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La revue › numéro de décembre

L'évolution de la situation mondiale depuis avril 1946

Quatrième Internationale, numéro de décembre · décembre 1946 · p. 35-43 · 7 842 mots

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Au deurième Plenum du Comité Eréculif International réuri en octobre 1946, le camarade Jérôme, rapporteur du Secrétariat International, TE un caposé sur l'écoution de la situation mondiale depuis la Conférence d'avril 1946, en rue de dresser le bilan des événements qui se sont déroulés depuis celle-ci el de juger, à leur lumière, la ligne générale tracée par ta résotution politique « La nouvelle puiz impérialiste et les taches de la IV° Internationale » adoptée à cette Conférence. L'eaposé suivant est fait sur la base du rapport, complété par les points les plus importants qui ont été soulevés lors de la discussion qui eut lieu au Comité Exécutif International.

PARTANT de l'évolution de l'économie mondiale pendant la guerre et des condilions qui caractérisaient la siluation au lendemain de la liquidation du conflit impérialiste, la Conférence d'avril a digagé les perspectives suivantes, nen pas comme des perspeetives exclusives, mais comme les perspectives « les plus probables »:

a) En ce qui concerne les Etats-Unis première puissance mondiale sorlie de la guerre, et dont la conjoneture économique détermine, en dernière agalyse, la conjoncture économique mondiale. on prévoyait « toul d'abord un essor relalif (de l'économie américaine) qui encouragera le plein fonclionnement de son appareil producHI ».

0) En ce qui concerne les pays capilalistes atteints par la guerre et « en particulier les pays de l'Europe continenInte » en prévoyait une « reprise de l'activité économique » mais qui serait caractérisée " par des rythmes particulièrement lents qui la maintiendront longtemps à des niveaux voisins de la stagnacion el du marasme ».

L'ivolution de la conjonelure américaine ne semble pas démenlir l'estimatien faite par la Conférence en ce qui concerne la toute première étape d'essor de l'économie des Etats-Unis et il n'y a eu dans l'Internationale aucune critique à ce propos.

On assiste effectivement depuis la fin de la guerre, malgré les perturbations calBÉeS par les fréquentes grèves, à un accroissement de la production, et de la production civile totale (1) en particulier, jamais alteinte en lemps de paix dans le passé, ainsi qu'a un aceroissement d'emploi de main-d'œuvre (2) qui a, jusqu'à maintenant, fortement limité le chômage initialement prévu pour cette année.

Cependant cet accroissement de la richesse nationale est loin de correspondre au volume total du capital fielif créé durant la guerre (émissions d'emprunts ele...), pour faire face à des dépenses celossales, et on estime actuellement à 200 milliards de dollars lexcédent inilalionnaire de la circulation monétaire qui pèse sur l'économie du pays-

Par contre, sur l'affirmation de la Conférence relalive nen à la reprise en ellemême qui n'a jamais été niée, mais au rythme et aux perspectives de cette reprise, dans les pays de l'Europe continentale, des critiques ont été formulées aussi bien par nos camarades anglais que par les camarades de la nouvelle direction de notre Parti français. La vérilé dans cette queston, comme partout, ne peut elre que concrète.

La Conférence a tout d'abord parlé de reprise, mois de reprise particulièrement lenle en ce qui concerne les pays de

(1) La production civile, estimée a 150 minards de dollars pour 1946, depasse deja de plus de la moitié celle d'avant-guerre.

(2) De décembre 1945 à mars 1946, 2 millions 500.000 travailleurs supplémentaires ont été embauchés, tandis que le nombre des chômeurs a plafonné autour de 3 millions seulement.

IV° INTERN "'Europe continentale, Europe occidentale et non exclusivement des pays de (France, Belgique, Hollande) auxquels se réfèrent nos camarades anglais, qui sont permis arbitrairement de changer une nullon bien défnie, par une autre qui déplace singulièrement la question.

Limitons-nous, sans nous reférer à l'état de l'agricullure, des finances et de la balance commerciale des pays européens, au seul domaine de la reprise indus rielle, qui constitue l'aspect le plus favorable de la situalion. Une à deux années après la un de la guerre, la etuation sur ce plan se presentait amisi a la In du premier semestre 1946 dans les différents pays de l'Europe continentale:

En Allemagne, qui conslituait lossature Industrielle de T'Eurone, la production oscillail aulour du 1/3 de celle d'avantguerre: en Italie, en Grèce, el dans presque lous les pays du glacis soviétique autour de 50 %; en France autour de 80 % (*) de son niveau de 1938 qui était deja un des plus bas pointe de toute l'évolution économique de ce pays depuis la guerre de 1914-1918; en Belgique : on approchail le niveau de 1938 (*); en Hollande on alleignait 60-70 d'avantguerre (*).

Ces indices se rapportent à la produetion totale, dont la plus grande partie est composée de moyens de consommation et non de moyens de production.

Ainsi, si l'on examine les indices de la production des combustibles et des produits métallurgiques qui détermineni l'essor allérieur de l'ensemble de la production et, par là, la possibilité de renouvellement de lappareil product!! tsé de l'Europe, et sa capacilé de concurrence sur le marché mondial, nous avons le tableau suivant:

La production de charbon s'élève en Allemagne occidentale à 40 % de celle de 1938. en Belgique à 80 %, aux PaysBas à 60 %, en France et en Ilalie élle est maintenant légèrement supérieure à 1938. Si l'on tient comple que la production allemande a fortement diminué et que tous les paye de l'Europe importaient avant la guerre des quantités de charbon qui représenlaient un pourcenlage extre- -mement élevé de leur propre production (50 % nour la France. 25 % pour la Belgigue 70 % pour la Hollande. 600 % pour l'Ifalle) on se rend compte de l'important défeil qui existe actuellement dans la balance du charbon nécessaire pour la reprise industrielle en Europe. Etant donne la diminution annuelle de la production britannique actuelle de plus de 40 millions, le seul remède à toul reste l'accroissement de la production allemande et Tes importations de charbon américain.

