communistes dans une action commune contre la réaction et le fascisme. » (Questions et Réponses, P. 3.) Mais nous devons rappeler a Pollitt que c'était la faute aussi bien à la politique ultra-gauche du Comintern si cette division existait (troisième période).
De 1929 à 1934, les Partis Communistes traitaient les dirigeants travaillistes en Allemagne et ailleurs, de social-fascistes! Ils s'alliaient à Hitler en Prusse en 1931 dans une tentative pour renverser le Gouvernement social-démocrate de Prusse par un référendum.
Partout ils empêchaient les meetings des partis travaillistes. Et c'est pour s'être opposés à cette politique criminelle, c'est pour avoir défendu un front unique entre les Communistes et les partis travaillistes contre la réaction et le fascisme que les Trotskystes furent exclus des Partis Communistes. Voilà eomment les staliniens caractérisaient notre politique en ce temps.
• Il est significatif - raillait le • Daily
Worker du 26 mai 1932 - que Trotsky détende un front unique entre les Partis Communistes et social-démocrates contre le faseisme. On ne pourrait donner actuellement des directives plus contre-révolutionnaires et plus liquidatrices ». Maintenant, Pollitt veut proclamer sienne cette politique. Vous ne vous tirerez pas de là avec une telle escroquerie,
M. Pollitt! Nous ne vous permettrons pas de compter sur la courte mémoire des gens pour essayer de tromper les maase
A I
Les conséquences de la guerre setuelle. • Nods pouvons voir, prétend Pollitt, que que des conséquences politiques, éednomiques et sociales entièrement différentes que celles qui salvirent la dernlère guerre suivront ls vietoire sur le farisme, des conséquences qui garantiront une paix durable, un progrès soolal important or qus nous sur le chemin du Socialisme. » (Réponses et otal important of qui nous feront progresser Questions, p. 2.) Ce thème monstrueux s'étale dans toute la brochure de Pollift. Sa thèse est simple: le capitalisme peut fonctionner dans l'intérêt des ouvriers et des capitalistes en même temps. Il ne peut y avoir une plus grande trahison du Marxisme! Comment peut-on faire ce miracle? Quels sont les « nouvesux » facteurs, quels sont les ‹ changements fondamentaux > si importants pour pouvoir changer le cours du dévelopDement historique, le séparer de son fondement économique et par là-même invalider le Marxisme? Nous trouvons cette découverte fabuletise dans la brochure de Pollitt récemment publiée. Soutenant une politique de pur réformisme, ne différant pas d'un pouce de la politique réformiste du Labour Party, Pollitt écrit:
* Il y aura du travail et de hauts salaires pour tous, à côté de mesures décisives de réformes soeiales. C'est une politique qui Prend en considération toutes les nouvelles carsctéristiques politiques de la période présente et future. Son succès dépend de l'unité et de la force du mouvement ouvrier et de la bonne volonté des employeure à vouloir y coopérer, » (Comment gagner la Paix, P. 29.)
Vollă Ta clef de toute la situation: * La bonne volonté des employeurs à vouloir y coopérer s:
Essayant de se poser en Marxiste, Pollitt soutfent qu'il y a des raisons économiques qui poussent les capitalistes vers une collaboration avec les ouvriers. Les ouvriers et les capitalistes ont maintenant un intérêt commun à ce que le capitalisme fonctionne. Il prétend qu'une économie planifiée dans le systême capitaliste, le capitalisme d'Etat, profiterait pareillement à la classe ouvrière et à ta classe capitaliste. Des comités de production communs, une participation commune des employeurs et des employés au fonctionnement du capitalisme, suivant le plan stalinien élaboré par Pollitt et Cle, adoucira les contradictions qui, jusqu'a présent, ont caractérisé le capitalisme; il apportera des proils sux capitalistes par une vente accrue, et comme conséquence de ceci, les ouvriers obtendront des salaires plus élevés et un meilleur standard de vie. L'alliance des Nations
Unies, si elle est étendue au domaine économique, par une coopération et une planification communes, permettra aux produits de la Grande-Bretagne et de l'Amérique de trouver un marché illimité en Asie, permettra en fait aux Impérialismes anglo-américains de dominer le marché mondial.
