Documents de la IVe Internationale

Conférences, congrès et résolutions, dans leur texte français

La revue › numéro de décembre

Documents adoptés par le Congrès de la Section britannique de la IVe Internationale

Quatrième Internationale, numéro de décembre · décembre 1946 · p. 44-52 · 7 756 mots

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Nous publions ci-dessous les principuux amendements adoptés par la Conférence nationate de la section angluise de la IV• Internationale à la réso lution sur la siluation mondiale, adoptée par la Conférence d'avril 1946. (Voir ce texte dans le numéro d'avril-mai de « Quatriène Internationale-».)

Premier amendement : Sur l'appréciation économique de notre époque et les perspectives économiques immédiates pour l'Europe

L'époque actuelle est celle du déclin définitif du capitalisme. La crise générale du capital'sme se reflète dans la contradict'on entre le développement des forces productives d'une part et la propriété privée des moyens de production et l'état national d'autre part. Le capi alisme avait rempl: sa tâche histor que de développement de l'état national et de création du marché mondial dans les décades qui précédèrent la première guerre mondiale. Le capitalisme ne peut plus servir au développement des forces productives. Malgré l'accroissement cons dérable de la produetivité du travail et le dévelopn ment continuel de la technique, la production à l'échelle mondiale se trouve freinée et limitée par les entraves de la propriété privée des mavere de production, de transporis et d'échange, et par l'état natlonal.

Le epitalisme avall déjà accompli son rôle historique essenfiel aux environs des années 1850--1870. Même a cette pérode. Il était devenu une entrave au dévelopemant des forees productives. Ceci explinue l'erreur de perspective de Marx et d'Engels nuond ils crurent rue la victoire de la révolution prolétarienne ent imminente. nenter cependant. par le dévelonpement Cependant par le dévelonnemen du merché mondial, qui lui donna de nouvelles ressources, le capitalisme s'est montré étre à cette période non pas déja une entrave ahanlne mais une aninord o une entrave absolue, mais une entrave relative au développement des forces produclives. Marx souligna cu'anenne société ne cederait la place à une nouvelle tant que toutes les possibilités qu'elle contenait relativement aux forees productives n'auraient été complètement épu'sées. Entre 1870 et 1914. le espital'sme se montra comme une économle ascendante. Bien sor. si le prolétariat était parvenu au pouvoir (les forces productives étaient déjà suffisamment dévelopées pour cela). le developpement des forces productves eut ele été incommensurablement plus grand. incommensurahlement Néanmo'ns, le capitali-me put réu sir à se maintenir parce qu'il restait encore un facteur relativement progres-if.

Entre 1870 et 1914. les chiffres de production des plus importantes marchandises en Allemagne, en France. aux EtatsUnis et en Angleterre montralent une tendance générale à un accroissement rapide (voir annexe).

La première guerre mondiale indiqua un chengement définitif dans le rôle du capital'sme. Le monde avait élé partagé en ‹ phères d'influence, en marchés et en sourees de matières premières, et il ne pouvait être redivisé que par une sanglante guerre impérialiste. On venait d'entrer dans l'époque de la décadence et de l'agon'e du capital'sine. Ceci permettait de prévoir la période de guerres, de révoluions, de soulèvements et de convulsions qui démontrait clairement que le capitalisme avat mené l'humanité dans un culde-sac.

La crise générale du capitall me se réfléta dan: le fait que les forces productives avalent cessé de croitre au même rythme que par le passé.

Le cycle inévitable de la production C8pital'ste suivit alors une courbe quelque peu différente. Finies les courtes périodes de crise sulvies de longues périodes d'essor, chaque nouvel essor dépassant le niveau du précédent, mais nous voici dans une époque où de courtes périodes d'essor élaient suvie cri e et de di tives compte la population talisme dans une grav te multanément capitalistes, is de longues périodes de pression. Les forces produetenu de l'accrois ement de et des ressources oscillaient le passé. La crise atteignit exceptionnelle, affligeant sitous les prine paux pays entrainant des dégâts e1frayants et un déclin chronique dans l'utilisation du potentiel productif. (Le Japon fit exception pour des ralsons qu'il n'est pas nécessairé d'examiner ici.)

autour du niveau de 1914. Néanmoins. la première erise d'après-guerre, du capitalisme, pendant pendant laquelle le prolétarlat ne parvint pas à s'emparer du pouvoir. mena inév tablement à un nouvel essor économique. L'effondrement partiel immédiatement après 1921 ne dura pas longtemps et n'eut pas d'effets graves. Dans la plupart des pays. les chiffres de production de 1929 etalent plus élevés que ceux de 1914, mais cela ne faisait que préparer un effondrement total des forces productives d'une facon jamais observée par le capiautour du niveau de 1914. Néanmoins. la première erise d'après-guerre, du capitalisme, pendant pendant laquelle le prolétarlat ne parvint pas à s'emparer du pouvoir. mena inév tablement à un nouvel essor économique. L'effondrement partiel immédiatement après 1921 ne dura pas longtemps et n'eut pas d'effets graves. Dans la plupart des pays. les chiffres de production de 1929 etalent plus élevés que ceux de 1914, mais cela ne faisait que préparer un effondrement total des forces productives d'une facon jamais observée par le capi-

Mais la encore, meme cette crise ne pouvait durer indeliniment. La ou le prolétariat état paralysé par ses partis et ne savait exploiter la crise pour renverser le capital'sme et prendre le pouvoir dans ses. propres mains, un nouveau relèvement économique s'amoroa. Dans de nombreux pays d'Europe cette crise n'était pas delin livement résolue au moment où les preparats pour un nouveau mas acre des peuple: (un reflet en soi de l'impasse du capitalisme) étaient en plein essor. Mais sur la base d'un armement préparato're et de mesures de guerre en général, lactivité économ oue dépassa même les chiffr-s de 1929 dans le principaux pays caritalistes (excepté en France):

Ainsi, dans la courbe descendante du capital sme, on peut vor que la production tond i oseiller autour du niveau de 1910_27 sans elre capable de retrouver le ryllime d'accro'ssement constant de décades nui précédèrent la première guerre mondiale, lorsque chaque crise était su'vie d'une forte reprise en flèche à un niveau plu élevé des forces productives.

