Adoptée par le Comité Central du 11 Novembre 1944 du R. C. P. Section anglaise
1° Le Parti Communiste Révolutionnaire condamne l'oppression nationale d'une nation par une autre et lutte contre elle; il soutient le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes et la séparation politique de toutes les nationalités opprimées.
2º A l'époque de l'impérialisme et dans sa phase actuelle de guerre impérialiste, toutes les conditions objectives demandent qu'une véritable lutte pour l'indépendance nationale soit hée azl programme de la révolution socialiste de la lutte pour les Etats-Unis Socialistes d'Europe.
3° En condamnant l'oppression nazie des nations en Europe, les trotskystes condamnent également l'oppression nationale qu'exercent les impérialistes français, belges, danois, et en particuher les impérialistes anglo-saxons et américains. Nous menons une impitoyable campagne pour démasquer loppression nationale exercée au nom de la démocratie, non seulement dans les empires coloniaux mais aussi en Europe et par les satellites de l'impérialisme anglo-américain.
4° Le rôle des classes dirigeantes en Europe est clair. Elles collaboraient en tant que classes avec l'oppresseur nazi étranger et cherchent maintenant à jouer le même rôle comme agents des vainqueurs militaires, l'impérialisme annomer militaires då Krialisms anlaide effective du stalinisme et de la social-démocratie, les capitalistes auraient depuis longtemps abandonné tout semblant de soutien apporté, aux ouvriers et aux paysans. En subordonnant la classe ouvrière et ses organisations à la direction de la bourgeoisie et au programme de l'impérialisme anglo-américain et du stalinisme, le parti social-démocrate et le parti stalinien jouent un rôle contre-révolutionnaire. C'est le devoir des révolutionnaires qui combattent à tous les niveaux de la lutte de se nanger et de marcher sous la bannière du trotskysme afin de démasquer le rôle de partis, de leurs organisations auxices haires et de s'y opposer.
5º Malgré l'aide indéniable apportée par des milliers des meilleurs combattants ouvriers, qui voient dans les mouvements de résistance, non un instrument pour remplacer un maître par un autre, mars plutot l'instrument pour écraser le capitalisme et réaliser l'émancipation de la classe ouvrière, ces mouvements de résistance nationale en Europe sont aujourd'hui des agences de Vun ou de l'autre groupement des puissances impérialistes. En tant que mouvements, ils sont incapables de lutter vraiment pour l'indépendance nationale.
6° Envers ces mouvements et en particulier devant leur direction, le parti prolétarien et le prolétariat doivent adopter une attitude d'hostilité implacable en démasquant leur racine de classe et leur poiltique anti-ouvrière et en luttant contre elles, en expliquant que de tels dirigeants veulent l'indépendance nationale seulement que comme une partie de leur programme d'asservissement du prolétariat et des autres peuples et en démontrant qu'il n'y a aucune possibilité de véritable indépendance nationale par ce moyen.
7º Pour contre-balancer les formations militaires des mouvements de la Résistance conduits et inspirés par les bourgeois et les petits bourgeois, le parti prolétarien doit organiser des formations militaires de la classe ouvrière, aussi bien que ses propres formations militaires indépendantes.
8° Néanmoins, les mouvements de résistance de la masse, sont des champs importants d'activité révolutionnaire. A l'intérieur des mouvements de la Résistance, les contradictions de classe se munifestent et vont dans quelques cas jusqu'à la guerre civie. De même les conflits de classe se révèlent aussi entre les gouvernements et les milices. Une des tactiques du Parti Révolutionnaire consister à envoyer des membres dans les mouvements de résistance afin de créer une opposition prolétaire consciente contre les dirigeants bourgeois et petits-bourgeois et de détruire ainsi 'influence de la bourgeoisie sur les sections militantes de la classe ouvrière et de la petite bourgeoisie. Nous nous opposons aux efforts de la bourgeoisie pour désarmer les milices et les incorporer dans la structure de l'Etat bourgeois. Nous sommes pour la complète indépendance des milices et pour le pouvoir du prolétariat. Par cette-lgne de conduite les meilleurs membres des mouvements de Résistance peuvent être gagnés à la Révolution Socialste.
9° Dans tous les pays européens, la bourgeoisie a survécu à sa place progressive et joue maintenant un rôle historique absolument réactionnaire. Il y a longtemps que la révolution démocratique bourgeoise est achevée dans les pays occidentava. Dans les Balkans la bourgeoisie est incapable de terminer la révolution démocratique. Liée aux propriétaires terriens par d'innombrables liens économiques et sociaux en face des paysans affamés et sans terre qui réclament la terre, et d'un prolétariat qui assimile l'expérience de ses frères de l'ouest demandant le contróle sur la propriété des bourgeois, la classe capitaliste des Bal kans ne peut résoudre les problèmes de la Révolution démocratique. Seul le prolétariat peut faire avancer l'humanité à travers la Révolution socialiste.
10° La conception que la domination nazie sur l'Europe a tout nivelé et a uni les ouvriers à la classe capitaliste en face du programme commun de l'asservissement national, est une capitulation devant la politique réactionnaire bourgeoise et petite-bourgeoise. Il en est de même de la conception que la prochaine phase de la Révolution en Europe et dans son fonds équivalente à la révolution dé mocratique que le prolétariat doit conduire. Il est nécessaire de considérer ces idées comme une déviation petite-bourgeoise du Marcisme et de la IV° Internationale.
11° Une phase démocratique bourgeoi-
NATIONALE se dans la période immédiatement à vemr de tévolution de la société européenne est plus vraisemblable dans les Etats occidentaux. Elle n'aurait aucun caractère stable et représenterait dans son essence, non la révolution démocratique mais la contre-révolution bourgeoise. D'un Etat à l'autre les régimes peuvent varier, des dictatures militaires aux formes instables des gouvernements démocratiques.
12° Le prolétariat, cependant, doit inserire les mots d'ordre démocratiques transitoires au programme socialiste, comme moyen puissant afin de soulever et d'unir les masses dans la lutte pour le pouvoir. LAssemblée Constituante, berté de presse, la hberté d'expression avec le mot d'ordre des Soviets, de la fraternisation entre ouvriers et paysans des puissances en guerre, tout ceci et d'autres mots d'ordre et revendications transitoires s'élèveront du cours objectif et concret des soulevements révolutionnares. Mais on dort les concevoir comme faisant partie des mots d'ordre et idées du programme socialiste et du pouvoir ouvrier, et de l'unification des peuples de l'Europe à travers les E. U. Socialistes d'Europe, déterminés par eux et s'interpénétrant à eux.
13° La bureaucratie staliniste de la Grande Russie étouffe les aspirations nationales des minorités nationales à l'intérieur de l'Union Soviétique. En subordonnant la lutte pour l'indépendance à la défense de l'Inion Soviétique, le parti révolutionnaire communiste soutient le droit des minorités ukrainiennes, baltiques et autres minorités soviétiques à se séparer de l'Union Soviétique de Staline et à former des Etats socialistes indépendants. Mais une telle séparation est une utopie réactionnaire à moins d'être considérée comme une partie de la lutte pour la démocratie soviétique, le renversement du stanisme et lunification de I'U.R.S.S., République démocratisée avec les Etats-Unis Socialistes d'Europe.
14° En général, le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes est une illusion et une utopie à l'époque actuelle de l'impérialisme et tandis que le capitalisme reste le système économique de production. Pour résoudre lesproblèmes socialistes et nationaux, le prolétariat doit se placer à la tête de la société en tant que classe. Pour cela il doit s'unir en tant que classe sous la direction des partis trotskystes sous la bannière de la IV° Internationale.