Ces mervellieuses possibilités résultent de l'alliance anglo-goviétique/ qui a ouvert une nouvelle phase de l'histoire mondiale. La contérence de Crimée - cette conspiration de
Roosevelt, Churchill et Staline pour briser la
Révolution européenne, car ce n'était rien d'autre que cela! — & ouvert la porte, comme on nous demande maintenant de le croire, à une nouvelle ère de paix et de prospérité.
Nous avons maintenant te possibitite de créer un Houvel ordre mondial sans détruire l'anclen. L'aneten système économique doit demeurer intact et renforcé neurer intact et renforce seutement par ta bonne volonté des employeurs à vouloir sopérer ». Par la-même, disparait la nécessi té de la Révolution Socialiste dans les pays pitalistes. Les causes de guerre « diminuedémocratie fleurira comme un beau jardin. ront », le standard de vie auste rO nt ». le standard de Vie augmentera et ta Tout ceci dans la mesure de la bonne volonté des employeurs à coopérer à l'échelle nationate avec les ouvriers et internationalement avec l'Union Soviétique. La Théorie đe Kautsky du Super-Impérialisme.
De telles ordures sont contraires à tout Communisme. C'est une négation des lois historiques spécifiques qui dirigent la production capitaliste énoncées par Mars. C'est une théorie fondée sur de bons et de mauvais capitalistes responsables de la destinée du genre humain. En opposition, notre critique se basera sur la conception matérialiste de l'histoire, c'est-à-dire la, méthode marxiste d'analyse des phénomènes sociaux.
Cette théorie de la modification des contradictions capitalistes par une coopération une économique entre les capitalistes n'est nullement quelque chose de nouveau. Ce n'est rien d'autre qu'une répétition de la vieille théorie de Kautsky sur le super-impérialisme.
Dans sont livre sur l'impérialisme, qui est un classique marxiste, voila ce que Lénine écrivait au sujet de Kautsky:
« D'un point de vue purement économique, dit Kautsky, il n'est pas impossible que lo capitalisme passe par encore une autre phase, celle de l'extension de la politique des cartels a la politique extérieure; la phase de l'ultra-impérialisme, c'est-à-dire du super-
Impérialisme; une anion des impérialismes mondiaux et pas de lutte entre ceux-ci; une phane dans laquelle la guerre cessera SOUS le capitalisme, une phase de l'exploltation commune du monde par un capital financier international uniflé, » (Impérialisme, p. 85.)
Et Lénine condamne de telles suppositions comme un a ultra-non-sens »! Un économiste allemand, Werner Sombart, présentait également de telles idées avant Pollitt. Il a écrit un livre e Capitalisme » comme réponse au
* Capital ≥ de Marx, et dans la partie qu'il oppose à la prédiction d'une catastrophe de
Marx, il écrivait:
* Le capitalisme continuera à se transformer intérieurement dans la même direction vers laquelle il a déjà commencé à se transformer, au moment de son apogée; dans la mesure où il vieillira, il deviendra de plus en plus paisible, de plus en plus raisonnable. *
Cef économiste conservateur, adversaire du
Marxisme, vit sa prédiction ébranlée par la crise mondiale de 1929-34 et plus tard par la guerre. St la Révolution Socialiete ne s'accompilt pas dans la période succédant à la guerre actuelle, Pollitt verra égalentent sen schéma rabaché s'écrouler dane la ruine économique et dans la guerre qui s'en suivra et qui est inévitable pour la prochaine ou pour les deux prochaines décades.
Les capitalistes eux-mêmes voient aujourvolent d'hui la crise qui les attend dana ce pays.