La seconde guerre mondiale, preuve supplémentaire de l'agonie du capital me. a entraîné une effroyable destrclion d'etres numars et de forces promucaves, la dehumais et de forces productives, la désorganisalion e la dés'ntégration de la production en Europe et en Ase, sous une forme jamais vue auparavant dans l'histore, L'impérialisme et le caritals ne ont ain i montré la barbare dans laquelle leur existence prolonrés noramil l'human té. Contre les réformistes et les stati lens dul cherchent à duper les masses au moyen d'une perspective de renaissance nouvelle du cap alisme et dlun grand venir pour la démocratie, la résoIntion d- la Préconférence internationale est entièrement juste en soulignant l'époque de décliet d'effondrement de l'éconemie capitaliste mondiale. Ma's dans une résolution ou cherche à ori nter nos propre cadres sur les per pectives économiques immédiates — dont dépendra en grande partie la prochaine étape de la lu'te de la classe, et par là même notre propagande et notre tactique im nédiate -la perspective est ne'tement fausse.

La cri e et le bas niveau actuels des fo ces produc ives, ce n'est pas la erice économique telle economique telle que la concoivent aue la concoivent Ics marxistes dans le sens classique. C'est iane crise de « sous-production » provenant de la concentration mnérialiste des force productives pour ila guerre et des destructions de la guerre même. Cela destructons de la guerre mene, cera se reflète dans le manque de movens de production, de moyens de consommation it de produits agr coles. Exac ement l'onposé d'une crise écono rique capitaliste de surproduct on telle qu'elle est conçue par les marxistes.

Les faminer elfroyables qui se sont abattues sur les peuples du monde entier, la désorganisaton et le déclin de l'Europe sont des indices de la désintégration du système capitaliste. Ces faits auratent pu aisément condure à la destruction du capilalisme et à l'organi ation de la production socialiste à une échelle pan-européenne et pan-asiatique, n'eussent été la faiblesse du parti révolution-

ATIONALE 45 naire et la capitulation des organisations de masse de la classe ouvrière. Pour la seconde fois dans une génératon, le capitalisme a élé capable de retrouver le temps de respirer.

La théorie de l'effondrement spontané du capitalf-me est totalement étrangère aux conceptions du bolchévisme. Lénine el Trotsky soulignèrent à maintes reprises que le capitalisme trouvera toujours une issue s'il n'est pas détruit par Tintervention consciente du parti révolutonnaire qui, à la tête des ma ses, profite de: difficultés et des crises du capialisme pour le renverser. L'exérience de la seconde guerre mondale souligne la profonde exactitude de ces conceptions de Lénine et de Trotsky.

Etant donné la prostration du prolétariat résultant de la Irahison de ses organisations de ma se, le relèvement eyel que des forces productives, l'usure de l'outillage, la réduclion des salaires réels. minent 3 une absorption des stocks ct au ré tablissement. ou partiel du taux de ain 1 frayée pour ment eyelique qui, bases d'une crise un rétabl ssement profit. La voie est relèveun nouveau à son lour, jette les encore plus grande.

Comme Trotsky l'écrivait au sujet de In crise mondiale:

« Les classes dom'nantes de tous les pays attrndent des miracles de la reprise industrielle, la snéculation sur les valeurs déjà commencée en est une preuve. Si le capitalisme allait réellement entrer dars une phase de nouvelle prospérité ou même d'une ascension graduelle mais persistante, cec entrainerait évidemment la stabilisation du capitalisme et en même temps un renforcement du réform'sie. Mais il n'y a pas la moindre raison d'espérer ou de craindre que la reprise économique, qui en elle-même est inévitable, sera capable de surmonter les 'endances générales de décadence dans l'économie mondiale et dans l'économie européenne en particulier. Si le capitalisme d'avant-guerre s'est développé sous la forme d'une produetion accrue de marchand'ses, le canitalisme d'aujourd'hul, avee toutes ses fluetuations cycliques, représente une production acerue de misère et de catastronhe. Le opérera un forces dans mnt au si tal'ste dans

Quelques la crise, si capitalisme à son impas nouveau cycle économique réajustement inévitable des chaque pays individuellebien que dans le camp capison les travailleurs échouent, le trouvera teujours une issue se économique sur le dos des travailleurs et aux prix de nouvelles contradictions. La erice mondiale du système cap taliste ne met pas fin au cycle économ'que, mais lui donne un caractère différent. La théorie que les staliniens mirent en avant dans la dernière crise mondiale, ensemble, principalement vers l'Amérique et aux dépens de l'Europe. Mais il placora, à bref délat. le monde capitaliste devant des contradictions insolubles et le condamnera à de nouvelles convulsions beaucoup plus effrayantes, » ment vers l'Amérique et aux dépens de l'Europe. Mais il placora, à bref délat. le monde capitaliste devant des contradictions insolubles et le condamnera à de nouvelles convulsions beaucoup plus effrayantes, » soient les ravages causés par

IN INTERN selon laquelle il s'agissait de la dernière erise du capitalisme dont celui-ci ne se remettrait jamais, s'est . révélée comme absolument non marxiste. Il y a un grand danger à ce que cette théorie soit reprise à présent dans nos propres rangs.

Après la première guerre mondiale, les capitalistes eurent à faire face à de grands partis révolutionnaires dépourvus d'expérience qui s'efforçaient d'utiliser la crise de produclion capitaliste pour renverser le capitalisme. Ceci aggrava d'autant plus le chaos et rendit difficile un relèvement capitaliste. Mais malgré cela la producton fut largement rétablie.

Si les partis staliniens avaient été de véritables partis révolutionnaires, la classe eapilaliste aurait à affronter maintenant une perspective toute différente, aussi bien économiquement que politiquement. Le prolétariat de France aurait paralysé la marche l'appareil de nouveaux sacrifices des masses. Mais tentative des capitalistes de production au prix de remettre en les deux organisations traitres du proléempêcher, frustrer et saboter toute lutte lariat tendent toutes leurs forces économique ou politique du prolétariat.