En ce qui concerne la production de fonte et de ferro-alliages, nous avions, toujours pour le premier semestre de 1946 Ins chiffres suivants: Belgique 60% (de 1939), France 45 %, Allemagne 40 %. Et pour lacier respectivement 60 %; 55 %, 30 %,

(*) données re rapportant au troisième semestre de 1946.

De ces chiffres il au charbon persiste. pement ulterieur de que la production alteint d/tricilement, pays de l'Europe co sette annec. même roduction totale ef sur celui d'une des tales de l'industrie, le bas pour la plupart de 1918: cependant à résulte que la crise bloquant le developla production, landis d'acier el de fonte dans la pluparl des ntinentale, les 50% rès d'atteindre pour sur le plan de la à plus forte raison branches fondamenniveau généralement des pays euronéens l'approche de l'h'ver.

la situation économique s'aggrave dane plus d'un imporlant pays de l'Enrone continentale. comme c'est le cas de l'Allemagne et de l'Italie.

D'autre part, la catas'rophe financière menace même des pavs apparemment dane la voie d'une a stabilisation économique » comme la France où la circulation monétaire a augmenté de nouvean dane les dernières semaines d'ue moyenne de 12 milliards de francs environ.

Peut-on dans ce cas, parler, comme le tont nus enmarades anglais, non soulement d'une reprise, mais d'un véritable a boom • (essor) en perspective en parlant d'une énumération abstraite des • condl'imne classiques » pour une telle perspective qui « existaient déjà en Enrope », c'est-à-dire « réduction des malieres premères. réduction des prodnits agricoles. raduclion des hiene de consommation "? Il est vrai que tout cela existe delh. saut que les matières premieres doivent etre trouvées quelque part. achetées et transportées, que les usines doivent exister, être équipére et alimentées en charhon pour les transformer en produile fin's, avec un prix de revient canable d'affronter la concurrence du marché mondial, et qute les masses nuiesent acheter les marchandises produites. Or. il s'avère que l'ensemble des conditions de la production d'avant-guerre.

L'économie capitalisle de l'Europe végéte malgré les énormes besoins sociaux, à cause du délabrement et de lusure SOn appareil produerif, du mangte de maltères, premières, de capitaux el de debouches, ei des condions pontiques qui maintiennent les obslacles a la reunification du marché mondial. La disparition de l'Allemagne du marché européen el mondial, et les dimeules accompagnant la reconversion aux Blale-Unis, qu. ont reardé son apparition décisive sur le marché mondial, ont permis provisoiremenl un accroissement de la production et des experlations de certaine pays européens comme la France, la Belgique, la Hollande. la Suisse et leg pays scandinaves. Mals, dans l'ensemble, la production de Europe conlinentale suit un rylhme de développement particulièrement lent el saccodé.

Après la première guerre mondiale, en six mois la reconversion de l'économie de guerre en économie de paix avail été

Get à partir de mai partout accomple, 1919 on avait asisté à une forle reprise économique.

Acturllement, une à deux années après la fin de la guerre, et malgré les progrès accomplis dans cerlains pays depuis le premier semestre 1946, auern paye, saut In Belgigne, n'est p de la production d'avant-guerre.

L'économie capitalisle de l'Europe végéte malgré les énormes besoins sociaux, à cause du délabrement et de lusure appareil produerif, du mangte de maltères, premières, de capitaux el de debouches, ei des condions pontiques qui maintiennent les obslacles a la reunification du marché mondial. La disparition de l'Allemagne du marché européen el mondial, et les dimeules accompagnant la reconversion aux Blale-Unis, qu. ont reardé son apparition décisive sur le marché mondial, ont permis provisoiremenl un accroissement de la production et des experlations de certaine pays européens comme la France, la Belgique, la Hollande. la Suisse et leg pays scandinaves. Mals, dans l'ensemble, la production de Europe conlinentale suit un rylhme de développement particulièrement lent el saccodé.

la première guerre mondiale, en six mois la reconversion de l'économie de guerre en économie de paix avail été

Get à partir de mai 1919 on avait asisté à une forle reprise

Acturllement, une à deux années après la fin de la guerre, et malgré les progrès accomplis dans cerlains pays depuis le premier semestre 1946, auern paye, saut

IV INTERN coonomiques et pollliques de Europe conLinentale, exception faite pour un ou deux pays. ne se prétent pas encore à de telles possibillités.

Le parallèle avec le lendemain de la guerre de 1914-1918

Toute liquidalion d'une guerre n'aboutit pas nécessairement à un essor de l'économie capitaliste. Au contraire, la guerre si elle diminue les stocks, si elle abalese si elle diminue leg slocks. si elle abaisse le niveau de vie des masses, si elle accroll par conséquent leurs besnins de consomniation, disorganise en même lempe l'économie mondiale el par les fardeaux et les destructions qu'elle impose à celleei, peut se prolonger par une erise, une dépression économique, une 6lagnalion ei un marasme relatifs. C'est le cas qui e'est produil après celte guerre, au mons dans une lres grande parlie de l'Durope continentale.

La III• Internationale s'attendait également à une telle perspeclive après la fin de la guerre de 1914-1918 plulôt qu'à l'essor artinciel signalé entre mai 1919 et mai 1920. Cela est dit expressément dans la Thèse du III• Congrès de l'Internalionale communiste sur la situation mondiale.

Cet essor de 1910-1920 a été expliqué comme le résul'al de la spéculation l'Etat et des capitalistes, sur la base d'un apparent apre en partie a d de ruetons gureul produclit peut ont élé causées par cette guerre d'un

ATIONALE 37 ment des salaires, le chômage ou le danger du chômage inhérent à la fragilité de cette reprise.

Que le capitalisme soit capable de restaurer à la longue sa puissance économique et d'arriver à une stabilisation relative n'a nellement été nie par la Conférence e qui

Indiquait même les mineraient un tel du prolétarial de truit par la guerre d'existence tres d'avant-guerre ».

" Le problème lisme sera capable une stabilisation ro la Résolulion de la conditions qui déterrésullat: l'acceptation recréer le capital de« dans des cond tions inférieures à celles le savoir si Je capitad'arriver à neuveau à iative », disait encore Conférence, « ne pourra êlre résolu sans tenir compte du facteur déterminant : la résistance du prolélarias réclamant une amédioralion de ses conditions d'existence, améioration incompatible avec la possibililé de redressement du capitalisme *.