Mais pas seulement les capitalistes, également
IV leg. dirigeants, travaillistes, les tiformistes traditionnels. tis réalisent qu'il est, impossible dans le système actuel de , résoudre, le probléme de la pleíne utilisation des forces productives qui existent; de procurer une emDauche totale et un standard de vie décent vie aux masses. La Grande-Bretagne dépend essentiellement des importations pour son économie. Mais durant la guerre, plus de 60 % de ses marchés ont été perdus, en grande partie au profit des E.-U. Les forces productives américaines ont doublé pendant la guerre et les capitalistes des E.-U. veulent tripler leur commerce d'exportation. Alors que la GrandeBretagne devait faire face, la fin de la dernière guerre, à une dépense de 2 à 3 % du revenu national pour l'armement, la crise permanente est devenue si aigue que quelque 10 % au moins du budget y seront consacrés après cette guerre. Les estimations varient jusqu'à 300 %, mais les économistes les plus optimistes déclarent que pour arriver au standard de vie d'avant guerre pour les masses de ce pays (et Dieu sait s'il était bas), les exportations d'avant guerre de la Grande-Bretagne devront augmenter de 125 %. L'Angleterre, au lieu de continuer à tirer des profits des peuples coloniaux, arrive à être aujourd'hui une nation débitrice. Elle doit maintenant à l'Inde 1.500.000.000 de livres sterling, à l'Egypte 300.000.000 et 350.000.000 à l'Irlande elle-même. Tous les investissements américains et canadiens ont servi à. financer la guerre. Et l'Amérique possède maintenant une marine marchande qui ,dépasse largement celle de la Grande-Bretagne; ainsi une autre source de revenus extérieurs d'avant guerre s'envole littéralement vers l'Ouest. Bon, peut dire Bevin « il n'y a plus rien en caisse ». M. Greewood peut estimer que sept millions de chômeurs seront un phénómène normal de l'économie d'après-guerre de la Grande-Bretagne. Cela est une appréciation réaliste de l'avenir sous le système capitaliste. C'est à Pollitt, le réformiste de la dernière heure, de cacher, avec des images avec des images roses, T'enfer capitaliste. L'Allemagne, la Chine, l'Inde et le Marché Mondial.
Il y a encore moins de possibilités mainteraht que lorsque Kautsky écrivait d'une possibilité de solution par le capitalisme des problèmes immédiats auxquels il doit faire facer Dans son élaboration, Pollitt oublie l'Allemagne en tant que nation avec une industrie hautement développée. Pourtant l'Allemagne est, le centre de l'Europe Sans sa production industrielle, les conditions de vie des populations européennes tomberont de facon catastrophique. Parallèlement, si VAllemagne se relève encore une fois de ses ruines comme une: puissante nation indust. trielle, avec une base capitaliste; c'est-à-dire si la Révolution Socialiste n'est pas, accomplie dans la prochaine période, alors une nouvelle guerte mondiale aura obligatoirement lieu.
metale nenta trouvent ap debouche poi Mais même en supposant que les impérialis leur production industrielle en vendant leur marchandise à la Chine et à L'Inde, comme le propose Pollitt, combien de, temps peut-il durer? Dans quelques année une Asie équipée avec les dérnieres maindustrialisée, chimes américaines et la technique industrielle la plus. récente, possédant. un riche approv sionnement matières premières et disposant d'une main-d'œuvre à bon marché serait capable; de couvrir le marchés mondial, areg des marchandises, incroyablement bon-mat ché. Le standard de vie des. Britanniques et des Américains tombera À zéro afin de permettre au capitalistes de concurrencer l'Asie. De toute façon, tout le monde sera chômeur.. La prise du capitalisaie .:
Mais, en tout cas, l'idée éntière est trie fumisterie des staliniens violant les lois topdamentales qui régissent le capitalisme. et particulièrement dans son étape impérialiste avancée. Il y a presque, un siècle, Marx écrivaltt
" Les conditions de la société bourgeoise sont trop étroites pour pouvoir embrasser les richesses qu'elle crée. Et comment la bourgeoisie a-t-elle résolu-ces crises? D'une part, en destructions accrues d'un grand nombre forces productives, et d'autre part au moyen de la conquête de nouveaux marehés. et d'une exploitation plus profonde des LAnciens marchés. C'est-à-dire en pavant le chemin pour des crises encore plus étendues et plus destructrices et en diminesat les encore par lesquels les crises peuvent être moyens prévenues. » (Manifeste Communiste.)