Pendant ce temps, étant donné la faiétant donné blesse des partis de la IV° Internationale qui, à cette étape, restent de petites secissue à l'effondrement et au déclin de l'écotes, les capitalistes ont pu trouver une nomie. En Europe occidentale, ceci a préparé la voie à une reprise ferme et assez rapide.

Si un conflit se développe entre Staline Staline et le capitalisme de l'Europe occidentale, et que les organisations staliniennes soient utilisées pour amener une désorganisation et arracher des concessions par des grèves massives, la situation des capitalistes peut se détériorer du jour au lendemain. Même l'aide de la finance américaine ne pourrait barrer la route à la erise qui s'ensuivrait.

La position prise par la Préconférence internationale, et défendue par la minorité du parti anglais, selon laquelle les pays de l'Europe occidentale - France, Hollande, Belgique, et autres - resteraient à un niveau approchant de la stagnation et du marasme et ne peuvent atteindre le niveau de production d'avant-guerre, est complètement fausse. La résolution Internationale dit :

« La reprise de l'activité économique des pays capitalistes atteints par la guerre, en particulier des pays de l'Eu- IEUrope continentale, sera caractérisée par des rythmes particulièrement lents qui la maintiendront pour longtemps à des niveaux voisins de la stagnation et du marasme. »

L'Europe orientale, en particulier, qui se trouve sous le contrôle de la bureaucratie stalinienne, retrouvera et même augmentera sans aucun doute ses ressources productives plus rapidement qu'après 19141918. Il est impossible pour l'impérialisme américain et pour la bourgeoisie de l'Europe occidentale de permettre une complète stagnation et un déclin total d'une moitlé du continent, tandis que l'activité

ATIONALE économique se développerait dans l'autre moitié sous la domination de la bureaucratie stalinienne.

Cependant, ces considérations politiques étant mises à part, les lois du capitalisme garantissent par elles-mêmes le relèvement de l'économie et rendent un nouvel « essor » (boom) inévitable. Particulierement en raison du fait qiue cette crise n'est pas une crise de surproduction et que les capitalistes ne sont pas attaqués en Europe occidentale par les organiations de masse, mais profitent de Tassistance et du soutfen direct de la socialdémocratie et du stalinisme, une reprise cyclique est inévitable. Il n'est pas exolu que notamment en Europe occidentale (a l'exception de l'Allemagne et de l'Autriche), les chiffres de la production puissent même atteindre et dépasser niveau d'avant-guerre dans la prochaine période. Même en Allemagne, en fonction des rapports entre les impérialistes et la Russie, une reprise plus ou moins importante se produira, bien qu'il soit impossible, en nalson du conti entre les puissances et de la division et de l'occupation de l'Allemagne, d'atteindre les chiffres d'avant-guerre dans la prochaine période.

Tous les facteurs, à l'échelle mondiale et européenne, indiquent que l'activité économique en Europe occidentale dans la prochaine période ne peut être caractérisée par « la stagnation et le marasme », mais comme une période de reprise et d'essor.

Le trait caractéristique de la crise capitaliste (« stagnation et marasme ›) tel qu'il apparaît par exemple dans la crise classique de 1929-33 qui prit une ampleur et une gravité sans exemple à l'échelle mondiale, était la surproduction des moyens de production, des moyens de consommation et de produits agricoles. La crise industrielle était ainsi doublée d'une crise agraire simultanée. La reprise économique qui suivit la dernière crise mondiale, comme toujours, fut réalisée en raison de la destruction et la détérioration des moyens de production, par la destruction et la détérioration des stocks de con ommation, par la réduction des superficies cultivées. etc., eto... Bien que cela ait entraîné une immense misère pour les trava Heurs. néanmoins, particulièrement avec des préparatifs de guerre, aux environs de 19371938, les chittres de production excedaient même dans la plupart des paye du monde, les années record de 1928-29. La destruc tion entraînée par la guerre a entrainé des résultats semblables à ceux atteints par les capitalistes quand ils se mirent consciemment à détruire des richesses i dans une période de crise de surproduction.

Les conditions classiques d'un essor existent à l'heure actuelle en Europe. Disette des moyens de production; disette des produits agricoles ; disette des moyens de consommation. Ces disettes imposent de nouvelles misères aux masses et de nouvelles tensions dans le système. Ces conditions, engendrées par la destruction volontaire et le processus normal de décadence d'une crise capitaliste, sont ici produites par les dévastations et les ravages de la guerre totalitaire. Cette dévastation ne conduisit pas au renversement du sys-

IV* INTERN tème capitaliste par une victoire du prolétarlat. De la même manière que la reprise suit une crise, qui n'a pas abouti au renversement du système, la restauration des forces productives suivra le present chaos, même sur les bases du capitalisme.

Cependant, une telle reprise ne peut, comme Trotsky le montrait déjà ci-dessus, mener à un épanouissement de l'économie cap:taliste. Une nouvelle reprise ne peut que préparer la vole à un krach et a des crises • économiques encore plus grandes que par le passé.

Les staliniens et les sociaux-démocrates ont fortement persuadé la classe ouvrière d'accepter le fardeau de la reconstruction aux eris de « Production 1 Production !» Ils eurent ainsi, cans aucun doute, un certain succès parmi les larges masses. La IV• Internationale ne ferait que se discréditer si elle se refusait à reconnaître l'inévitabilité de la reprise, et elle désorienterait ses propres cadres aussi bien que les larges masses en préd'sant un marasme permanent et un lent rythme de reprise en Europe occidentale, alors que les événements prennent une tout autre tournure. (Voir annexe).