Dans cet ordre d'idées, pouvons-nous dire que le fléchissement de la résislance du prolélariat, causé par la confiance qu'il accorde encore aux direclions traitres, est tel qu'il a dria perme la stabilisation économique, même relative, de la bourgeoisie européenne?

A notre avis, cela n'est pas le cas: T'amorgage d'ene reprise économ que généralement lente en Europe continentale, limitre par les conditione Geonomiques el poliliques propres de l'Enrope Telle qu'elle sort de la seconde guerre mondiale, et menacie en nutre dans un avenir proche par la lournure inévilable de la conjoncture américaine vers la crise. ne pent justifler aucune perspective sérieuse de « beom » prochain de l'économie européenne dont foutes « les conditione classiques » existent déja.

L'évolution de la situation politique mondiale

1. - L'évolution des rapporis mondiaux reste dominée par l'antagonisme U.R.S.S.Etats-Unis qui se précise.

Dans les six mois qui se sont écnulés depuis la Conférence d'avril, les EtatsUnis ont pris ouvertement et fermement la direction de la campagne anlisovirtique qui avait été précédemment menée en premier lieu par l'Angleterte. Celle campagne a été nounsuivie aussi bien sur le plan de la propagande, que sur le plan diplomatique el militaire. La presse capitalisle des Elats-Unis a orchestré une campagne soutenue visant à rendre populaire l'idée de ce que Wollace a appelé • la guerre prévenive inévitable *. bes

Etats-Unis ont, d'autre part, u'ilisé la tribune des différentes réunions diplomatiques qui se sont déroulées depuis avril 1946. el partict erement la dernière Conférence de la " Paix » pour accentuer l'isolement diplomatique de i'U.R.S.S. et mobiliser l'opinion mondiale contre celle-ci. Cette diplorétablissement rapide des re na tonales et de l'abolition contrôles de guerre qui, eux rien de comparable avec la

Tations interles de tous aussi, n'ont désorganisation actuelle du marché mondial.

Grâce à l'ensemble de ces conditions, on a assisté presque immédiatement après la fin de la guerre à une reprise durant laquelle « l'industrie necupait la presque totalité des ouvriers démobilisés, et quolque en règle générale les salaires ne puissent alteindre les prix des articles de consommation, ils s'élevèrent cependant suffisamment pour créer le mirage de conquetes économiques ». (Thèse du Il Congrès sur la siluation mondiale.)

Face à une telle situation, dont d'ailleurs le caractère artificiel, sufl'samment expliqué par in même thèse a provoqué la crise de 1320, nous assistons aujourd'hui en Europe, au moins pour sa plus grande et nius importante partie. à une reprise partienlièrement plus len'e et désordonnée, fragile et sans perspectives.

Que la reprise même limitée encourage des Tuites économiques, est un fait que personne n'avait l'intention de mettre en dote, mais les luttes qui déferlent de nouvean en Enrope, n'ont pas fellement pour cause princinze la reprise en soi, mais le enractère d'ensemble de la conjoncture économique et sociale, dominée par l'inflation, la hausse des prin, lavilisse-

IV° INTERNATIONALE matie agressive est combinée aux menaces militaires basées sur le monopole de l'arme atomique, sur l'encerclement de I'U.R.S.S. par un réseau de bases stratégiques, sur le développement des armements, ainsi qu'aux pressions et aux chantages économiques.

L'incident Wallace a démontré, en même Temps que les inquiétudes d'une partie très resfreinte de la classe capitalisle des Elats-Unis devant la course fatale vers la troisième guerre mondiale, toute la solidité de la politique « atomique » de Byrnes, commune à la très grande majorité des deux partis capitalistes des EtatsUnis.

Celte polilique consiste à remplacer de plus en plus les formes diplomatiques par un appel brutal à la puissance militaire, comme en Chine où la dernière offensive gouvernementate a été organisée grâce à l'aide malérielle directe américaine, comme en Méditerranée orientale qui a reçu la visite de démonstration de la flotte américaine, comme à Trieste solidement surveillée par les unités de la police et de la flotte américaines. Aussi longlemps que la direction d'une politique de «fermeté» élait laissée à l'Angleterre. celle dernière éprouvait de grandes difficuités à la faire appuyer par une force réelle.

Aveo les Etals-Unis au premier rôle, la scène diplomatique a été profondément changée dans ces derniers six mois el on assiste déjà à la première retraite imporlante de l'U.R.S.S. concrélisée à la Conférence de la « Paix » sur la question de Triesle. La diplomatie " atomique » de Byrnes a marque là un point important, el il ne sera pas le dernier.

2. — La puissance réelle de FUR.s.s., malgre son agrandissement lerritorial el l'extension de son influence effective sur une série de pays de l'Europe et de

« L'épuration » qui frappe actuellement depuis les milieux artisliques et journalistiques, jusqu'aux milieux qui sont à la tête de l'économie agricole el industrielle, se dillérencie de l'épuration de 1936-1937 (et des " Procès de Moscou ») en ce qu'elle est principalement dirigée contre Les éléments néo-bourgeois développés duavec les pays capitalistes de FErope peila guerte el apres trale el Orientale.

La bureaucralie combine celle Julte avec des concessions qu'elle tâche de faire aux masses pour s'appuyer en partie sur celles-ci contre un danger plus immédiat provenant des tendances centrifuges développées aussi bien dans l'économie que dans la vie culturelle et sociale du pays. Cependant ces concessions restent très mitées, aussi bien par la situation économique actuelle de l'U.R.S.S. que par la nature bureaucralique du régime qui ne peut se fier aux masses. La base sociale de Staline se rétrécit sans qu'il puisse jamais trouver un équilibre intérieur relativement stable.

D'autre part, l'idée d'un équilibre viable prolonge entre U.R.S.S., ayant sous son controle electit une grande parlie de l'Europe et une zone importante en Asie, et le monde capitalisle dominé par l'impémalisme américain est inseutenable et dangereuse.