Les événements ont pleinement confrmé cette analyse. Lorsque Pollitt prétend que le développement des industries capitalistes et des productions capitalistes, sur la base des décisions de la Conférence de. Crimée, amèneront de plus grandes possibilités d'une embauche totale, il nie à nouveau les. lois la production capitaliste. « Plus la richesse sociale est grande », disait Marx, & plus est grande l'armée de réserve, industrielle... quantite d'une population en surplus consolidée.. plus est grand l'appauvrissement officiel. Ceci est la loi générale absolue de l'accumulation du capital. > Aucune « défaite du fascisme », aucune alljance des puissances impérialistes démocratiques avec l'Union Soviétique, aucune conférence de Crimée, de Bretton-Woods ou surtóut de San Francisco, M. Poilitt, aucune chantage ni marchandage tel que vous vous les permettez, he changeront ces « lois générales absolues » du déres loppement capitaliste. Vous accusez ceux qui refusent de suivre votre politique ridicule et stérile d'être des • défaitistes ». Nous vous répondons: Ceux qui abandonnent la lutte pour le Socialisme sont les défaitistes. Votis dites de ceux qui tiennent haut le drapeau du Marxisme qu'ils sont des idéalistes révoluttennaires. Vous, qui pensez, ou qui prétender penser: que vous pouvez braver les lois du développement historique, vous Etes des feurs réactionnaires. Vos idées de rétermes du capitalismé, alorg qu'ils se ttouvé déja dans sa dernière étape du déclin, ne sont pas « réalistes'», elles sont utopiques Des
Socialistes, et principalement les révolutionnaires, sont appelés idéalisteg par leg adver saires: réactionnaires de la classe ouvrières
Mais Hegel, le dialecticien, nous apprend qu'un point est acquis lorsque-la raison devient folie et que: la folie devient raisopnable. Cette étape p été acquise. Ul n'y a pratiquement qu'un seul chemin: pour, sortir de
Vimpasse, c'est le Socialisme. Ceux qui croient pouvoir sauver le Capitalisme sont - des rê veurs. L5)
Alla page'27 de"‹ Réponse à des Quéstions nous lisons? Nous attaquons les
IVª causes des crises économiques dans la memesure où nous contrôlons financièrement et industriellement le capitalisme. Les conditions britanniques sont-elles müres pour une embauche totale? Oui, mais il faudra une tion des nationalisations des mines et des transports et le maintien de certaines formes du contrôle étatique sera-t-elle la principale caractéristique de la lutte lors des élections générales? »
Nous vous dirons pourquoi, M. Polite ou aimone pourauoi. M. Pollitt, ou plutôt nous voulons vous le rappeler, car vous le savez aussi bien que nous, que les luttes électorales parlementaires ne se font jamais sur des questions de principe, mais qu enes. dad principe, mais qu'elles se font toujours sur des questions de propagande. Cette fois n'est pas une exception.
Mais pour revenir au point essentiel, le Capitalisme d'Etat que défendent maintenant les Pollitt et Cie et qui constitue aujourd'hui le & programme immédiat » du Parti Communiste, est opposé ici au Capitalisme, comme si c'était quelque chose de différent. Aucun socialiste sérieux, dit Pollitt, ne peut réfuter le fait que le Capitalisme d'Etat est un progrès pour la classe ouvrière. Qu'était alors Lénine, devons-nous demander, un farceur? Car il a réfuté cela, il y a un quart de siècle, lorsqu'il écrivait:
« La proximité d'un tel Capitalisme (Capitalisme d'Etat) du Socialisme devrait servir aux réels représentants du prolétariat comme argument prouvant la proximité, la facilité et l'urgence de la Révolution Socialiste, et non pas du tout comme argument pour tolérer la négation d'une telle Révolution ou pour rendre le Capitalisme plus attrayant, travail que font tous les réformistes. » (Etat et Révolution, page 53.)
Il n'y a rien besoin d'ajouter à cela.