L'argument des camarades du S.WP auquel la minorité du parti anglais a fait écho, selon equel ce n'est qu'une fois le prolétariat vaincu décisivement que l'impérial'sme américain accorderait des emprunts pour aider à la reprise du capitalisme en Europe occidentale, a . déjà infirmé. Le prolétariat n'a pas été vaineu, mais des emprunts ont déjà été accordés. Faux également est l'argument selon lequel une reprise et un relèvement économigus peuvent prendre place que si le prolétarlat est décisivement vaincu. Un tel argument met dans le même sac des problèmes politico-économiques, de sorte que l'un aurait un reflet immédiat l'autre. Sans doute, une défalte décisive du prolétariat donne à la bourgeoisie conflance et stabilité. Mais à moins que les prémisses économiques pour un essor existent, un essor ne ferait pas nécessairement suite à un tel événement. Ce n'est pas une loi de l'évolution du capitalisme que seule une défaite du prolétariat dans une situation révolutionnaire peut entrainer essor, pas plus qu'une crise entraîne automatiquement une révolution. L'histoire nous enseigne que le capitalisme, même dans sa période d'agonie, se relève après une crise, malgré les possibilités révolutonnares, si le prolétariat est paralysé ou affaibli par ses organisations et est mis dans l'incapacité de profiter de ces possibilités.

Après que la vague révolutionnaire qui suivit la première guerre mondiale eût été endiguée par la social-démocratie, le capitalisme put se relever au moven d'une exploitation intensifiée de la classe ouvrière.

La première vague révolutionnaire qui suivit la seconde guerre impérialiste a été endiguée et paralysée par la social-démocratie et le stalinisme. La reprise économique se prodult sous nos yeux dans la plupart des pays de l'Europe occidentale et en Grande-Bretagne. Plus encore. L'Elat bourgeois dans les avait été désorganlgpays occidentaux, qui pays occidentaux. qui

Get disloqué après la

ATIONALE 47 chule d'Hitler, a été graduellement reconstruit sur la base de la démocratie bourgeoise. Une • stabilisation » precaire de letat bourgeois et une restauration de l'économle, à partir d'un état de désorganisation et de chaos presque complet se sont produites. Le rythme de la reprise se fait à une cadence assez rapide dans toute l'Europe occidentale, sauf en Allemagne.

La paralysie du prolétariat, au moyen de ses organisations, a donné à la bourgeoisie l'occasion de reprendre la direction de son économie. Il n'en découle pas que le prolétariat est vaincu.

En réalité, des flux et des reflux du mouvement ouvrier, se produisent tout aussi bien que des flux et reflux de l'écomonde, sans ete pour fande tairement nomie, sans etre pour cela necessairement

La reprise économique ne dépend pas nécessairement d'une défaite définitive du prolétarial: la révolution ne dépend pas nécessairement d'un déelin économique.

La reprise économique n'est pas nécessairement un passif pour la révolution. Au contraire, étant donné la paralysie du prolétariat, le fait que les masses seront embrigadées et rassemblées dans l'industrie renforcera leur confiance et leur capacité de combat. Cela peut préparer la vole a de grandes luttes (Amérique 1936) qui peuvent poser à nouveau les questions politiques d'une manière claire et aigue La reprise économique, de toute façon, ne peut durer que quelques années seulement et une nouvelle crise exposera à nouveau devant les travallleurs la trahison des dirisociaux-démocrates et staliniens qui criaient « Production »... et produisirent du chômage et des besoins en raison de la « surproduction ». Alors que le prolétariat peut être trompé par ses organisations et se résigner dans une période de disette générale à accepter le joug d'un esclavage accru et des fardeaux d'une production accrue, il trouvera cela intolérable quand il verra l'impasse où ces sacririces l'ont mené. Mais c'est seulement si la IV• Internationale a soigneusement expliqué le processus d'une manière théorique, que nous potirrons récolter les bénétices de notre propagande dans les couches avancées de la classe ouvrière. C'est seulement sur ces bases qu'il sera possible de parler de direction des masses.

La nouvelle crise révèlera une fois de plus, comme l'ont fait les guerres et les crises précédentes, la dégénérescence et la crise chronique du capitalisme mondial.

De grandes luttes ouvrieres, la revolution et la guerre civile seront à l'ordre du jour.

Le déclin définitif de l'Europe, déjà commencé en 1914, s'est aggravé dans les dans les décades suivantes et la deuxième guerre mondiale a scellé ce déclin. Bien que des remontées cycliques auront lieu et ont lieu en ce moment, il ne peut y avoir aucune croissance réelle des forces productives comme par le passe. La crise chronique et l'agonie du capitalisme se révéleront encore dans toute leur ampleur lorsque la catastrophe de la paix sajoutera a celle de la guerre; le paradoxe de la pauvreté dans l'abondance, des usines fermées et des ouvriers sans travall, de populations

IV* INTERN qui meurent de faim alors que des stocks de nourriture pourrissent, des fardeaux d'un nouveau programme de réarmement, posera clairement la néces ité de la réorganisation de la société dans la conscience du prolétarial. Le programme de la Quatrième Internationale deviendre le drapeau du prolétariat européen et mondial. ANNEXE AUX AMENDEMENTS ANGLAIS SUR LES PERSPECTIVES ECONOMIQUES

La première guerre mondiale fut suivie d'un essor et non d'une période de marasme, conformément aux lois de l'économie capitaliste.

Imméd'atement après la guerre, l'index de la i production totale, l'U.R.S.S. exelue, se tenait à 62 % des chiffres de 1913.

Durant les années 1919 et 1923 la produc ion s'accrut régulièrement ju qu'a 79 % des chiffres d'avant guerre à la fin de 1920. les indices moyens pour 1919 et 1920 étant de 66 % et de 74 % respectivement par rapport aux chiffres de 1913.

Les chiffres oi-dessous, concernant la production des produits essentiels dans le principaux pays donnent une idée du rythme plutôt rapide de la reprise en Europe coc dentale, malgré l'existence de partis communistes de masse et les lentatives de la jeune République soviétique, sous Lénine et Trotsky, d'étendre la révolution socialiste.

CHARBON ET LIGNITE

ACIER France ...... 4.687 1.812 2.184 2.706 Allemagne 12.236 14.112 6.732 7.603 Belgique ..... 2.467 12 336 1.253

(Chiffres en milliers de tonnes)

Il est important de noter qu'après la courte crise de 1921, année durant laquelle la reprise économique fut gênée en plus par des luttes ouvrières algues, l'économie de l'Europe et du monde s'éleva régul'èrement (à part quelques légers reculs) jusqu en 1929.