Il est loujours nécessaire de souligner que l'importance du " glacis » est vitale pour T'U.R.S.S. tant du point de vue économique que du point de vue stratégique. C'est grâce au drainage systématique des resscurces des pays du " glacis » (réparations, démantèlement des usines, exploilation de la main-d'œuvre qualitlee, ete.) que TURS.s. a pu faire face au lendemain de la guerre, à la gravité de sa propre siluation économique et actuellement aux difficultés de réalisation mon aux anactes de reausanon du nouveau plan quinquennal. Concevoir que la bureaucratie soviétique, sous la pression américaine, puisse se replier naciflane.

americaine, puIsse ment dans Tes T'U.R.S.S., sans gu crise très aiguë de est aussi erroné que libre durable sur choses, se replier pacifiquefrontières de ropres cela provoque une cela provoque l'ensemble du régime de ceneevoir un équila base actuelle des

CROBED.

Ce sont justement ces considérations qui nous ont fait dire lors de la Contérence que la guerre a marqué pour TUR.S.S. " le commencement d'une période qui décidera du sort final du régime établi par la Révolution d'Octobre ».

La troisième guerre antisoviétique est inserite dans toute la lcgique de la situalion internationale actuelle, dans le cas où la révolution prolétarienne ne s'interpose pas.

3. - L'évolutien politique et économique dans les pays d'Europe englobés dans la zone d'influence de I'U.R.S.S. a confirmé, dans les derniers mois, les traits esquissés lors de la Conférence d'avril 1946. La bureaucratie soviétique a accenlut nartout son contrôle politique par la transformation de la plupart des gouvernements de coalition milialement instaures dans cug pavs en gouvernements à prédominance stalinienne, où les reprél'Asie, a donné leu a un avec nos camarades anglais tent, lors de la Conférence puis, que T'U.R.S,S, est sortie plus puissante que jamais, ment mitairement cratie soviétique est plus

• controverse qui ont soud'avril et dede la guerre économiquejamais.

Nous avons soulenu un point de vue vous avons comenu un pome de vue dillérent, à savoir que TU.R.S.S. doit être jugée, mon pas selon les crilères d'un selon Etat bourgeois, mais selon les critères d'un état ouvrier ou les progres reels se mesurent, sur le plan intérieur, par le renforcement des tendances socialistes par rapport aux tendances capilalistes, et en ce qui concerne ses rapports de force avec le monde capitaliste, par l'alfaiblissement de son encerclement; et qu'elle subira les conséquences de l'exacerbation provoquée par la guerre de toutes les contradictions inhérentes à son régime et à sa position internationale. be rideau est déja levé sur la siluation réelle de I'U.R.S.S. La bureaucratie bonaparliste a rendu publique la crise économique, politique et sociale que traverse actuellement I'U.R.S.S. et qui est due, en dernière analyse, à l'affaiblissement des tendances socialistes, affaiblissement que la guerre a provoqué dans sa structure économique et sociale.

ment et militatrement, et que la dia ame

, consolidée que

IN° INTERN sentants des différents parlis communist détiennent actuellement teus les leviers de commande.

En même temps, la politique économique suivie dans ces pays, malgré les ditTérences notables qu'on enregistre dane son ampleur d'un pays à l'autre, continue à être caractérisée par la tentative de la bureaueratie soviétique, inhérente à sa nature de classe, de combiner en quelque sorle le régime de la propriété privie avec un régime de capitalisme d'Etal, ayant une fois assuré son propre contrôle sur l'Etat.

Celle économie mixte a un caractere essentiellement instable el proviseire qui aggrave le déséquilibre général de l'économie soviélique à laquelle elle tend à se rattacher; elle ne saura, en tout cas, que diffeilement faire face à la pression du capitalisme étranger, parliculièrement du capitalisme américain, qui est le seul à pouvoir octreyer les crédits, les produile manufacturés, et les matières. premières nécessaires à la reconstruetion économique de ce pays. La crise économique economique traversée par la plupart de ces pays, aggravée par le fardeau écrasant des répa-

0G 39 ATIONALE de fixer le statul de l'Allemagne unifiée et leurs droite respectifs sur la continuation du pillage du pays. LURSS. ne veut pas d'autre parl se compromeltre opposition inutile à la reconstruction inédevant les masses allemandes avec une vitable de l'unité de l'Allemagne. Seule. la France décadente ne pense qu'a ranimer son économie d'un pillage pur et simple des richesses de par la continuation la Sarre el de la Ruhr, territoires qu'elle convoite chimeriquement, et s'obstine s'opposer toujours à toute reconstrection de l'unité allemande.

Entre temps, le prolétariat allemand allemand continue à vivre dans des conditions de privation et de misère extrême, que l'hiver rendra encore plus pénibles.

Les sections de la IVe Internationale: ont le devoir d'intensifier parlout leur campagne pour le retrait de loutes les troupes d'occupation de Allemagne, pour la libération immediate des prisonniers allemands, pour la cenclusion d'une paix sans annexion et sans réparation, l'expression effective de la solidarité pour matérielle el morale du prolétarial international avec le prolétariat allemand.

5. - En ce qui concerne l'évolution de la situation générale en Europe continentale, le poinl caractéristique est actuellement, indisculablement, d'une part, les 1° arounements qui se font à l'intérieur de la bourgeoisie, accompagnés de la crise du régime gouvernemental du tripartisme en France et en Italie, et de la précision du danger bonapartiste, et, d'aure part, nartiste. et d'aulle part, ia nouvelle vague des luttes ouvrières.

Depuis la Conférence d'avril nous avons assislé à une série d'éleclions en Europe, parmi lesquelles nous retenons Suède, en Tchécoslovaquie, en Allemacelles qui ont eu lieu en Hollande, en ont lieu en Hollande, Fabolition de la monarchie en Italie et ue gne, Italie ainsi que

Bulgarie. Par contr taire et policière, instable, vu le fai briser la résistance

Thicon Ta racielonag e, une dictature miliquoique extrêmement qu'elle n'a pas pu t dos masere g'est insdes masses, s'est tallée en Grèce grâce à l'appui effectif de 'impérialisme britannique et le pléhiscite truqué de septembre a remis le roi sur SOn trône.