En ce qui concerne les transformations démocratiques de l'appareil d'Etat, organe d'oppression de la classe dirigeante contre la classe ouvrière, qui le rendra « de moins en moins approprié pour un tournant vers le fascisme », nous n'avons de nouveau qu'à remoins tourner à Lénine pour voir comment il explique clairement ce problème. Il écrivait:
« Plus la démocratie est développée, plus est près le danger d'un pogrome on d'une guerre civile en liaison avec toutes les divergences politiques qui menacent l'existence de la bourgeoisie ». Et il continue: « Ou bien, prenez les parlements bourgeois. On pourrait supposer que le très savant M. Kautsky n'a jamais enteadu parler du fait que plus la démocratie est développée, plus les parlementaires bourgeois tombent sous le contrôle de la Bourse et des banquiers? Cela ne veut naturellement pas dire qu'il ne faudrait pas utiliser le parlementarisme bourgeois. mais cela veut dire que seul un libéral peut oublier la limitation et la relativité historique du parlementarisme bourgeois, comme le fait
M. Kautsky. » (La Révolution Prolétarienne et le rénégat Kautsky, p. 27.)
Kautsky: car ils se ressemblent beaucoup, Ici. nous devons substituer Pollitt suivant ce qu'écrit Lénine. Pollitt a également pu constater comment ses prévisions furent réfutées par les événements en Italie.
puis la date où Lénine écrivait ceci. A moins en Allemagne, en Espagne, en France, deque nous puissions le considérer comme Lénine considérait Kautsky - comme un rétormiste bourgeois, comme un libéral, Dis encorer comme un rénégat — il n'y a pas d'explication de la politique de Pollitt et des dirigeants du Parti Communiste qui refusent triple lutte pour y a relever le standard de deuxièmement vrière, le certaines industries, rriver. Premièrement,
Premièrement.
vie de la classe oula nationalisation maintien et l'extenoti trnisièmement une sion du contrôle de l'Etat; troisièmement une politique des contributions qui fasse payer les riches et aide les travailleurs. »
Ceci ne va pas au delà du misérable ravaudage du Labour Party. Mais, dans la période du déclin du capitalisme, même ces pauvres réformes sont impossibles à accomplir. Et en ce qui concerne une embauche totale dans le système capitaliste, ceci est un mythe sauf durant une guerre ou, comme en Allemagne nazie de 1935 à 1939, pour préparer une guer re. Et comment Pollitt propose-t-il d'accomplir son modeste programme? Par une vietoire travailliste et communiste lors des élections générales. Nous reviendrons sur ce point. Le Capitalisme et l'Etat.
* La planification étatique telle que nous la suggérons exigera des changements démocratiques dans la machine étatique ellemême, des transformations s'éloignant de la bureaucratisation et des intérêts privés... Dans ce processus, l'Etat deviendra de moins moins approprié à un tournant vers le fascisme, et l'impulsion et l'autorité sera en donnée de plus en plus aux organisations démocratiques de la population. » (Réponse à des Questions, page 31.)
Ceci ne pourra donner naturellement qu'un Capitalisme d'Etat, avoue Pollitt, et il demande: * Qu'y a-t-il de mal à cela? » Notre réponse est simple: « Du point de vue de la laclasse ouvrière, tout y est mal! >
Marx définissait l'Etat comme étant l'instrument de la classe dirigeante, l'organe de la domination et de l'oppression d'une classe par une autre classe. Marx écrivait dans le & Manifeste Communiste »: • « L'Exécutif de l'Etat moderne n'est rien rien d'autre qu'un comité pour gérer les affaires communes de toute la bourgeoisie. »
Lénine le définit d'une façon encore plus précise: « L'Etat est le produit de la manifestation des antagonismes de classes irréconciliables. »
Personne, y compris M. Pollitt, n'a jamais été capable de réfuter cela. Les événements de l'Europe principalement l'ont confirmé depuis la dernière guerre mondiale, Et la Révolution russe a prouvé, sans aucun doute, la conclusion que Marx et Engels ont tirée de la Commune de Paris de 1871:
* La classe ouvrière ne peut pas prendre l'appareil d'Etat tel qu'il est, et le faire tourner pour ses propres buts. »
*On prétend parfois, dit Pollitt, qu'il est dit Pollitt. qu'il est de pea d'importance pour les ouvriers-qu'ils vivent sous le Capitalisme ou sous le Capitolisme d'Etat, qu'il n'y a pas de différence pour la classe ouvrière dans sa latte vers le
Sociaiisme. Mais aucun socialiste sérieux ne peut réfnter le fait que de telles formes du capitalisme d'Etat représentent un progrès pour la elasse ouvriere si on les compare a en les compare à celles de 1999 », et il conclut en demandant:
« si sola n'est pas, pourquoi alors la ques- d'expliquer ce qu'est l'Etat capitaliste et la limitation du parlementarisme bourgeois. L'Unité du mouvement ouvrier. • Pollitt déplore le fait que la Grande-Bretagne est le seul pays dans lequel l'unité entre les travaillistes et les communistes n'a pas été accomplie. Sur quel programme les soidisant partis communistes se sont-ils unifiés avec les partis travaillistes réformistes? Le réformisme ou le Socialisme Révolutionnaire est-il la base pour votre unité avec les socialdémocrates, avec les mencheviks, Il suffit de poser la question, afin de démontrer que le parti communiste est devenu un Parti Rétormiste, qu'it a abandonné le drapeau de Marx et de bénine. La Transition vers le Socialisme.