Une compréhension théorique du problème avat pour postulat qu'étant donné les considérables destructions de moyens de production durant la guerre, et la disetle de moyens de consommation résultant de six années de dépréciation, le résultat inévitable sera un essor d'aprés guerre, Lorsque nous ajou'ons à ces facteurs économiques les rapports pol tiques qui résultent de la paralysie du prolétariat par la soctal-démocratie et le stalinisme, et de la faiblesse de la Quatrième Internaltonale, 1 est clair que la reprise économique sera parallèle, et même pourra dépasser celle qui suivit l'autre aprèsguerre.

Ce postulat théorimue a été vérité dérinitivement par le fat que le niveau de la production industrielle en France s'est élevée de 33 % en août 1945 (vor l' « Economi t » du 8 août 1915) à 60 % en mars 1946 (« Econom 'st » du 23 mars 1946) puis à 80 % en juin 1946 (« Economist » du 28 jun 1916)-

Une comparaison du rythme de la reprise industrielle des deux périodes d'aprèsguerre est actuellement partiellement. impossible. Les graph ques ci-dessous montrantla production moyenne mensuelle de charbon et de fer brut dans les deux pérodes d'après-guerre donnent une indication du rythme relatif de la reprise industrielle.

Les statist ques (sauf pour les cas mentonnés différemment), sont les chiffres officiels donnés par la Société des Nations. nous n'avions pas prévu un tel résultat. bes Ailiés passèrent leurs accords avec l'Un'on Soviétique avee la conviction certaine que celle-ci ou bien serait battue. ou bien sortirait de la guerre si affaiblie qu'elle dépendrait alors complètement, du point de vue économique comme du point de vue politique, de l'mpérialiame angloaméricain. Mais en dépit des erreurs et des exactions de la bureaucratie stalinienne, malgré la carence complète des généraux et officers ayant échappé. aux épurations (et qui furent en grande partie responsables des défaites pendant la

1913

40.227

France .......

208.382

Allemagne

Belg que ....

22.842

1918

26.256

160.512

1919

1920

21.864

34.860

116.676 131.400

18.840 22.392

La Russie à l'issue de occupés par celles-ci.

Du point de vue de évolution de la ituaton mondiale, en labsence d'une révolu ion prolétarienne victorieuse, le tant le plus remarquable à l'ssue de cette guerre est que l'Union Soviétique en est sortie comme la plus grande pussance militaire d'Europe et d'Asie, et, à l'exception des Etats-Unis d'Amérique, comme la plus grande puissance mondiale. La propriété état'sée et l'économie planifiée ont fait la preuve de leur supériorité en temp: de paix comme en temps de guerre.

Ce résultat a renversé tous les caleuls de l'impérialisme mondial. Même nous,

Danamo amandamant

Deuxième amendement :

la seconde guerre mondiale. Ses rapports avec l'impérialisme mondial et le retrait des armées rouges des territoires

Danamo amandamant

Deuxième amendement :

la seconde guerre mondiale. Ses rapports avec l'impérialisme mondial et le retrait des armées rouges des territoires

I première partie de la guerre), lUnon Soviétique surmonta ces premières terribles défaites comme aucun autre pays au monde n'aurait pu le faire. Amputée de l'Ukraine et du bassin du Donetz dans lequel les deux-tlers des industries les plus importantes - fer. acier, charbon, aluminium — étaient concentrés, l'Union Soviétique, sans aide en fait, battit une Allemagne armée des ressources de l'Europe tout ent'ère.

Ceel fut réalisé grâce au transfert et à la construction de nouvelles bases de l'industrie lourde dans l'Oural et en Sibérie, ce qui, en raison du moral élevé des masses et de la réorganisation de l'état-major et des cadres mil taires, fut suffisant pour garantir la victoire militaire sur l'impérialisme allemand. Ceci, malgré la politique réactionnaire et chauvine de la biureaucratie stalinienne, politique visant au sabotage et à la destruction des possibilités de la révolution mondiale.

Le système économ que de l'Un'on Soviétique résista à lépreuve malgré les désavantages et la charge que représente la bureaucratie stalinienne. La Russie est sortie de la guerre renforcée et non affalblie. Les calculs impérialistes furent bien loin d'être réalisés — à savoir que la Russie et l'Allemagne s'achèveraient mutuellement - l'Allemagne s'est effondrée et la Ru sie est sortie comme une pui sance vctorieuse qui domine maintenant la moitié de l'Europe et une grande partie de l'Asie. La bureaucratie stalinienne a réussi à prendre une position dom'nante dans les Balkans et en Ase qui surpasse de loin les rêves des tzars. Elle s'est a surée des positions avantageuses permettant un extraordinaire bond en avant.

La phrase de Churchill sur « le rideau de fer » de Trieste à Stettin est une description pittoresque de la domination de la bureaueratie stalinienne sur cette région. L'Angleterre a perdu l'équilibre des forces qu'elle avait maintenu en Europe durant trois siècles. C'est la Russie qui se tient en selle sur le continent et qui avance comine un danger sérieux pour l'impérialisme anglais en Méditerranée, dans le Moyen-Orient, en Extrême-Orient et en Europe. Seule la puissance gigantesque de l'impérialisme américain peut défier la bureaucratie stalinienne.

La Grande-Bretagne et le Japon sont devenus des bases pour l'impérialisme amér cain en vue d'une future lutte & mort avec la Russie, lutte qui percera si le captalisme survit à la prochaine période.

Les changements des rapports de force proviennent des changements dans les rapporis économiques. Alors que le cap!talisme européen dédlinait lentement, un développement sans précédent sur le plan des forces productives et de la production du travall avait lieu en Union Soviétique.

Près de vingt ans de plans quinquennaux et de planificat'on ont abouti à la création de centanes de milliers de techniciens et de spéciallstes et de dizanes de millions d'ouvriers qualifiés. C'est sur cette base solide que le développement économique de l'Union Soviétique s'est fait et qu'il continuera à se faire dans la période à venir.