Le précédent Plenum avail déjà tiré les legens essenlielles des élections qui ont eu lieu en Europe et les résuma ainsi:

a) Sur le maintien de la radicalisation des masses exprimée aussi bien par le grand nombre de veix accordées aux parTe socialistee et communistes ensemble, et tis socialistes et comm plus parliculièrement des voix des parts partis communistes:

b) Par l'apparition munistes ensemore, eu par le déplacement les socialistes vers de dane plusieurs ces pays, prineipalement en France, en " M.R.P. » comme principale formation Italie et en Allemagne, de différen s politique parlementaire de la bourgeoisie qui a remplacé en quelque serle l'éventail des anciens partis bourgeois du centre et de la droite; c) Par la persistance de la bourgenisie dans une polilique de collaboration gouvernementale, avec les partis ouvriers, rations et toute la

Licière, et nationaliste sovielique, sont à la t ment de leurs masses particulièrement de co induite brutale, pode la bureaucratie lase du mecontentepopulaires et plus

Mes de l'Allemagne, de l'Aulriche, de la Finlande et de la Roumanie, Le bilan de l'action générale de la bureaueralie soviétique dans ces pays, éconem!malgré les quelques mesures que progressives prises dans agricole et industriel, se solde lité et la méfiance de grandes pulaires envers TU.R.S.S. et l Blate Unis et l'Angleterre sont Etats-Unis et lAngleterre sont champions de l'unification économique de l'Allemagne, quelle semble se rallier le domaine par l'hostinasses poa révolution politique et thèse ladernièremen'

TU.R.S.S. aussi. Les Elats-Unis cherchent a alleger par le relèvement économique de l'Allemagne les frais de leur occupation, à créer un terrain de placement pour leurs capitaux, et à faire d'eile progressivement leur base avancée en Europe contre T'U.R.S.S. et le bloc soviétique. L'Angleterre veut aussi diminuer ses frais d'occupation, rendre possible la continualion du pillage sans un danger d'effondrement total de l'Allemagne: d'autre part. la ranimation au moins partielle de l'éennomie allemande est absolument nécessaire au relèvement de sa propre éconnmie, a ses exportations et à son commerce. L'U.R.S.S. avant épuisé les prélovemente de sa propre zone en Allemagne en réparations, est obligée de consentir au relévement économique partiel de l'Allemagne qui, seul, peut lui permettre de puiser davantage dans les ressources accrues du pays Les divergences entre P'U.R.S.S., les Etats-Unis et l'Angleterre se préciseront à nouveau quand il s'agira, socialiste, qu'elles identifient avec le résocialong gime bureaueratique et policier qui leur été imposé.

4. - C'est en Allemagne que continuent a se preciser actemennen tourope des se préciser actuellement en Europe les antagonismes intercapitalistes ainsi que l'opposition Timpérialisme et de T'U.R.S.S. Pour des raisons différentes, les devenus les gime bureaueratique et policier qui leur

4. - C'est en Allemagne que continuent se préciser actuellement en Europe les a se preciser actemennen tourope des antagonismes intercapitalistes ainsi que

Timpérialisme

T'U.R.S.S. Pour des raisons différentes, les

IV° INTERN elant donné, d'une part, la force encore presque intacte de ces derniers et d'autre part, leur poulique de capilulation qui, seule, garantit la reconstruction pacitique de la puissance économique du capital.

Dans ces conditiens, la bourgecisle ne se montrat pas disposée à sortir prématurément de la " légiimité démocralique » et « pariementaire » et à déclencher par sa propre provocation une lutte décisive et ouverte avec la classe ouvriere, dane une suanon economique encore extrêmement précaire el dans un rapport de foroes encore visiblement défavorable.

Néanmoine, nous avons déjà signalé • que Lout cela naturellement changerait très différemment aussilot que la classe ouvrière, poussée par l'aggravalion de ses conditions de vie, s'engagerait dans la voie des luttes revendicalives » et nous l'évolution de la situation ajoulions: " Un pareil moment dans s'approche maintenant rapidement, plusieurs indices. tant en France qu'ailleurs, permettant de constaler le commencement d'un nouveau cycle dans la lutle des classes en Europe. qui sera caractérisé par une vague de Tulles revendicalives ébranlant les fondements sur lesquels la bourgeo sie espère atteindre une stabilisation relative ».

Cette nouvelle étape est maintenant effectivement commencée. Des luttes puissantes ont été dernièrement déclenchées en Hollande, en Belgique, en France, en Italie, en Grèce. Les causes de ces luttes ne sont pas partout les mêmes, et c'est se livrer à une abstraction sans valeur de dire que la cause commune est la « reprise économique ». Si on veut trouver un dénominateur commun à la plupart de ces luttes, il faut le chercher dans la nouvelle hausse du coût de la vie et l'avilissement progressif des salaires qui ont eu lieu dans les derniers trois mois dans tous les pays.

Des causes particulières se sont ajoutées à celle-ci : En Italie, on est en face d'un chômage massif qui englobe déja plus de 3.000.000 de chômeurs et qui risque de s'accentuer et sous la nouvelle lal pote laquelle le patronal a luté derpatronal a luté dernièrement, permettant le débauchage des ouvriers.

En Grèce, les deux liers du prolétarint sont en chômage, tandis que les conditions polliques de ce pays contribuent largement a donner a lensembte de la lutte des musse greeques un caractère

ATIONALE qui prendront leur succession quand cele colaborulion ne sera plus soulailable, ni possible.

La crise du régime " tripartite " osl mainlenant prochaine tant en France qu'en Italie,

Non seulement les perspectives intérietres, mais aussi la tension persistante de la situation internationale poussent la bourgeo sie a faire un choix plus décisit el à se déburrasser de la présence dans les gouvernements des parlis communistes. Celle tendance est claire, le rylhme de sa réalisation dépendra d'un ensetable de facteurs qui diffèrent de pays à pays.

Il est en tout cas impossible de parler de " stabilisation polique » même relative de la bourgeoisie aussi longlemps que celle-ci sera obligée de co-gouverner avec les paris communistes el que ceuzci gardent intacte leur influence sur les masses et même lagrandissent au détriment des formations socialistes.