Lorsque Pollitt parle du passage au Socialisme, il comprend que ceci peut se faire paisiblement par le moyen parlementaire. Il ne mentionne pas une seule fois la dictature du prolétariat, la nécessité pour les ouvriers de créer leurs propres organes de combat (les Soviets) indépendamment du parlement, et de prendre le pouvoir par ces organisations démocratiques. Et lorsqu'il oublie de prévenir les ouvriers que les capitalistes useront de la force contre les ouvriers si ceuxci prenaient le pouvoir et qu'à cause de cela il faut préparer la défense d'une Grande-Bretagne Ouvrière, les armes à la main contre les défenseurs du capitalisme et l'aide extérieure à laquelle ils pourraient faire appel, il commet un crime contre la classe ouvrière. Dans notre polémique, nous nous sommes très souvent référés à Marx et à Lénine pour donner quelque poids à nos arguments, et pour démontrer à quel point la direction du Parti Communiste s'est éloignée du Marxisme et du Léninisme. Nous ne demandons pas aux camarades du Parti Communiste de nous croire sur parole. Ils doivent étudier les documents de Marx et de Lénine et les comparer aux paroles des Pollitt et Cie. Une telle étude ne peut manquer de convaincre tout communiste sineère, que nous, les Trotskystes, sommes les vrais héritiers du drapeau et des traditions du Bolchevisme-Léninisme,
La tâche de la direction du Parti Communiste n'est pas de tromper les ouvriers au sujet du parlementarisme et des Gouvernements « Travaillistes et Progressistes »; elle n'est pas de tromper les ouvriers et de leur faire croire que même leurs problèmes immédiats peuvent être résolus par des panacées réformistes et des promesses électorales qui ne seront jamais tenues. Les railleries de Pollitt au sujet de ceux qui demandent: « Qu'est devenue la lutte des classes? » sont de mauvais goût, et sont une preuve du mépris qu'il a pour les militants du P.C. ayant une conscience de classe. Car c'est uniquement par la lutte des classes, par une politique menée jusqu'à sa fin logique — la prise du pouvoir par la classe ouvrière - que peut etre accomplie l'émancipation des travailleurs et que même les problèmes immédiats peuvent trouver leur solution.
Le « prochain pas en avant », c'est de donner le pouvoir aux dirigeants travaillistes et de les démasquer aux masses, comme les Kerenskystes furent, démasqués par les bolcheviks. Nous disons aux millions d'ouvriers qui ont encore des illusions au sujet des dirigeants travaillistes: Les dirigeants travaillistes sont les valets de la classe capitaliste, Ils vous trahiront, mais vous ne voulez pas nous croire. Très bien, alors donnez-leur le pouvoir, nous vous aiderons. Nous leur promettrons notre appui dans toute lutte. pour chaque pas indépendant en avant qu'ils feront contre la politique des capitalistes. » De cette manière, par leur propre expérlence, les masses seront gagnées au Communisme. Les Travaillistes au Pouvoir! C'est le cri de guerre des Trotskystes, les Communistes Révolutionnaires. C'est la vraie * réponse › marxiste-léniniste aux questions immédiates qui" se posent à la classe ouvrière.
(Traduit de l'anglais.)
(« Workers International News », août 1945.)