Loin d'etre dépendante économiquement de la Grande-Bretagne et de l'Amérique, la Russie peut marchander avee l'impéd'égalité. Ce n'est pas par hasard que rialisme angio-américain un pied Staline a refusé des emprunts américains impliquant des concessions économiques dans la Russie elle-même, et qu'il a même refusé d'accepter des emprunts entrainant un affaiblissment de sa dominat.on économique sur l'Europe orientale. emprunts que la Ru-sie était prête à accepter de l'Angleterre même dans la période précédant la guerre, elle n'est plus du tout désireuse de les accepter aujourd'hui, si ce n'est sur la base des propres conditions de la buresucratie. La Russie était obligée durant l'une de ses périodes de la plus grande fa blesse, en 1929-32, de donner un intérêt de 9 % - même point culminant de la crise mondiale, en 1935, elle donna a 1/2 % pour un creait de mais, aujourd hu!, la Russie a refusé un cing ans de 10.000.000 de livres sterling; emprunt de 30.000.000 de livres sterling pour cine ans au taux de 2 1/2 % La bureaucratie a demandé 100.030.000 livres sterling pour 15 ans au taux de 2 1/2 % ! Les conditions ne sont pas de son goût.

C'est une erreur fatale que de confondre la position économique objective de l'Union Soviétique avec la palt que contrerévolutionnaire du stalinisme, Du point de vue du socialisme mondial, la bureaucrate stalinienne joue à présent un rôle complètement contre-révolut onnaire. Sans la politique de celle-ci, classe ouvrière aurait réalisé des Etats-Unis social'stes d'Europe et d'Asie et la situation mondiale aurait complètement transformée. Néanmoins, malgré la politique du stalinisme situation objeclive de l'Un'on Soviétique varie d'une période à l'autre en foncton de facteurs historiques mondiaux, à la fois économiques et politiques. Il ne découle pas nécessairement de la politique contre-révolut'onnaire du stalinisme que l'Union Soviétique est automatiquement affaible dans ses rapnor's politidues et économiques avec les Etats capitalistes à chaque étape de son développement. Le renforcement économique de Téconomie soviétioue est un avantage au compte de la révolution mondiale et de la regénérescence de T'U.R.S.S.

La situation objeclivement révolutionnaire qui a résulté de la guerre est encore un facteur de renforcement de la position de l'Union Soviétique. Lon de s'occuper essentiellement de la liquidation de l'Etat soviétiaue, l'impérialisme mondial a pour préoccupation principale à l'heure actuelle de tenter de stabiliser la position du t'ssu déchiqueté du capitalisme en Europe, en Asie et même en Amérique. C'est ce fait qui donne son caractère agressif à la diplomatie stalinienne et à ses pressions diplomatiques pour étendre la sphère d'influence de la bureaucratie (Perse). Prenant en considération les perspectives révolutionnaires, il n'est pas possible pour l'impérialisme

TV* INTER américain de déclencher immédiatement une guerre contre l'Union Soviétique. La vague de grève en Amérique, le fait que les soldats exigent instamment d'être démobilisés, l'impossibilité pour le gouvernement travailliste qui s'appuie sur les travailleurs et les soldats anglais de mener une guerre de grande envergure contre la Russie, la famine, le fait que les masses du monde entier sont lasses de la guerre, la force, du stalinisme en Europe et en Asie, et la sympathie des masses pour lUnion Soviétique - tout cela implique qu'il n'y a pas de possibilite d'intervention militaire immédiate ou « à la prochaine étape » contre la Russie.

La propagande hystérique relative à une guerre immédiate contre l'Union Soviétique ignore et contredit les perspectives révolutionnaires de notre époque et l'évo lution objective des événements. Si le capitalisme impérialiste se maintient grâce aux réfonmistes et aux staliniens en raison de la faiblesse de la Quatrième Internationale, alors une réaction sauvage réussira inévitablement à s'étendre en Europe, en Angleterre et en Amérique, le mouvement ouvrier sera détruit par la réaction et la voie sera alors ouverte pour l'inévitable assaut contre l'Union Soviétique qui préparerait, non seulement la destruction de la Buccie mais aneci de 1 destruction de la Russie, mais aussi de la civilisation mondiale. Du point de vue de la révolution mondiale - l'extension d'octobre, le présent renforcement de l'Union Soviétique ne résoudra rien. Seule la victoire des travailleurs dans les principaux pays capitalistes peut résoudre les problèmes de Minion Covistiane of conontin blèmes de lUnion Soviétique et garantir que la propriété nationalisée sera préservée, et que, sur la base du renversement la bureaucratie et du rétablissement de la démooratie ouvrière, elle mènera au socialisme mondial.

Du point de vue de l'analyse marxiste. l'évolution de l'Union Soviétique a un caractère double. La différenciation entre le prolétariat et la bureaueratie, accélérée par la guerre, a préparé une cassure totale entre le prolétariat et la bureaucratie. Mais, parallèlement au développe-

Cependant, à partir de ce bas niveau technique, sans plan, avec de forts seeteurs capitalistes dans l'économie; avec un petit nombre de techniciens industriels - dont beaucoup sabotalent l'économie — avec l'héritage d'un bas niveau de produebivile; avec une agriculture restée au meme niveau primit que sous le tzarisme, en moins de cinq ans, la production russe fut ramenée au niveau d'avant-guerre : c'est-à-dire qu'elle s'accrut dans une proportion dépassant cinq fois son total de 1921. Même après la restauration de l'éoonomie, aux environs de 1926, le prolétariat ne comprenait pas plus de 2.000.000 d'individus.

Aujourdhui, la situation est transformée. Le prolétariat compte de 20 à 25 millons d'individus. Des centaines de millers de techniciens nouveaux et des spécialistes ont été formés. Libérés des entraves et des restrictions anarchiques de la propriété privée, les résultats étonnants obtenus pendant la guerre seront sans aucun doute considérablement dépassés dans l'avenir.

L'argumentation du document international sur l'Union Soviétique est d'un caractère unilatéral et donne ainsi une fausse image. Les conclusions sont basées sur des chiffres donnés par S.I. et datant de 1941, bien en 1945. Ces que où les Léningrad e changements tance qui s chiffres de que le document ait été écrit statistiques, datant de l'éponazis étaient aux portes de t de Moscou, ignorent les • de la plus grande impore sont produits depuis. Les 17 millions de morts et de 3 millions d'invalides, c'est-à-dire d'un dixieme de la population active, sont donnés sans être mis en rapport avec le fait que dans les territoires ajoutés à l'Union Soviétique vivent 24 millions d'habitants. De même pour les chiffres concernant findustrie.