E' « offensive » gaulliste qui a été declenchée en France pour un * pouvoir fort » montre cependant Télape vers laquelle s'achemineront les régimes politiques en Europe dans . le cas où les masses Se montreraient incapables de se débarrasser de l'influence démoralisante des parlis traditionnels et d'entreprendre une véritable offensive révolutionnaire.

En conclusion, les luttes de la nouvelle étape, en rapport avec la persistance de la tension internationale, auront comme contre-coup dans le camp de la bourgeoisie, la précipitation de la crise du tripartisme et laccentuation des tendances bonapartistes.

Ces tendances risqueront à la longue de trouver un crédit social, parmi les élé ments que la crise prolongée du régime exaspère, et que la politique d'impuis sance des partis traditionnels désappointe, particulièrement dans les pays frappés par un chomage massil comme lItalie et la Grèce.

Tous ces traits caractéristiques de l'évolulion de la silualion en Europe continentale onl élé à notre avie correc'ement esquisses dans la Résolulion polilique de la Conférence d'avril 1946.

6. — En Anglelerre, la conjoneture économique évolue pour le moment favorablement.

Malgré le fléchissement de la producqui deborde largement les simples lutles revendicatives.

cadres de vaste le teemssement de la produclon du charbon, le développement de l'industrie. particulièrement de l'induslrie sément telles que ces parlant des plis simples économiques. segulèrent r caractère polilique, qui met ou moins direclement le liste. La bourgeniste est danger que représente le inévitable de ces luttes. E continentale.

son! précimême en

11n du mélailurgique et chimique, a déjà permis aux expor ations de dépasser le niveau de 1938 el d'alteindre en valeur la moilié de la somme calculée qui deit être atteinte vers 1948 pour que l'économie anglaise puisse faire face sans fléchir aux charges du pret américain. Cet effort dee exporlatione a élr rendu possible grace at гаtionnement de la consommatien natienale el aux besoins industriels de l'Europe oodanger, d'une part en exploitant au maximum les possibilites de redressement de les sa puissance économique grâce à la collaboratien gouvernementale avec les partis ouvriers, et d'autre part en regroupant en dehors de ces cadres d'autres forces

Cisepic, arrigne du Sudi, à la demande cidentale, des Indes el de l'Afrique desquelles est du principalement l'accrolesement des exportations.

La possibilité de pouveir, d'ici deux " frois ans. doubler à nouveau les exnorta trois ans. doubler a nouveau les exporta

Mais, partout en Europe les conditions du capilalieme lutles revendications apidement en-cause plus régime capitaconsciente développement lle réagit à ce

IV® INTERN liens, dépendra essentiellement de la capacité d'absorption de ces marchés.

De coût de la vie a augmenté de 75 % par rapport à 1938, les salaires bearcou! moins. Cependant celte différence est moins grande que dans d'autres pays et explique, ainsi que le taux insignillant de chômage, la position d'altenle du prolétariat britannique envers la polilique du gouvernement travailliste.

Comme certains paye de l'Europe occidentale, l'Angleterre a également profité pour augmenter ses exportations, d'une part de la deparition de la concurrence allemande et d'aulre part des difficul es que la reconversion a causées à l'économie et au commerce américain.

Pour que l'essor économique actuel conune l'Angelerre garde les déboichés acil serait nécessaire non seulement tuels, mais qu'elle les double d'iei deux ou trois ans. La polilique exlérteure de l'Anglelerre a acluellement pour axe de faire entrer et de maintenir dans le circuit économique britannique, pour faire face à la concurrence américaine qui ne fail que commencer, les marchés de l'Eurone occidentale. rope occidentale. des pays du bassin des pays du bassin oriental de la Méditerranée, des Indes.

7. - Aux Elats-Unis, la puissante vague de grèves qui a commencé au Jendemain de la fin de la guerre, se diveloppe depuis lors presque sans interrup-

ATIONALE 41 douter que des processus imporlants ont lieu dans la conscience des masses, el que l'idée d'un parti ouvrier indépendant fait rapidement son chemin, sans qu'il soit obligatoire que la politisalion de la classe ouvrière américaine n'emprunte pas une autre voie plus directe.

8. - Le Moyen et l'Extrême-Orient conlinuenl à être le théatre d'une fermenlallon révolutionnaire.

Les pays arabes, du Maroc à la Palestine, sonl secoués par un puissant mouvement anti-impérialiste, sur lequel se greffe plus ou moins fortement. selor lévolution économique et sociale de chacun de ces pays, la lulte du prolétariat et des paysans contre la réaclion indigène (luiles du prolétariat égyptien, grève commune d'ouvrers juifs et arabes en Palestine en avril 1946).

La guerre avait propulsé l'industrialisation de ces pays et créé une conjonoture économique favorable qui prit fin avec sa liquidation. A leuphorie de la guerre, succédèrent une crise économique aiguë, la disette alimentaire, le chomage, une réduction directe et indirecte des salaires, d'où un fort mécontentement populaire que les classes veulent canaliser vers vement chauvine ou reste pas moins vrai populaire garde des dom nantes aaves une lutte exclusianti-juive. Il n'en que ce mouvement pointes dangereuses dirigées aussi ben contre l'impérialisme que contre la réaction indigène, et qu'en particulier le jeune prolétariat de ces pays, tait son apparition indépendante sur la scène politique, ouvrant de nouvelles perspectives révolutionnaires.

En Indochine et en Indonésie, la révo• lution continue à marquer un temps d'arrêt qui accentue la prise d'influence, sur les gouvernements du Viet-Minh et de Sharir, des éléments de la bourgeoisie nationale vivendi avec dynam sme impérialist fois-ci un treindre ou tique et à Mandchour enclins à trouver un modus l'impérialisme. Cependant, le révolutionnaire des masses yankee, lui enlever le contrôle de la le. Mais il est peu probable qu'un tel résultat puisse être obtent avant longtemps et sans provoquer une désorganisation complète de la vie économique du pays.

Le régime de Tchang-Kaï-Check est andicapé par la situation économique désastreuse qui règne dans ses territoires, tion, et dépasse en ample sion, la première phase avec la grève des mineurs général à une semi-victoi ur toute prévis'est lerminée et a abouti en re des ouvriers

La grève des cheminots en mai 1946 a marqué la seconde phase de ces luttes ; elle a déclenché en même temps une nouvelle tentative de la part du patronat et de l'Etat capitaliste de faire échouer les revendications ouvrières et d'intimider le prolétariat organisé, en s'efforcant de légaliser, par des decrets draconiens que Truman a proposés au Congrès, sa soumission au joug militaire. La résistance du prolétariat américain a fait de nouveau échec à cette tentative et Truman a battu en retraite. Nous avons assisté depuis à une autre série de grèves importantes, parmi lesquelles celles des marins qui a abouti à une victoire importante.

Cependant l'offensive capitaliste ne se relache pas non plus. Ayant échoué dans ses attaques de front, le capital a aboli tous les obstacles legislatiis alla hausse des prix et a laissé Ibre cours à l'inflation qui annule tous les gains realisés par les ouvriers.

Cette offensive économique est combinée avec l'apparition de bandes réactionnaires extra-legales, subventionnées par le patronat, telles que les hordes du Kudollac ana lac hardsa am Klux-Klan, qui ont commencé leur activité terroriste en s'attaquant tout d'abord aux sections les plus ísolées du proléta• riat : les ouvriers noirs et les révolutionnaires. Ces conditions rendront les prochaines luttes inévitablement encore plus amples et plus graves.

Malgré l'absence d'une capitalisation tangible sur le plan politique de l'expérience acquise par le prolétariat américain dans ses lultes grandioses, on ne peut reste encore aeveloppements progressifs. Cette situagrand et permet de nouveaux tion dans ces deux pays contraste avec la courbe montante de la révolution en Chine et aux Indes.

En Cline, la guerre civile bat son plein; tandis que, dans les grandes villes du sud continuent les grèves et les protestations contre la hausse extraordina.re du coût de la vie, le régime réactionnaire de Tehang Kai Check et la présence des troupes américaines, larmée de TchungKing, équipée par l'impérialisme américain, a entrepris de grandes opérations de nettoyage contre le régime du Yennam. Il est maintenant clair que les réactionnaires chinois, en alliance étroite avec les recherchent cette aeveloppements progressifs. Cette situation dans ces deux pays contraste avec la courbe montante de la révolution en Chine et aux Indes.

En Cline, la guerre civile bat son plein; tandis que, dans les grandes villes du sud continuent les grèves et les protestations contre la hausse extraordina.re du coût de la vie, le régime réactionnaire de Tehang Kai Check et la présence des troupes américaines, larmée de TchungKing, équipée par l'impérialisme améri-

La entrepris de grandes opérations de nettoyage contre le régime du Yennam. Il est maintenant clair que les réactionnaires chinois, en alliance étroite avec les les résultat décisif qui vise à resl à minimiser l'influence sovié-

1V° INTER ainsi que par son climal dielatorial et policier qui a détourné de lui toute la sympathie des masses. Par contre, la reprise de la réforme agraire par le régime du Yennan et les mesures de « democratisation » du pays, dent les staliutens se font actuellement Jes champions, contribuent à l'élargissement de leur in¡luence. Une nouvelle phase de la révoIntion chinotse est commencée, et de son evelution dépendra en grande parlie le rythme de la troisième guerre antisovielique.

Aux Indes, le premier gouvernement • national » est enfin constitué sous l'autorité des leaders du Congrès et l'entente avec la Ligue Musulmano est prête à se réaliser. Devant déja faire face à un profond mouvement révelutionnaire des ouvriers et des paysans hindous, le gouvernement bourgeois hindou adopte dès le début une attitude réactionnaire et conciliatrice avec l'impérlalisme britannique. Les grèves économiques. et рописцев atteignent, au cours de ces derniers mois. une ampleur grandiose et dans tout le pays regne une atmosphère d'effervescence révoltionnaire.

En Chine, tout auesi bien qu'aux Indes. le développement de la situation révolulionnaire sera long avant que n'intervienne un changement important. Comme le précisait la Résolution politique de la Conférence, dans ces deux paye « le mouvement révolutionnaire du prolétariat entrainant derrière lui les masses paysannes peut connaître un essor grandiose et devenir un des principaux loyers révolutiennaires dans le monde ».

En Corée et au Japon, on assiste aussi à un développement imporlant du mouvement révolutionnaire des masses dirigé aussi bien contre la réaclion indigène que contre l'impérialisme américain.

Au Jopon, en parliculier, nous avons assisté à de puissantes lultes ouvrières qui ont mis en avant des formes de lutte (occupation des usines) et des mols d'ordre (contrôle ouvrier) très avancés. La toute dernière vague de grèves, inaugurée par la grève des marins, a entrainé une très grande partie du prolétariat japonais. La réaction indigène féodale-capttaliste, encouragée par l'impérialieme tentative d'imposer une legislation antie occupant, riposte actuellement ouvrière contre les grèves et les libertés syndicales.

Dans toute celle parlie du monde qui traverse actuellement une période révolutionnaire et où le prolétariat s'y est afTermi en tant que classe numériquement et politiquement, nolre mouvement dans les pays où il existe déja, parliculièrement en Chine et aux Indes, peut, pour la première fois, jouer un role important et s'adresser directement aux masses. Les rapports de nos camarades chinois et hindous sont unanimes A congfater les grandes possibilités qui, dans leurs pays respectils, existent pour le développement du mouvement révolutionnaire.

Le stalinisme et la politique des partis communistes

Parlant des partis communistes dans Ta la prochaine période, la Résolution politique de la Conférence précisail que la conjoncture politique generale dans sou développement serait favorable à un dégonflement des range des organisations traditionnelles en Europe et à l'amorcage de courants oppositionnels au sem de ces partis. Nous avons assislé depuis i une série d'évènements qui ont démontré en général la julesse de celte perspective.

Sur le plan parlementaire, les paris communistes semblent garder encore une Influence qul n'a pas sensiblement dimlnué par rappert & son nivean au lendemain de la « libération »: cela s'est fait grâce à une récupération des pertes d'éléments ouvriers par des gains sur d'autres courants sociaux: par contre leur emprIse sur les masses ouerières en lutte a diminué dans la mesure où ces partis ont até ebligée, par leur politique de colde collaboralion des classes, prendre une position nettement hostile à ces mouve= ments revendicatifs.