On ne doit pas oublier que grâce aux ressources extraordinaires de la propriété étatisée et de la production planifiée, l'Union Soviétique se remit de la terrible famine de 1932 au cours de laquelle des millions de personnes moururent. Les raminons de personnes moururent. bes ravages exeroés par la politique économique de Staline cette époque ceux dant l'économie de fit pas moins des l'intérieur égalèrent à d'une guerre. сереп-

Union Soviétiaue n'en progrès considérables.

Sur la base de la propriété étatisée et des progrès économiques déjà accomplis, la reconstruction et le développement se feront à un rythme encore plus grand. Le nouveau plan quinquennal se fixe des objectifs modérés et réalisables. On a prévu d'atteindre le niveau de production d'avant-guerre à la fin de 1947, L'objectir du plan quinquennal pour 1950 est un accroissement général de 50 % de la production par rapport à celle d'avant-guerre.

La perspective du document de la Préconférence, en ce qui concerne la reconstruction et le développement de l'union soviétique est completement lausse en affirmant:

« Les plus sérieuses chances de réussite de la bureaucratie dans sa défense contre la pression extérieure de l'impérialisme et des éléments réactionnaires de l'intérieur ment de l'économie, renforcé en nombre renforcé en nombre dans le pays, et ains ment où le prolétariat avec la bureaucratie.

s'est le prolétariat et en poids social se prépare le morèglera les comptes

La Russie occupe une place infiniment plus forte que celle qu'elle avait au sortir de la première guerre mondiale. Dans « La Révolution trahle », Trotsky écrivait :

La production industrielle de l'année 1921, Tannée qui suit la fin de la guerre civile, s'éleva dans le meilleur des cas au cinquième de celle d'avantguerre. La production de l'acier tomba de 4,2 millions de tonnes à 183.000 tonnes, soit vingt-trois fois moins. La récolte globale tomba de 801 millions de quintaux à 503 en 1922. Ce fut une effroyable famine. Le commerce extérieur dégringola de 2,9 milliards de roubles à 30 millions. La ruine des forces productives dépassa tout ce que connaissait lhistoire. Le pays et aveo lui.

le pouvoir, se trouvèrent tout au bord de labime, »

V° INTERNATIONALE et dans son effort de relèvement rapide de l'économie soviétique, résident dans la contribution économique des pays actuellement contrôlés par l'U.R.S.S. > (Souligné par_ nous).

Ceci oublle de prendre en considération la technique réelle qui reste encore dans les possibilités latentes de l'économie russse, même sans alde extérieure. L'économie des pays occupés aldera sans aucun doute la bureaucratie stalinienne, qui étend ainsi sa sphère de domination sur la moltié de l'Europe et de l'Asie, mais ces conquêtes restent auxiliaires par rapport à l'exploitation économique des ressources de l'Union Soviétique elle-même.

L'argument selon lequel les contradictions de l'impérialisme mondial, sur la base desquelles la Russie pouvait manœuvrer dans le passe, ayant ete maintenant éliminées, et les Etats-Unis ayant maintenant encerclé et soudé le monde capitaliste contre I'U.R.S.S., l'Union Soviétique est beaucoup plus faible qu'avant guerre, ne concorde pas avec la réalité, Il est vrai que l'Amérique a considérablement étendu son rôle de direction économique prépondérante sur une échelle mondiale, et que la Grande-Bretagne est maintenant, économiquement et politiquement, un satellite des Etats-Unis. Mais les contradictions entre les impérialismes ne sont en aucun cas éliminées. La Russie a encore une base de manœuvre, même si elle est quelque peu restreinte. Pendant ce temps, l'Allemagne, le seul pays qui était économiquement, militairement, politiquement et géographiquement, dans une position favorable pour lancer une guerre contre I'U.R.S.S., a été virtuellement détruite pour une génération. et durant cette période ne peut être reconstruite pour une nouvelle guerre contre T'UR.S.S. de Japon, de tut patte dotaire sapable Le Japon, le seul pars d'Orient capable grande échelle contre I'U.R.S.S. a été aussi détruit. Même aveo l'aide de l'impérialisme américain. le Japon ne sera pas capable de mener une guerre contre la Russie d'ici de nomhreuses années.

Les nouvelles bases acquises par limpérialisme amn-ricain, même étant données les nouvelles méthodes de guerre, ne peuvent compenser la perte de l'Allemagne et du Japon. Avant que les impérialistes soient en état de lancer une nouvelle guerre contre l'U.R.S.S., les crises économiques du capitalisme détruiront des secteurs ent'ers de l'économle, tandis que l'économie de l'U.R.S.S. progressera.

La perspective du document original de la Conférence est déja réfutée par les événements. Le document déclare :

* En labsence d'un mouvement de masse qui vienne activement à son secours, T'U.R.S.S. risque de succomber dans le prochain avenir, même sans intervention militaire directe, par le seul fait de la pression conjuguée économique, politique, diplomatique et des menaces militaires de l'impérialisme américain et anglais. • (Souligné par nous).

Bien que le passage alt été supprimé parce qu'il ne pouvalt etre maintenu en face des événements, la conception de base exprimée dans ce passage est néanmoins maintenue dans le document. Par exemple :

• Dans l'épreuve de force qui caractérise actuellement les rapports entre l'impérialisme et l'U.R.S.S., seule intervention de la révolution proletarienne peut empecher pour celle-ci une issue prochaine fatale. » (Souligne par nous).

La fausse évaluation d'une perspective d'affaiblissement économique, d'un effondrement imminent, d'une pression diplomatique et économique des impérialistes menant à un effondrement proche, danger d'une guerre immédiate contre l'Union Soviétique, sert a désorienter les cadres de la Quatrième Internationale et à discréditer l'Internationale aux yeux de la classe ouvrière mondiale, Il y en a eu des symptômes alarmants:

1o L'affirmation par le parti américain suivant laquelle la guerre continue.