Nous avons assisté minst, aussl bien en Hellande qu'en Belgique, en France, Italie et en Grèce. à une série de luftes déclenchées malgré l'opposition des parIls communistes et des appareils syndicaux contrôlés par eux.

Ges mouvements ne peuvent que saccentuer à l'avenir, la politique des partis communisles ne pouvant rompre reellement pour toute la prochaine étape avec la ligne de la collaboration des classes et de neutralisation, par ce moyen, des tendances à l'orientation antisoviétique de bourgeoisic, neutralisation qui reste but essentiel des parlis communistes.

L'usure Inévitable parmi les masses ouvrières qui sont poussées à la lutte, de "la politique stalinienne actuelle, surtout dans les pays où les parlis communistes participent au gouvernement. ainsi que l'accentuation de l'antagonisme EtatsUnis-U.R.S.S., obligent les partis communistes a donner plus demphase au tournant a gauche deja signale par la Conférence. Mais ce lournant, d'une ampleur variant d'un pays à l'autre, reste en général limité a l'accentuation d'un verbalisme gauchiste dirigé contre l'impérialisme américain et anglais, sans aboulir à une rupture réelle avec la politique de collaboration des classes.

Les parlis socialistes semblent payer pour le moment beaucoup plus fortement que les partis communistes les frais d'une politique indécise et capitularde. Leur hase ouvrière a subi une réduction sensible au profit des partis communistes, tandis que les différents " M.R.P. * désa-

IV° INTERN grègent leur flanc droit. Dans la configuration politique telle qu'elle se présente actuellement en Europe avec la position actuelle des partis communistes et les formations « démocratiques » de la droite, type, M.R.P., il est peu probable que les partis socialistes puissent garder une Torte position intermédiaire.

Nous ne minimisons cependant nullement lobstacle que représente, pour le développement de notre propre mouvement, la forec du stalinisme et du réformisme dans le monde. Ce que nous avons vit à la Conférence, et que nous répétons aujourd'hui, c'est que nous sommes en présence d'un processus de désagrégation de l'influence que ces partis ont exercée sur les masses au lendemain de la « libération » et que toule l'évolution de la situation objective tend à aggraver les contradiclions entre leur base ouvrière et leur politique de la collaboration au profit du mouvement révolutionnaire indépendant. Nous avons dit encore qu'en ce qui concerne une série de pays parmi lesquels « l'Angleterre, les Etats-Unis, le Canada, les pays sud-américains, l'Australie, l'Afrique du Sud et plusieurs pays coloniaux, _ Tobstacle du stalinisme, dans la plupart des cas même du réformisme, n'a pas une importance déterminante ». Nous n'avons pas dit que cet obstacle n'existe pas ou qu'il n'est pas Important, mais seulement qu'il n'a pas une importance déterminante; ceci principalement pour le stalinisme par comparaison avec son importance dans certaine pays de l'Europe continentale. En ce qui concerne le réformisme, la résolution de la Conférence précise « dans la ptupart des cas ». phrase qui n'existe pas dans 1a traduction de nos camarades anglais la traduction TOS camarades anglais

Sont échalaude un amendement cial sur celte question pour démontrer qu'en Anglelerre, par exemple, et en Australie, le réformisme est un obstacle d'une importance délerminante.

Quelques remarques sur la tactique et le programme

Quand le camarade Morrow posa la question de « l'entrisme » total en Europe, nous lui avions répondu en précisant le sens de notre tactique à l'étape actuelle en Europe continentale, et dans quelles conditions une tactique entriste lolale dans la social-démocrajie avait été préconisée dans le passé.

Nos camarades anglais veulent amender le texte de la Conférence quand ils

ATIONALE 43 déclarent que, « d'une façon générale, la voie pour la construclion de nos partis, en particulier en Europe continentale. passe à l'élape actuelle par la combinaison de notre travail indépendant garanti par notre autonomie organisationnelle et politique, avec un travail de fraction patient, systémalique et de longue naleine dans les organisations retormistes, centristes et sta iniennes », en precisant que même pour 1 Europe une lactique entriste n'est pas exclue. Il est singulier que celte remarque provient des camarades du pays pour lequel le Comité Exécutil International a cru bon de recommander cette dernière orientation el qui l'ont repoussée comme « inactuelle » à l'étape présente.

Nous disons que, d'une façon générale en Europe continentale et seulement à rétape actuelle, la politique entriste tolale ne paraît pas la plus indiquée pour la construction des partis révolutionnaires. Cela n'était pas pour nous une abstraclion théorique, mais le résullat concret de l'examen de la situation dans chaque pays, en Hollande, en Belgique, en France. en Italie, en Grèce. Dans aucun de ces politique entriste totale n'a été pays la préconisé à l'étape actuelle. Réservons le cas de l'Allemagne pour un examen plus attentif.

Ce qui a une importance dane les questions de taclique n'est pas de dire qu'en général, dans lavenir, ici ou la, laclique entriste pourra élre appuquee, male dé préciser à une étape donnée et dans les pays' donnés si cette tactique doit etre appliquée. La vérité sur cette question aussi est concrète.

Faut-il d'autre part rappeler aux camarades qui assistaient à la Conterence que nous avions précisément rejeté un amenun amendement espagnol qui voulait que nous indiquions d'une façon catégorique que dans aucun cas la tactique entriste ne pouvait être appliquée?

Quelques mots encore en guise de conclusion de ce rapport sur le programme que nous détendons. Nous croyons que lensemble des mole d'ordre el du programme défini par la Résolution de la Conférence reste parfaitement valable pour toute lelape présente. Il s'agit seuement de laire penetrer dans nos sections le sens révolutionnaire de ce programme et d'éviter, non seulement le seclarisme stérile, mais aussi l'opportnisme qui rend notre politique révolutionnaire aussi impuissante que le premier.

Comme le précisait la Conférence, il s'agit

" que l'ensemble de motre agitation soit pénétrée d'un esprit combatif et révolutonnaire, qu'elle triomphe de cette passivité et de la timidité centriste qui l'ait necessairement échouer notre politique dans la routine semi-centriste ».

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