20 La position ambiguë dans le document international qui fut finalement adopté sur la question des territoires oceupés et le refus d'accepter l'amendement du parti anglals demandant le retrait des troupes de l'Armée Rouge, aussi blen que celui des armées impérialistes, de ces territoires. Dans le document révisé. la seule référence à cette question étant :

« La IV• Internationale proclame le droit pour chaque peuple à disposer de luimême, lutte pour ce droit, et lance dans chaque pays occupé le mot d'ordre: « Départ immédiat des troupes d'occupation ». Dans les pays oppresseurs (EtatsUnis, Grande-Bretagne, France par rapport à l'Allemagne). la IVe Internationale défend activement le droit à l'indépendance des nations occupées et exige le retrait des troupes d'occupation. »

3o L'absence de position claire, et TOPPOSITION EFFECTIVE de la minorité du parti anglais à l'inclusion dans la résoluton internationale de la demande du retrait des troupes de l'Armée Rouge d'Allemagne et des autres territoires occupés.

jo L'affirmation falte par le parti français : * Jamais duns les heures les plus noires de la guerre, T'U.R.S.S. n'a été aussi séreusement menacée › qui le mena à la proposition opportuniste et capitularde d'un front unique de propagande avec les staliniens.

5o L'absurde réponse de Neuer Sparpalle-t-il y Parce quon a perdu la guerre takus a e Pourquoi Staline

(Souligné dans le texte).

Tout cela découle d'une évaluation absolument fausse de lévolution de l'Union

Soviétique, La paralysie de la révolution mondiale au moyen de ses agences. les staliniens, entraine un renforcepartis ment temporaire de la bureaucratie stalinienne. Celle-ci reste. jusqu'à maintenant, non pas une entrave absolue, mais une entrave relative au développement des forces productives. Ce n'est qu'à l'échelle mondiale que le caractère absolument réactionnaire de la bureaucratie se révèle. En l'absence d'un parti révolution-

IV INTERNATIONALE naire ayant des racines et des liaisons Soviétique, de mener une lutte implacaparm! les ouvriers avancés et capables de mobiliser les masses, sans une révolution en Burope et en Asie, la bureaucra tie maintendra très vraisemblablement sa position en Union Soviétique, et même la fortiliera dans la période qui suvra immédiatement. A l'échelle de l'histoire et de l'évolution des réglmes, quelques années sont peu de choses. Ce n'est que d'un point de vue historique à grande échelle qu'on peut comprendre que la bureaucratie, à une certaine étape, entrera en contradiction ABSOLUE avec les besoins de l'économie et de la culture en Union Soviétique.

C'est pourquoi, il est plus important que jamais de combattre pour la regénérescence de l'U.R.S.S. et, en défendant l'Union

Troisième be bureau politique a proposé à la Conférence Nationale du R.C.P. (septembre 1916), de supprimer le passage suivant :

« L'expérience actuelle de tous les pays prouve que les possibilités objectives ble contre le rôle contre-révolutionnaire du stalinisme dans les pays occupés en Europe et en Asie. La victoire du prolétariat dans un pays important d'Europe sonnerait le glas de la bureaucratie, car elle entraînerait de nouveaux rapports entre la bureaucratie et le prolétariat russe. La tache la plus importante pour les marses européennes réside dans la défense de la révolution européenne contre le stalinisme aussi bien que contre l'impérialisme. La lutte pour une Europe et une Asie socialistes contre l'impérial'sme et ses valets sociaux-démocrates et staliniens devient le moyen le plus important pour établir le pouvoir de la classe ouvrère mondiale, et par là même, pour défendre l'Union Soviétique. amendement

Au Canada et en Australie, ce sont les partis traditionnels de la classe ouvrière qui ont un rôle dirigeant décisif sur les sections avancées de la classe ouvrière, tandis que les trotskystes ne jouent pas encore un rôle important dans la vie de la encore un role important dans la vie de la classe ouvrière.

Aux Etats-Unis, le mot d'ordre du S.W. P. « formez un parti travailliste », indique clarement que, bien qu'aucun parti réformiste, en tant que tel , n'a été créé par les ouvriers, le réformisme joue un role extrimement imonont dona lo rôle extrêmement important dans la vie des ouvriers. Il est historiquement improbable qu'ils échappent à une phase réformiste, même si cette phase devait être de brève durée.

Le même argument peut être apporté pour les autres pays mentionnés. En l'absence de partis trotskystes puissants. il est inévitable que le réformisme et le stalinisme jouent un rôle déterminant.

La Conférence rejette également la déclaration sèche selon laquelle la phase de déclin des partis staliniens en Europe a commencé. Il est vrai que la première période de radical'sation d'après-guerre a déjà atteint son point culminant et il se pourrait même que les staliniens soient en régression. Mais un tournant à gauche de la part des partis commun'stes dans tel ou tel pays, où les staliniens ont participé à la direction de grèves de masses, pourrait changer rapidement la situation et les partis communistes grandiraient & nouveau et étendraient encore davantage leur influence sur les masses.

pour la création des ternationale n'ont grandes et qu'elles davantage. Dans une lesquels l'Angleterre Canada, les pays de l'Australie, l'Afrique partis de la IV° Injamais été aussi iront s'affermissant série de pays, parmi les Etats-Unis. le l'Amérique du Sud, du Sud et plusieurs pays coloniaux, l'obstacle du stalinisme dans la plupart des cas meme du réformisme, n'a pas une importance déterminante et d'amender le document dans le sens suivant:

Cette Conférence du R.C.P. rejette la conception que dans les pays mentionnés plus haut le stalin'sme et le réformisme n'ont pas une influence déterminante dans le mouvement ouvrier. • En Grande-Bretagne, notamment. cette conception a été complètement réfutée, en ce qui concerne le réformisme, par la victoire du parti réform'ste aux élections générales de 1945. De même, le parti communiste continue toujours à s'interposer entre notre mouvement et une couche importante d'ouvriers de gauche en Grande-Bretagne. On peut s'attendre, après la croissance des désillusions dans le gouvernement travailliste, à ce que le stalinisme joue à l'avenir un rôle plus grand qu'a n'importe quelle époque du passé en Grande-Bretagne.

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